Divers

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX – 4 – L’AVARICE

La liste des sept péchés capitaux : l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la jalousie, la colère et la paresse a été fixée par Saint-Thomas d’Aquin (1224 – 1274) dans sa Somme théologique.

Après l’orgueil et la gourmandise, et la luxure, l’avarice est donc le quatrième péché capital.

L’avarice, c’est ce péché qui consiste à ne pas vouloir se départir de ses biens ou de son argent. À ce titre, on peut dire que l’avare se prive de tout pour ne pas se priver de son argent.

[Il y a de cela fort longtemps, les avares cachaient leur « épargne » dans des bas de laine, et on disait qu’ils faisaient de la contention de cet argent. C’est de là que vient l’expression « un bas de contention pour l’avarice ». (Ce jeu de mots a été homologué par la LDDDJDMP ! 🤣)]

Plus sérieusement, dans notre culture, l’Avare, c’est d’abord Harpagon, le personnage de la pièce de MOLIÈRE datant de 1668. Cette pièce a été mise en musique à plusieurs reprises, par ANFOSSI en 1775, ASTARITA en 1776, ORLANDI en 1801. On peut aussi noter une musique de scène écrite par Maurice JARRE, le père de Jean-Michel.

En 1787, le compositeur italien CAMBIN écrit pour Paris l’opéra bouffon le Tuteur avare.

Avant Molière, SHAKESPEARE avait mis en scène dans le Marchand de Venise (1597) le personnage de Shylock, un riche usurier juif dont l’avidité à recouvrir ses prêts peut être vue comme de l’avarice. Cette pièce a fait l’objet en 1935 d’un charmant opéra de Reynaldo HAHN (1874 – 1947).

Hahn le Marchand de VeniseCliquez sur l’image

Dans l’Or du Rhin (Rheingold) (1854), WAGNER met en scène deux personnages qui perdent tout pour avoir voulu mettre la main sur l’Or du Rhin. Il s’agit des géants Fasolt et Fafner, qui se disputent pour posséder l’anneau magique forgé avec l’Or du Rhin. Pour l’obtenir, Fafner tue son frère Fasolt et va se réfugier dans une caverne, sous la forme d’un dragon qui lui permet de veiller tranquillement (et stérilement) sur son or.

Wagner das Rheingold Fafner und FasoltCliquez sur l’image

En 1836, POUCHKINE écrit Le Chevalier avare, pièce qui sera portée à l’opéra par RACHMANINOV en 1904.

Rachmaninov le Chevalier avareCliquez sur l’image

Et on retrouve évidemment l’avarice dans le ballet Les sept péchés capitaux (1933) de Kurt WEILL.

Weill les sept péchés capitaux l'avariceCliquez sur l’image

Retrouvez ici le cinquième péché capital, la jalousie.

Compositrices, Divers

LE REQUIEM DE FAURÉ (1888 – 1893)

Je vous l’annonçais dans mon billet sur Gabriel FAURÉ, son Requiem est une de mes œuvres préférées, et c’est probablement celle que j’ai le plus chantée en concert.

En opposition aux deux autres grands Requiems du XIXe siècle, ceux de BERLIOZ et de VERDI qui avaient perdu tout sens religieux, Fauré a voulu revenir a une forme plus retenue et plus intime. La structure de son Requiem est donc plus légère, et ne comporte que sept parties :

I – Introït et Kyrie

II – Offertoire (Offertorium)

III – Sanctus

IV – Pie Jesu

V – Agnus Dei et Lux Aeterna

VI – Libera me

VII – In Paradisum.

On n’y trouve donc pas ce morceau de bravoure obligé qu’est le Dies Irae (Jour de colère).

Lully Dies IraeCliquez sur le Dies Irae de Lully

La première ébauche date de 1877 avec le Libera me, une œuvre écrite pour baryton et orgue. En 1887, Fauré à l’idée d’écrire une messe des morts (un requiem, donc)

La première exécution date du début 1888 en l’église de La Madeleine, à Paris, sans l’Offertorium ni le Libera Me, et avec un effectif orchestral relativement réduit, pas de cordes sauf un violon solo. Les deux derniers morceaux sont achevés rapidement, et dès 1893, c’est avec cette structure qu’est donné le Requiem, toujours à La Madeleine. C’est la version de 1893, dite pour orchestre de chambre.

Ensuite, Fauré confia à son élève Roger DUCASSE le soin d’écrire une réduction pour piano (celle que les choristes ont le plus souvent en main quand ils le chantent), mais Ducasse ira plus loin en fournissant aussi une version pour orchestre complet. C’est cette version de 1900 – 1901 qui deviendra vite populaire et sera jouée un peu partout dans le monde.

Il faudra attendre environ un siècle pour que les musicologues retrouvent les versions originales à la BNF et établissent une version critique de la partition. J’ai eu la chance de la travailler sous la direction de Jean-Michel NECTOUX, un des musicologues qui a réalisé cette édition critique (et par ailleurs auteur d’un livre, Gabriel Fauré, les voix du clair-obscur, paru chez Flammarion en 1990 et tout à fait remarquable).

Et donc pour moi, le Requiem de Fauré, c’est :

La première œuvre que j’ai chantée, au cours d’un stage dirigé par Michel PIQUEMAL en 1986. Nous l’avions donné à l’époque notamment à Pamiers, ville natale de Fauré.

Je l’ai également travaillée plusieurs fois avec l’ensemble vocal Intermezzo, dirigé par Claire MARCHAND, et donnée à La Madeleine, mais aussi aux Invalides et dans différentes autres églises de Paris ou de la région parisienne.

C’est enfin, une œuvre travaillée avec Jean-Michel NECTOUX, et donnée dans sa version de chambre dans les salons de l’hôtel particulier du prince de Polignac, dans le XVIe arrondissement parisien.

Bref, que des souvenirs extraordinaires !

Mais assez parlé de moi, revenons à la musique.

I – « Introït » : Requiem aeternam…

Fauré Requiem IntroïtCliquez sur le chœur

II – « Offertorium »

Fauré requiem OffertoriumCliquez sur le disque

III – « Sanctus »

Fauré Requiem Sanctuscliquez sur l’image

IV – « Pie Jesu » (pour la soprano)

Fauré Requiem Pie JesuCliquez sur la soprano

V – « Agnus Dei » & « Lux Aeterna »

Fauré Requiem Agnus DeiCliquez sur l’image

VI – « Libera me » (pour le baryton et le chœur). Attention, écoutez bien de 1 mn 57 s à 2 mn 50 s, vous avez les seules 17 mesures « forte » de la partition.

Fauré Requiem Libera meCliquez sur le baryton et la cheffe

VII – Le séraphique « In Paradisum » (pour les sopranos, ou de jeunes garçons) avec léger accompagnement du chœur.

Fauré Requiem In ParadisumCliquez sur l’image

Voilà, normalement après ce morceau, il n’y a plus de place que pour le silence, mais comme aujourd’hui, le printemps est revenu (il revient toujours le printemps), je vous propose un petit cadeau bonus.

Point d'interrogationCliquez sur le cadeau bonus

Divers, Nature

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX – 3 – LA LUXURE

La liste des sept péchés capitaux : l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la jalousie, la colère et la paresse a été fixée par Saint-Thomas d’Aquin (1224 – 1274) dans sa Somme théologique.

Après l’orgueil et la gourmandise, la luxure est donc le troisième péché capital. Comme la gourmandise, on pourrait la qualifier de péché capiteux.

La luxure, c’est la recherche sans retenue du plaisir sexuel.

En 1746, l’Anglais FIELDING publie Tom Jones, enfant trouvé dans lequel on trouve deux lords luxurieux. Ce roman très riche a été adapté par PHILIDOR dès 1765 dans son opéra-comique Tom Jones.

Philidor Tom JonesCliquez sur Tom Jones et ses compagnons

Il précède de peu MOZART et son héros libertin, Don Giovanni. Au XVIIe siècle, le libertin, c’était le libre penseur, celui qui s’affranchissait de Dieu. Au XVIIIe siècle, le sens avait déjà évolué vers une personne qui cherchait le plaisir, et s’était donc rapproché de la luxure.

Mozart Don Giovanni Madamina, il catalogoCliquez sur Leporello lisant le catalogue des conquêtes de son maître à Dona Elvira

Le duel entre l’amour physique et l’amour courtois est au cœur du dilemme qui s’impose à Tannhäuser, le héros de WAGNER. En effet, ayant succombé à l’ivresse de la luxure au Mont de Vénus, comment pourra-t-il, revenu chez les humains, retrouver l’amour d’Élisabeth ?

Wagner Tannhaüser BacchanaleCliquez sur la bacchanale au Venusberg

MASSENET semble s’être fait une spécialité des femmes luxurieuses, avec Manon qui veut « vivre pleinement sa jeunesse », ou Thaïs, la prostituée qui fait perdre la tête au moine Abigaïl.

Massenet Manon Profitons bien de la jeunesseCliquez sur Manon

Massenet Thaïs Oh mon miroir fidèle (Acte II)et cliquez sur Thaïs

Le XXe siècle n’est pas avare non plus en scène de luxure. Ainsi du personnage de Lulu mis en musique par Alban BERG.

Berg Lulu HanniganCliquez sur Lulu

BRECHT et WEILL ont écrit, outre le ballet les sept Péchés capitaux, l’opéra Grandeur et Décadence de la ville de Mahagonny. Retrouvons Lotte LENIA, la créatrice de la chanson « Alabama song ».

Weill Mahagonny Alabama SongCliquez sur l’image

Pour écrire son Rake’s progress (la Carrière d’un libertin), STRAVINSKY s’est inspiré d’une série de peintures de HOGARTH.

Stravinsky The Rake's ProgressCliquez sur Tom Rakewell et Ann Trulove

Enfin, la Lady Macbeth de Mzensk de CHOSTAKOVITCH, insatisfaite avec son mari, trouve le plaisir dans les bras d’un autre.

Chostakovitch lady Macbeth acte ICliquez sur le lit

Et pour finir, je vous propose un petit bijou d’Erik SATIE, « Je te veux ».

Satie je te veux

À bientôt pour un nouveau péché capital, l’avarice.

Cinéma, Divers

Serge GAINSBOURG (1928 – 1991)

Ce 2 mars, nous célébrons le trentième anniversaire de la mort de Serge GAINSBOURG.

Né Lucien GINSBURG à Paris en 1928, il prend le nom de Serge Gainsbourg comme nom d’artiste. D’abord peintre, il découvre la musique (la chanson) grâce à Boris VIAN, avec qui ils ont des points communs (amour du jazz, goût de la provocation.) De formation classique en musique, il joue du piano dans les bars, tout en composant des chansons. Très vite, il entre dans l’écurie de Jacques CANETTI dans son cabaret des Trois Baudets.

Hommes à femmes, il écrit des chansons pour Juliette GRÉCO (La Javanaise), Pétula CLARK (la Gadoue), Françoise HARDY (Comment te dire adieu), France GALL (Poupée de cire, poupée de son), Brigitte BARDOT (Bonnie and Clyde ou Comic Strip), avant de rencontrer Jane BIRKIN (Je t’aime, moi non plus) avec qui il restera un certain temps.

Vous avez été plusieurs à me faire remarquer que Gainsbourg avait utilisé le premier mouvement de la Symphonie du Nouveau Monde de DVORAK pour sa chanson « Initials B.B ». Je vais à présent vous proposer un petit tour de ses emprunts à la musique classique.

Dvorak Nouveau mondeCliquez sur l’affiche

Gainsbourg Initials BBCliquez sur Brigitte B.

Un de ses premiers tubes, « Poupée de cire, poupée de son », écrit pour France GALL serait inspiré de la Sonate n° 1 pour piano de BEETHOVEN (dernier mouvement).

Gainsbourg dédiera également à sa nouvelle compagne le titre Jane B, au thème musical largement inspiré par le prélude en mi mineur Opus 28 no 4, de Frédéric CHOPIN.

Chopin Prélude op 28 no 4Cliquez sur le pianiste

Gainsbourg Jane BCliquez sur Jane B.

La chanson « Baby alone in Babylone » est bâtie sur la 3e Symphonie de BRAHMS.

Brahms Symphonie no 3 3ème mouvementCliquez sur Johannes B.

Gainsbourg Baby Alone in BabyloneCliquez sur Jane Birkin

Le « Lost song » se base sur la « Chanson de Solveig », extraite du Peer Gynt de GRIEG.

Grieg Peer Gynt chanson de SolveigCliquez sur Solveig (Marita Solberg)

Gainsbourg Lost SongCliquez sur Jane

« Ma Lou Marilou » doit beaucoup au premier mouvement de la 23e Sonate, Appassionata de Beethoven.

Beethoven Sonate no 23 1er mvtCliquez sur le pianiste

Gainsbourg Ma Lou MarilouCliquez sur l’homme à la tête de chou

On retrouve la Symphonie du Nouveau Monde, le dernier mouvement cette fois, pour la chanson « Requiem pour un con », extraite du film Le Pacha de LAUTNER, où Gainsbourg joue son propre rôle.

Dvorak Symphonie du nouveau monde mvt 4Cliquez sur Anton D.

Gainsbourg requiem pour un conCliquez sur Serge G.

La chanson « Lemon incest« , interprétée avec sa fille Charlotte est bâtie sur l’Étude n° 3 de l’opus 10 de Chopin.

Chopin études opus 10 n 3Cliquez sur les mains du pianiste

Gainsbourg Lemon incestCliquez sur charlotte G.

Cliquez sur Charlotte G.

Serge Gainsbourg meurt d’une crise cardiaque le 2 mars 1991 à Paris.

Et pour en savoir un peu plus, un lien vers le site de France Musique qui m’a un peu aidé dans mes recherches pour écrire ce billet.

https://www.francemusique.fr/chanson/10-morceaux-de-serge-gainsbourg-inspires-du-classique-33502

Divers, Nature

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX – 2 – LA GOURMANDISE

La liste des sept péchés capitaux : l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la jalousie, la colère et la paresse a été fixée par Saint-Thomas d’Aquin (1224 – 1274) dans sa Somme théologique.

Après l’orgueil, le deuxième péché capital est la gourmandise. On pourrait même le qualifier de péché capiteux.

Si on boit beaucoup à l’opéra, le péché de chère y est aussi représenté. (Le péché de chair également, mais ça, ce sera pour la luxure, troisième billet, encore à venir, de cette série.)

Commençons donc par un « classique » du XVe siècle, le Tourdion de Pierre ATTAIGNANT, une chanson à boire et à manger, qui se chante en canon.

Attaignant TourdionCliquez sur les gras jambons

Dans le Don Giovanni de MOZART, le héros invite la statue du commandeur à souper. C’est lors de ce souper qu’il perdra la vie, entraîné dans les flammes de l’enfer.

Mozart Don Giovanni final (le souper)Cliquez sur le souper final

L’acte II de Béatrice et Bénédict de BERLIOZ se déroule aux cuisines pendant qu’un festin se déroule en coulisses. Les serviteurs se plaignent d’avoir à servir les hôtes, pendant que ceux-ci improvisent un chœur à boire.

Berlioz Béatrice et Bénédict Le Vin de SyracuseCliquez sur l’image

Au début de Manon de MASSENET, les voyageurs appellent en vain l’hôtelier pour se faire servir à manger.

Massenet Manon Holà Monsieur l'hôtelierCliquez sur l’image

Le plus « beau » personnage de gourmand de l’opéra est Falstaff, qui a inspiré à Verdi son dernier chef-d’œuvre. Falstaff de VERDI. L’action débute à l’auberge où Falstaff et ses valets ont laissé une lourde ardoise.

Verdi Falstaff début Act ICliquez sur Sir John à l’auberge

Dans l’Amour des trois oranges de PROKOFIEV, Truffaldino, assoiffé, ouvre les 3 oranges dérobées à la cuisinière de la sorcière, ce qu’il n’aurait pas dû faire.

Prokofiev l'Amour des 3 oranges les 3 orangesCliquez sur les 3 oranges et découvrez ce qui va se passer…

Dans le conte pour enfants Hänsel und Gretel, d’HUMPERDINCK, les deux enfants ont tort de céder à leur gourmandise en mangeant la maison en pain d’épices de la sorcière.

Humperdinck Hänsel und GretelCliquez sur l’image

Enfin, les compositeurs étant parfois eux aussi attirés par la bonne chère, certains d’entre eux ont laissé leur nom dans le domaine de la gastronomie.

Et voilà, à bientôt pour un nouveau péché : la luxure !

Divers

LE CHOEUR DE CHAMBRE SEPTENTRION A BESOIN DE VOUS

Le Chœur de Chambre Septentrion

Dans le cadre du projet de création de son nouveau spectacle musical, le Chœur de chambre Septentrion, basé à Lens dans les Hauts de France, a mis en place un financement participatif pour réaliser une résidence d’artistes qui lui permettra de créer et de finaliser ce spectacle, appelé Vice Versa. et une captation vidéo de ce spectacle à destination des milieux fermés (hôpitaux, EHPAD,…)

Au travers de ce spectacle, le Chœur de Chambre Septentrion vise à faire apparaître des passerelles entre une musique dite « savante » et les airs et chansons qui font partie de notre patrimoine musical.

Voici une présentation de ce spectacle par Victoria DUHAMEL, la metteuse en scène du spectacle.

Duhamel VictoriaCliquez sur Victoria

Ainsi que la présentation par Rémi AGUIRRE ZUBIRI, le directeur artistique.

Aguirre Zubiri RémiCliquez sur Rémi

Au programme, vous pourrez entendre des extraits des Huit Chansons françaises de Francis POULENC.

Poulenc Les TisserandsCliquez sur la partition

Arthur H se réappropriant la première gnossienne de SATIE.

Satie Gnossienne no 1 pour 50 guitaresCliquez sur les 50 guitaristes

Arthur H La Chanson de SatieCliquez sur Arthur H

L’opus 62 de BRAHMS.

Brahms opus 62 RosemarinCliquez sur la partition

Ou encore les ponts jetés entre la musique classique et la chanson par Serge GAINSBOURG.

Brahms Symphonie no 3 3ème mouvementCliquez sur Johannes

Gainsbourg Baby Alone in BabyloneCliquez sur Jane

Et bien d’autre choses encore…

Pour tout savoir (ou presque) sur Septentrion, c’est ici : Le Choeur de Chambre Septentrion (wixsite.com)

Vous pouvez les aider à créer ce beau projet en faisant un don : proarti : Vice Versa

Je compte sur vous ! 🙂

Divers

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX – 1 – l’ORGUEIL

Je vous l’avais promis dans mon billet « La Ville de Mahagonny et les sept péchés capitaux« . Voici donc le premier des sept billets qui seront consacrés à ces fameux péchés capitaux.

La liste en a été fixée par Saint-Thomas d’Aquin (1224 – 1274) dans sa Somme théologique, et le premier est l’orgueil. (L’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la jalousie, la colère, la paresse.)

Une petite précision, il ne sera pas question dans cet article de l’ego surdimensionné de certaines stars du lyrique (😉), mais de la représentation de l’orgueil dans les opéras.

Dans Platée (1745) de RAMEAU, Jupiter va se servir de l’orgueil de Platée, une nymphe des marais, pour attiser la jalousie et provoquer la colère de Junon.

Rameau Platée Acte I scènes 3 à 5Cliquez sur Platée, persuadée que Cithéron est amoureux d’elle, et attendant qu’il se déclare

À la fin de Cosi fan Tutte de MOZART, Ferrando et Guglielmo s’enorgueillissent d’avoir résisté au piège que leur avait tendu Alfonso et Despinette pour prouver la fidélité de leurs fiancées respectives.

Mozart Cosi fan Tutte Sani e salviCliquez sur Ferrando et Guglielmo

Dans La Cenerentola de ROSSINI (1816) (Cendrillon en français), les deux demi-sœurs de Cendrillon, poussées par leur père, font preuve d’un orgueil monstre en croyant être choisie pour femme par le prince.

Rossini La Cenerentola Sia qualunque delle figlieCliquez sur le beau-père et les deux demi-sœurs

Dans Rigoletto (1851), de VERDI, d’après le Roi s’amuse de Victor HUGO, on assiste à un drame sur fond de vanité et d’orgueil blessé à la cour du Duc de Mantoue.

Verdi rigoletto Cortigiani, vil razza dannataCliquez sur Rigoletto

Dans Eugène Onéguine de TCHAÏKOVSKI (1877), les deux amis Lenski et Onéguine doivent se battre en duel. Leur orgueil est plus fort que leur amitié, et Onéguine tue Lenski.

duel onéguineCliquez sur Lenski et Onéguine

Et dans le ballet Les sept péchés capitaux WEILL et BRECHT, on retrouve bien évidemment l’orgueil (Stolz).

Weill Les 7 Péchés capitaux l'orgueil (Stolz)Cliquez sur l’orgueil

Et voilà, à bientôt pour un autre péché capiteux, la gourmandise !

Anniversaire, Divers

LES ANNIVERSAIRES DE 2021 – Partie 2 – les écrivains et les musiques que c’est pas de l’opéra.

Après les compositeurs et les opéras que l’on pourra célébrer en 2021, voici deux nouvelles catégories d’anniversaires célébrables en cette année qui commence.

Dans la catégorie « autres musiques qui ne sont pas de l’opéra mais que j’aime bien » sont nommés :

Entre 1820 et 1822, BEETHOVEN achevait ses sonates pour piano avec les trois dernières, formidables, (formidable dans ses deux sens : qui est grand et qui fait peur !), les opus 109, 110 et 111. L’opus 110 date de 1821.

Beethoven opus 110Cliquez sur la pianiste

Le Rouet d’Omphale de Saint-Saëns (1871)

Saint-Saëns le Rouet d'OmphaleCliquez sur l’image

Jeux d’enfants de Bizet (1871)

Bizet Jeux d'enfantsCliquez sur la partition

Chout le bouffon, de Prokofiev (1921)

BRAHMS Schicksalslied (1871), d’après HÖLDERLIN, assez proche dans l’esprit et dans le style du Requiem allemand (1871).

Brahms SchicksalsliedCliquez sur l’image

Dans la catégorie « écrivains dont les œuvres ont inspiré de la musique » sont nommés :

Jean de LA FONTAINE (1621 – 1695)

Caplet la Fontaine le Loup et l'AgneauCliquez sur la soprano

Walter SCOTT (1771 – 1832)

Donizetti Lucia di Lammermoor Il dolce Suono dessayCliquez sur cette malheureuse Lucia

Charles BAUDELAIRE (1821 – 1867)

Duparc Baudelaire Invitation au voyageCliquez sur l’Invitation au voyage

Gustave FLAUBERT (1821 – 1880)

Massenet HérodiadeCliquez sur Hérodiade

Compositrices, Divers

LES ANNIVERSAIRES DE 2021 – Partie 1 – les compositeurs et les opéras

Après les anniversaires de 2020, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2021 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer) :

Dans la catégorie « compositeurs » sont nommé(e)s :

Pauline VIARDOT, née il y 200 ans.

Viardot deux mélodiesCliquez sur Pauline Viardot

Daniel François esprit AUBER, qui est décédé il y a 150 ans.

Auber Manon Lescaut C'est l'histoire amoureuseCliquez sur Manon Lescaut

Alexandre ZEMLINSKY (1871 – 1942) né il y a 150 ans.

Zemlinsky Der Zwerg (le Nain)Cliquez sur la scène de l’opéra de Lille

Clara SCHUMANN (1819 – 1896) dont on commémorera le 26 mai le 125e anniversaire du décès.

Clara Schumann 3 Fugues sur des thèmes de BachCliquez sur l’orchestre

Camille SAINT-SAËNS (1835 – 1921) dont on commémorera le centième anniversaire du décès.

Saint-Saëns Symphonie avec orgue finalCliquez sur les grandes orgues illuminées

Et enfin Igor STRAVINSKY qui est mort il y a 50 ans.

Stravinsky 3 mvts de Pétrouchka pour pianoCliquez sur la pianiste

Dans la catégorie « opéra » sont nommés :

Psyché de LULLY, créé il y a 350 ans, en 1671.

Lully Psyché Plainte italienneCliquez sur l’image

Zémire et Azor de GRÉTRY, créé il a 250 ans, en 1771.

Grétry Zémire et Azor la FauvetteCliquez sur l’image

Le Freischütz de WEBER créé il y a 200 ans, en 1821.

Weber Der Freischütz OuvertureCliquez sur l’orchestre

Il y a 150 ans, en 1871, on a pu assister à la création de

Siegfried de WAGNER

Wagner Siegfried l'oiseau de la forêtCliquez sur Siegfried et l’oiseau de la forêt

ainsi qu’Aïda de VERDI

Verdi Aïda O terra, addioCliquez sur Radamès et Aïda dans la nuit de leur tombeau

Il y a 100 ans, c’était les créations de

Katia Kabanova de JANACEK (1919 – 1921)

Janacek KAtia KabanovaCliquez sur Katia et Tychon

L’Amour des 3 oranges de PROKOFIEV

PRokofiev l'Amour des 3 oranges marcheCliquez sur les cuivres de l’orchestre

et les Mariés de la Tour Eiffel, par le Groupe des six (moins un).

Groupe des six les Mariés de la Tour EiffelCliquez sur l’image

Ne manquez pas, prochainement sur ce blog, la suite des événements à célébrer ou commémorer en 2021, avec les musiques qui ne sont pas de l’opéra mais que j’aime bien quand même, et les écrivains dont les œuvres ont suscité moult opéras.

Et retrouvez ici les anniversaires de 2022.

Agenda Ironique, Divers, Fantaisie

UN TEMPS POUR JOUER, ET UN TEMPS POUR VOTER

Tout d’abord, merci de vos participations riches zet variées à l’Agenda Ironique de novembre 2020, pour lequel vous aviez eu l’imprudence (ou l’inconscience) de me confier les clés.

L’heure est venue de vous révéler qui était Anna Peau d’Othon, qui vous a laissé pour la plupart perplexe. Figure marquante de la mythologie scandinave, Anna Peau d’Othon était la belle-sœur du roi du Danemark Harald à la Dent bleue (910 – 986), l’inventeur de la technologie Bluetooth (et ça, ça ne s’invente pas !) Intrigante à la Cour du Danemark, elle a eu la peau d’Othon, son mari et frère d’Harald. Puis se vêtant de cette peau de bête (Othon n’était pas très futé), elle est à l’origine de l’expression : « Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark » que l’on entendait souvent sur son passage. Le grand Bill, SHAKESPEARE, s’en est souvenu quand il a écrit son drame Hamlet !

Thomas Hamlet être ou ne pas êtreCliquez sur un bouleversant Hamlet

Après cette petite explication que je vous devais bien, place aux votes de fin de mois difficiles (ce sont les votes qui sont difficiles, pas les foins de mois [enfin, j’espère]).

C’est l’heure du récapitulatif pour l’Agenda de novembre :

Max-Louis nous propose :

Compréhension toute éberluée, le menton relevé | Le dessous des mots (wordpress.com)

Le Flying bum nous propose:

Un temps pour chaque chose – Le retour du Flying Bum

Victorhugotte trouve le temps de lancer des pierres :

“Un temps pour lancer des pierres…” | Grain de sable (victorhugotte.com)

Tout l’opéra ou presque (c’est moi) s’est penché sur le Destin de Babette :

LE FESTIN DE BABETTE, de Gabriel AXEL (1987) – Tout l’opéra (ou presque) (toutloperaoupresque655890715.com)

Solène nous propose un poème :

Crénom, sœurette !… Suivi par « Un temps pour tout » ‹ LE MONDE DE SOLÈNE ‹ Reader — WordPress.com

Gibulène fait rimer Onésime et anapodoton :

Onésime et l’Anapodoton (Agenda Ironique de Novembre 2020) – Gibulène le Petit Escargot – la suite (wordpress.com)

Laurence nous plonge avec délice dans le monde d’Alice :

Le monde d’Alice | Palette d’expressions-Laurence Délis (wordpress.com)

Jean-Pierre Lacombe nous a écrit un fort joli petit poème :

Des Arts et Des Mots (constantinescu685249153.blog)

Et Carnets Paresseux s’est penché sur le sort d’un petit poussin insouciant :

S’en fiche, le poussin, de l’anapodoton ! – Carnets Paresseux (wordpress.com)

Quant à Vérojardine, elle étire le temps le temps d’un slam :

Poésie de nature (poesie-de-nature.com)

John Duff, qui n’a pas de blog, mais un site extrêmement bien fait sur les drapeaux du monde (à l’adresse tri alphabétique des drapeaux> (touslesdrapeaux.xyz) ), nous propose son texte sous forme de commentaire :

J’aurais aimé participer mais :
Premièrement je ne sais pas ce qu’est un anapodoton
Secundo je ne dis que des jurons du capitaine Haddock, je ne peux donc utiliser « Bretzel liquide »
Enfin si je m’amuse à ces bêtises je n’aurai pas le temps de débarrasser le lave-vaisselle.

Emmanuel nous fait descendre dans l’arène :

L’arène (emmanuelglais.blogspot.com)

Enfin, Photonanie nous propose un texte plein d’humour et d’optimisme :

L’agenda ironique – Photonanie

Et maintenant, place aux votants :

Wagner Die Walküre les adieux de Wotan

Pour voter, c’est cidsous :

Et pour savoir qui hébergera l’Agenda Ironique de décembre 2020 :

Les résultats, c’est là : un temps pour résulter.