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HUIT CENTIÈME ARTICLE DU BLOG

Eh oui, cet article est le 800e que je publie sur ce blog consacré, de manière très ouverte, à la musique et à la littérature !

À ce jour, vous avez été plus de 95 000 visiteurs cumulés, venus de 155 pays, pour regarder plus de 166 000 vues sur ce blog, en presque cinq ans et demi.

J’ai consacré 125 billets à mes opéras préférés, de l’Orfeo (1607) de Monteverdi à Like Flesh (2022) de Sivan Eldar, ou de Aïda de Verdi à Zoroastre de Rameau.

monteverdi orfeo savallCliquez sur l’acte de naissance de l’Opéra

Le plus regardé est toujours celui consacré aux Contes d’Hoffmann d’Offenbach, suivi ce centenaire par Tosca, de Puccini.

barcarolleCliquez sur l’image

J’ai également consacré 79 billets à des compositeurs, dont 13 à des compositrices, de Monteverdi à Louati. Le compositeur qui vous a le plus intéressé reste Franz Schubert. 57 d’entre eux ont été sélectionnés pour mon premier livre « Compositeurs et compositrices », que je vous conseille d’acheter si ce n’est pas déjà fait.

couverture-du-livre-image

Une autre catégorie pour laquelle j’ai créé un métabillet vous permettant de vous y retrouver facilement est celle des écrivains liés au monde de l’opéra ou de la musique. Il y a à ce jour 60 écrivains passés à ma moulinette, d’Eschyle à Echenoz, le plus consulté étant celui consacré à Victor Hugo. Une cinquantaine d’entre eux feront l’objet de mon second livre « les Écrivains et la musique », livre qui devrait sortir prochainement.

Voilà, il y a encore bien d’autres catégories, consacrées à l’histoire, au cinéma, à la nature, à la bande dessinée, à la poésie, à l’OuLiPo, au dessin animé… Une de mes (petites) joies est l’accueil réservé à mes fantaisies sur le nom de Mallarmé (Mallarmuche pour les intimes 🙂), qui cumulent déjà plus de 4000 vues !

Dans ces catégories moins conventionnelles, les billets les plus regardés restent « Magical Maestro (Tex Avery) » « Des opéras pour les enfants« , « ils ou elles ont écrit des Ave Maria » et « les voix (la tessiture)« .

Fin 2020, j’ai commencé une nouvelle série sur l’emploi de musique classique par les réclamiers et, à ma grande surprise, cette série marche très fort puisque le premier billet, toutes catégories confondues, est celui qui vient en tête avec déjà plus de 3600 vues !

Une des vidéos les plus regardées (si j’excepte les réclames) est Camille jouant les quatre Saisons de Vivaldi.

Vivaldi les 4 saisons l'étéCliquez sur Camille

Elle est suivie de près par l’Ave Maria de Bach chanté par Maria Callas, et l’Ave Maria de Rachmaninov.

Rachmaninoff Ave MariaCliquez sur l’Ave Maria de Rachmaninov

Voilà, j’espère que vous serez encore nombreux à venir partager ma curiosité pour tous ces thèmes qui gravitent autour de la musique et de la littérature !

Et pour finir ce billet, une de mes vidéos préférées.

Haendel Jules César Son nata lagrimar Jaroussky StutzmannCliquez sur une de mes vidéos préférées

C’est tout pour aujourd’hui. Si vous aimez la musique et la littérature, parlez de mon blog à vos amis, et si vous n’aimez pas, parlez-en à ceux que vous n’aimez pas ! 🙂

Contes et légendes, littérature, Mes opéras préférés

LE CONTE DU TSAR SALTAN, de RIMSKY-KORSAKOV (1900)

Écrit par Rimsky-Korsakov à l’occasion du centenaire de la naissance de Pouchkine, le Conte du tsar Satan est une adaptation d’une de ses nouvelles, et a été créé à Moscou en 1900.

Le pitch : Cendrillon au pays des tsars de Russie.

Prologue : Le tsar Saltan cherche une femme et l’a fait savoir. Dans une famille, la mère et ses deux filles aînées se mettent sur les rangs, l’une veut tisser des habits pour le tsar, l’autre lui faire la cuisine. La plus jeune, souffre-douleur de la mère et des deux sœurs rêve de faire un bel enfant au tsar. C’est elle que Saltan choisit pour femme, réservant à ses deux sœurs une place de tisseuse et une place de cuisinière à la cour. Jalouses, elles complotent contre leur sœur, et prédisent au tsar que leur sœur engendrera un monstre.

Acte I : Quelques mois plus tard, le tsar s’apprête à partir à la guerre (Marche).

Rimsky-Korsakov Le Conte du tsar Saltan SuiteCliquez sur la marche du tsar

La tsarine berce Gvidon, son bébé, en lui chantant une berceuse. Elle est inquiète, car elle n’a pas de nouvelles de son mari, parti à la guerre. Pendant qu’elle berce son bébé, la marâtre chante qu’elle souhaite la mort du bébé. Le bouffon essaie de rassurer la tsarine. Le conteur du tsar arrive. La tsarine, pressentant un malheur lui demande de raconter une histoire.

Les courtisans viennent présenter leurs hommages, et veulent voir le tsarévitch nouveau-né.

Un messager du tsar arrive. La tsarine demande aux lettrés qu’on lise le message. Celui-ci dit que, par ordre du tsar, il faut sans délai mettre la tsarine et son fils dans un tonneau, et les jeter à la mer. (Beau chant de déploration de la tsarine).

Rimsky-Korsakov Le Conte du tsar Saltan la tsarine dans un tonneauCliquez sur Rimsky-Korsakov

Acte II : Plus tard, la tsarine et son fils ont été jetés par la tempête sur une île. Le tsarévitch se fabrique un arc et des flèches. Voyant un vautour attaquer un cygne, Gvidon tue le vautour d’une flèche. Le cygne lui révèle alors que le vautour était un sorcier.

Rimsky-Korsakov Le Conte du tsar Saltan Ty, tsarevitch, moy spasitelCliquez sur l’image

Pour le remercier, le cygne fait apparaître une ville magnifique. (chant de louanges du peuple libéré). Le peuple propose à Gvidon, leur libérateur, la couronne. Celui-ci accepte.

Acte III : Le cygne vient voir le prince et veut savoir pourquoi il est triste, lui promettant de l’aider. Le prince veut voir son père. Justement, un navire va partir pour le royaume de Tsaltan.

Rimsky-Korsakov Le Conte du tsar Saltan Flight of the BumblebeeCliquez sur l’image

Pour lui permettre de suivre ce navire, le cygne transforme le tsarévitch en bourdon. (célébrissime Vol du bourdon). Gvidon arrive ainsi au pays du tsar.

Rimsky-Korsakov Le Conte du tsar Saltan le Vol du bourdonCliquez sur l’image

La cour du tsar se demande pourquoi celui-ci est soucieux.

Rimsky-Korsakov Le Conte du tsar Saltan Acte III scène 2 Merci Tsar SaltanCliquez sur l’image

Ils lui racontent que lors de leur voyage, ils ont vu un prodige. Une île inhospitalière qui s’est transformée en île merveilleuse, gouvernée par le prince Gvidon. Le tsar veut aller voir cette île, ce que la marâtre voudrait empêcher. Le bourdon la pique. Un boyard ajoute que l’île regorge de trésors. Le bourdon pique une des sœurs. Un boyard décrit les merveilles qui se trouvent sur l’île. Saltan déclare qu’il se mettra en route dès le lendemain. Les femmes disent qu’il y a sur l’île une femme d’une très grande beauté. Le bourdon pique encore. Tous se lancent à sa poursuite pour l’écraser.

Acte IV : Sur son île, le tsarévitch rêve de rencontrer la femme d’une très grande beauté dont il a entendu parler quand il était bourdon. Il appelle le cygne pour l’aider à la trouver. Le cygne lui dit qu’il peut la lui présenter et reprend alors sa forme première : c’est la princesse ! (Duo, puis trio avec la mère).

Une flotte arrive, conduite par le tsar. Le peuple l’accueille. Gvidon va à sa rencontre, mais recommande à sa mère de se cacher. Il demande à Saltan de lui parler de sa famille. Le tsar raconte qu’autrefois il avait une femme aimante et aimée. Ils ont vécu heureux avant qu’il ne parte à la guerre, confiant sa famille aux boyards pour qu’ils la protègent. Et depuis, le remords le ronge. Gvidon lui dit de sécher ses larmes.

Le tsar veut voir les merveilles de l’île. Gvidon montre les deux premières. Pour la troisième, l’ex-cygne prend la parole et dit qu’elle est une enchanteresse, qui est sur terre pour rendre les gens heureux.

Le tsar lui demande alors de faire apparaître la tsarine, ce qu’elle fait ! L’émotion est à son comble. Le tsar demande où est son fils, et Gvidon lui répond que c’est lui, son fils. Les deux sœurs veulent se disculper, chargeant leur mère. Le tsar dit qu’elles méritent la mort, mais qu’il leur pardonne, parce que c’est grâce à leur machination que le tsarévitch a pu rencontrer sa femme.

(Source principale : la production du Théâtre royal de la Monnaie de Bruxelles de 2019).

Et si vous voulez un bonus surprise mystère, cliquez donc sur cette image.

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Agenda Ironique

LEURRES DIVERS

Ce mois-ci, c’est Laurence qui pilote l’Agenda Ironique.

Et qu’est-ce qu’elle nous demande, Laurence ? De nous intéresser à l’heure d’hiver, avec quelques contraintes supplémentaires :

De jouer avec l’heure d’hiver, qui nous rapproche de celle du soleil alors que les nuits se font plus longues. Une heure à la frontière du rêve et de la réalité, où tout est possible, l’extraordinaire plutôt que l’ordinaire. Une heure qui dans une vie peut paraître infinie ou brève.

Et puis quoi plus ? Placer , quatre vers tirés du poème Auguries of innocence de William Blake dans votre texte, où bon vous semble et sans ordre établi du moment que chacun d’eux trouve sa place dans votre récit :

« Voir le monde dans un grain de sable
Et le paradis dans une fleur sauvage
Tenir l’infini dans le creux de sa main
Et l’éternité dans une heure. »

Enfin, ajouter l’expression suivante : « dame d’onze heures ». Comme de coutume, tous les styles d’écriture sont les bienvenus avec, si possible, un brin d’ironie.

Et si vous n’avez pas tout compris, allez donc chez Laurence oussque c’est beaucoup mieux esspliqué.

+ + +

Décrivant les passions humaines, l’univers de l’opéra ne manque pas de tromperies, fourberies ou autres leurres divers. En voici un petit échantillon.

Ainsi dans Atys de Lully, la déesse Cybèle leurre le malheureux objet de son amour (Atys) en lui faisant croire que sa fiancée est un monstre affreux. Atys trompé tue celle qu’il aime.

Lully Atys Toi qui portes partout et la rage et l'horreurCliquez sur l’image

Dans Armide de Gluck, c’est l’enchanteresse Armide qui se sert de ses pouvoirs pour leurrer le chevalier Renaud afin d’obtenir son amour.

Gluck Armide Plus j'observe ces lieux

Dans la Somnambule de Bellini, Amina a une crise de somnambulisme où elle ne distingue plus le rêve de la réalité.

Bellini la Sonnambula Ah non credea mirartiCliquez sur la malheureuse Amina qui ne distingue plus le rêve de la réalité

À la fin de Roméo et Juliette de Gounod, c’est la nuit. Juliette a bu un breuvage pour faire croire qu’elle est morte. Roméo arrive à son rendez-vous avec sa bien-aimée, et découvre sa dame d’onze heures inanimée, qu’il croit donc morte. Devant ce leurre horrible, il sort son poignard et se tue, alors que Juliette se réveille !

Gounod Roméo et Juliette Salut tombeau sombreCliquez sur Roméo et Juliette

Tout le monde se ligue pour tromper Alfred dans la Chauve-souris de Strauss.

Strauss J Fledermaus Spiel ich die Unschuld

Et enfin, je m’en voudrais si je ne citais pas cet extrait qui aurait pu servir dans les Pêcheurs de perles de Bizet, qui se situe dans un monde de grains de sables et de fleurs exotiques.

« Voir le monde dans un grain de sable
Et le paradis dans une fleur sauvage
Tenir l’infini dans le creux de sa main
Et l’éternité dans une heure. »

C’est certainement ce à quoi pense Nadir quand il chante son célèbre « Je crois entendre encore ».

bizet spyresCliquez sur Nadir

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LA MUSIQUE POUR LES ENFANTS

Cet article constitue la trame de l’animation que je vais avoir le bonheur de faire à la médiathèque de Lomme le 8 novembre 2023. Cette animation s’articulera autour des 4 axes suivants :

  1. Les musiques écrites pour les enfants :

Pierre et le Loup de Prokofiev.

Le Carnaval des animaux de Saint-Saëns.

le cygne saint-saënsCliquez sur le cygne

L’Enfant et les Sortilèges, de Ravel.

Ravel l'Enfant et les Sortilèges l'arithmétiqueCliquez sur l’image

La petite renarde rusée de Janacek

Le petit Ramoneur de Britten.

Voir : Des opéras pour les enfants.

2) Les musiques qui peuvent plaire aux enfants :

Tchaïkovski Casse Noisette.

Tchaïkovski Casse-Noisette Valse des fleursCliquez sur les fleurs

La Flûte enchantée de Mozart (Duo Papageno Papagena)

Flûte enchantée Papageno PapagenaCliquez sur Papageno et Papagena

Le duo des chats, de Rossini

havre caumartin duo des chatsCliquez sur le duo des chats

Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, la Poupée.

Offenbach Les Contes d'Hoffmann les zoziaux dans la charmilleCliquez sur la poupée

Dukas l’Apprenti sorcier

Dukas l'Apprenti sorcier (Fantasia)Cliquez sur Mickey

3) si possible, faire chanter les enfants :

Le karaoké des comptines confinées :

Karaoké des comptines confinéesChantez avec le karaoké des comptines confinées

Hammerstein La Mélodie du bonheur (Do Ré Mi)

Roger and HAmmerstein the sound of musicCliquez sur l’image

4) la musique comme on ne l’attend pas.

Les Indes galantes de Rameau (2 versions).

indes galantes 4Cliquez sur l’image

Rameau les Indes galantes Forêts paisiblesCliquez sur l’image

Miazaki Ponyo sur la falaise et la Chevauchée des Walkyries.

Le violoniste Radulovitch

Katchaturian la Danse du sabre (Radulovic)Cliquez sur l’image

littérature, Oulipo, Poésie

« LE DORMEUR DU VAL », de RIMBAUD (1870)

Après avoir fini le Bateau ivre, de Rimbaud, je vous propose de rester encore un peu avec ce poète, avec un autre de ces poèmes parmi les plus connus : le Dormeur du val, écrit alors que Rimbaud n’avait que seize ans !

(Rappel du principe : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport avec ces images.)

C’est un trou de verdure où chante une rivière

Schubert Winterreise WasserflutCliquez sur l’image

Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

indes galantes 2Cliquez sur le brillant soleil

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Beethoven Fidelio O welche lust (MET 2000)Cliquez sur l’image

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Janacek Jenufa Co chvila et fin acte IICliquez sur l’image

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

Debussy Préludes les Sons et les Parfums tournent dans l'air du soirCliquez sur le pianiste

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Citations musicales :

où chante une rivière : Schubert, le Voyage d’hiver « Wasserflut ».

où le soleil : Rameau, les Indes galantes, « Brillant soleil ».

un enfant malade : Dans Jenufa de Janacek, la belle-mère de Jenufa profite de la forte fièvre qui cloue l’héroïne au lit pour lui voler son bébé, et le noyer dans la rivière gelée.

Les parfums : Debussy Préludes « Les sons et les Parfums tournent dans l’air du soir ».

la lumière : Beethoven Fidelio Chœur « O welche Lust ».

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PIERRE ET LE LOUP, de PROKOFIEV (1936)

Pierre et le loup est un conte musical à destination des enfants écrit par Serge Prokofiev en 1936. L’histoire de ce petit garçon qui veut vaincre le grand méchant loup malgré les avertissements de son grand-père est tirée du folklore russe.

Prokofiev a associé à chaque protagoniste de l’histoire un instrument de l’orchestre, alors qu’un récitant accompagne les auditeurs en racontant l’histoire qui se déroule devant nos oreilles étonnées !

Ainsi, Pierre est associé au quatuor à cordes,

Prokofiex Pierre et le loup PierreSoyez sage et cliquez sur l’image

l’oiseau à la flûte traversière (normal, quoi…),

Prokofiev Pierre et le loup l'oiseauCliquez sur la flûte traversière

le canard au hautbois,

Prokofiev Pierre et le loup le canardCliquez sur l’image

le chat à la clarinette,

Prokofiex Pierre et le loup le ChatCliquez sur le chat

le loup au cor,

Prokofiev Pierre et le loup le loupCliquez sur le loup

le grand-père au basson,

Prokofiev Pierre et le loup le grand-pèreCliquez sur le grand-père et le basson

et les chasseurs aux cuivres et bois (et les timbales pour les coups de fusil).

Prokofiev Pierre et le loup les chasseursCliquez sur l’image

Et maintenant, place au conte, place à la musique !

Prokofiev Pierre et le loup toutCliquez sur l’image

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FUME FUME FUME CETTE CIGARETTE

J’ai déjà parlé du vin (et de l’alcool) dans la musique dite classique, mais je ne pense pas avoir parlé de la présence du tabac. En voici donc quelques traces.

Et tout d’abord, la plus célèbre des cigarières, avec la Carmen de Bizet.

Bizet Carmen Chœur des cigarièresCliquez sur la cigarière

Environ un siècle et demi avant lui, J.-S. Bach avait écrit une cantate profane, dite « du tabac ».

Bach Cantate bwv 515 du tabacCliquez sur l’image

Le mélodiste dandy Reynaldo Hahn, célèbre pour son éternelle cigarette au coin des lèvres, nous a laissé cette Fumée (1904).

Hahn FuméeCliquez sur l’image

Son jeune confrère, Francis Poulenc, fume paresseusement dans une chambre d’hôtel (« Je ne veux pas travailler je veux fumer »).

Poulenc Je veux fumerCliquez sur la fumée

Et dans Tommy des Who, on ne sait trop ce que fait fumer the Acid Queen à notre jeune héros.

The Who Tommy the Acid Queen (Tina Turner)Cliquez sur the Acid Queen

Et si vous voulez un bonus surprise, yaka cliquer sur le bonus surprise.

point-dinterrogationCliquez sur l’image si vous voulez un bonus surprise (mystère)

Et si vous voulez savoir d’où vient le titre de cet article, cliquez sur le second bonus surprise mystère.

point-dinterrogationCliquez sur le second bonus surprise mystère si vous voulez savoir d’où vient le titre de cet article

Compositeurs

Othman LOUATI, né en 1988

image Louati

Le jeune compositeur Othman LOUATI est né le 14 décembre 1988 à Épinal. Sa famille déménage à Tourcoing quand il a 4 ans, et c’est là qu’il suivra ses études et se dotera de bases musicales solides tourquennoises. Il complète son cursus de formation par une licence de musicologie à la Sorbonne, étudie les percussions au Conservatoire de Versailles, retourne dans le Nord au Conservatoire de Roubaix avant d’intégrer le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il parfait ses connaissances en percussions, en analyse musicale, en écriture musicale (avec Thierry Escaiche) et en harmonie (avec Fabien Waxman).

Il intègre l’ensemble « le Balcon » de Maxime Pascal en tant que percussionniste et compositeur/arrangeur, voire chef d’orchestre et fait partie du comité artistique de la compagnie « Miroirs étendus », une compagnie de création lyrique fondée sur une compréhension contemporaine de l’opéra : une forme chantée qui raconte une histoire. Cette collaboration lui permet de présenter les grandes œuvres du répertoire dans des endroits où il n’y a pas de maison d’opéra.

C’est ainsi qu’il a réalisé des réductions de Faust d’après la Damnation de Faust de Berlioz en 2017, d’Orphée et Eurydice d’après Gluck en 2019, ou des Vêpres de Monteverdi en 2021. C’est à l’issue d’un concert des Vêpres que j’ai eu la chance de rencontrer Othman Louati, puis de préparer cet article.

Dans son travail d’écriture, Louati accorde une grande importance au geste, au geste qui va avec le son, au geste qui donnera le plus de plaisir à l’interprète.

Son catalogue déjà riche comporte :

Dracula (2017), une réécriture d’une œuvre de Pierre Henry, réalisée avec Augustin Muller de L’IRCAM.

Louati DraculaCliquez sur la bande-annonce

Miroirs (2017)

Faust (2017)

Louati FaustCliquez sur l’image

Bowie-Cage (2018)

Orphée et Eurydice (2019)

Louati Orphée et EurydiceCliquez sur l’image

Vestiges (2020)

La Messe là-bas (2020), une musique de scène pour la pièce de Claudel, écrite pour la Comédie française.

3 Mélodies sur des poèmes de Ronsard (2020)

La réponse des hommes (2021)

Les Vêpres (2021)

Louati VêpresCliquez sur Othman

Nocturne (2021)

Nuits (2021), une commande de Radio France.

Louati NuitsCliquez sur Nuits

Salammbô (2021) une commande faite à l’occasion du bicentenaire de Flaubert, en collaboration avec Jacques Perconte, 9 tableaux électroniques avec trompette (à double pavillon !) et récitant.

Les Ailes du désir (2022), opéra d’après le film de Wim Wenders, sur un livret de Gwendoline Soublin, un projet mené avec Johanny Bert et Grégory Voillemet. (Création le 9 novembre 2023 à Dunkerque, j’y étais !).

Louati les Ailes du désirCliquez sur la bande-annonce

Les Illuminations (2022) d’après Britten, sur un texte de Rimbaud.

Et pour en savoir beaucoup plus sur ce jeune compositeur, allez donc sur son site : https://www.othmanlouati.com/

(Sources principales : l’entretien que nous avons eu avec Othman le 1er juillet 2023).

Mes opéras préférés

LES PALADINS, de RAMEAU (1760)

Comédie lyrique de Rameau, sur un livret de Duplat de Monticourt inspiré d’un conte de La Fontaine, le Petit Chien qui secoue de l’argent et des pierreries (lui-même adapté du Roland furieux de l’Arioste). Le mélange des genres pratiqué par Rameau (Manto est un androgyne, chanté par un haute-contre !), ainsi que la faiblesse du livret, explique que cette œuvre n’ait pas rencontré le succès lors de sa création. Ici, plus de dieux ou de héros de la mythologie, mais tout simplement des êtres humains. On sent venir Beaumarchais et son Barbier de Séville.

Le pitch : Le vieil Anselme a des vues sur sa pupille Argie, qui aime Atis. Celui-ci paraît et, avec l’aide de la fée Manto, provoque la honte d’Anselme.

rameau les paladinsCliquez sur l’ouverture

Acte I : Argie, pupille d’Anselme, s’ennuie, car son amant Atis est parti (Air : « Triste séjour, Solitude ennuyeuse »).

Rameau les Paladins Triste séjour, Solitude ennuyeuse

(Ici, Rameau se parodie lui-même, en reprenant son « Tristes apprêts » de Castor et Pollux

Rameau Castor et Pollux Tristes apprêts, pâles flambeauxCliquez sur l’image)

Elle est gardée par Orcan, pour le compte d’Anselme. Sa confidente Nérine lui dit d’espérer et essaie de séduire Orcan pour qu’il les laisse sortir du château d’Anselme. Soudain, une musique se fait entendre. Ce sont des pèlerins. Parmi eux se cache Atis, qui vient ainsi retrouver Argie. Orcan essaie de les séparer, mais tremble devant la détermination d’Atis. Orcan est enrôlé parmi les pèlerins, afin de l’éloigner du château. Mais voici qu’on entend Anselme arriver à son tour.

Acte II : Anselme se réjouit à l’idée de retrouver Argie, mais il voit arriver Orcan, en habit de pèlerin. Argie arrive, habillée en pèlerine. Elle annonce à Anselme qu’elle va le délivrer d’une présence qui l’importune, puisqu’elle s’en va, et que c’est en vain qu’il soupire après elle. Elle part rejoindre Atis, un jeune Paladin et demande à Anselme de l’aimer comme un père. Anselme fait mine de se résigner à son départ, et lui annonce qu’il va lui faire présent d’un trésor dont il a la garde, et qu’Orcan va lui remettre.

Argie sortie, Anselme sort un poignard, qu’il confie à Orcan pour qu’il la tue. Nérine, cachée, a tout vu et sort prévenir Atis. Orcan, resté seul et toujours aussi peureux, ne peut se résoudre à tuer Argie, car il craint que son spectre ne revienne hanter ses nuits. Nérine revient et feint de ne pas voir Orcan, en soupirant après lui. Comme celui-ci s’approche, Nérine le rejette alors qu’une troupe de Démons et de Furies sort du bois.

C’est Atis et ses Paladins, déguisés, qui veulent faire peur à Orcan. Argie paraît et on reproche à Orcan d’avoir voulu tuer Argie. Il demande grâce. Argie ordonne qu’on le relâche. Tous se réjouissent de la liberté retrouvée d’Argie (Air & chœur : « Vengeurs des beautés qu’on outrage »).

Atis ordonne à ses Paladins de prendre une forme plus aimable. Ils sortent pour ôter leurs déguisements, et reviennent dans leurs habits de Paladins.

Rameau les Paladins Entrée très gaye des TroubadoursCliquez sur l’image

Mais un nouveau bruit se fait entendre. C’est Anselme qui arrive avec une troupe armée. Atis, Argie et les autres vont s’enfermer dans le château.

Rameau les Paladins Je vole, amour, où tu m'appelesCliquez sur l’image

Rameau les Paladins Pour voltiger sous les bocagesCliquez sur Atis et Nérine

Acte III : Anselme s’apprête à attaquer le château, mais un enchantement le fait disparaître, faisant apparaître un palais à sa place. Une belle esclave apparaît. Anselme veut savoir à qui est ce palais. L’esclave, qui est la fée Manto, dit que c’est à elle, et qu’elle est prête à le mettre à la disposition d’Anselme si celui se déclare auprès d’elle.

Rameau les Paladins Esclave contentez mes désirs curieuxCliquez sur Anselme et Manto

Alors qu’il s’apprête à se déclarer, Manto fait venir Argie comme témoin de son serment. Argie lui fait le reproche de n’avoir su choisir entre elle et le palais, il répond qu’il n’a accepté que pour mettre le palais à ses pieds. Mais Argie ne veut que son Atis. Manto se dévoile, et appelle Atis. Anselme sort désespéré, alors que tous se réjouissent du bonheur d’Argie et d’Atis (Air & chœur : « Lance, amour, tes traits vainqueurs »).

(Source principale : le DVD du spectacle de 2004 au théâtre du Châtelet, par William Christie et les Arts florissants, éd. Opus arte.)

Divers, Géographie

L’EXTRÊME-ORIENT À L’OPÉRA

Après l’orientalisme à l’opéra, où l’Orient représenté au XVIIIe siècle était d’une manière générale « la Turquie », intéressons-nous à présent à l’Extrême-Orient, qui s’appellera d’une manière générale la Chine (en bref, tout ce qui est là-bas au loin et à l’Est.)

Une première référence sera Les Indes galantes, de Rameau, dont le titre est un décalque du premier opéra-ballet, l’Europe galante de Campra. Pour Rameau et son librettiste, les Indes vont du Pérou en Turquie, en passant par l’Amérique du Nord.

Le XIXe siècle sera un peu plus sérieux géographiquement.

Dans les Pêcheurs de perles de Bizet, l’action se situe à Ceylan (aujourd’hui le Sri Lanka).

bizet spyresCliquez sur Nadir

Passons à présent au XXe siècle avec Madame Butterfly de Puccini, qui se passe au Japon.

Puccini Butterfly Viene la seraCliquez sur Pinkerton et Butterfly

Puccini encore avec Turandot, dont l’action se passe dans une Chine très antique.

Puccini Turandot finalCliquez sur l’image

On retrouve cette Chine très antique avec le Rossignol de Stravinsky, d’après le conte d’Andersen le Rossignol et l’empereur de Chine.

Stravinsky le RossignolCliquez sur l’image

Et encore une histoire d’empereur de Chine avec la Femme sans ombre de Strauss.

Strauss La Femme sans ombre WSOCliquez sur l’image

Retrouvons une Chine (peut-être) plus classique avec le Pays du sourire de Lehar.

Lehar Le pays du sourire Je t'ai donné mon cœurCliquez sur l’image

Refermons le XXe siècle avec Nixon in China de Adams

Adams Nixon in china The People are the Heroes nowCliquez sur Air Force One à son arrivée à Pékin

et avec l’Inde de Philip Glass et son Satyagraha, qui nous met en scène Gandhi.

Glass GandhiCliquez sur l’image