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Maria Callas, Mes opéras préférés, vérisme

ADRIENNE LECOUVREUR, de CILEA (1902)

Adapté d’une pièce de Scribe, Adrienne Lecouvreur (Adriana Lecouvreur) de Cilea s’inspire de la tragédienne Adrienne Lecouvreur, très célèbre à son époque (elle débute à la Comédie-Française en 1717), qui collectionna les amants (Voltaire, le maréchal de Saxe,…) et mourut dans des circonstances étranges. On dit qu’elle fut empoisonnée par la duchesse de Bouillon, qui s’intéressait également au maréchal de Saxe.

Bien que ne répondant pas au cahier des charges du vérisme, les héros et héroïnes ne sont pas des gens « comme nous », mais des princes et princesses, des comtes et comtesses) Adriana Lecouvreur fait partie de ce mouvement musical, Cilea étant même un des représentants de ce mouvement.

Le pitch : Adrienne est courtisée par le comte de Saxe, incognito. Le prince de Bouillon croit que sa maîtresse, la Duclos, le trompe avec le comte. La princesse de Bouillon rompt avec son amant, le comte de Saxe. Quand les deux femmes se rendent compte qu’elles aiment le même homme, la princesse délaissée veut se venger. Elle fait porter un bouquet de violettes empoisonnées à Adrienne qui, l’humant, meurt.

Acte I : Avant le lever de rideau, le prince de Bouillon et son abbé sont avec Michonnet, le régisseur du théâtre. Adrienne Lecouvreur entre. Complimentée, elle chante qu’elle n’est que la servante du théâtre (Air : « Io son l’umile ancella »).

Cliquez sur Adrienne Netrebko

Adrienne Lecouvreur dit à Michonnet, le metteur en scène, qu’elle aime le jeune Maurizio. Maurizio n’est autre que le comte de Saxe qui a pris ce pseudonyme pour approcher Adrienne. Michonnet, secrètement amoureux d’Adrienne, la met en garde contre ce genre d’aventure. Maurizio arrive et offre un bouquet de violettes à Adrienne. Ils décident de se voir après le spectacle.

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Pendant la représentation, le prince de Bouillon intercepte une lettre écrite par sa maîtresse, la Duclos, une autre actrice. Il y lit que sa maîtresse a rendez-vous avec Maurizio. En fait cette lettre a été écrite par la Duclos à la demande de la princesse, qui aime Maurizio. Le prince invite tout le monde au pavillon où doit avoir lieu le rendez-vous, afin d’y voir plus clair sur ce qui se trame.

Acte II : Au pavillon de la Grange batelière. La princesse et Maurizio se retrouvent. (Air de la princesse : « Acerba voluttà ».)

Cliquez sur la princesse

Maurizio annonce la fin de leur liaison et offre, par galanterie, le bouquet de violettes d’Adrienne à la princesse. Les invités du prince arrivent. La princesse se retire discrètement, aidée par Adrienne. Mais lorsqu’elles se rendent compte qu’elles sont rivales, elles se disputent violemment. La princesse s’échappe, mais elle oublie son bracelet qu’Adrienne ramasse.

Acte III : Le prince donne une grande réception dans son palais.

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La princesse provoque Adrienne en révélant que c’est la nouvelle maîtresse du comte. Adrienne montre alors le bracelet de la princesse, bracelet que le prince reconnaît comme étant celui de sa femme. La tragédienne récite la tirade de Phèdre, de Racine, révélant ainsi l’attitude coupable de la princesse, qui jure alors de se venger.

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Acte IV : Adrienne souhaite rester seule chez elle pour son anniversaire, mais ses amis arrivent. Michonnet tente une déclaration d’amour maladroite quand on apporte, de la part de Maurizio, une boîte contenant un bouquet de violettes fanées. Comprenant que c’est la fin de sa liaison avec le comte de Saxe, Adrienne embrasse le bouquet avant de le jeter au feu.

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Le comte de Saxe arrive alors, et demande sa main à Adrienne, qui est folle de bonheur avant de s’effondrer dans d’atroces douleurs.

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On comprend alors que le bouquet, empoisonné, a été envoyé par la princesse qui voulait se venger de sa rivale. Adrienne meurt dans le bras de son amant.

Agenda Ironique

TAMERLAN ET ATTILA

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Ce mois-ci (avril 2024), c’est le retour de Carnets Paresseux aux commandes de l’Agenda Ironique. Ékoikilnoudemand’, Carnets Paresseux ? Et bien voilà :

Avril oblige, il ‘vassagir d’une histoire avec un poisson, mais comme on n’est plus le premier ravril, d’un poisson qui ne serait peut-être pas un poisson, ou pas que poisson. Skil serait d’autre que poisson ? A vous de le dire !
Et puis
 ‘vassagir d’une maison, ou d’un appartement, d’un terrier, bref, d’un logement, d’un lieu clos. J’aimerai aussi que ce lieu ne soit pas un simple décor, mais participe à l’action, voire pique la vedette au poisson.

Des mots imposés ? Taxiphone, rhubarbe, paresse et Vierzon.

Bien sûr, ilïaura une phrase à glisser ici ou là ; équanime, j’en propose deux au choix. L’une, c’est « d’ici à là, y a quoi, tu crois ? juste assez, où presque…» qui pourra s’achever sur un ? ou un . ou un ; ou trois …
L’autre ? « Xénophon rapporte qu’Alexandre pleura quand il eut achevé la conquête du monde. Tamerlan et Attila, eux, pas une larme. »
les plus intrépides pourront placer les deux phrases, ou plusieurs fois l’une, ou plusieurs fois les deux. Mais sans exagérer.

Et puis quoi plus ? peut-être que je proposerai chaque dimanche un petit truc en plus, pour s’il y a des amateurs qui voudraient tenter le feuilletonnage. Sinon, poème, recette, conte, épistolage, tout est formellement possible et attendu.

Bref, un poisson, où pas, un lieu clos, quatre mots, une ou deux phrases, et la possibilité d’épisodes.

Mais le mieux, c’est que vous alliez voir directement chez lui, à l’adresse suivante :

Peut-être avez-vous vu le film Ponyo sur la falaise, de Miyazaki. Dans cet anime, l’héroïne est Ponyo, un bébé poissonne qui se trouve enfermée dans un bocal clos sur la plage. Un petit garçon, Sosuke, la trouve et cherche à la libérer mais il se blesse à la main. Ponyo lèche sa plaie et se trouve contaminée par l’ADN humain. Elle commence à se métamorphoser, devenant une presque poissonne, et une presque humaine. L’équilibre du monde s’en trouve menacé et, comme le rapporte le philosophe romain Gracchus Confucius, « Xénophon se mit à pleurer quand il eut achevé la conquête du monde, conscient qu’il avait ainsi bouleversé l’équilibre d’ycelui. Tamerlan et Attila, eux, n’en eurent aucune larme ».

Mais qui étaient tous ces gens ? Xénophon était le grand frère de Taxiphon, un obscur inventeur grec, qui aurait trouvé le moyen de parler à distance. Malheureusement, la technologie des Grecs anciens ne lui ont pas permis de tester son invention et Taxiphon est resté totalement inconnu, au contraire de Xénophon, qui nous a laissé comme écrit l’Apologie de Socrate à propos de la mort du philosophe grec, obligé de se suicider en buvant du jus de rhubarbe pour avoir corrompu la jeunesse. Cette mort de Socrate a inspiré Erik Satie dans sa cantate Socrate. Mais de Xénophon à Satie, il y a quoi, croyez-vous ? Juste assez, ou presque, pour que la rhubarbe soit remplacée par de la ciguë.

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Attila était le farouche chef des Huns, et on disait de lui que derrière son passage, l’herbe ne reVERDIssait plus. Pourtant pas ingrat, Verdi écrira un opéra sur lui.

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Liszt le hongrois a aussi mis en musique l’épopée d’Attila dans son poème symphonique les Huns.

Un millénaire plus tard, Tamerlan était un chef mongol. Tamerlano a fait l’objet de mises en musique par Haendel et Vivaldi.

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Et un Agenda Ironique sans une citation de mon pote Mallarmuche serait comme une jambe de bois sans emplâtre, alors laissons-lui le mot de la fin. Saviez-vous par exemple que son poème « Loin de l’amer repos où ma paresse offense » avait été écrit pendant des ouacances à Vierzon?

Et si vous n’êtes pas convaincus par les ouacances de Mallarmuche à Vierzon, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous n’êtes pas convaincus par les ouacances de Mallarmuche à Vierzon

Articulet complémentaire : De récentes recherches dans les vélins veloutés antiques, menées par le très sérieux médiéviste F’Murrrrr nous apprennent qu’Attila était un compagnon de Jehanne d’Arcque, au même titre que Gilles de Rai, dit Barbe-bleue. Malheureusement, la barbe bleue de Gilles était habitée par des poux dingues. Quoiqu’il en soie, écoutons le concerto que Rossini a écrit pour la voix de velours de Jehanne d’Arcque. (La version en trio, un véritable petit opéra écrit pour Jehanne, Gilles et Attila a malheureusement était perdue.)

Cliquez sur Jehanne

(Si vous ne comprenez pas les paroles, ne vous inquiétez pas, elles sont écrites en volapükapi, une langue compréhensible uniquement dans le multivers.)

Compositeurs

André MESSAGER (1853-1929)

André Messager, carictaure au crayon de Gabriel Fauré © Gallica-BnF
André Messager, caricature au crayon de Gabriel Fauré. Gallica-BnF

André Messager naît le 30 décembre 1853 à Montluçon.

À sept ans, il commence à apprendre le piano. En 1870, il vient à Paris et étudie à l’école Niedermeyer où il a comme professeur Saint-Saëns et comme condisciple Fauré, avec qui il se liera d’amitié. En 1882 Messager compose avec Fauré la Messe des Pêcheurs de Villerville pour chœur de femmes.

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Après ses études, en 1874, il succède à Fauré à l’orgue de Saint-Sulpice. Devenu chef d’orchestre aux Folies-Bergères, il y compose des ballets comme Fleur d’oranger ou les Vins de France.

Messager fait ensuite un passage à Bruxelles avant de revenir à Paris où il devient maître de chapelle à Sainte-Marie des Batignolles.

En 1882, il se rend au Festival de Bayreuth en compagnie de Fauré. À leur retour, ils écriront à quatre mains leurs Souvenirs de Bayreuth.

Cliquez sur les pianistes

En 1886, Messager écrit la musique d’un ballet, les deux Pigeons d’après la Fontaine, pour l’Opéra de Paris.

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En 1896, c’est le Chevalier d’Harmental un opéra-comique de Messager d’après Alexandre Dumas.

En 1898, Messager est nommé chef d’orchestre de l’Opéra-Comique. Parmi les créations qu’il dirige, on trouve Louise de Charpentier ou Pelléas et Mélisande de Debussy. Il dirigera ensuite à Covent Garden (à Londres), à la Société des concerts du Conservatoire (à Paris) avant de devenir codirecteur l’Opéra de Paris de 1908 à 1914.

Aujourd’hui, le nom de Messager reste associé à ses opérettes comme Véronique (1898), les P’tites Michu ou Fortunio (1907) d’après le Chandelier d’Alfred de Musset.

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On peut noter également Madame Chrysanthème (1893) sur le même texte de Pierre Loti que celui qui a inspiré Madame Butterfly à Puccini.

En 1926, Messager est élu à l’Académie des Beaux-Arts.

André Messager meurt à Paris le 24 février 1929, à l’âge de 75 ans.

littérature, Oulipo, Poésie

« LA MUSIQUE », de Charles BAUDELAIRE (4 – BEETHOVEN)

Après avoir wagnerisé le poème La musique, de Baudelaire, puis debussysé, puis encore fauréïsé ce même poème, je vous propose une quatrième version de ce poème traité à la sauce OuLiPo.

(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Aujourd’hui donc, en voici une version beethovenisée.

La musique souvent me prend comme une mer !

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Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;

La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J’escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;

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Je sens vibrer en moi toutes les passions
D’un vaisseau qui souffre ;

Le bon vent, la tempête et ses convulsions

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Sur l’immense gouffre

Me bercent. D’autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !

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Citations musicales :

Comme une mer : Beethoven Mer calme et heureux voyage.

Les poumons gonflés : Beethoven, Fidelio, chœur des prisonniers

La tempête : Beethoven sonate n° 17 – la tempête

Me bercent : Beethoven Sonate n° 14 Clair de Lune (Quasi una fantasia)

Divers

LES PLUS BEAUX CRIS DU CŒUR

Cet article est le support d’une présentation qu’une association lommoise m’a demandé de faire à ses adhérents pour un récital de la basse Alexandre Baldo, accompagné au piano par Antoine Palloc, et qui aura lieu le 10 avril à l’opéra de Lille, et dont le titre est « Les plus beaux cris du cœur ».

Cliquez sur l’interview d’Alexandre Baldo

Son programme alterne des airs de compositeurs (très) connus (Mozart, Donizetti, Bellini, Rossini, Gounod) et d’autres moins (Thomas, Tosti) allant essentiellement de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe. Il est complété par deux pièces pour piano seul de Chopin et de Catalani.

Cliquez sur l’affiche de film

Stefano Donaudy (1879-1925) est un compositeur palermitain, surtout connu pour ses 36 chants dans le style antique.

O del mio amato ben (extrait des 36 airs dans le style antique)

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Ô mon enchantement bien-aimé et bien perdu !
C'est loin de mes yeux
qui étaient ma gloire et ma fierté !
Maintenant pour les salles silencieuses
Je [le cherche toujours et] 1 appel
avec le cœur plein d'espoir ?
Mais je cherche en vain, j'appelle en vain !
Et pleurer m'est si cher,
qui ne nourris mon cœur que de larmes.

Sans lui, chaque endroit me semble triste.
La nuit me semble être le jour ;
le feu me semble froid.
Même si j'espère parfois
pour me donner à d'autres soins,
Une seule pensée me tourmente :
Mais sans lui, que ferai-je ?
La vie me semble si vaine
sans mon bien.

Mozart (1756-1791) a eu une courte vie, mais bien remplie musicalement.
Per questa bella mano (Air de concert)

Cliquez sur le baryton

Tosti (1846-1916)

Non t’amo più (Je ne t’aime plus)

Cliquez sur le ténor

Vous souvenez-vous encore du jour où nous nous sommes rencontrés ?
Vous souvenez-vous encore de vos promesses ?
Fou d’amour je t’ai suivi, on s’aimait
Et à côté de toi j’ai rêvé, fou d’amour
Je rêvais joyeusement de caresses et de baisers
Une chaîne qui disparaît dans le ciel
Mais tes paroles étaient mensongères
Parce que ton âme est faite de gel
Vous en souvenez-vous encore ?
Vous en souvenez-vous encore ?

Maintenant ma foi, l’immense désir
Mon rêve d’amour n’est plus toi
Je ne cherche pas tes baisers, je ne pense pas à toi
Je rêve d’un autre idéal
Je ne t’aime plus, je ne t’aime plus !
Dans les chers jours que nous avons passés ensemble
J’ai parsemé ton chemin de fleurs
Tu étais le seul espoir de mon cœur
Tu es la seule pensée de l’esprit
Tu m’as vu prier, pâle
Tu m’as vu pleurer devant toi
Et moi, juste pour satisfaire ton désir
J’aurais donné mon sang et ma foi
Vous en souvenez-vous encore ?
Vous en souvenez-vous encore ?

Maintenant ma foi, l’immense désir
Mon rêve d’amour n’est plus toi
Je ne cherche pas tes baisers, je ne pense pas à toi
Je rêve d’un autre idéal
Je ne t’aime plus, je ne t’aime plus !

Chopin (1810-1848)

Nocturne n° 20 (piano solo)

Cliquez sur le clavier

Donizetti (1797-1848) est, avec Bellini, un des plus illustres représentants du bel canto.

Amore e morte (ariette)

Cliquez sur la soprano

Bellini (1801-1935)

La Sonnambula : «Il mulino ! » (« Vi ravviso »)

Cliquez sur la basse

Rossini (1792-1868) ferme le XVIIIe siècle et ouvre le XIXe.

Semiramide : « Si, vi sarà vendetta » (« Deh, ti ferma »)

Cliquez sur le baryton

Catalani (1854-1893)

In sogno (en songe) (piano solo)

Cliquez sur le pianiste

Et le récital se termine par deux gloires françaises du XIXe siècle.

Gounod (1818-1893)

La Reine de Saba : « Sous les pieds d’une femme »

Cliquez sur le chanteur

et le trop méconnu Ambroise Thomas (1811-1896)

Le Caïd : « Je comprends que la belle aime le militaire » (air du tambour-major)

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Compositrices, Fantaisie, Premier avril

Zelda OCARINA

image Zelda

La compositrice Zelda Ocarina est une princesse musicienne née au Japon le 1er avril 1966. Ses parents, qui étaient proches de l’écrivain Francis Scott Fitzgerald, lui donnent le prénom Zelda en hommage à leur ami (son petit frère, de deux ans son cadet, s’appelle Gatsby).

C’est à l’âge de 1986 que Zelda fait ses débuts mondiaux avec son poème symphonique The Legend of Zelda. Malheureusement pour elle, son statut de princesse ne lui permettait pas une reconnaissance de compositrice, et ses partitions ont été publiées sous le pseudonyme de Koji Jondo, à qui on attribue de nos jours sa musique.

Entendant ce poème symphonique à Tokyo, les concepteurs de jeux vidéo Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka s’inspireront de la vie de la princesse Zelda pour créer leur série Legend of Zelda.

Dès lors, les succès s’enchaînent pour Zelda avec The Adventures of Link (1987), A Link to the Past (1991) ou Link’s Awakening (1993).

Mais c’est en 1998 que sa renommée devient vraiment mondiale avec son titre Ocarina of Time, composé pour son instrument aussi éponyme que favori, l’ocarina.

Cliquez sur l’ocarinatiste

En 2010 paraît le poème symphonique Symphonic Legends, qui sera créé à Cologne.

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En 2011, c’est une nouvelle symphonie qui est créée au Japon, avec Symphony of the Goddesses, qui fera ensuite l’objet d’une tournée mondiale.

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Il faut également noter l’adaptation en comédie musicale de ses poèmes symphoniques qui sera créée à l’Opéra de Saint-Glinglin. Il n’existe pas d’enregistrement de cette comédie musicale, mais je vous propose de trouver ici le top 10 des musiques de Zelda Ocarina.

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Vous pourriez également aimer Hyrule Field

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ou encore Twilight Princess

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Outre ses talents cachés de compositrice, la princesse Zelda était également chanteuse (ça faisait partie de l’éducation des princesses !) Retrouvez-la ici dans un pot-pourri de ses succès.

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(P.S. cet article datant du 1er avril, il est conseillé de se renseigner sur la véracité des informations qu’il contient.)

Et si vous voulez d’autres articles publiés un 1er avril, en voici quelques-uns.

Havre et Caumartin

L’Opéra de Saint Glinglin s’invite chez vous

Arnoldo Poivrieri

La Fée nommée mène au logis (de l’esprit)

Le cantique des quantiques

Agenda Ironique

LES RÉSULTATS DE L’AGENDA IRONIQUE DE MARS 2024

A voté !

Les résultats de la votation de mars 2024 pour l’Agenda Ironique sont tombés, heureusement sans se casser.

Vos textes préférés sont (il y a 5 ex-aequos) ceux de

Carnets Paresseux avec Poussins rêvent

Jacou 33 avec Enfumage

Gibulène avec l’Oiseau-Tonnerre

La Licorne avec la Salle de bains

Tout l’opéra (ou presque) avec la Calenture de monsieur Baudelaire

Les autres suivent de près et on les applaudit bien fort aussi.

Concernant le passage de témoin pour l’organisation de l’A.I. d’avril 2024, vous vous êtes moins bousculés pour répondre, mais vos faveurs vont à Carnets Paresseux, Jo Bougon et Lothar, que je laisse voir ensemble qui qui va s’y coller.

Un grand bravo à tout le monde, et à bientôt pour un nouvel A.I.

Agenda Ironique

VOICI VENU LE TEMPS DE VOTER POUR l’A.I. DE MARS 2024 !

Ce mois-ci (mars 2024), le thème de l’Agenda Ironique était « Les créatures fantastiques« , selon les modalités suivantes :

Le thème principal sera « les créatures fantastiques ». Je vous propose donc de nous proposer un texte mettant en scène des créatures fantastiques telles que dragons (avec ou sans pommes), licornes, chat qui disparaît ne laissant derrière lui que son sourire ou autres sirènes (liste non limitative).

En contrainte supplémentaire, que diriez-vous d’utiliser des mots tels que calenture, dictame ou phénakistiscope ? Je vous laisse libre du choix de la forme : pièce de théâtre (avec ou sans didascalie), opéra, nouvelles, poème ou toute autre forme qu’il vous plaira d’utiliser.

Et voici donc vos participations dans l’ordre d’arrivée :

La Licorne : « La salle de bains – la Licorne » https://filigrane1234.blogspot.com/2024/03/ai-et-jeu-92-la-salle-de-bains-la.html

Gibulène : « l’Oiseau-Tonnerre »

Lothar : « le Chat de Schrödinger »

Jacou33 : « Enfumage »

Tiniak : « Feuille de ris »

Jobougon : Jusqu’à ce qu’ils se rendent compte :

John Duff : Les histoires d’amour finissent… (n° 2).

https://touslesdrapeaux.xyz/agenda_ironique.html

Tout l’opéra (ou presque) : « la calenture de Baudelaire ».

Carnets Paresseux : « Poussins rêvent » :

Photonanie : « Le petit bouddha volant » :

Vous dansiez, et bien votez maintenant :

Et qui qui va organiser l’A.I. d’avril 2004 ? Exprimez-vous ici :

P.S. Si vous n’avez pas eu le temps de participer, vous pouvez encore le faire puisque j’avais annoncé le 28 comme date limite. Je vous ajouterai alors à la liste des participants.

histoire

MARIE-ANTOINETTE ET LA MUSIQUE (1755-1791)

La reine Marie-Antoinette est née le 2 novembre 1755 à Vienne, en Autriche. C’était la fille de Marie-Thérèse d’Autriche et de l’empereur François 1er de Lorraine. Son destin est tracé toute jeune, on la destine à être l’épouse du futur roi de France, Louis le seizième, pour nourrir les liens d’amitié entre l’Autriche et la France.

À Vienne, dans son éducation de princesse, elle est l’élève de Gluck et apprend la musique dans le goût italien. Elle chante et joue du clavecin, mais son instrument de prédilection est la harpe. Bien évidemment, elle est appelée à rencontrer le jeune Mozart alors qu’ils sont tous deux âgés de six ans.

À quatorze ans, on l’envoie en France pour se marier au dauphin Louis (le petit-fils de Louis XV).

En 1771, on crée devant les jeunes gens Zémire et Azor de Grétry. La jeune fille de seize ans est émue devant le sort de Zémire, l’héroïne qui est obligée de quitter son pays et sa famille.

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En 1773, elle appelle à Paris son compatriote Gluck, qui cherchait à venir triompher dans cette ville.

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En 1774, elle devient reine de France lorsque Louis XVI accède au trône. Après huit ans de doutes, elle donnera quand même quatre enfants au roi.

En 1776, on propose le Chevalier de Saint-Georges pour la direction de l’Académie royale de musique (l’actuel Opéra de Paris), mais Marie-Antoinette s’y oppose, jugeant que la couleur de sa peau est plus importante que ses qualités musicales.

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Marie-Antoinette mène grand train (on l’accuse d’ailleurs de dilapider l’agent de la France) et elle aime particulièrement les fêtes et les opéras-comiques, qu’elle fait jouer au petit Trianon. Elle y fera une place au compositeur Grétry, qui deviendra en outre son professeur de clavecin.

En 1778, quand le Duc de Guisnes a commandé un Concerto pour flûte et harpe à Mozart, on le joue devant la reine, mais Mozart qui était à Paris à cette époque, n’était pas présent à ce concert.

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Trop naïve ou pas assez diplomate, elle se fait vite détester par la Cour qui l’accuse de viles turpitudes, comme dans l’affaire du collier, qui inspirera à Alexandre Dumas père le roman Le collier de la reine, ou encore ses amours supposées avec le Chevalier de Fersen.

En 1780, Fabre d’Églantine introduit dans l’opéra-comique Laure et Pétrarque, sa chanson « Il pleut, il pleut, bergère ». Cet avertissement d’un orage qui gronde et dont la bergère doit se méfier est considéré comme un signe avant-coureur de la Révolution française.

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Après la première période révolutionnaire, Marie-Antoinette devient reine des Français de 1791 à 1792, mais en août de cette année, après une défaite contre l’Autriche avec qui la France était entrée en guerre, Marie-Antoinette est accusée de trahison au profit de son pays natal. Marie-Antoinette est enfermée à la prison du Temple. Louis XVI est exécuté en janvier 1793. Plus tard, Marie-Antoinette est transférée à la Conciergerie, et elle est exécutée à son tour le 16 octobre 1793.

D’une manière amusante, on retrouve Marie-Antoinette au XXe siècle, dans the Ghosts of Versailles (1991), une commande du MET à John Carigliano, où le librettiste invente une histoire d’amour entre Beaumarchais et la reine.

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Maria Callas, Mes opéras préférés

LE TURC EN ITALIE, de ROSSINI (1814)

Le Turc en Italie (Il Turco in Italia) de Rossini est le fruit d’une commande de la Scala de Milan, dont le sujet est proche d’un autre opéra de Rossini, l’Italienne à Alger, créé l’année précédente. Le livret de Romani est une adaptation d’un autre livret, Il Musulmano a Napoli, mis en musique par Süssmayer en 1794. L’ouvrage ne rencontrera pas le succès, les spectateurs croyant que Rossini avait dupliqué son ouvrage précédent.

Le pitch : Chassé-croisé amoureux pour Fiorilla qui n’hésite pas entre Geronio, Don Narciso et le Turc Selim, et Selim qui hésite entre Fiorilla et Zaida.

Ouverture :

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Acte I : Le poète Prosdocimo cherche un sujet de comédie quand il rencontre une troupe de bohémiens.

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Geronio, époux de Fiorilla, se fait dire la bonne aventure par Zaida. Celle-ci fait des prédictions fumeuses, où il est question d’un mari cornu, ce qui inquiète Geronio.

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Prosdocimo interroge Zaida, qui lui raconte que quelques années auparavant, elle faisait partie du sérail du sultan Selim Damelec. Selim, amoureux, voulait se marier avec elle mais ses rivales du harem ont trompé le sultan en lui faisant croire que Zaida était infidèle. Selim la condamna à mort, mais elle échappa à l’exécution grâce à son ami Albazar. À la fin de son histoire, le Prosdocimo lui dit qu’un prince turc doit arriver au soir pour étudier les mœurs européennes.

Fiorilla revendique son statut de femme libre.

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Le navire turc accoste et le dignitaire turc entonne un hymne à la belle Italie (et aux belles Italiennes). Il fait une cour enflammée à Fiorilla qui, charmée, semble en oublier son mari Geronio ainsi que son amant, Don Narciso, qui part se plaindre au poète.

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Geronio arrive et raconte qu’il a trouvé sa femme en train de boire le café avec un homme enturbanné, qui s’est présenté sous le nom de Selim Damelec (eh oui, il y a de tels hasards dans les livrets d’opéra.)

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Geronio rentre chez lui, et Selim le menace de son sabre. Fiorilla réussit à le convaincre que son mari est inoffensif. Selim retourne au rivage pour préparer sa fuite nocturne avec Fiorilla. Là, il rencontre Zaida, avec qui il se réconcilie. Le poète est content car il tient là une belle fin d’acte. Mais Fiorilla arrive à son tour et se prend de querelle avec sa rivale Zaida.

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Acte II : À l’auberge, Selim propose à Geronio de régler le problème « à la turque », en rachetant sa femme. Geronio préférerait la méthode italienne, soit une bonne correction. Selim menace d’enlever Fiorilla mais Geronio répond qu’il la défendra. Le poète se demande comment cette histoire va évoluer. On demande à Selim de choisir entre les deux femmes, mais devant son hésitation, Zaida décide de partir.

Le poète a imaginé un habile stratagème pour réunir les couples légitimes. Lors d’un bal masqué qui sera donné en l’honneur de l’étranger, Fiorilla et Zaida porteront le même déguisement, alors que Geronio, lui, sera coiffé d’un turban turc. Don Narciso décide de profiter de cette occasion. Il se déguise lui aussi en Turc pour rejoindre son amante Fiorilla alors que Selim fait la cour à Zaida qu’il prend pour sa rivale.

Cliquez sur don Narciso

Lorsque Geronio arrive, il trouve déjà deux couples et ne comprend plus rien. Il commence un esclandre avant de retourner à l’auberge où le poète lui explique son plan, et lui conseille de se séparer de sa femme.

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Fiorilla apprend donc que Selim veut repartir avec Zaida alors que son mari demande le divorce. Magnanime, Geronio lui pardonne, persuadé qu’il est qu’elle réussira à se corriger. Tout est bien qui finit bien pour le poète qui peut ainsi achever sa pièce.

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