Compositrices, Divers

LE REQUIEM DE FAURÉ (1888 – 1893)

Je vous l’annonçais dans mon billet sur Gabriel FAURÉ, son Requiem est une de mes œuvres préférées, et c’est probablement celle que j’ai le plus chantée en concert.

En opposition aux deux autres grands Requiems du XIXe siècle, ceux de BERLIOZ et de VERDI qui avaient perdu tout sens religieux, Fauré a voulu revenir a une forme plus retenue et plus intime. La structure de son Requiem est donc plus légère, et ne comporte que sept parties :

I – Introït et Kyrie

II – Offertoire (Offertorium)

III – Sanctus

IV – Pie Jesu

V – Agnus Dei et Lux Aeterna

VI – Libera me

VII – In Paradisum.

On n’y trouve donc pas ce morceau de bravoure obligé qu’est le Dies Irae (Jour de colère).

Lully Dies IraeCliquez sur le Dies Irae de Lully

La première ébauche date de 1877 avec le Libera me, une œuvre écrite pour baryton et orgue. En 1887, Fauré à l’idée d’écrire une messe des morts (un requiem, donc)

La première exécution date du début 1888 en l’église de La Madeleine, à Paris, sans l’Offertorium ni le Libera Me, et avec un effectif orchestral relativement réduit, pas de cordes sauf un violon solo. Les deux derniers morceaux sont achevés rapidement, et dès 1893, c’est avec cette structure qu’est donné le Requiem, toujours à La Madeleine. C’est la version de 1893, dite pour orchestre de chambre.

Ensuite, Fauré confia à son élève Roger DUCASSE le soin d’écrire une réduction pour piano (celle que les choristes ont le plus souvent en main quand ils le chantent), mais Ducasse ira plus loin en fournissant aussi une version pour orchestre complet. C’est cette version de 1900 – 1901 qui deviendra vite populaire et sera jouée un peu partout dans le monde.

Il faudra attendre environ un siècle pour que les musicologues retrouvent les versions originales à la BNF et établissent une version critique de la partition. J’ai eu la chance de la travailler sous la direction de Jean-Michel NECTOUX, un des musicologues qui a réalisé cette édition critique (et par ailleurs auteur d’un livre, Gabriel Fauré, les voix du clair-obscur, paru chez Flammarion en 1990 et tout à fait remarquable).

Et donc pour moi, le Requiem de Fauré, c’est :

La première œuvre que j’ai chantée, au cours d’un stage dirigé par Michel PIQUEMAL en 1986. Nous l’avions donné à l’époque notamment à Pamiers, ville natale de Fauré.

Je l’ai également travaillée plusieurs fois avec l’ensemble vocal Intermezzo, dirigé par Claire MARCHAND, et donnée à La Madeleine, mais aussi aux Invalides et dans différentes autres églises de Paris ou de la région parisienne.

C’est enfin, une œuvre travaillée avec Jean-Michel NECTOUX, et donnée dans sa version de chambre dans les salons de l’hôtel particulier du prince de Polignac, dans le XVIe arrondissement parisien.

Bref, que des souvenirs extraordinaires !

Mais assez parlé de moi, revenons à la musique.

I – « Introït » : Requiem aeternam…

Fauré Requiem IntroïtCliquez sur le chœur

II – « Offertorium »

Fauré requiem OffertoriumCliquez sur le disque

III – « Sanctus »

Fauré Requiem Sanctuscliquez sur l’image

IV – « Pie Jesu » (pour la soprano)

Fauré Requiem Pie JesuCliquez sur la soprano

V – « Agnus Dei » & « Lux Aeterna »

Fauré Requiem Agnus DeiCliquez sur l’image

VI – « Libera me » (pour le baryton et le chœur). Attention, écoutez bien de 1 mn 57 s à 2 mn 50 s, vous avez les seules 17 mesures « forte » de la partition.

Fauré Requiem Libera meCliquez sur le baryton et la cheffe

VII – Le séraphique « In Paradisum » (pour les sopranos, ou de jeunes garçons) avec léger accompagnement du chœur.

Fauré Requiem In ParadisumCliquez sur l’image

Voilà, normalement après ce morceau, il n’y a plus de place que pour le silence, mais comme aujourd’hui, le printemps est revenu (il revient toujours le printemps), je vous propose un petit cadeau bonus.

Point d'interrogationCliquez sur le cadeau bonus

Compositeurs

Gabriel FAURÉ (1845 – 1924)

Gabriel FAURÉ (1845 – 1924), est un des plus fins musiciens français de la fin du XIXe – début du XXe siècle.

image d'oreille pour liste de lectureCliquez sur l’oreille pour accéder directement à la liste de lecture

Fauré naît le 12 mai 1845 à Pamiers dans l’Ariège, où son père est instituteur. Il part ensuite à Foix, toujours en Ariège, avant que de partir faire ses études musicales à Paris en 1854, à l’école Niedermeyer. Il y reste 11 ans et étudie le piano, l’orgue, la composition et l’harmonie. Il y a notamment comme professeur Camille Saint-Saëns. En 1865, pour le concours de sortie de l’école, il écrit le Cantique de Jean Racine, qui obtient le premier prix de composition.

Fauré Cantique de Jean Racine opus 11Cliquez sur l’image

En 1870, Fauré s’engage dans l’armée pour combattre les Prussiens qui assiégeaient Paris, et en 1871, pendant la Commune, il part en Suisse. De retour à Paris, il devient titulaire de l’orgue de Saint-Sulpice. À cette époque, il fréquente, grâce à Saint-Saëns, le salon de Pauline Viardot-Garcia.

Quand Saint-Saëns fonde la Société nationale de musique, qui avait pour vocation, après la guerre de 1870, de libérer la musique française de son influence prussienne, Fauré le rejoint. C’est pour lui l’occasion d’exprimer son talent au travers de musiques pour le piano, de musique de chambre ou de ses mélodies.

Fauré sonate pour piano et violon opus 13Cliquez sur l’image

En 1874, il prend la place de Saint-Saëns à l’orgue de La Madeleine, où il est également chef de chœur. C’et pour ce chœur qu’il écrit en 1875 les Djinns, sur un poème de Victor HUGO.

Fauré les DjinnsCliquez sur l’image

Alors qu’il était fiancé avec Marianne Viardot, la fille de Pauline, Marianne rompt ses fiançailles, ce qui affectera fortement Fauré. C’est de cette époque que naîtra la bouleversante Élégie.

Fauré Élégie opus 24Cliquez sur la pianiste et la violoncelliste (et le tourneur de pages)

En 1883, Fauré se marie avec Marie Grémiet, avec qui il aura deux enfants.

En 1886, il rencontre la comtesse Grefhule (qui a servi de modèle à la duchesse de Guermantès de Proust), qui l’aidera dans sa carrière. C’est à elle qu’il dédie sa Pavane, une de ses premières partitions restées célèbres.

Fauré PavaneCliquez sur la partition

En 1888, il donne à La Madeleine une première version de son Requiem, sans doute son œuvre la plus connue, dans une version avec une orchestration légère : pas de cordes hormis un violon solo, et le « Pie Jesu » final chanté par un jeune garçon de la maîtrise. Par là, Fauré voulait rompre avec la tradition des « grosses machines » à la Berlioz, qui avait plus de rapport avec l’opéra qu’avec la musique religieuse. Une version réorchestrée, plus lourde, fut réalisée par un de ses élèves, Roger Ducasse. Pour des raisons financières, c’est cette version qui a longtemps été mise en avant par l’éditeur, qui pouvait ainsi louer aux orchestres un matériel plus important. Je crois que je vais m’arrêter là pour le Requiem, mais j’ai tellement de choses à raconter sur ce Requiem que je crois que je faire un billet rien que sur lui. Qu’en pensez-vous ?

Fauré Requiem Pie JesuCliquez sur le Pie Jesu

En 1896, Fauré succède à Massenet comme professeur de composition au conservatoire de Paris, où il a comme élèves Ravel, Enesco, Koechlin ou encore Nadia Boulanger (la grande sœur de Lili).

En 1898, il écrit une musique de scène pour le Pelléas et Mélisande de Maeterlinck (1893). (Le « Pelléas et Mélisande » de Debussy date de 1894 – 1902.)

Fauré Pelléas et Mélisande sicilienneCliquez sur l’image

En 1899, pour écrire son opéra Prométhée, qui sera créé aux arènes de Béziers en 1900, il se rend dans cette ville où avait été créé le Déjanire de Saint-Saëns en 1898. La création a lieu sous un déluge d’eau (source {BNF, Gallica) !

Fauré Prométhée création (source Gallica)

À partir de 1903, il commence à devenir sourd et, chose très gênante pour un musicien, il entendait « faux ».

En 1913, c’est la création de son second opéra, Pénélope, sur Pénélope attendant le retour d’Ulysse dans sa patrie, qui n’aura malheureusement pas beaucoup de succès.

En 1920, Fauré prend sa retraite du conservatoire. Il meurt de pneumonie à l’âge de 79 ans le 4 novembre 1924, quelques mois après avoir achevé son dernier Quatuor à cordes.

La mélodie aura occupé Fauré pendant toute sa vie, et ce jusqu’à l’Horizon chimérique en 1921.

Fauré Clair de Lune opus 46 n 2Cliquez sur l’image

Ce billet vous a plu ? Retrouvez une autre sélection de musiques de Gabriel Fauré dans le billet consacré à JANKÉLÉVITCH et Fauré.

Et puis, tiens, pour ceux qui sont allés jusqu’au bout de ce billet, un petit cadeau Bonus.

Point d'interrogationCliquez sur le cadeau bonus

Le MET s'invite chez vous

LE MET INVITE LE CHOIX DES SPECTATEURS CHEZ VOUS – Semaine du 15 au 21 mars.

Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 15 au 21 mars 2021.

Cette semaine, le MET nous propose une sélection d’œuvres choisies par les spectateurs.

Pour aller sur le site du MET, c’est ici : https://www.metopera.org/

(Attention au décalage horaire entre l’Europe et les États-Unis, un opéra que je cite comme programmé pour le lundi n’est visible en France qu’à partir du lundi soir, puis pendant la journée du mardi.)

Appréciez une semaine d’opéras choisis par vous, spectateurs du monde entier (c’est le MET qui parle 🙂). Et retrouvez Anna Netrebko, Renée Fleming, Joyce DiDonato, Jonas Kaufmann, Dmitri Hvorostovsky et bien d’autres.

Lundi 15 mars OFFENBACH Les Contes d’Hoffmann

offenbach les contes d'hoffmann olympiaCliquez sur Olympia

Mardi 16 mars PUCCINI La Fanciulla del West

Puccini la fanciulla del west Ch'ella mi creda libero (MET)Cliquez sur Dick Johnson

Mercredi 17 mars DONIZETTI Anna Bolena

Donizetti Anna Bolena METCliquez sur Jane Seymour et Anne Boleyn

Jeudi 18 mars Philip GLASS Akhnaten

Glass Akhnaten (Met 2019)Cliquez sur l’image

Vendredi 19 mars ROSSINI Il Barbiere di Siviglia (le Barbier de Séville)

Rossini le Barbier METCliquez sur Almaviva, Figaro et Rosine

Samedi 20 mars TCHAÏKOVSKI Eugène Onéguine

Tchaïkovski Eugène Onéguine air d'Onéguine de l'acte I (MET 2007)Cliquez sur Eugène Onéguine

Dimanche 21 mars HAENDEL Agrippina

Haendel Agrippina DiDonato (MET 2020)Cliquez sur Agrippine

Voilà, c’est tout pour cette semaine. See you a next ouike pour des mythes et légendes.

Divers, Nature

LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX – 3 – LA LUXURE

La liste des sept péchés capitaux : l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la jalousie, la colère et la paresse a été fixée par Saint-Thomas d’Aquin (1224 – 1274) dans sa Somme théologique.

Après l’orgueil et la gourmandise, la luxure est donc le troisième péché capital. Comme la gourmandise, on pourrait la qualifier de péché capiteux.

La luxure, c’est la recherche sans retenue du plaisir sexuel.

En 1746, l’Anglais FIELDING publie Tom Jones, enfant trouvé dans lequel on trouve deux lords luxurieux. Ce roman très riche a été adapté par PHILIDOR dès 1765 dans son opéra-comique Tom Jones.

Philidor Tom JonesCliquez sur Tom Jones et ses compagnons

Il précède de peu MOZART et son héros libertin, Don Giovanni. Au XVIIe siècle, le libertin, c’était le libre penseur, celui qui s’affranchissait de Dieu. Au XVIIIe siècle, le sens avait déjà évolué vers une personne qui cherchait le plaisir, et s’était donc rapproché de la luxure.

Mozart Don Giovanni Madamina, il catalogoCliquez sur Leporello lisant le catalogue des conquêtes de son maître à Dona Elvira

Le duel entre l’amour physique et l’amour courtois est au cœur du dilemme qui s’impose à Tannhäuser, le héros de WAGNER. En effet, ayant succombé à l’ivresse de la luxure au Mont de Vénus, comment pourra-t-il, revenu chez les humains, retrouver l’amour d’Élisabeth ?

Wagner Tannhaüser BacchanaleCliquez sur la bacchanale au Venusberg

MASSENET semble s’être fait une spécialité des femmes luxurieuses, avec Manon qui veut « vivre pleinement sa jeunesse », ou Thaïs, la prostituée qui fait perdre la tête au moine Abigaïl.

Massenet Manon Profitons bien de la jeunesseCliquez sur Manon

Massenet Thaïs Oh mon miroir fidèle (Acte II)et cliquez sur Thaïs

Le XXe siècle n’est pas avare non plus en scène de luxure. Ainsi du personnage de Lulu mis en musique par Alban BERG.

Berg Lulu HanniganCliquez sur Lulu

BRECHT et WEILL ont écrit, outre le ballet les sept Péchés capitaux, l’opéra Grandeur et Décadence de la ville de Mahagonny. Retrouvons Lotte LENIA, la créatrice de la chanson « Alabama song ».

Weill Mahagonny Alabama SongCliquez sur l’image

Pour écrire son Rake’s progress (la Carrière d’un libertin), STRAVINSKY s’est inspiré d’une série de peintures de HOGARTH.

Stravinsky The Rake's ProgressCliquez sur Tom Rakewell et Ann Trulove

Enfin, la Lady Macbeth de Mzensk de CHOSTAKOVITCH, insatisfaite avec son mari, trouve le plaisir dans les bras d’un autre.

Chostakovitch lady Macbeth acte ICliquez sur le lit

Et pour finir, je vous propose un petit bijou d’Erik SATIE, « Je te veux ».

Satie je te veux

À bientôt pour un nouveau péché capital, l’avarice.

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LE REQUIEM DE MOZART DANS LA PUBLICITÉ (La musique dans la Pub 3e série)

Après une première série de publicités se servant de la musique classique pour faire vendre des produits, et un billet sur l’utilisation par Jean-Paul GAULTIER de l’air « Casta Diva », extrait de Norma de BELLINI, je vous propose aujourd’hui une petite sélection de publicités s’appuyant sur le Requiem de MOZART, et particulièrement sur le « Lacrimosa ».

Pour des raisons que j’ignore, Mozart est un des compositeurs classiques les plus connus. Et parmi son œuvre abondante, son Requiem est une des œuvres les plus connues. Et parmi les nombreux Requiems existants, celui de Mozart est un des plus connus. C’est une de ses toutes dernières œuvres, que d’ailleurs la mort ne lui a pas laissé le temps d’achever.

Il commence traditionnellement par un introït, (i.e. une introduction) : « Requiem aeternam ».

Mozart Requiem IntroïtCliquez sur l’image

L’agence de publicité qui a conçu la pub pour le Cool Skin Philishave a fait preuve de beaucoup d’originalité, et s’est ainsi servi du Requiem du Requiem de Mozart (non non, il n’y a pas d’erreur dans la proposition que vous venez de lire).

Mozart Requiem pub pour Philishave VillaCliquez sur l’image

Le Requiem se poursuit par un « Kyrie », avant d’attaquer la « Séquence » qui débute par un « Dies Irae ».

Mozart Requiem Dies IraeCliquez sur Claudio Abbado

Le Dies Irae a servi pour la pub de Hyundai.

Mozart Requiem Dies Irae Pub HyundaiNe cliquez plus sur la pub

Et pour booking.com en 2015

Mozart Requiem Dies Irae Pub Booking 2015Cliquez sur la pub

Enfin, vers la fin de cette « Séquence » arrive le célébrissime « Lacrimosa ».

Mozart Requiem LacrimosaCliquez sur l’extraordinaire version de l’ensemble Contraste

Ce « Lacrimosa » a été servi à toutes les sauces par les réclamiers.

C’est ainsi qu’on peut l’entendre dans une réclame pour GHD.

Mozart pub pour ghd requiemCliquez sur la pub

Dans une autre pour Opium de Yves Saint-Laurent (2012)

Mozart Opium de YSL LacrimosaCliquez sur la pub

Pour les jeans LEE

Mozart Lacrimosa pub pour jeans LeeCliquez sur la pub

Pour les capsules de café l’Or Espresso

Mozart Requiem Lacrimosa L'Or EspressoCliquez sur l’image

Ou encore pour la chaîne de restauration rapide Quick

Cliquez sur l’image

Ou encore pour Engie, du groupe EDF.

Cliquez sur l’image

Ou encore encore pour le arfum Scanal intense de Jean-Paul Gaultier.

Cliquez sur l’image

On trouve bien d’autres utilisations de la musique de Mozart dans la pub. Si vous êtes sages, et si vous me le demandez gentiment, je vous en présenterai un jour une sélection.

Vous pouvez trouver ici des publicités se servant des Quatre Saisons de VIVALDI.

Agenda Ironique, Compositrices, littérature, Mes opéras préférés, Théâtre

LES MAMELLES DE TIRÉSIAS, D’APOLLINAIRE (1917)

Cet article s’inscrit dans le cadre de l’Agenda Ironique de mars 2021, hébergé par Joséphine LANESEM sur son blog « Nervures et entailles« . Le thème en est : « Nous sommes le courage l’une de l’autre« . Quelques règles stylistiques : une ou plusieurs amphores anaphores, et quelques chiasmes; et glisser « Nous ne sommes pas des fleurs, nous sommes un incendie » serait bien vu ».

Les Mamelles de Tirésias est un drame surréaliste de Guillaume APOLLINAIRE qui date de ses jeunes années (en 1903, Guillaume avait 23 ans) et achevé en 1916. La première représentation a eu lieu en 1917, et c’est pour cette œuvre qu’il a inventé le mot surréaliste, terme qui sera emprunté plus tard par André BRETON et sa bande.

Dans le domaine de la musique, on connaît (ou pas) l’adaptation musicale faite par Francis POULENC, mais on ignore assez généralement que la création de 1917 s’est faite avec une musique de scène de Germaine ALBERT-BIROT. Germaine Albert-Birot (1877 – 1931), née Germaine Reynaud d’Arc de Surville, fait partie de ces compositrices totalement méconnues, que l’on confond souvent avec son mari. Elle semble n’exister sur le net que dans les articles consacrés à Pierre Albert-Birot, et ne figure pas (encore) dans CLARA, le répertoire des compositrices.

Albert-Birot les Mamelles de Tirésias

Le pitch : Thérèse, refusant le rôle de procréatrice que lui assignent les hommes, se métamorphose en homme et prend le nom de Tirésias (du nom de Tirésias, dont Ovide nous relate les aventures dans le livre 3 de ses Métamorphoses [cf. ci-dessous]). Dès lors, c’est un homme, le mari de Thérèse/Tirésias, qui portera les enfants. On assiste donc à un entrelacement femme/homme – homme/femme, où les maris/femmes femmes/maris ne sont pas le courage l’une de l’autre (sauf à la fin 😉).

(On dit que Jupiter prétendait que les femmes connaissaient plus de jouissance que les hommes durant l’amour, et Junon prétendait le contraire. Ils ont fait appel au devin Tirésias qui, ayant été transformé en femme pendant sept ans, était seul à même de répondre à cette question. Tirésias ayant pris le parti de Jupiter, Junon furieuse le rendit aveugle, mais Jupiter amoindrit la peine en lui accordant le don de connaître l’avenir.)

Ce thème « Faites des enfants » qui revient tout au long de la pièce est une véritable anaphore, puisqu’on pourrait la résumer ainsi, du prologue : « Écoutez, ô Français les leçons de la guerre, et faites des enfants, vous qui n’en faisiez guère », au final : « Écoutez, ô Français les leçons de la guerre, et faites des enfants, vous qui n’en faisiez guère, cher public faites des enfants ».

Francis Poulenc a assisté à la création de 1917, et est resté très fidèle à la pièce dans son adaptation. L’idée de prendre les Mamelles de Tirésias comme sujet de son premier opéra lui vient dès 1938. Il achève sa partition en 1945, mais l’œuvre ne sera créée qu’en 1947, le temps pour Poulenc de trouver la chanteuse idéale (Denise DUVAL). Les Mamelles de Poulenc étaient une de ses œuvres favorites.


Prologue : Le directeur du théâtre annonce le sujet de l’opéra : le problème de la dépopulation. « Écoutez, ô Français, la leçon de la guerre, et faites des enfants, vous qui n’en faisiez guère. »

Poulenc Les Mamelles de Tirésias PrologueCliquez sur le prologue

Poulenc Les Mamelles de Tirésias Pardonnez moi cher publicCliquez sur le prologue et le début du 1er acte

Acte I : L’action se passe dans un Zanzibar d’opérette. Thérèse, une féministe, refuse le rôle de procréatrice que veulent lui imposer les hommes, et réclame de pouvoir être, soldat, artiste, députée, sénatrice, ministre, et même directrice de la chose publique (en latin, la Res Publica).

Poulenc Les Mamelles de Tirésias Non monsieur mon mariCliquez sur Francis Poulenc et Denise Duval

Elle se transforme en homme en faisant exploser ses mamelles. À son mari qui arrive, elle annonce qu’elle n’est plus sa femme et qu’elle a masculinisé son nom en Tirésias. Le Mari apparaît « habillé en femme et les mains ligotées. » Il se fait courtiser par le Gendarme à qui il/elle plaît bien. Dès lors, il ôte ses vêtements de femme et annonce que puisque la femme ne veut plus faire d’enfants, il les fera tout seul !

Entr’acte : Les choristes : « Voyez l’impondérable ardeur naître du changement de sexes », alors qu’un chœur de nouveau-nés se fait entendre à l’orchestre.

Poulenc Les Mamelles de Tirésias EntracteCliquez sur l’entracte

Acte II : Le même jour, au même endroit. La scène est encombrée de berceaux et le Mari est fier de sa nombreuse progéniture (40049 enfants). Un Journaliste parisien vient l’interviewer pour connaître son secret, mais il se fait chasser. Le Mari veut faire d’un des fils un journaliste, mais vite celui-ci veut le faire chanter pour avoir un peu d’argent de poche.

Poulenc Les Mamelles de Tirésias Mon cher Papa si vous voulez savoirCliquez sur l’image

Le Gendarme survient et lui reproche d’affamer la population de Zanzibar avec ses 40049 enfants. Le Mari conseille alors d’acheter des cartes de rationnement chez la Cartomancienne. Celle-ci arrive et glorifie la procréation, la véritable source de richesses. Le Gendarme veut l’arrêter, mais elle l’étrangle. Le Mari reconnaît sa femme Thérèse sous les voiles de la Cartomancienne et ils retombent amoureux l’un de l’autre, tandis que le Gendarme ressuscite.

Poulenc Les Mamelles de Tirésias FinalCliquez sur le final

Retrouvez ma participation à l’A.I. d’avril ici : Cause toujours, tu m’intéresses.

Le MET s'invite chez vous

LE MET INVITE LE VÉRISME CHEZ VOUS – Semaine du 8 au 14 mars.

Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 8 au 14 mars 2021.

Cette semaine, le MET nous propose une sélection de chefs-d’œuvre du vérisme, dont deux nouveautés, Fedora et Andrea Chénier.

Pour aller sur le site du MET, c’est ici : https://www.metopera.org/

(Attention au décalage horaire entre l’Europe et les États-Unis, un opéra que je cite comme programmé pour le lundi n’est visible en France qu’à partir du lundi soir, puis pendant la journée du mardi.)

Lundi 8 mars PUCCINI Manon Lescaut

Puccini Manon Lescaut final (MET 1980)Cliquez sur Manon et Des Grieux

Mardi 9 mars MASCAGNI Cavalleria Rusticana et LEONCAVALLO Pagliacci

Mascagni Cavalleria Rusticana Bada, SantuzzaCliquez sur Turridu et Santuzza

Mercredi 10 mars CILEA Adriana Lecouvreur

Cilea Adriana Lecouvreur (MET 2019)Cliquez sur Adrienne Lecouvreur

Jeudi 11 mars ZANDONAI Francesca da Rimini

Zandonai Francesca da Rimini (MET)Cliquez sur l’image

Vendredi 12 mars GIORDANO Fedora (Nouveau !)

Giordano Fedora (MET 1997)Cliquez sur Fedora

Samedi 13 mars GIORDANO Andrea Chénier (Nouveau !)

Giordano Andrea Chenier (MET 1996)Cliquez sur André Chénier

Dimanche 14 mars Puccini Tosca

Puccini Tosca Vissi d'arte METCliquez sur Tosca

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. See you a next ouike pour le choix des spectateurs.

Écrivains, littérature, Mythologie, Théâtre

LES TRAGIQUES GRECS – 2 – SOPHOCLE (- 495, – 406)

Il y a quelque 2500 ans, un trio d’auteurs grecs, SOPHOCLE, EURIPIDE et ESCHYLE, fixait les grands mythes grecs et jetait les bases de la tragédie, creuset de notre culture. La force de ces archétypes est telle qu’ils inspirent toujours les auteurs, comme nous allons le voir.

Sophocle a écrit plus de cent pièces, mais seules huit d’entre elles nous sont parvenues.

Trois d’entre elles font partie de la mythologie associée à la ville de Thèbes (Antigone, Œdipe roi et Œdipe à Colone) et trois autres à la guerre de Troyes (Ajax, Électre, Philoctète).

Antigone (- 441) est certainement la pièce de Sophocle la plus connue de nos jours. Antigone est la fille d’Œdipe et de Jocaste (Jocaste étant elle-même la mère d’Œdipe se trouve donc être à la fois la mère et la grand-mère d’Antigone). Elle est aussi la sœur d’Étéocle, Polynice et Ismène. À la mort d’Œdipe, les deux frères Étéocle et Polynice se disputent le trône laissé par leur père, et meurent dans un combat fratricide. Leur oncle Créon ordonne que le corps d’Étéocle ne soit pas enseveli comme le voudrait la loi divine, ce qu’Antigone refuse. Elle se fait surprendre alors qu’elle enterre le corps de son frère, et est condamnée à être emmurée vivante. Hémon, fils de Créon et fiancé d’Antigone intervient auprès de son oncle qui se laisse fléchir et gracie Antigone, mais trop tard, Antigone s’est pendue dans la grotte où elle devait être emmurée.

Cette pièce a inspiré de très nombreux artistes, notamment COCTEAU et Anouilh au XXe siècle et a inspiré moult opéras.

Saint-Saëns DéjanireCliquez sur l’image

Dans Œdipe roi, l’action se passe à Thèbes ravagée par la peste. Œdipe, devenu roi, cherche à savoir d’où vient la malédiction qui frappe et sa famille, et Thèbes. Il demande au devin Tirésias, qui refuse de répondre. Devant la colère d’Œdipe, il finit par lui révéler qu’il est à la fois le meurtrier de son père et l’époux de sa mère. Devant cette horrible découverte, il se crève les yeux, et demande à partir en exil, après avoir confié ses filles, Antigone et Ismène, à Créon.

Une adaptation à l’opéra de cette tragédie est Œdipus Rex, de STRAVINKY, sur un livret de Jean Cocteau.

Stravinsky Oedipus rexCliquez sur la toile de Max Ernst

Le troisième volet de la trilogie thébaine est Œdipe à Colone. Après s’être crevé les yeux et avoir quitté Thèbes, Œdipe se trouve à Colone, une ville proche d’Athènes. Seules ses filles le soutiennent tandis qu’il cherche à se disculper. Créon, averti par les dieux que la victoire sera à ceux qui seront avec lui veut le ramener à Thèbes, aidé de ses fils Étéocle et Polynice. Aidé par Thésée, le roi d’Athènes, il se retire dans une cachette où il disparaît, après avoir promis sa protection à Athènes.

Le texte a inspiré plusieurs œuvres, dont un opéra d’Antonio Sacchini datant de 1786 (Œdipe à Colone), ainsi qu’une pièce chorale de Iannis Xenakis, À Colone (1977). Le compositeur roumain ENESCO (1881 – 1955) a écrit un Œdipe (1931) reprenant les deux pièces de Sophocle.

Enescu œdipeCliquez sur l’image

Dans Les Trachiniennes, Sophocle nous raconte la mort d’Héraclès, tué par sa femme Déjanire qui, jalouse, a enduit la tunique de Nessus (un centaure vaincu par Héraclès dans ses douze travaux) du sang de l’hydre de Lerne (un autre monstre tué par Héraclès), pour le rendre fidèle. Malheureusement, c’est en revêtant cette tunique empoisonnée que le héros trouve la mort. Déjanire se tuera quand elle comprendra son erreur. Cette pièce a servi de base à Haendel pour son oratorio Hercules.

La légende de Déjanire a également été portée à l’opéra par Camille SAINT-SAËNS en 1898 aux arènes de Béziers. (Attention, rareté !)

Saint-Saëns DéjanireCliquez sur l’image

La trilogie liée à la guerre de Troie commence avec Ajax (- 445). Ajax veut se venger des Atrides, mais Athéna trouble sa raison, et dans un accès de folie, il massacre du bétail. Revenu à lui, et se rendant compte du ridicule auquel il s’est soumis, il se suicide. Ulysse réussit toutefois à persuader Agamemnon de sa vaillance et lui obtient une sépulture digne.

Vient ensuite Électre (- 415). À Mycènes, Électre attend le retour de son frère Oreste. Quand elle apprend la mort de celui-ci, elle envisage de tuer elle-même Clytemnestre qui avait tué son mari Agamemnon (le père d’Électre). Quand finalement Oreste revient, elle l’exhorte à assassiner leur mère Clytemnestre et son amant Egisthe.

Parmi les nombreuses adaptations de ce drame, on peut noter l’Elektra de Richard STRAUSS.

Strauss ElektraCliquez sur Elektra

Philoctète (- 409). Philoctète est le héros qui a allumé le bûcher d’Héraklès pour mettre fin à ses souffrances, empoisonné par la tunique de Nessus que sa femme Déjanire lui avait envoyée pour le rendre fidèle. En récompense, Héraklès lui légua ses flèches magiques trempées dans le sang de l’hydre de Lerne. Philoctète mordu par un serpent fut laissé seul sur une île. Le jeune Néoptolème, fils d’Achille, est envoyé par Ulysse pour le ramener à Troie, lui et ses précieuses flèches, car un devin a révélé aux Grecs qu’ils ne pourraient prendre la ville de Troie qu’avec l’aide de Philoctète et de ses fameuses flèches. Mais le jeune homme ne peut se résoudre à tromper Philoctète, et lui révèle les desseins d’Ulysse qui voulait récupérer les flèches. Dès lors Philoctète veut reprendre son arc pour tuer ce dernier, et il faut une apparition d’Héraklès pour le convaincre d’aller à Troie, où il sera guéri. Dès lors, c’est avec une de ses flèches qu’il tuera Pâris, mettant ainsi fin à la guerre de Troie.

Le personnage de Philoctète apparaît dans le Déjanire (1898) de Camille SAINT-SAËNS (cf. cidsus)

Il y a encore une œuvre de Sophocle, les Limiers, dont on a retrouvé des fragments au début du XXe siècle. Le sujet traite du vol des troupeaux d’Apollon par Hermès, tout juste né. À la fin, Apollon et Hermès se réconcilient grâce à la lyre de ce dernier.

Cette pièce a inspiré Albert ROUSSEL (1869 – 1937) avec son conte lyrique La Naissance de la lyre, créé en 1925.

Roussel La Naissance de la lyreCliquez sur l’enregistrement historique (1930)

(Source principale : Dictionnaire des personnages, Bouquins Laffont, 1999)

Cinéma, Divers

Serge GAINSBOURG (1928 – 1991)

Ce 2 mars, nous célébrons le trentième anniversaire de la mort de Serge GAINSBOURG.

Né Lucien GINSBURG à Paris en 1928, il prend le nom de Serge Gainsbourg comme nom d’artiste. D’abord peintre, il découvre la musique (la chanson) grâce à Boris VIAN, avec qui ils ont des points communs (amour du jazz, goût de la provocation.) De formation classique en musique, il joue du piano dans les bars, tout en composant des chansons. Très vite, il entre dans l’écurie de Jacques CANETTI dans son cabaret des Trois Baudets.

Hommes à femmes, il écrit des chansons pour Juliette GRÉCO (La Javanaise), Pétula CLARK (la Gadoue), Françoise HARDY (Comment te dire adieu), France GALL (Poupée de cire, poupée de son), Brigitte BARDOT (Bonnie and Clyde ou Comic Strip), avant de rencontrer Jane BIRKIN (Je t’aime, moi non plus) avec qui il restera un certain temps.

Vous avez été plusieurs à me faire remarquer que Gainsbourg avait utilisé le premier mouvement de la Symphonie du Nouveau Monde de DVORAK pour sa chanson « Initials B.B ». Je vais à présent vous proposer un petit tour de ses emprunts à la musique classique.

Dvorak Nouveau mondeCliquez sur l’affiche

Gainsbourg Initials BBCliquez sur Brigitte B.

Un de ses premiers tubes, « Poupée de cire, poupée de son », écrit pour France GALL serait inspiré de la Sonate n° 1 pour piano de BEETHOVEN (dernier mouvement).

Gainsbourg dédiera également à sa nouvelle compagne le titre Jane B, au thème musical largement inspiré par le prélude en mi mineur Opus 28 no 4, de Frédéric CHOPIN.

Chopin Prélude op 28 no 4Cliquez sur le pianiste

Gainsbourg Jane BCliquez sur Jane B.

La chanson « Baby alone in Babylone » est bâtie sur la 3e Symphonie de BRAHMS.

Brahms Symphonie no 3 3ème mouvementCliquez sur Johannes B.

Gainsbourg Baby Alone in BabyloneCliquez sur Jane Birkin

Le « Lost song » se base sur la « Chanson de Solveig », extraite du Peer Gynt de GRIEG.

Grieg Peer Gynt chanson de SolveigCliquez sur Solveig (Marita Solberg)

Gainsbourg Lost SongCliquez sur Jane

« Ma Lou Marilou » doit beaucoup au premier mouvement de la 23e Sonate, Appassionata de Beethoven.

Beethoven Sonate no 23 1er mvtCliquez sur le pianiste

Gainsbourg Ma Lou MarilouCliquez sur l’homme à la tête de chou

On retrouve la Symphonie du Nouveau Monde, le dernier mouvement cette fois, pour la chanson « Requiem pour un con », extraite du film Le Pacha de LAUTNER, où Gainsbourg joue son propre rôle.

Dvorak Symphonie du nouveau monde mvt 4Cliquez sur Anton D.

Gainsbourg requiem pour un conCliquez sur Serge G.

La chanson « Lemon incest« , interprétée avec sa fille Charlotte est bâtie sur l’Étude n° 3 de l’opus 10 de Chopin.

Chopin études opus 10 n 3Cliquez sur les mains du pianiste

Gainsbourg Lemon incestCliquez sur charlotte G.

Cliquez sur Charlotte G.

Serge Gainsbourg meurt d’une crise cardiaque le 2 mars 1991 à Paris.

Et pour en savoir un peu plus, un lien vers le site de France Musique qui m’a un peu aidé dans mes recherches pour écrire ce billet.

https://www.francemusique.fr/chanson/10-morceaux-de-serge-gainsbourg-inspires-du-classique-33502

Le MET s'invite chez vous

LE MET INVITE DES FEMMES D’EXCEPTION CHEZ VOUS – Semaine du 1er au 7 mars

Le Metropolitan Opera de New York (MET) vient de communiquer la liste des opéras qu’il mettra à disposition sur son site pour la semaine du 1er au 7 mars 2021.

Pour la première semaine du mois des femmes dans l’histoire (Women’s History Month), le MET rend hommage à quelques artistes femmes dont la contribution à l’art de l’opéra a été remarquable, sur scène ou dans l’ombre. Appréciez ces performances de Beverly Sills, Leontine Pryce, Renée Fleming, Patricia Racette, et d’autres.

Pour aller sur le site du MET, c’est ici : https://www.metopera.org/

(Attention au décalage horaire entre l’Europe et les États-Unis, un opéra que je cite comme programmé pour le lundi n’est visible en France qu’à partir du lundi soir, puis pendant la journée du mardi.)

Lundi 1er mars DONIZETTI Don Pasquale

Donizetti Don Pasquale Com'é genti (MET 1979)Cliquez sur Beverly Sills

MARDI 2 mars VERDI Falstaff

Verdi Falstaff E sogno o realtaCliquez sur Falstaff

Mercredi 3 mars WAGNER Die Walküre (La Walkyrie)

Wagner die Walküre O hehrstes Wunder (MET 1989)Cliquez sur Brünnhilde (Hildegarde Behrens) et Sieglinde (Jessye Norman)

Jeudi 4 mars MOZART Die Zauberflöte (La Flûte enchantée)

Mozart Zauberflöte (MET 2017)Cliquez sur Papageno (Markus Werba) et Papagena (Golda Schultz)

Vendredi 5 mars BRITTEN Peter Grimes

Britten Peter Grimes METCliquez sur les villageois

Samedi 6 mars DVORAK Rusalka

Dvorak Rusalka METCliquez sur Rusalka Fleming

Dimanche 7 mars Verdi La Forza del Destino (La Force du destin)

Verdi La Forza del destino Pace, mio Dio (MET 1984)Cliquez sur Leontine Pryce (Leonora)

Voilà, c’est tout pour cette semaine. See you a next ouike pour des passions véristes.