J’avais il n’y a guère consacré un billet à l’orientalisme à l’opéra, en vous promettant un zoume sur les Mille et une nuits, ce recueil de contes d’origines persane, arabe voire indienne.
Les mille et une nuit est donc un recueil de contes dont la plus ancienne trace écrite (un feuillet) date de 879. L’orientaliste français Antoine GALLAND a traduit ces contes au début des années 1700, et c’est à partir de cette version française qu’ils se sont ensuite répandus à travers toute l’Europe.
Début 1893, un jeune homme arrive chez Stéphane MALLARMÉ qui, ayant lu dix ans auparavant les 1 001 nuits dans une version anglaise, cherchait quelqu’un pour la retraduire en français. Ce jeune homme, c’est Joseph-Charles MARDRUS, qui deviendra ainsi le deuxième traducteur important des 1 001 nuits. (Et pour ceux et celles qui aiment la poésie, c’est suite à son mariage avec lui que la poétesse Lucie DELARUE s’est appelée Lucie DELARUE-MARDRUS.)
Dès 1783, PICCINI met en musique Calife pour un jour, sur un livret de MARMONTEL.
En 1800, c’est BOÏELDIEU qui écrit son Calife de Bagdad, sur un livret de SAINT-JUST.
Ce même livret sera repris en 1813 par ROSSINI et par Manuel GARCIA (le grand-père de Pauline GARCIA-VIARDOT !).
En 1833, c’est Ali-Baba que CHERUBINI choisit de porter à l’opéra.
Shéhérazade est l’héroïne principale des 1 001 Nuits. Le roi de Perse ayant été trompé par sa femme, il a décidé de se venger en épousant chaque jour une vierge et en la faisant exécuter au matin. Shéhérazade trouve un moyen de faire cesser le massacre en racontant chaque nuit une histoire au roi, et en s’arrêtant au matin à un moment où elle ne peut pas interrompre son histoire. Curieux de connaître la suite, le roi lui accorde chaque jour une journée supplémentaire.
Shéhérazade a inspiré de nombreux compositeurs comme SCHUMANN (dans son Album für die Jugend, Album pour la jeunesse),
ou RIMSKI-KORSAKOV (1888). C’est par le ballet éponyme de l’ami Rimski que les Ballets russes se sont fait connaître à Paris.
Le Shéhérazade de RAVEL (1904) est un cycle de mélodies sur des poèmes de Tristan KLINGSOR.
En 1914, Henry RABAUD écrit sa seule œuvre à être restée au répertoire, Mârouf, Savetier du Caire.
Un autre conte célèbre, celui « d’Aladin et la lampe merveilleuse », a fait l’objet de nombreuses mises en musique. On peut citer celles du Danois Carl NIELSEN en (1918 – 1919) ou celle de Nino ROTA, connu pour avoir écrit la musique de la plupart des films de FELLINI, et qui a écrit le conte lyrique Aladin et la lampe merveilleuse.
(Source principale : Margaret SIRONVAL, album de la Pléiade Mille et une nuits, éditions Gallimard, 2005)
En 1979, l’azerbaïdjanais Fikret AMIROV écrit un ballet, Mille et une nuits, dans lequel on retrouve Sinbad, Aladin ou Ali-Baba et les quarante voleurs.
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