Divers

LES ANNIVERSAIRES DE 2025 – 3 – LES ŒUVRES QUE C’EST PAS DE L’OPÉRA

Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs et les compositrices » puis « les opéras« , voici maintenant « les œuvres classiques que c’est pas de l’opéra ».

Il y a 400 ans, en 1625, Heinrich Schütz composait ses Cantiones Sacrae.

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Il y a 250 sans, en 1775, Grétry écrit L’Arbre enchanté ou le Tuteur dupé, d’après Jean de la Fontaine.

1775, c’est aussi l’année où est censée se dérouler l’action de Capriccio, de Strauss, dans un château près de Paris.

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L’année 1825, il y a 200 ans donc, est particulièrement riche en création. Il faut dire qu’elle correspond à une période d’activité extraordinaire de Beethoven et de Schubert !

Pour Beethoven, c’est la création/échec du 12e quatuor, alors que la création du 15e quatuor est un vrai succès. Il ébauche aussi le 14e et commence à travailler à la 10e symphonie (!)

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Pour Schubert, 1825 est l’année où il succombe à la Walter Scott-mania, de cet écrivain écossais dont le romantisme a conquis toute l’Europe. Il écrit notamment sept lieder sur La Dame du Lac, les Ellens Gesang. Le troisième de ces lieder est particulièrement connu, puisqu’il s’agit de son Ave Maria ! Il commence sa dernière symphonie, la Grande Symphonie en Ut n°9. Sa réputation croît et ses sonates commencent à être publiées et jouées par les pianistes de son époque.

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En 1825, Berlioz prend des leçons auprès de Lesueur et fait créer sa Messe Solennelle.

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En 1825, Mendelssohn écrit son Octuor opus 20.

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Il y a 150 ans, en 1875, Moussorgski écrit le cycle Chants et danses de la mort.

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Pour Tchaïkovski, 1875 est l’année où il écrit son premier Concerto de piano, qu’il dédie à Hans von Bülow, et que ce dernier va jouer dans le monde entier. En 1875 encore, il écrit sa troisième Symphonie, et il reçoit une commande du Bolchoï : le ballet du Lac des Cygnes.

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En 1875, Grieg écrit pour le dramaturge Ibsen une musique de scène pour sa pièce Peer Gynt, sans doute sa partition la plus connue.

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Il y a 100 ans, en 1925, Albert Roussel écrit La Naissance de la lyre d’après Sophocle.

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Pour Gershwin, 1925 est l’année de son Concerto en fa.

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Il y a 50 ans, en 1975, Britten écrit sa cantate Phaedra.

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Divers

LES ANNIVERSAIRES DE 2025 – 2 – LES OPÉRAS

Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quels événements nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. « Les compositeurs et les compositrices » puis « les opéras », puis encore « les œuvres que c’est pas de l’opéra« .

Il y a 400 ans Francesca Caccini composait la Liberazione di Ruggiero dall’isola d’Alcina (la Libération de Roger de l’île d’Alcina). Cet opéra, le premier écrit par une femme, a été créé le 3 février 1625.

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Il y aura 350 ans en 1675 qu’avait lieu la création de Thésée de Lully, le 15 janvier 1675.

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Il y aura 300 ans le 13 février avait lieu la création de Rodelinda de Haendel.

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Il y a 250 ans ont eu lieu les créations de :

La Finta Giardinera de Mozart, le 13 janvier 1775.

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Il Re pastore de Mozart le 23 avril 1775.

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Il y aura 200 ans le 10 décembre avait lieu la création de La Dame blanche de Boïeldieu (1825).

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1825 est aussi l’année de la création de Guy Mannering (1825) de Louise Bertin, d’après Walter Scott.

Il y a 150 ans avait lieu la création de Carmen de Bizet, le 3 mars.

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Il y a 100 ans étaient créés :

le 21 mars, L’Enfant et les sortilèges de Ravel.

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le 14 décembre Wozzeck de Berg, à Vienne,

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le 18 décembre, L’affaire Makropoulos de Janacek à Brno.

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Il y a 50 ans étaient créés les Exercices de conversation et de diction françaises pour étudiants américains de Gérard Calvi, sur un texte d’Ionesco.

Le Pavillon au bord de la rivière de Betsy Jolas a été créé en juillet 1975.

Compositrices, Divers

LES ANNIVERSAIRES DE 2025 – 1 – LES COMPOSITEURS ET LES COMPOSITRICES

Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs et les compositrices » puis « les opéras« , puis encore « les œuvres que c’est pas de l’opéra« .

Il y a 300 ans le 24 octobre disparaissait Alessandro Scarlatti (1660–1725).

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Il y a 250 ans naissait, le 7 décembre, François-Adrien Boïeldieu.

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Il y a 200 ans disparaissait, le 7 mai, Antonio Salieri (1750-1825).

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C’était aussi le cas de son « frère jumeau », comme on l’appelait à l’époque, Arnoldo Poivrieri (1755-1825), mort le 1er avril.

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Toujours en 1825, mais le 25 octobre, naissait Johann Strauss II.

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Il y a 200 ans disparaissait, le 31 mai, Louise Farrenc.

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Trois jours plus tard, c’est son collègue Georges Bizet (1838–1875) qui disparaissait.

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Maurice Ravel (1875-1937), lui, a eu la bonne idée de naître le 7 mars, quatre jours après la création de Carmen de Bizet.

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Il y a 100 ans, le 26 mars 1925, naissait Pierre Boulez (1925-2016).

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Enfin, il y a 50 ans, le 9 août, disparaissait Dimitri Chostakovitch (1906–1975).

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Mythologie

DIANE

Diane sortant du bain, de Boucher

Dans la mythologie latine, Diane était la déesse de la chasse et de la lune, l’équivalente de l’Artémis grecque.

On trouve plusieurs évocations de Diane dans le domaine lyrique.

Diane était accompagnée de 80 nymphes, qui devaient observer une chasteté absolue.

Les Nymphes de Diane (1755) est un opéra-comique de Favart et Moulinghem.

On retrouve ces nymphes dans le ballet Sylvia, ou la nymphe de Diane, de Léo Delibes.

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Dans le livre II des Métamorphoses d’Ovide, l’auteur nous narre la mésaventure de Callisto, une de ces suivantes, violée par Jupiter. Quand Diane s’en aperçoit, elle chasse Callisto qui finit transformée en ourse par la jalouse Junon. Cette histoire a été mise en musique en 1651 par Cavalli.

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Au début d’Hippolyte et Aricie (1733) de Rameau, Diane et Amour se disputent pour savoir laquelle règne sur le cœur des hommes.

Cliquez sur le temple sacré de Diane

Rameau encore dans l’air « Les nymphes de Diane accompagnent Zéphyre en ces lieux ».

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Dans ses Métamorphoses, Ovide nous conte les malheurs du chasseur Actéon qui, ayant surpris Diane au bain, fut transformé en cerf par la déesse. Actéon a alors été dévoré par sa meute de chiens qui ne l’avaient pas reconnu. Actéon (1684) est un opéra de Marc-Antoine Charpentier.

Charpentier Actéon air de Diane

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Autre nymphe au service de Diane qui abandonne la déesse par amour, Procris quitte son service pour le beau Céphale. Pour se venger, Diane s’arrange pour que Céphale, victime d’un enchantement, tue Procris qu’il prend pour une bête furieuse. Cette légende a été plusieurs fois mise en musique, dont une par Grétry.

Cliquez sur les suivantes de Diane

Dans la version grecque, Endymion était l’amant de Séléné, dont il a eu 50 filles. Diane et Endimion est un opéra-comique de Piccinni. Cupidon, jaloux d’Endymion, cherche à les séparer.

Diane ou la Vengeance de Cupidon est un opéra de Keiser datant de 1712.

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Diane et l’amour (1802) est un opéra anacréontique d’Edelmann.

Dans Iphigénie en Tauride (1779) de Gluck, Iphigénie est envoyée en Tauride par Diane.

Dans l’Olympe hautement fantaisiste d’Orphée aux Enfers d’Offenbach, Diane est outrée que Jupiter ait transformé son amant en cerf.

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L’aspect lunaire de Diane (Séléné) est chanté par Gabriel Fauré dans l’Horizon chimérique, « Diane, Séléné ».

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Compositrices, Divers

LA SOLUCE DU CALENDRIER DE L’AVENT 2024

Voici le récapitulatif de mon calendrier de l’avent 2024, consacré aux compositrices :

Le 2 décembre : Hildegarde von Bingen, O Vis eternitatis.

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Le 3 décembre : Francesca Caccini, La liberazione di Ruggerio dall’isola d’Alcina « Ahi, Melissa ».

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Le 4 décembre : Barbara Strozzi, « Che si puo fare ».

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Le 5 décembre : Elisabeth Jacquet de la Guerre, Le Sommeil d’Ulysse, « La Tempête ».

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Le 6 décembre : Louise Farrenc, Sextuor.

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Le 7 décembre : Louise Bertin, Esmeralda, « Air des cloches ».

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Le 9 décembre : Fanny Mendelssohn Trio avec piano.

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Le 10 décembre : Clara Schumann, Abendfeier in Venedig.

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Le 11 décembre : Pauline Viardot, La chanson du pêcheur.

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Le 12 décembre : Clémence de Grandval, Mazeppa.

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Le 13 décembre : Augusta Holmès, Roland furieux.

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Le 14 décembre : Mel Bonis, Ave Maria.

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Le 16 décembre : Ethel Smyth, La Marche des femmes.

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Le 17 décembre : Germaine Tailleferre, Adagio.

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Le 18 décembre : Lili Boulanger, Du Fond de l’abîme.

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Le 19 décembre : Isabelle Aboulker, Douce et Barbe-Bleue.

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Le 20 décembre : Claire Renard, Orimita.

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Le 21 décembre : Kaija Saariaho, L’Amour de loin.

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Le 23 décembre : Zelda Ocarina, Symphony of the Goddesses.

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Le 24 décembre : Sophie Lacaze, O Sapientia.

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Et pour le 25 décembre, un bonus surprise mystère :

Vous ne croyez quand même pas que je vais vous dire ce qu’est le bonus surprise mystère ?
Mes opéras préférés, Mythologie

ORPHÉE AUX ENFERS, d’OFFENBACH (1858)

Orphée aux Enfers est un opéra-bouffe en 2 actes et 4 tableaux de Jacques Offenbach créé le 21 octobre 1858, sur un livret d’Hector Crémieux et Ludovic Halévy.

Le pitch : Orphée (un violoniste), et Eurydice se trompent l’un l’autre allègrement. Eurydice meurt, mais l’Opinion publique, sous la forme d’une mezzo-soprano, demande à Orphée d’aller la rechercher chez son amant Pluton, aux enfers.

Acte I : Eurydice s’apprête à retrouver le berger Aristée, son amant (Air : « La femme dont le cœur rêve »).

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Orphée arrive et lui fait une scène. Il a préparé un piège (Air : « Ah, c’est ainsi ! »). Aristée entre en scène (Air : Moi, je suis Aristée »), mais c’est Eurydice qui tombe dans le piège d’Orphée.

Cliquez sur Aristée

Aristée reprend sa véritable forme. C’est Pluton, le dieu des enfers, et il emporte Eurydice chez lui (Air : « La mort m’apparaît souriante »).

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L’opinion publique intime à Orphée l’ordre d’aller rechercher sa femme en enfer (Air : « Viens, c’est l’honneur qui t’appelle »).

Sur le sommet de l’Olympe, Cupidon et Vénus rentrent au petit matin. Diane, elle, est outrée que Jupiter ait métamorphosé son amant Actéon en cerf. (Air : « Quand Diane descend dans la plaine ».)

Cliquez sur Diane

Junon, toujours soupçonneuse, pense que c’est son mari Jupiter qui a enlevé Eurydice, mais Mercure lui révèle que c’est Pluton le coupable (Air : « Et hop, et hop, place à Mercure »).

Cliquez sur Mercure

Pluton arrive et cherche à calmer Jupiter. Alors que dans l’Olympe, les habitants commencent à se fâcher contre les frasques du dieu en chef (Chœur : « Aux armes, dieux et demi-dieux ».), Orphée arrive, en compagnie de l’Opinion publique. Jupiter ordonne à Pluton de relâcher Eurydice. Il décide de descendre lui-même en enfer pour contrôler la bonne exécution de son ordre.

Acte II : Eurydice s’ennuie aux Enfers. Styx cherche à la distraire, en lui contant son passé (Air : « Quand j’étais roi de Béotie »).

Cliquez sur Eurydice et Styx

Jupiter arrive et veut séduire Eurydice. Il est aidé par son fils Cupidon qui le transforme en mouche pour lui permettre d’approcher la jeune femme (Air et duo : « Il m’a semblé sur mon épaule »).

Cliquez sur Jupiter et Eurydice

Pluton organise une fête endiablée (Chœur : « Vive le vin, vive Pluton »).

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Eurydice entonne un hymne à Bacchus (Air : « J’ai vu le dieu Bacchus ».) Jupiter cherche à enlever Eurydice, mais Pluton l’en empêche. C’est le moment où Orphée, toujours accompagné de l’Opinion publique, vient rechercher Eurydice. Jupiter est obligé d’accepter, mais à une condition, qu’Orphée ne se retourne pas en sortant des enfers. Malheureusement, Orphée se retourne, et Jupiter décide de consacrer Eurydice à Bacchus. (Final : « Galop infernal ».)

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Divers

LES POÈMES SYMPHONIQUES DE CÉSAR FRANCK

On considère souvent que Franz Liszt est l’inventeur de la forme poème symphonique. Pourtant, le véritable inventeur est César Franck, qui a écrit son poème symphonique Ce qu’on entend sur la montagne, d’après un poème de Victor Hugo, dès 1846, alors que Liszt a composé le sien en 1847.

Cette forme a occupé Franck tout au long de sa vie.

Ce qu’on entend sur la montagne (1846) a été écrit sur un poème de Victor Hugo.

Cliquez sur Franck (Mikko)

Le Chasseur maudit (1881) s’inspire d’un poème allemand narrant l’histoire d’un comte allemand préférant aller à la chasse plutôt qu’à la messe un dimanche matin. Au milieu de sa chevauchée, il entend une voix qui le maudit et de chasseur devient chassé, poursuivi par une horde de diables. Il commence par une extraordinaire évocation de la chasse avec l’appel des cors, suivie par les cloches de l’église qui appellent les fidèles à la messe.

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Les Djinns (1885) s’inspire d’un poème de Victor Hugo, déjà porté en musique par Gabriel Fauré ou Louis Vierne.

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Cliquez sur les Djinns (de Fauré)

Psyché (1886) s’inspire des aventures de la jeune Psyché qui était si belle qu’elle provoqua la jalousie de Vénus. Avec Psyché, Franck se rapproche encore plus de l’opéra (i.e. une histoire racontée en musique et au chant), puisqu’il intègre un chœur à son poème symphonique.

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Histoire de l'opéra

LISZT LE TRANSCRIPTEUR

Au XIXe siècle, on ne disposait pas des moyens modernes d’enregistrements et de diffusion de masse de la musique. Bien souvent, la musique parvenait dans les petites villes, qui n’avaient pas forcément de théâtre ou de salles de concert par le biais de transcriptions.

La plupart de ces transcriptions étaient réalisées sur commande des éditeurs de musique, mais quelques « grands » compositeurs se sont prêtés au jeu et c’était pour eux l’occasion de briller dans les salons ou au concert. Franz Liszt, le brillant pianiste, a ainsi transcrit un grand nombre d’airs d’opéra. Il était coutumier du fait puisqu’à l’âge de onze ans, il avait déjà transcrit les neuf symphonies de Beethoven pour le piano!

C’est ainsi qu’on peut entendre :

La Flûte enchantée de Mozart :

Mozart Liszt La Flûte enchantée (transcription)Cliquez sur les deux génies

Norma de Bellini

Bellini Norma transcription LisztCliquez sur la pianiste

La mort d’Isolde de WAGNER

Wagner Liszt Tristan und Isolde mort d'Isolde (transcription)Cliquez sur la pianiste

Le final d’Aïda de Verdi

Verdi Liszt Final d'Aïda

La Esmeralda, de Louise Bertin.

Mais Liszt ne s’est pas contenté de transcrire des opéras, il a aussi transcrit, pour le piano seul, des lieder, notamment de Schubert

Schubert Liszt Gretchen am Spinnrade (transcription)Cliquez sur la pianiste

ou encore de J.-S. Bach.

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(P.S. je ne suis pas pianiste, mais quand j’entends la difficulté de ces pièces, je ne suis pas certain qu’elles aient réellement aidé à diffuser la musique dans les salons pour lesquels elles étaient destinées.)

Divers

MON ANNÉE LYRIQUE 2024

J’étais hier soir au Théâtre des Champs-Élysées pour la dernière de Dialogue des Carmélites. Je peux à présent vous présenter un bilan de mon année lyrique 2024, année qui a été particulièrement riche.

Le 19 janvier Dracula de Pierre Henry (orchestré par Louati) à l’Opéra de Lille.

Le 20 janvier Notre-Dame de Paris de Plamondon – Cocciante au Zénith de Lille

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Le 4 février, Zémire et Azor de Grétry au Théâtre municipal de Tourcoing.

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Le 13 février, création de Beatrice di Tenda, de Bellini, à l’opéra Bastille.

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Le 3 mars, création française de l’Ange exterminateur, de Thomas Adès, à l’Opéra de Paris.

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Le 17 mars, Atys de Lully à l’Atelier lyrique de Tourcoing.

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Le 30 mars, une adaptation/trahison de la Esmeralda, de Louise Bertin, à Tours.

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Le 13 avril, Tristan und Isolde de Wagner à Lille.

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Le 28 avril, Médée de Charpentier au palais Garnier.

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Le 2 mai, The Turn of the Screw de Britten à Bruxelles.

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Le 21 mai, Don Quichotte de Massenet à Bastille.

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Le 24 mai, Les Ailes du désir de Louati à Tourcoing.

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Le 4 juin, l’épatante Chauve-Souris de Strauss, mise en scène par Laurent Pelly à Lille.

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Le 29 juin, l’Olimpiade de Vivaldi au Théâtre des Champs-Élysées (TCE).

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Le 10 octobre, les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, au Metropolitan Opera de New York.

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Le 16 octobre, Polifemo de Porpora à l’opéra de Lille.

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Le 6 décembre, David et Jonathas de Charpentier à l’opéra de Lille.

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Et enfin, le 12 décembre, Dialogue des Carmélites de Poulenc au TCE.

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littérature, Oulipo, Poésie

Jacques ROUBAUD (1932-2024)

Nous venons d’apprendre la mort, le 5 décembre 2024, du polymathe oulipien Jacques Roubaud, mathématicien, écrivain et poète, spécialiste des troubadours et/ou du sonnet.

Jacques Roubaud naît le 5 décembre 1932 à Calluire, dans le Rhône.

Il démarre des études littéraires, qu’il interrompt assez tôt. En 1944, il publie un premier recueil de poésies, Poésies juvéniles.

Laissant tomber les études de lettre, il se tourne vers les mathématiques, qu’il enseigne à Rennes, puis à l’université de Paris-Nanterre. Dès lors, des aspects formels mathématiques apparaissent dans son œuvre littéraire, rendant indissociables ces deux aspects de sa personnalité.

En 1966, Roubaud entre à l’Oulipo sous le parrainage de son ami Raymond Queneau. La trilogie de La belle Hortense (1985) est d’ailleurs une « suite » du roman Pierrot mon ami, de Queneau. Roubaud est également proche de Georges Perec, avec qui il écrit un Traité invitant à la découverte de l’art subtil du jeu de Go. À l’Oulipo, Roubaud est le créateur de la fameuse contrainte « Tout texte bâti suivant une contrainte doit contenir la description de cette contrainte ». Dans La Disparition, Perec se sert de textes écrits par Roubaud, dont le sonnet liminaire de ce roman, sonnet qui décrit, respectant ainsi le principe de Roubaud, la contrainte que Perec s’est imposée pour son gigantesque lipogramme en E.

Jacques Roubaud se marie en 1980 avec la photographe Alix Cléo, qui meurt en 1983. Roubaud transpose sa peine au travers de Quelque chose noir et du premier volume de son grand œuvre, Le Grand Incendie de Londres.

Le Grand Incendie de Londres (1989) est la première branche d’une sorte d’autobiographie qui en comprend six. Suivront La Boucle (1993), consacré à ses souvenirs d’enfance, Mathématique (1997) où il nous parle de ses liens avec Bourbaki et où il rend hommage à son maître Hadamas, Dans Poésie (2000), il revient à un autre de ses centres d’intérêt, puisque Roubaud, outre sa somme sur les poèmes des troubadours, a exploré la forme du sonnet et de l’alexandrin. La branche cinq, La Bibliothèque de Warburg (2002), Impératif catégorique (2008) constitue la deuxième partie de la branche 3 (Mathématique) et enfin la sixième branche, La Dissolution (2008).

En 1991, la compositrice Kaija Saarihao met en musique les Échanges de la lumière, et en 2004, elle écrit pour le violon Graal théâtre, d’après la pièce de Roubaud et Florence Delay.

Saariaho Graal ThéâtreCliquez sur Graal Theatre

En 2002, Roubaud travaille avec le compositeur François Sarhan pour qui il écrit la Grande Kyrielle du sentiment des choses.

En 2021, Roubaud est lauréat du prix Goncourt de la poésie pour l’ensemble de son œuvre.

Jacques Roubaud meurt le 5 décembre 2024 à Paris, à l’âge de 92 ans.

En hommage à Jacques Roubaud, je vous propose une lecture orientée de l’Ode à la ligne 29 des autobus parisiens (2014), un formidable exercice de style oulipien.

Dans l’ode à la ligne 29 … (2014), il décrit ainsi tout ce qu’un voyageur qui emprunte de bout en bout cette ligne d’autobus peut observer.

C’est ainsi que, très vite, partant de Saint-Lazare, il passe par l’opéra (Garnier), où il évoque Falstaff ou Don Juan.

Page 43, il passe par l’avenue E. Reyer, compositeur post-wagnérien auteur des opéras Sigurd et Salammbô.

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Page 48, il est bien question à nouveau d’opéra, mais il s’agit de la pâtisserie qui porte ce nom, et dédiée aux petits rats de l’opéra.

Page 66, il évoque Beaumarchais, et page 69, à propos d’Apollinaire, il cite « Le fleuve est pareil à ma peine, il s’écoule et ne tarit pas », du poème Marie si bellement mis en musique par Francis Poulenc.

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Page 70, il arrive à Bastille, dont il évoque l’opéra. Page 80, se rappelant son éducation musicale, il cite Bach, Beethoven, Mozart et les airs de Haendel, et poursuit page 81 avec les « contemporains  » Brahms, Debussy, Bartok, Schoenberg et Webern.

Page 92, il cite le Fairy Queen de Shakespeare, mis en musique par Purcell,

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et enfin, arrivé vers le bout de la ligne, il arrive à l’arrêt Ravel dont il cite le Concerto pour la main gauche, écrit pour le pianiste Paul Wittgenstein.

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