Comme le mythe d’Orphée ou le mythe de Faust, le mythe associé au personnage de Don Juan, a inspiré les écrivains et les musiciens au cours des siècles.
Apparu en Espagne en 1630 dans la pièce de TIRSO de MOLINA El Burlador de Sevilla y Convidado di piedra (Le Trompeur de Séville et l’Invité de pierre), on le retrouve en Italie vers 1650 avec deux pièces Le convive de pierre (Il convitato di pietra) et le Festin de pierre (Il convito de pietra). De l’Italie, le personnage et son mythe arrivent en France avec MOLIÈRE et son Dom Juan ou le Festin de pierre (1665).
Le dramturge italien GOLDONI écrira lui aussi un Don Juan en 1730.
En 1761, GLUCK écrit un ballet sur le Don Juan de Molière, un an avant son Orfeo ed Euridice.
Autre adaptation de la pièce de Molière avec le Don Giovanni (1788) de MOZART et DA PONTE, un des opéras les plus fameux du répertoire.
Au XIXe siècle, les romantiques donnent un autre tour à Don Juan, qui perd son côté libertin, au sens ancien du terme, c’est-à-dire de libre penseur. Ainsi pour l’Anglais Lord BYRON, Don Juan n’est plus qu’une victime de la séduction qu’il suscite chez les femmes et le côté religieux, ou plutôt le rejet de la religion disparaît.
E.T.A. HOFFMANN, en bon admirateur de Mozart, écrira en 1813 Don Juan, une fantaisie, dans laquelle une cantatrice chante un air de Don Giovanni. Cette fantaisie fait partie des pièces qui ont été mises en musique 70 ans plus tard par OFFENBACH dans ses Contes d’Hoffmann.
En 1830, c’est le Russe POUCHKINE qui s’empare du mythe, dans son Convive de pierre. Ce Convive de Pierre sera adapté pour l’opéra par DARGOMIJSKI (1813 – 1869), créé en 1872 après avoir été fini par CUI et RIMSKY-KORSAKOV.
Le héros continue sa carrière littéraire en France avec BALZAC (1830), MÉRIMÉE (1834) ou DUMAS.
En 1844, l’Allemand LENAU commence un don Juan, pour qui le héros est à la recherche de l’Éternel féminin, ou de la femme qui le représenterait. Ce poème sera publié après sa mort, en 1851, et c’est lui qui a inspiré à Richard STRAUSS son poème symphonique (1887).
Retour en Russie avec le Don Juan de TOLSTOÏ (1862), pour lequel TCHAÏKOVSKI écrira cette « sérénade de Don Juan ».
(Merci à Johan de m’avoir fait découvrir cette pièce sur son blog.
https://lespetitesanalyses.com/2020/05/29/coeur-de-chien-mikhail-boulgakov/)
MAHLER lui-même y est allé de sa Sérénade de Don Juan (publiée en 1909), une œuvre de jeunesse d’après l’œuvre originale de Tirso de Molina.
Au XXe siècle, Don Juan continue à inspirer les écrivains, comme Edmond ROSTAND avec sa dernière pièce La dernière Nuit de don Juan (1921) ou MONTHERLANT en 1958.
(Sources principales [pour la partie littéraire]
Dictionnaire des Personnages, 1960, Bouquins LAFFONT,
Encyclopaedia Universalis 2017.)
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