Cinéma, Compositeurs, Historique, Mythologie

Camille SAINT-SAËNS (1835 – 1921)

Camille SAINT-SAËNS est né à Paris le 9 octobre 1835. Son père meurt quand il a deux mois, et il est élevé par sa mère, peintre, qui veut faire de son fils un artiste. Il apprend le piano avec une grand-tante, et se révèle vite être un enfant prodige. À onze ans, il donne son premier concert, où il joue le 3e concerto de Beethoven. Il entre au Conservatoire de Paris en 1848, où il a GOUNOD comme professeur de composition. Il se distingue de ses petits camarades compositeurs français en n’obtenant pas le Grand Prix de Rome, et il sort du Conservatoire avec un prix d’orgue.

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En 1853, à la sortie du Conservatoire, Saint-Saëns devient titulaire de l’orgue de Saint-Merri, où il se fait remarquer par BERLIOZ et LISZT. Avec un tel parrainage, il n’est pas étonnant qu’il se soit distingué plus tard avec ses poèmes symphoniques (Liszt est considéré comme « l’inventeur » du poème symphonique.) En 1857, il prend les commandes des grandes orgues de La Madeleine à Paris, où il restera 20 ans. C’est à cette occasion qu’il écrit son Ave Verum.

Saint-Saëns Ave VerumCliquez sur le chœur

En 1861, Saint-Saëns est professeur de piano dans une école de musique à Paris, où il a comme élève Gabriel FAURÉ et André MESSAGER. Pour le piano, il écrit cinq concertos, dont un en seulement dix-sept jours pour permettre à son ami Anton RUBINSTEIN d’avoir quelque chose de neuf à jouer lors d’un séjour à Paris. En 1870, il s’installe en Angleterre et a l’occasion de jouer devant la reine Victoria. Il compose également de la musique de chambre (Sonate pour piano et violoncelle, Rondo capricioso pour violon [1870]).

Saint-Saëns sonate piano violoncelle no 1Cliquez sur la pianiste et le violoncelliste (et la tourneuse de pages)

En 1871, de retour en France, Saint-Saëns fédère autour de lui un groupe de jeunes musiciens français, et fonde la Société nationale de musique, pour défendre une musique conforme au génie français (on sortait alors de la guerre perdue contre la Prusse), société à laquelle adhèrent notamment César FRANCK ou son élève Gabriel Fauré.

En 1872, il compose un premier opéra, La Princesse Jaune, qui est un échec. Ses poèmes symphoniques qui datent de la même décennie connaissent plus de succès (Le Rouet d’Omphale en 1871, Phaéton en 1873 d’après les Métamorphoses d’OVIDE, La Danse Macabre en 1874…)

Saint-Saëns PhaetonCliquez sur l’image

En 1875, Saint-Saëns se marie, mais son mariage est un échec. Après la mort de ses deux enfants en 1878, il se sépare de sa femme et assume désormais son homosexualité. 1875 est aussi l’année de sa première tournée à Saint-Pétersbourg, où il dirige La Danse Macabre.

Saint-Saëns la danse macabreCliquez sur l’orchestre

En 1877, il reçoit une forte somme de la part d’un mécène, qui meurt cette même année. Il écrit son chef-d’œuvre (pour l’opéra) Samson & Dalila (créé par Liszt en 1877 à Weimar).

Saint-Saëns Samson et Dalila Printemps qui commenceCliquez sur Dalila

En 1878, il crée son Requiem à la mémoire de son mécène. Il fait jouer les poèmes symphoniques de son ami Liszt en France.

Dans les années 1880, Saint-Saëns entre à l’Académie des beaux-arts et reçoit la Légion d’honneur. En 1883, il compose l’opéra Henry VIII, et en 1886, sa monumentale Symphonie avec orgue, (dédiée à la mémoire de Liszt) et le délicieux Carnaval des animaux.

Saint-Saëns symphonie avec orgueCliquez sur l’organiste

Saint-Saëns le carnaval des animauxCliquez sur les animaux

À partir de 1888, après la mort de sa mère, il se met à voyager, notamment en Algérie et en Égypte, où il subit l’influence des musiques orientales (son cinquième concerto de piano est appelé « l’égyptien »).

En 1898, on crée son opéra Déjanire aux Arènes de Béziers.

Saint-Saëns Déjanire version BandaCliquez sur la banda

En 1906, lui qui a déjà joué partout en Europe part en tournée aux États-Unis. En 1908, il est également le premier compositeur de musique de film (L’assassinat du duc de Guise).

Saint-Saëns meurt à Alger le 16 décembre 1921, à l’âge de 86 ans.

Saint-Saëns autographe(autographe de Saint-Saëns, collection de l’auteur de ce blog)

Et pour retrouver d’autres compositeurs ou compositrices à qui j’ai consacré un article c’est ici: Compositeurs.

Animation 1, Cinéma, Compositeurs, littérature, Woody Allen

George GERSHWIN (1898 – 1937)

George GERSHWIN est né le 26 septembre 1898 à Brooklyn. Fils d’une famille de juifs russes émigrés à la fin du XIXe siècle, il grandit à New-York. Il découvre le piano à l’âge de 12 ans, et montre tout de suite de grandes dispositions pour la musique. Auteur de chansons, puis de comédies musicales, il publie sa première composition à 18 ans.

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En 1924, il honore une commande pour un concerto-jazz, la fameuse Rhapsody in blue qui lancera la carrière internationale de Gershwin.

(En 1979, Woody ALLEN ouvrira son magnifique Manhattan sur cette Rhapsody in blue.)

En 1924, il signe un contrat pour un concerto de piano. Sitôt le contrat signé, il se précipite dans une librairie pour acheter un manuel de composition pour son concerto ! Il en résulta le Concerto en fa (1925).

Gershwin concerto en fa

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En 1928, il rencontre RAVEL qui effectuait une tournée aux U.S.A. Il lui demande des cours de composition, Ravel refuse, au titre qu’il ferait « du Ravel de seconde classe, au lieu de faire du Gershwin de première classe » (rapporté par Jean ECHENOZ dans Ravel.) Gershwin part à son tour en tournée, en Europe, et c’est à Paris qu’il termine une autre de ses œuvres très populaires, Un Américain à Paris (1928).

Gershwin An American in Paris

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(On trouve quelques mesures de Un Américain à Paris au début de One cab’s Family du génial Tex AVERY.)

Parmi ses mélodies figurent de nombreuses pièces qui sont devenues des standards du jazz, comme « The Man I love »

Gershwin The Man I love

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ou encore I got Rhythm (qu’on peut entendre sur la B.O. de Celebrity [1989], de Woody Allen.)

Gershwin I got rythm

Cliquez sur le trio de jazz

George Gershwin a beaucoup travaillé avec son frère Ira (diminutif d’Israël) comme parolier, que ce soit pour ses mélodies ou ses comédies musicales.

En 1935, ils écrivent ensemble l’opéra jazz Porgy and Bess qui connaîtra un immense succès, plus peut-être dans le milieu du jazz que dans celui de l’opéra. Il en existe de nombreux enregistrements, dont un fameux de Ella FITZGERALD et Louis ARMSTRONG.

Gershwin Porgy and Bess Summertime

Cliquez sur Satchmo

Gershwin meurt le 11 juillet 1937 d’une tumeur au cerveau.

Retrouvez plus de billets consacrés aux compositeurs en cliquant sur ce lien : Compositeurs.

Compositeurs, Religion

GOUNOD MYSTIQUE

Je n’ai pas insisté dans mon billet consacré à Charles GOUNOD sur le côté mystique de celui-ci. À la demande générale de l’un d’entre vous, voici donc un complément à ce billet.

Arrivé en 1839 à Rome avec son Grand Prix, il découvre les musiques de la chapelle Sixtine, notamment celle de PALESTRINA.

Palestrina O Magnum MysteriumCliquez sur le vitrail

Mais surtout, il fait la connaissance du Père LACORDAIRE, un brillant prédicateur, et sous son influence, il songe à devenir ecclésiastique. Dans cet état d’esprit, il écrit de la musique d’inspiration religieuse, notamment une Messe solennelle. En 1842, il quitte Rome pour Vienne, où il fait jouer son Requiem.

Il rentre à Paris en 1843 et pendant cinq ans, il n’écrit que de la musique religieuse. En 1848, il s’habille en ecclésiastique et se fait appeler l’abbé Gounod. Il assiste aux conférences de Lacordaire et suit des cours de théologie à Saint-Sulpice.

Gounod Ave Maria NormanCliquez sur l’image

Après son célébrissime Ave Maria de 1853, il compose en 1855 sa Messe de Sainte-Cécile.

Gounod messe de Sainte-CécileCliquez sur le disque

En 1878, épuisé par la composition de ses opéras, il retourne à Rome où il commence un opéra chrétien, Polyeucte.

Sur la fin de sa vie, il n’écrit plus que des œuvres d’inspiration religieuse telles Rédemption et Mors et Vita.

Il meurt en 1893, année où il écrit encore un Requiem (en Ut majeur) à la mémoire de son petit-fils.

Gounod requiem en Ut majeurCliquez sur l’image

Bande dessinée, Compositeurs, Maria Callas

Charles GOUNOD (1818 – 1893)

Charles GOUNOD, l’auteur d’une des adaptations les plus populaires du mythe de Faust, est né le 17 juin 1818 dans une famille d’artistes. Son père était aquafortiste et sa mère pianiste.

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En 1839, Charles remporte le grand prix de Rome, et son séjour à la villa Médicis est l’occasion pour lui de découvrir la musique polyphonique italienne, notamment celle de PALESTRINA.

Profondément croyant, il entre au séminaire, mais ne va pas jusqu’à la prêtrise. En 1853, il écrit une pièce pour violon d’après un prélude de BACH. Cette pièce deviendra plus tard son célèbre Ave Maria.

Gounod Ave Maria Norman

En 1851, il compose son premier opéra, Sapho. En 1854, ce sera La Nonne Sanglante, d’après le roman gothique anglais de C.S.LEWIS.

En 1855, il écrit la très belle Messe de Sainte Cécile.

Gounod Messe de Sainte Cécile SanctusCliquez sur l’image

En 1858, il écrit Le Médecin malgré lui, d’après MOLIÈRE.

Gounod Le médecin malgré lui 2

En 1859, c’est la création de son Faust, qui deviendra, et pour longtemps, l’opéra le plus joué au monde, avec notamment le fameux Air des bijoux, popularisé par HERGÉ avec le personnage de La Castafiore.

Gounod Faust Bijoux CallasCliquez sur la Callas

En 1863, après une rencontre avec le poète Frédéric MISTRAL, il compose Mireille, d’après le poème de Mistral.

En 1867, il compose son autre énorme succès, Roméo et Juliette. Après cet opéra, sa verve lyrique se tarit, et il ne se consacre plus qu’à la composition d’œuvres sacrées.

Gounod Roméo et Juliette Ah lève toi soleilCliquez sur Roméo

Gounod meurt le 18 octobre 1893 à Saint-Cloud.

Retrouvez un autre aspect de Gounod dans le billet suivant: Gounod mystique.

Animation 1, Compositeurs, Histoire de l'opéra

LE GROUPE DES CINQ

Dans le cadre de l’éveil des écoles nationales, des compositeurs russes se sont fédérés autour de BALAKIREV (1836 – 1910) pour former ce qu’on a appelé le Groupe des Cinq. Leur motivation était d’écrire de la musique russe, en se détachant des canons imposés de la musique occidentale. (TCHAÏKOVSKI, très influencé par cette musique occidentale, ne faisait pas partie de ce groupe dont il ne comprenait pas, au début, la musique.)

Ces compositeurs étaient :

Autodidacte pour la musique, Borodine a poursuivi des études scientifiques et devient docteur en médecine. À côté de ses études, il compose néanmoins et a l’occasion de rencontrer Moussorgski. C’est Balakirev qui le fait entrer dans le groupe des cinq en 1862. L’œuvre la plus connue (chez nous) de Borodine est certainement le poème symphonique Dans les Steppes de l’Asie centrale, dédié à Franz LISZT.

Borodine dans les steppes de l'Asie centraleCliquez sur l’image

Il a également écrit de la très belle musique de chambre, ainsi que l’opéra le Prince Igor, célèbre pour ses « Danses polovtsiennes ».

  • César CUI (1835 – 1918)

Ingénieur en génie civil, il rencontre Balakirev en 1856, et c’est à son contact qu’il se met à écrire de plus en plus de musique. Parmi les opéras écrits par César Cui on peut noter un Mademoiselle Fifi (1900) d’après Guy de MAUPASSANT ainsi que deux opéras pour enfants Le petit Chaperon rouge (1911) et le Chat botté (1913).

Cui MagnificatCliquez sur le magnificat

Moussorgski est célèbre pour son opéra Boris Godounov, mais aussi pour les Tableaux d’une exposition ou encore la Nuit sur le Mont Chauve, rendue populaire par Walt DISNEY dans son dessin animé Fantasia.

Moussorgski Une nuit sur le mont chauve FantasiaCliquez sur l’image

Si le club groupe des cinq s’est formé autour de l’autodidacte Balakirev, Rimski-Korsakov en était le véritable ciment, et il a aidé, orchestré, voire complété les œuvres de ses camarades.

Rimsky-korsakov ouverture sur 3 thèmes russesCliquez sur l’image

Écrivains, Compositrices, littérature, Poésie

Guillaume APOLLINAIRE (1880 – 1918)

Né à Rome le 26 août 1880, Guillaume Apollinaire de KOSTROWITSKY est un poète du début du XXe siècle, proche des avant-gardes de son époque. Sa mère, d’origine polonaise, s’installe à Monaco, puis en France, où le petit Guillaume fait donc ses études.

En 1900, Guillaume (qui s’appelait encore Wilhelm) s’installe à Paris où, dès 1901, il publie des poèmes. Très vite, il prend son cinquième prénom, Apollinaire, comme pseudonyme, et signe donc Guillaume Apollinaire.

En 1907, PICASSO lui fait rencontrer Marie LAURENCIN, avec qui il entretient une liaison tumultueuse. Ses autres amis peintres s’appellent, DERAIN, de VLAMYNK ou le douanier ROUSSEAU. Marie lui inspirera le poème « Marie », publié dans le recueil Alcools.

Poulenc Apollinaire Marie

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En 1911, il publie son premier recueil de poésies, le Bestiaire ou le Cortège d’Orphée qui sera mis plus tard en musique par POULENC.

Poulenc Apollinaire le bestiaire

Cliquez sur le Bestiaire

En 1913, il publie son recueil Alcools. Arthur HONEGGER en tirera six mélodies entre 1915 et 1917.

Honegger Apollinaire les Saltimbanques

Cliquez sur les Saltimbanques

En 1914, il veut s’engager dans l’armée française, mais doit d’abord faire une demande de naturalisation pour y arriver. Il fait la connaissance de celle qu’il appellera Lou, et les poèmes qu’il lui envoie dans ses lettres seront publiés sous le titre Poèmes à Lou. En mars 1916, il est gravement blessé à la tête et doit être évacué à Paris, où il est opéré.

En 1917, il crée le terme « surréaliste » pour le programme du ballet Parade, de SATIE, COCTEAU et Picasso, monté par les Ballets russes. Cette même année, il écrit la pièce féministe (ou pas !) Les Mamelles de Tirésias, drame surréaliste en deux actes et un prologue. Cette pièce sera mise en musique par la compositrice Germaine ALBERT-BIROT (1877 – 1931), avant que Poulenc ne produise sa propre version en 1947.

Poulenc Apollinaire les Mamelles de Tirésias

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En 1918 paraît un nouveau recueil de poésie, les Calligrammes, pour lesquels la typographie même contribue à donner du sens au poème.

Apollinaire Calligramme

Il meurt le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole, à l’âge de 38 ans.

Et je vous propose, pour mieux découvrir le poème « Sanglots » extrait des Banalités mises en musique par Poulenc, une classe de maître extrêmement intéressante :

Compositeurs, Histoire de l'opéra, littérature

Nicolas RIMSKI-KORSAKOV (1844 – 1908)

Nicolas RIMSKI-KORSAKOV est né en 1844, dans une famille de l’aristocratie russe.

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Passionné de musique dès son plus jeune âge, il fait des études militaires sous la pression de sa famille. Après ses études, il entre dans la marine impériale. À 17 ans, son professeur de piano, avec qui il apprend la musique presqu’en cachette, le présente à Balakirev. Celui-ci le pousse à profiter de ses missions maritimes pour découvrir d’autres musiques. Il trouve le temps d’écrire une symphonie que Balakirev crée en 1865. Rimski-Korsakov vient saluer sur scène en uniforme d’officier de marine, comme le voulait le règlement de la marine impériale.

Affecté à l’État-major, il a du temps à consacrer à la composition. Il fait la connaissance de Borodine et Moussorgski. En 1868, il fait également la connaissance de Tchaïkovski, alors professeur au conservatoire de Moscou. La musique de ce dernier, encore sous forte influence occidentale, n’entraîne pas chez lui une adhésion sans faille.

Avec Borodine, Cui, Moussorgski et Balakirev, il forme ce qu’on appelle le groupe des cinq, qui se destinait à écrire de la musique russe, détachée des canons occidentaux.

En 1871, il entre comme professeur au conservatoire de Saint-Pétersbourg, ce qui l’oblige à parfaire ses connaissances théoriques. Il s’installe dans un appartement où il a Moussorgski comme colocataire. Il écrit son premier opéra, La Jeune Fille de Pskov. Fin 1871, il se marie et a Moussorgski comme témoin à son mariage.

En 1873, il devient inspecteur des orchestres de la marine impériale. À ce poste, il est amené à étudier de près l’utilisation des différents instruments de musique, ce qui le conduit à écrire un manuel de composition. En 1878, il écrit un opéra d’après La Nuit de mai, de Gogol. En 1881, c’est Snegourotchka (La Fille de neige), d’après le dramaturge Ostrovski.

Rimski Korsakov Snégourotchka

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En 1884, le poste d’inspecteur des musiques de la marine impériale est supprimé et Rimski-Korsakov se trouve alors en retraite de la marine. Il devient adjoint de Balakirev, directeur de la Chapelle du palais impérial, et s’intéresse à la musique orthodoxe. Il rencontre un mécène grâce auquel il fondera les concerts symphoniques russes, pour lesquels il écrit quelques-unes de ses œuvres les plus connues : Shéhérazade, d’après les Mille et une nuits, Le Capriccio espagnol, La Grande Pâque russe.

Rimski Grande paque russe

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Il orchestre La Nuit sur le Mont Chauve, de Moussorgski. À partir de 1893, il se met à écrire des opéras avec une belle régularité, dont Sadko (1896), Le Conte du tsar Saltan (1899-1900), célèbre pour son « Vol du bourdon » et La Légende de la ville invisible de Kitèje (1904), ainsi qu’un Mozart et Salieri d’après Pouchkine.

Rimski-Korsakov le Tsar Saltan

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Lors de la révolution de 1905, il défend l’esprit révolutionnaire, ce qui lui vaut d’être licencié du conservatoire. Mais le soutien d’intellectuels, de musiciens et de ses étudiants lui permet d’être réintégré à la fin de l’année. En 1906 – 1907, il écrit son dernier opéra, Le Coq d’or, créé en 1909, un an après sa mort des suites d’une angine de poitrine contractée dès 1890.

Rimski-Korsakov le Coq d'or

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Il faut souligner à propos de Rimski-Korsakov son activité de passeur musical. Il a ainsi contribué à l’édition des œuvres complètes de son aîné Glinka, le père de la musique russe. Il a recueilli et publié de nombreuses musiques populaires, et au sein du groupe des cinq, il a terminé le Prince Igor de Borodine, aidé Moussorgski dans l’écriture de l’acte polonais de Boris Godounov, (œuvre qu’il remaniera encore après la mort de Moussorgski), orchestré la Khovantchina, et il a aussi orchestré certaines œuvres de Cui. Enfin, au conservatoire, il a eu comme élève Prokofiev et Stravinsky.

Et pour finir sur une note plus légère, je vous propose d’écouter une version alternative du « Vol du bourdon » :

Rimski Vol du bourdon Canadian Brass

Cliquez sur le Canadian Brass

Cinéma, Compositeurs, Shakespeare

Henry PURCELL (1659 – 1695)

Henry PURCELL est né à Londres le 10 septembre 1659. Son père appartient à la Chapelle Royale. Le jeune Henry entre comme enfant de chœur à la Chapelle Royale, où il commence son éducation musicale.

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Purcell entre ensuite à l’école de l’abbaye de Westminster. Il poursuit ses études musicales avec John Blow et compose diverses musiques de scène, dont une ouverture pour le Timon d’Athènes, de Shakespeare (1678).

En 1679, il prend le poste d’organiste de l’abbaye de Westminster, tenu jusqu’ici par son maître John Blow, poste qu’il gardera jusqu’à sa mort. Il se consacre alors à l’écriture de cantates et de musique de chambre.

Il se marie en 1681. L’année suivante il devient organiste de la Chapelle Royale. Il ajoute à sa palette musicale la composition de musiques pour la famille du roi.

En 1686, soucieux de créer un théâtre musical dégagé de l’influence italienne qui régnait alors, il compose, dans l’ancien style des masques élisabéthains, Didon et Énée (1689) et King Arthur (1691), sur des livrets de John Dryden,

 Purcell King Arthur How happy the loversCliquez sur l’image

ainsi que The Fairy Queen (1692), une adaptation du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare.

Il écrit de nombreux airs,

Purcell O solitude DellerCliquez sur la partition

ainsi que de la musique solennelle, Ode à Sainte Cécile (1692), Musique pour les funérailles de la reine Marie (1694).

Purcell Musique pour les funérailles de la reine MaryCliquez sur l’image

(Les cinéphiles reconnaîtront un thème de la bande originale du film Orange mécanique [a Clockwork orange] de Stanley Kubrick).

Il meurt le 21 novembre 1695 en laissant inachevé The Indian Queen, et sera le dernier grand compositeur anglais avant une relève qui mettra deux siècles à venir, avec Britten.

Le masque élisabéthain : Cette forme est héritée des représentations que la noblesse donnait en l’honneur du roi ou de la reine, et qui mélangeaient théâtre et musique. Elle s’est ensuite popularisée.

Compositeurs, Compositrices, littérature, Poésie

Francis POULENC (1899 – 1963)

Francis POULENC est né en 1899 dans une riche famille d’industriels du Rhône (eh oui, il était du Rhône, Poulenc), sa mère lui apprend le piano alors qu’il est âgé de cinq ans. Très rapidement, il a l’occasion de rencontrer des artistes comme SATIE, RAVEL ou DEBUSSY.

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En 1917, sa Rhapsodie nègre attire l’attention de STRAVINSKY.

Outre les musiciens déjà cités, Poulenc fréquente également l’avant-garde littéraire : APOLLINAIRE, Max JACOB, ÉLUARD et COCTEAU.

En 1918, il met en musique Le Bestiaire ou le cortège d’Orphée sur des textes d’Apollinaire. C’est de cette époque que date la création du groupe des six (Poulenc, Georges AURIC, Arthur HONEGGER, Darius MILHAUD, Louis DUREY et Germaine TAILLEFERRE). En 1921, il collabore ainsi aux Mariés de la tour Eiffel, une œuvre commune à ce groupe.

Poulenc mariés tour Eiffel

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Élève de KOECHLIN (lui-même élève de FAURÉ), il compose en 1923 une pièce pour les Ballets russes de DIAGHILEV, avec décors et costumes de Marie LAURENCIN : Les Biches.

les biches poulenc

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En 1926, il rencontre le baryton Pierre BERNAC qui, devenu son compagnon, créera 90 de ses 145 mélodies.

Poulenc Banalités Sanglots

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En 1928, il écrit le Concert Champêtre, pour clavecin et orchestre, dédié à la claveciniste Maria LANDOWSKA.

Suite à un pèlerinage à Rocamadour, il se rapproche de la religion catholique, et dès lors alternera musique sacrée et musique profane. Pour cela, on lui a collé le qualificatif de « Moine et Voyou ». En 1936, il compose les Litanies à la Vierge noire, qui seront suivies des Quatre motets pour un temps de pénitence.

En 1945, il compose Les Mamelles de Tirésias, d’après le drame surréaliste d’Apollinaire. Cette comédie lyrique est créée en 1947 à l’Opéra-Comique avec Denise DUVAL.

Poulenc mamelles de tirésias

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Il compose alors des mélodies, des chœurs profanes (huit chansons françaises), des pièces religieuses (Stabat Mater, Salve Regina).

Poulenc Adieu tristesse

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En 1953, il aborde Dialogues des Carmélites, de BERNANOS. Il achève cette œuvre en 1955. Le Dialogue des Carmélites est créé à Milan en 1957, avant que d’être donné à l’Opéra de Paris (avec Régine Crespin et Denise Duval).

Poulenc Dialogue des Carmélites scène finale

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En 1958, il compose un monologue lyrique, La voix humaine, sur un texte de Cocteau datant de 1930.

Poulenc La Voix humaine

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Enfin, en 1961, on crée son Gloria.

Poulenc Gloria 1er mouvement

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Il meurt en 1963, et sa sonate pour piano et clarinette sera créée par Benny Goodman et Léonard Bernstein.

Retrouvez ici un éclairage particulier sur le Poulenc mystique.

Compositeurs, Maria Callas, Publicité

Vincenzo BELLINI (1801 – 1835)

Vincenzo BELLINI est né à Catane, en Sicile, le 3 novembre 1801. Son père et son grand-père, organistes, lui donnent ses premières leçons de musique.


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Vincenzo suit ses études au Conservatoire de Naples et commence sa carrière en écrivant de la musique religieuse, mais aussi une dizaine de symphonies aujourd’hui bien oubliées.

C’est dans le domaine de l’opéra qu’il se distingue avec, en 1826, la création de son opéra Bianca e Fernando, une comm2nde du Théâtre San Carlo de Naples. Devant le succès rencontré, on lui commande Il Pirata (1837) pour le théâtre de la Scala de Milan.

Bellini Il Pirata scène de folie (Callas)Cliquez sur l’image

En 1830, il écrit I Capuletti e i Montecchi, soit son Roméo et Juliette.

En 1831, il écrit pour deux théâtres rivaux de Milan La Somnambule

Bellini La Somnambule Ah non giunge DessayCliquez sur l’image

et Norma qui, après un début difficile, lui valent un large succès européen.

Bellini Norma Casta Diva (Gaultier)Cliquez sur la pub

Et puis comme ce blog, ce n’est pas que de la rigolade, retrouvez ici une autre version de l’air « Casta Diva » qui permet de saisir ce qu’est un vibrato réussi !

Bellini Norma Casta Diva FlemingCliquez sur l’image

Après l’échec de Beatrice di Tenda en 1833, il répond à l’appel de ROSSINI et vient en France pour composer un ouvrage pour le Théâtre-Italien de Paris. Il s’installe alors à Puteaux, où il écrit Les Puritains, qui connaît un véritable triomphe.

Bellini les Puritains NetrebkoCliquez sur l’image

Bellini meurt à Puteaux quelques jours après la création de cette œuvre le 23 septembre 1835. Il avait trente-quatre ans.

Son génie spontané pour la mélodie a fait de lui le représentant le plus parfait du bel canto (littéralement beau chant).

À sa mort, son rival pour la scène et ami dans la vie DONIZETTI, a écrit un Requiem à sa mémoire.