Bande dessinée, Compositeurs, Maria Callas

Charles GOUNOD (1818 – 1893)

Charles GOUNOD, l’auteur d’une des adaptations les plus populaires du mythe de Faust, est né le 17 juin 1818 dans une famille d’artistes. Son père était aquafortiste et sa mère pianiste.

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En 1839, Charles remporte le grand prix de Rome, et son séjour à la villa Médicis est l’occasion pour lui de découvrir la musique polyphonique italienne, notamment celle de PALESTRINA.

Profondément croyant, il entre au séminaire, mais ne va pas jusqu’à la prêtrise. En 1853, il écrit une pièce pour violon d’après un prélude de BACH. Cette pièce deviendra plus tard son célèbre Ave Maria.

Gounod Ave Maria Norman

En 1851, il compose son premier opéra, Sapho. En 1854, ce sera La Nonne Sanglante, d’après le roman gothique anglais de C.S.LEWIS.

En 1855, il écrit la très belle Messe de Sainte Cécile.

Gounod Messe de Sainte Cécile SanctusCliquez sur l’image

En 1858, il écrit Le Médecin malgré lui, d’après MOLIÈRE.

Gounod Le médecin malgré lui 2

En 1859, c’est la création de son Faust, qui deviendra, et pour longtemps, l’opéra le plus joué au monde, avec notamment le fameux Air des bijoux, popularisé par HERGÉ avec le personnage de La Castafiore.

Gounod Faust Bijoux CallasCliquez sur la Callas

En 1863, après une rencontre avec le poète Frédéric MISTRAL, il compose Mireille, d’après le poème de Mistral.

En 1867, il compose son autre énorme succès, Roméo et Juliette. Après cet opéra, sa verve lyrique se tarit, et il ne se consacre plus qu’à la composition d’œuvres sacrées.

Gounod Roméo et Juliette Ah lève toi soleilCliquez sur Roméo

Gounod meurt le 18 octobre 1893 à Saint-Cloud.

Retrouvez un autre aspect de Gounod dans le billet suivant: Gounod mystique.

Animation 1, Compositeurs, Histoire de l'opéra

LE GROUPE DES CINQ

Dans le cadre de l’éveil des écoles nationales, des compositeurs russes se sont fédérés autour de BALAKIREV (1836 – 1910) pour former ce qu’on a appelé le Groupe des Cinq. Leur motivation était d’écrire de la musique russe, en se détachant des canons imposés de la musique occidentale. (TCHAÏKOVSKI, très influencé par cette musique occidentale, ne faisait pas partie de ce groupe dont il ne comprenait pas, au début, la musique.)

Ces compositeurs étaient :

Autodidacte pour la musique, Borodine a poursuivi des études scientifiques et devient docteur en médecine. À côté de ses études, il compose néanmoins et a l’occasion de rencontrer Moussorgski. C’est Balakirev qui le fait entrer dans le groupe des cinq en 1862. L’œuvre la plus connue (chez nous) de Borodine est certainement le poème symphonique Dans les Steppes de l’Asie centrale, dédié à Franz LISZT.

Borodine dans les steppes de l'Asie centraleCliquez sur l’image

Il a également écrit de la très belle musique de chambre, ainsi que l’opéra le Prince Igor, célèbre pour ses « Danses polovtsiennes ».

  • César CUI (1835 – 1918)

Ingénieur en génie civil, il rencontre Balakirev en 1856, et c’est à son contact qu’il se met à écrire de plus en plus de musique. Parmi les opéras écrits par César Cui on peut noter un Mademoiselle Fifi (1900) d’après Guy de MAUPASSANT ainsi que deux opéras pour enfants Le petit Chaperon rouge (1911) et le Chat botté (1913).

Cui MagnificatCliquez sur le magnificat

Moussorgski est célèbre pour son opéra Boris Godounov, mais aussi pour les Tableaux d’une exposition ou encore la Nuit sur le Mont Chauve, rendue populaire par Walt DISNEY dans son dessin animé Fantasia.

Moussorgski Une nuit sur le mont chauve FantasiaCliquez sur l’image

Si le club groupe des cinq s’est formé autour de l’autodidacte Balakirev, Rimski-Korsakov en était le véritable ciment, et il a aidé, orchestré, voire complété les œuvres de ses camarades.

Rimsky-korsakov ouverture sur 3 thèmes russesCliquez sur l’image

Écrivains, Compositrices, littérature, Poésie

Guillaume APOLLINAIRE (1880 – 1918)

Né à Rome le 26 août 1880, Guillaume Apollinaire de KOSTROWITSKY est un poète du début du XXe siècle, proche des avant-gardes de son époque. Sa mère, d’origine polonaise, s’installe à Monaco, puis en France, où le petit Guillaume fait donc ses études.

En 1900, Guillaume (qui s’appelait encore Wilhelm) s’installe à Paris où, dès 1901, il publie des poèmes. Très vite, il prend son cinquième prénom, Apollinaire, comme pseudonyme, et signe donc Guillaume Apollinaire.

En 1907, PICASSO lui fait rencontrer Marie LAURENCIN, avec qui il entretient une liaison tumultueuse. Ses autres amis peintres s’appellent, DERAIN, de VLAMYNK ou le douanier ROUSSEAU. Marie lui inspirera le poème « Marie », publié dans le recueil Alcools.

Poulenc Apollinaire MarieCliquez sur l’image

En 1911, il publie son premier recueil de poésies, le Bestiaire ou le Cortège d’Orphée qui sera mis plus tard en musique par POULENC.

Poulenc Apollinaire le bestiaireCliquez sur le Bestiaire

En 1913, il publie son recueil Alcools. Arthur HONEGGER en tirera six mélodies entre 1915 et 1917.

Honegger Apollinaire les SaltimbanquesCliquez sur les Saltimbanques

En 1914, il veut s’engager dans l’armée française, mais doit d’abord faire une demande de naturalisation pour y arriver. Il fait la connaissance de celle qu’il appellera Lou, et les poèmes qu’il lui envoie dans ses lettres seront publiés sous le titre Poèmes à Lou. En mars 1916, il est gravement blessé à la tête et doit être évacué à Paris, où il est opéré.

En 1917, il crée le terme « surréaliste » pour le programme du ballet Parade, de SATIE, COCTEAU et Picasso, monté par les Ballets russes. Cette même année, il écrit la pièce féministe (ou pas !) Les Mamelles de Tirésias, drame surréaliste en deux actes et un prologue. Cette pièce sera mise en musique par la compositrice Germaine ALBERT-BIROT (1877 – 1931), avant que Poulenc ne produise sa propre version en 1947.

Poulenc Apollinaire les Mamelles de TirésiasCliquez sur l’image

En 1918 paraît un nouveau recueil de poésie, les Calligrammes, pour lesquels la typographie même contribue à donner du sens au poème.

Apollinaire Calligramme

Il meurt le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole, à l’âge de 38 ans.

Et je vous propose, pour mieux découvrir le poème « Sanglots » extrait des Banalités mises en musique par Poulenc, une classe de maître extrêmement intéressante :

Compositeurs, Histoire de l'opéra, littérature

Nicolas RIMSKI-KORSAKOV (1844 – 1908)

Nicolas RIMSKI-KORSAKOV est né en 1844, dans une famille de l’aristocratie russe.

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Passionné de musique dès son plus jeune âge, il fait des études militaires sous la pression de sa famille. Après ses études, il entre dans la marine impériale. À 17 ans, son professeur de piano, avec qui il apprend la musique presqu’en cachette, le présente à Balakirev. Celui-ci le pousse à profiter de ses missions maritimes pour découvrir d’autres musiques. Il trouve le temps d’écrire une symphonie que Balakirev crée en 1865. Rimski-Korsakov vient saluer sur scène en uniforme d’officier de marine, comme le voulait le règlement de la marine impériale.

Affecté à l’État-major, il a du temps à consacrer à la composition. Il fait la connaissance de Borodine et Moussorgski. En 1868, il fait également la connaissance de Tchaïkovski, alors professeur au conservatoire de Moscou. La musique de ce dernier, encore sous forte influence occidentale, n’entraîne pas chez lui une adhésion sans faille.

Avec Borodine, Cui, Moussorgski et Balakirev, il forme ce qu’on appelle le groupe des cinq, qui se destinait à écrire de la musique russe, détachée des canons occidentaux.

En 1871, il entre comme professeur au conservatoire de Saint-Pétersbourg, ce qui l’oblige à parfaire ses connaissances théoriques. Il s’installe dans un appartement où il a Moussorgski comme colocataire. Il écrit son premier opéra, La Jeune Fille de Pskov. Fin 1871, il se marie et a Moussorgski comme témoin à son mariage.

En 1873, il devient inspecteur des orchestres de la marine impériale. À ce poste, il est amené à étudier de près l’utilisation des différents instruments de musique, ce qui le conduit à écrire un manuel de composition. En 1878, il écrit un opéra d’après La Nuit de mai, de Gogol. En 1881, c’est Snegourotchka (La Fille de neige), d’après le dramaturge Ostrovski.

Rimski Korsakov SnégourotchkaCliquez sur l’image

En 1884, le poste d’inspecteur des musiques de la marine impériale est supprimé et Rimski-Korsakov se trouve alors en retraite de la marine. Il devient adjoint de Balakirev, directeur de la Chapelle du palais impérial, et s’intéresse à la musique orthodoxe. Il rencontre un mécène grâce auquel il fondera les concerts symphoniques russes, pour lesquels il écrit quelques-unes de ses œuvres les plus connues : Shéhérazade, d’après les Mille et une nuits, Le Capriccio espagnol, La Grande Pâque russe.

Rimski Grande paque russeCliquez sur l’image

Il orchestre La Nuit sur le Mont Chauve, de Moussorgski. À partir de 1893, il se met à écrire des opéras avec une belle régularité, dont Sadko (1896), Le Conte du tsar Saltan (1899-1900), célèbre pour son « Vol du bourdon » et La Légende de la ville invisible de Kitèje (1904), ainsi qu’un Mozart et Salieri d’après Pouchkine.

Rimski-Korsakov le Tsar SaltanCliquez sur l’image

Lors de la révolution de 1905, il défend l’esprit révolutionnaire, ce qui lui vaut d’être licencié du conservatoire. Mais le soutien d’intellectuels, de musiciens et de ses étudiants lui permet d’être réintégré à la fin de l’année. En 1906 – 1907, il écrit son dernier opéra, Le Coq d’or, créé en 1909, un an après sa mort des suites d’une angine de poitrine contractée dès 1890.

Rimski-Korsakov le Coq d'orCliquez sur l’image

Il faut souligner à propos de Rimski-Korsakov son activité de passeur musical. Il a ainsi contribué à l’édition des œuvres complètes de son aîné Glinka, le père de la musique russe. Il a recueilli et publié de nombreuses musiques populaires, et au sein du groupe des cinq, il a terminé le Prince Igor de Borodine, aidé Moussorgski dans l’écriture de l’acte polonais de Boris Godounov, (œuvre qu’il remaniera encore après la mort de Moussorgski), orchestré la Khovantchina, et il a aussi orchestré certaines œuvres de Cui. Enfin, au conservatoire, il a eu comme élève Prokofiev et Stravinsky.

Et pour finir sur une note plus légère, je vous propose d’écouter une version alternative du « Vol du bourdon » :

Rimski Vol du bourdon Canadian BrassCliquez sur le Canadian Brass

Cinéma, Compositeurs, Shakespeare

Henry PURCELL (1659 – 1695)

Henry PURCELL est né à Londres le 10 septembre 1659. Son père appartient à la Chapelle Royale. Le jeune Henry entre comme enfant de chœur à la Chapelle Royale, où il commence son éducation musicale.

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Purcell entre ensuite à l’école de l’abbaye de Westminster. Il poursuit ses études musicales avec John Blow et compose diverses musiques de scène, dont une ouverture pour le Timon d’Athènes, de Shakespeare (1678).

En 1679, il prend le poste d’organiste de l’abbaye de Westminster, tenu jusqu’ici par son maître John Blow, poste qu’il gardera jusqu’à sa mort. Il se consacre alors à l’écriture de cantates et de musique de chambre.

Il se marie en 1681. L’année suivante il devient organiste de la Chapelle Royale. Il ajoute à sa palette musicale la composition de musiques pour la famille du roi.

En 1686, soucieux de créer un théâtre musical dégagé de l’influence italienne qui régnait alors, il compose, dans l’ancien style des masques élisabéthains, Didon et Énée (1689) et King Arthur (1691), sur des livrets de John Dryden,

 Purcell King Arthur How happy the loversCliquez sur l’image

ainsi que The Fairy Queen (1692), une adaptation du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare.

Il écrit de nombreux airs,

Purcell O solitude DellerCliquez sur la partition

ainsi que de la musique solennelle, Ode à Sainte Cécile (1692), Musique pour les funérailles de la reine Marie (1694).

Purcell Musique pour les funérailles de la reine MaryCliquez sur l’image

(Les cinéphiles reconnaîtront un thème de la bande originale du film Orange mécanique [a Clockwork orange] de Stanley Kubrick).

Il meurt le 21 novembre 1695 en laissant inachevé The Indian Queen, et sera le dernier grand compositeur anglais avant une relève qui mettra deux siècles à venir, avec Britten.

Le masque élisabéthain : Cette forme est héritée des représentations que la noblesse donnait en l’honneur du roi ou de la reine, et qui mélangeaient théâtre et musique. Elle s’est ensuite popularisée.

Compositeurs, Compositrices, littérature, Poésie

Francis POULENC (1899 – 1963)

Francis POULENC est né en 1899 dans une riche famille d’industriels du Rhône (eh oui, il était du Rhône, Poulenc), sa mère lui apprend le piano alors qu’il est âgé de cinq ans. Très rapidement, il a l’occasion de rencontrer des artistes comme SATIE, RAVEL ou DEBUSSY.

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En 1917, sa Rhapsodie nègre attire l’attention de STRAVINSKY.

Outre les musiciens déjà cités, Poulenc fréquente également l’avant-garde littéraire : APOLLINAIRE, Max JACOB, ÉLUARD et COCTEAU.

En 1918, il met en musique Le Bestiaire ou le cortège d’Orphée sur des textes d’Apollinaire. C’est de cette époque que date la création du groupe des six (Poulenc, Georges AURIC, Arthur HONEGGER, Darius MILHAUD, Louis DUREY et Germaine TAILLEFERRE). En 1921, il collabore ainsi aux Mariés de la tour Eiffel, une œuvre commune à ce groupe.

Poulenc mariés tour EiffelCliquez sur l’image

Élève de KOECHLIN (lui-même élève de FAURÉ), il compose en 1923 une pièce pour les Ballets russes de DIAGHILEV, avec décors et costumes de Marie LAURENCIN : Les Biches.

les biches poulencCliquez sur les biches

En 1926, il rencontre le baryton Pierre BERNAC qui, devenu son compagnon, créera 90 de ses 145 mélodies.

Poulenc Banalités SanglotsCliquez sur l’image

En 1928, il écrit le Concert Champêtre, pour clavecin et orchestre, dédié à la claveciniste Maria LANDOWSKA.

Suite à un pèlerinage à Rocamadour, il se rapproche de la religion catholique, et dès lors alternera musique sacrée et musique profane. Pour cela, on lui a collé le qualificatif de « Moine et Voyou ». En 1936, il compose les Litanies à la Vierge noire, qui seront suivies des Quatre motets pour un temps de pénitence.

En 1945, il compose Les Mamelles de Tirésias, d’après le drame surréaliste d’Apollinaire. Cette comédie lyrique est créée en 1947 à l’Opéra-Comique avec Denise DUVAL.

Poulenc mamelles de tirésiasCliquez sur l’image

Il compose alors des mélodies, des chœurs profanes (huit chansons françaises), des pièces religieuses (Stabat Mater, Salve Regina).

Poulenc Adieu tristesseCliquez sur la partition

En 1953, il aborde Dialogues des Carmélites, de BERNANOS. Il achève cette œuvre en 1955. Le Dialogue des Carmélites est créé à Milan en 1957, avant que d’être donné à l’Opéra de Paris (avec Régine Crespin et Denise Duval).

Poulenc Dialogue des Carmélites scène finaleCliquez sur l’image

En 1958, il compose un monologue lyrique, La voix humaine, sur un texte de Cocteau datant de 1930.

Poulenc La Voix humaineCliquez sur « Elle »

Enfin, en 1961, on crée son Gloria.

Poulenc Gloria 1er mouvementCliquez sur l’image

Il meurt en 1963, et sa sonate pour piano et clarinette sera créée par Benny Goodman et Léonard Bernstein.

Retrouvez ici un éclairage particulier sur le Poulenc mystique.

Compositeurs, Maria Callas, Publicité

Vincenzo BELLINI (1801 – 1835)

Vincenzo BELLINI est né à Catane, en Sicile, le 3 novembre 1801. Son père et son grand-père, organistes, lui donnent ses premières leçons de musique.


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Vincenzo suit ses études au Conservatoire de Naples et commence sa carrière en écrivant de la musique religieuse, mais aussi une dizaine de symphonies aujourd’hui bien oubliées.

C’est dans le domaine de l’opéra qu’il se distingue avec, en 1826, la création de son opéra Bianca e Fernando, une comm2nde du Théâtre San Carlo de Naples. Devant le succès rencontré, on lui commande Il Pirata (1837) pour le théâtre de la Scala de Milan.

Bellini Il Pirata scène de folie (Callas)Cliquez sur l’image

En 1830, il écrit I Capuletti e i Montecchi, soit son Roméo et Juliette.

En 1831, il écrit pour deux théâtres rivaux de Milan La Somnambule

Bellini La Somnambule Ah non giunge DessayCliquez sur l’image

et Norma qui, après un début difficile, lui valent un large succès européen.

Bellini Norma Casta Diva (Gaultier)Cliquez sur la pub

Et puis comme ce blog, ce n’est pas que de la rigolade, retrouvez ici une autre version de l’air « Casta Diva » qui permet de saisir ce qu’est un vibrato réussi !

Bellini Norma Casta Diva FlemingCliquez sur l’image

Après l’échec de Beatrice di Tenda en 1833, il répond à l’appel de ROSSINI et vient en France pour composer un ouvrage pour le Théâtre-Italien de Paris. Il s’installe alors à Puteaux, où il écrit Les Puritains, qui connaît un véritable triomphe.

Bellini les Puritains NetrebkoCliquez sur l’image

Bellini meurt à Puteaux quelques jours après la création de cette œuvre le 23 septembre 1835. Il avait trente-quatre ans.

Son génie spontané pour la mélodie a fait de lui le représentant le plus parfait du bel canto (littéralement beau chant).

À sa mort, son rival pour la scène et ami dans la vie DONIZETTI, a écrit un Requiem à sa mémoire.

Compositeurs

Antonio VIVALDI (1678 – 1741)

Antonio VIVALDI est né à Venise le 4 mars 1678.

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Son père était barbier et violoniste, et en tant que violoniste, on le voit engagé à la basilique Saint-Marc. Antonio apprend le violon auprès de son père, et il se révèle aussi précoce que doué. Nommé musicien surnuméraire à la Chapelle ducale, il est ordonné prêtre en 1703. La même année, il est choisi comme maître de violon à l’Hospice de la Piété, un des quatre hospices pour les nécessiteux subventionnés par la république de Venise. C’est là qu’il écrit son fameux Gloria, sans doute la plus connue de ses pièces sacrées.

Vivaldi GloriaCliquez sur l’image

En 1705 il fait imprimer son opus I, un recueil de sonates de chambre, et en 1709 il dédie son opus II à Frédéric IV de Danemark, alors en séjour à Venise. Son opus III, l’Estro Armonico est imprimé en 1711, et marque la transition entre le concerto grosso traditionnel (1) et le concerto pour instrument de soliste moderne. L’Estro Harmonico parvient à J.S.BACH qui, d’enthousiasme, entreprend d’en transcrire plusieurs concertos pour le clavier. En 1712, c’est la création d’un de ses plus grands chefs-d’œuvre religieux, le Stabat Mater.

Vivaldi Stabat MaterCliquez sur l’image

C’est en 1713 que Vivaldi aborde l’opéra, genre très prisé (on estime à plus de 400 le nombre d’œuvres données à Venise entre 1700 et 1743). Son premier opéra est Ottone in villa (1713), et par la suit, Vivaldi en écrit un ou plusieurs par an jusqu’en 1739. Il faut préciser qu’il recyclait beaucoup ses airs d’un opéra à l’autre, pratiquant ce qu’on appelait le pastiche, c’est-à-dire qu’il plaçait des paroles nouvelles sur des airs déjà existants (son contemporain Georg Friedrich HAENDEL (1685 – 1759) faisait la même chose à Londres).

Sur ses 47 opéras répertoriés (2), moins de vingt ont été conservés, d’autant qu’à l’époque la musique n’était pas imprimée. En plus de son activité de compositeur et de chef d’orchestre, il assure la fonction d’impresario du Teatro Sant’Angelo, c’est-à-dire qu’il s’occupait de l’administration, de la composition des programmes, du recrutement des chanteurs et des instrumentistes, etc. (Son contemporain Haendel faisait la même chose à Londres, à la Royal Academy of Music.)

En 1714, il fait éditer son opus IV, La Stravaganza, qui fixe la forme du concerto soliste en 3 mouvements (vif – lent – vif). En 1716, c’est la création d’un nouveau chef d’œuvre, l’oratorio Juditha Triumphans. 1714 est l’année de Orlando finto pazzo d’après le poème Orlando innamorata.

Vivaldi Orlando finto pazzoCliquez sur l’image

À partir de 1718, année de Armida al campo d’Egitto, d’après la Jérusalem délivrée du Tasse, Vivaldi entame des voyages : Mantoue en 1718, Rome en 1722 et en 1723. En 1724 ou 1725, il fait paraître son opus VIII, dont les quatre premiers concertos composent les célébrissimes Quatre Saisons.

Et la production d’opéras continue, quatre en 1726, quatre en 1727 (dont Orlando Furioso), deux en 1728 et ainsi de suite…

Vivaldi Orlando furioso nel profundoCliquez sur l’image

En 1735, c’est Bajazet (Il Tamerlano).

Vivaldi BajazetCliquez sur l’image

En 1741, il liquide ses affaires et part à Vienne, où il meurt le 28 juillet de cette même année, déjà oublié de tous.

[1] À l’époque baroque, le concerto faisait dialoguer deux groupes d’instrumentistes : un petit groupe et l’orchestre.

[2] En plus de ces 47 opéras, on considère qu’avec les reprises et les pastiches, sa production peut monter à 70 œuvres pour le théâtre.

Rappel : dans le jeu Pokémon, un des petits monstres de poche s’appelle le Vivaldaim, et il peut prendre quatre formes différentes, chacune d’elle dépendant de la saison où on le rencontre.

Ercole sul Termondonte (1723)

Écrivains, Bande dessinée, Compositrices, littérature, Maria Callas, Oulipo

CANTATRIX SOPRANICA L. (Georges PEREC – 4)

Cantatrix Sopranica L. est le titre d’une étude scientifique de Georges PEREC sur, je cite, la « démonstration expérimentale d’une organisation tomatotopique chez la Cantatrice ».

Dans cette parodie, à lire absolument, d’une publication scientifique, l’auteur nous livre le mode opératoire des expériences visant à mesurer l’effet du lancer de tomates (ou d’autres objets) sur les hurlements des cantatrices.

Il faut savoir que pour gagner sa vie, Perec a occupé un poste de documentaliste de 1961 à 1978 dans différents hôpitaux parisiens, puis au CNRS. La prose si spéciale des publications scientifiques ne lui était donc pas du tout étrangère.

En effet, partant de l’observation suivante : « The more you throw tomatoes on Sopranoes, the more they yell », l’auteur se propose de mesurer scientifiquement cet effet.

Pour cela, il a expérimenté sur 107 sopranos femelles fournies par le Conservatoire National de Musique, pesant entre 94 et 124 kg, la réception de tomates lancées par un « automatic tomatothrower » à la cadence de 9 projections par seconde, ce qui est censé refléter les conditions rencontrées par les sopranos et autres chanteurs sur scène.

Il faut lire toute la bibliographie associée à cette étude, biblio truffée de jeux de mots. On peut ainsi y relever, écrites dans un européen vernaculaire :

  • Chou, O.& Lai, A. Musicali efftti del tomatino jettatura durante il reprezentazione dell’opere di Verdi.
  • Donen, S. & Kelly, G. Singing in the brain.

Singing in the rainCliquez sur le film de Stanley DONEN

  • Marks, C.N.R.S. & Spencer, D.G.R.S.T. About the frightening reactions that accompanied first performances of Il Trovatore at the Metropolitan.

Verdi Trovatore Di quella piraCliquez sur l’image

  • Pompeiano, O. Vesuviana, A. Strombolino, H. & Lipari, G. Volcaniche effetti della formazione reticolare nella funiculi funicula.

Funiculi funiculaCliquez sur les deux ténors

  • Tebaldi, R. La Callas revisited.

Callas vs TebaldiCliquez sur la Callas et la Tebaldi

En 2005, la compositrice Unsuk CHIN a créé sa propre vision de Cantatrix Sopranica.

Unsuk Chin Cantatrix SopranicaCliquez sur l’image

Pour les amateurs de bande dessinée, et plus particulièrement de GOTLIB, vous trouverez dans le même recueil, un article intitulé « Une amitié scientifique et littéraire : Léon BURP et Marcel GOTLIB », article écrit à l’occasion de l’attribution du prix Nobel de botanique expérimentale à Marcel Gotlib. On y apprend notamment que Gotlib a été nommé à la tête du Metropolitan Opera de New York, où il a créé notamment les opéras Gault et Millau au Far West et surtout The Law of gravitation, monumentale saga retraçant la vie prodigieuse d’Isaac NEWTON.

Là aussi, un texte rigoureusement indispensable pour tout amateur de Gotlib.

Enfin, dans une autre étude intitulée De la Beauce à Notre Dame de Chartres, l’auteur nous révèle toutes les approches que l’on peut avoir de la cathédrale de Chartres, paléogothique, archéozélandaise, non euclidienne… subaquatique… (cf. DEBUSSY), nous annonçant ainsi La cathédrale engloutie de Debussy.

Debussy Cathédrale engloutieCliquez sur l’image

Source : Georges PEREC, Cantatrix Sopranica L. et autres écrits scientifiques, éditions du Seuil, 1991.

Et pour retrouver d’autres articles sur Georges PEREC :

La Disparition

La Vie mode d’emploi

Je me souviens.

Compositeurs

Anton DVORAK (1841 – 1904)

En France, quand on parle de DVORAK, on pense au compositeur de la Symphonie du Nouveau Monde ou au compositeur de musique de chambre, mais pas au compositeur d’opéras. Et pourtant…

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Antonin DVORAK est né le 8 septembre 1841 à Nelahozeves, en Bohème.

Après des études musicales, il entre comme premier alto dans l’orchestre du Théâtre National de Prague (qui deviendra l’opéra de Prague), alors dirigé par SMETANA, le père de la musique tchèque. Cette expérience lui donne l’occasion de participer aux créations de son aîné, notamment celle de La Fiancée vendue.

Il écrit son premier opéra, Alfred, en 1870.

Dvorak AlfredCliquez sur la répétition

Il quitte l’orchestre en 1871 pour se consacrer à sa propre musique. En 1876, peu après la mort d’une de ses filles, il écrit son Stabat Mater, qu’il complète en 1877 après le décès de ses deux autres enfants.

Il rencontre BRAHMS, avec qui il se lie d’amitié, et écrit notamment ses Danses slaves (1878) sur le modèle des Danses hongroises de Brahms. C’est avec ces danses qu’il rencontre un très grand succès, en particulier en Angleterre.

Dvorak Danse slave 1Cliquez sur la danse

On lui propose la direction du Conservatoire de New York. Il y sera directeur et professeur de composition de 1892 à 1895. Il intègre les rythmes américains dans sa neuvième Symphonie dite du Nouveau Monde, ou dans le Quatuor américain.

Dvorak Nouveau mondeCliquez sur l’image

À son retour, il prend la direction du conservatoire de Prague.

Son œuvre comporte des symphonies, de la musique concertante (Concertos pour piano, pour violon, pour violoncelle), de la musique de chambre, des oratorios (Requiem, Stabat Mater) ainsi que des opéras dont un, Dimitri (vers 1881) qui reprend Boris Godounov là où MOUSSORGSKI l’a laissé, et qui relate l’histoire du faux Dimitri.

Dvorak requiemCliquez sur l’image

L’influence de la musique tchèque traditionnelle se ressent surtout dans sa musique de chambre, par exemple dans le Dumky trio (1891 – 1892), du nom de cet état d’esprit slave, la dumka.

Dvorak trio dumkyCliquez sur le trio

Dans le domaine de l’opéra, il est l’auteur d’une dizaine de compositions, réparties sur toute sa vie. Rusalka (1900) est l’avant-dernier de ses opéras, le dernier étant Armida (1904), d’après La Jérusalem délivrée du TASSE.

Dvorak Armida Za stihlou GazelouCliquez sur l’image

Dvorak meurt à Prague le 1er mai 1904.

En bonus, et parce que je n’ai pas souvent du Brahms à mettre sur ce blog, une Danse hongroise.

Brahms danse hongroise 5Cliquez sur Maxime VENGEROV et ses amis