Camille SAINT-SAËNS est né à Paris le 9 octobre 1835. Son père meurt quand il a deux mois, et il est élevé par sa mère, peintre, qui veut faire de son fils un artiste. Il apprend le piano avec une grand-tante, et se révèle vite être un enfant prodige. À onze ans, il donne son premier concert, où il joue le 3e concerto de Beethoven. Il entre au Conservatoire de Paris en 1848, où il a GOUNOD comme professeur de composition. Il se distingue de ses petits camarades compositeurs français en n’obtenant pas le Grand Prix de Rome, et il sort du Conservatoire avec un prix d’orgue.
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En 1853, à la sortie du Conservatoire, Saint-Saëns devient titulaire de l’orgue de Saint-Merri, où il se fait remarquer par BERLIOZ et LISZT. Avec un tel parrainage, il n’est pas étonnant qu’il se soit distingué plus tard avec ses poèmes symphoniques (Liszt est considéré comme « l’inventeur » du poème symphonique.) En 1857, il prend les commandes des grandes orgues de La Madeleine à Paris, où il restera 20 ans. C’est à cette occasion qu’il écrit son Ave Verum.
En 1861, Saint-Saëns est professeur de piano dans une école de musique à Paris, où il a comme élève Gabriel FAURÉ et André MESSAGER. Pour le piano, il écrit cinq concertos, dont un en seulement dix-sept jours pour permettre à son ami Anton RUBINSTEIN d’avoir quelque chose de neuf à jouer lors d’un séjour à Paris. En 1870, il s’installe en Angleterre et a l’occasion de jouer devant la reine Victoria. Il compose également de la musique de chambre (Sonate pour piano et violoncelle, Rondo capricioso pour violon [1870]).
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En 1871, de retour en France, Saint-Saëns fédère autour de lui un groupe de jeunes musiciens français, et fonde la Société nationale de musique, pour défendre une musique conforme au génie français (on sortait alors de la guerre perdue contre la Prusse), société à laquelle adhèrent notamment César FRANCK ou son élève Gabriel Fauré.
En 1872, il compose un premier opéra, La Princesse Jaune, qui est un échec. Ses poèmes symphoniques qui datent de la même décennie connaissent plus de succès (Le Rouet d’Omphale en 1871, Phaéton en 1873 d’après les Métamorphoses d’OVIDE, La Danse Macabre en 1874…)
En 1875, Saint-Saëns se marie, mais son mariage est un échec. Après la mort de ses deux enfants en 1878, il se sépare de sa femme et assume désormais son homosexualité. 1875 est aussi l’année de sa première tournée à Saint-Pétersbourg, où il dirige La Danse Macabre.
En 1877, il reçoit une forte somme de la part d’un mécène, qui meurt cette même année. Il écrit son chef-d’œuvre (pour l’opéra) Samson & Dalila (créé par Liszt en 1877 à Weimar).
En 1878, il crée son Requiem à la mémoire de son mécène. Il fait jouer les poèmes symphoniques de son ami Liszt en France.
Dans les années 1880, Saint-Saëns entre à l’Académie des beaux-arts et reçoit la Légion d’honneur. En 1883, il compose l’opéra Henry VIII, et en 1886, sa monumentale Symphonie avec orgue, (dédiée à la mémoire de Liszt) et le délicieux Carnaval des animaux.
À partir de 1888, après la mort de sa mère, il se met à voyager, notamment en Algérie et en Égypte, où il subit l’influence des musiques orientales (son cinquième concerto de piano est appelé « l’égyptien »).
En 1898, on crée son opéra Déjanire aux Arènes de Béziers.
En 1906, lui qui a déjà joué partout en Europe part en tournée aux États-Unis. En 1908, il est également le premier compositeur de musique de film (L’assassinat du duc de Guise).
Saint-Saëns meurt à Alger le 16 décembre 1921, à l’âge de 86 ans.
(autographe de Saint-Saëns, collection de l’auteur de ce blog)
Et pour retrouver d’autres compositeurs ou compositrices à qui j’ai consacré un article c’est ici: Compositeurs.
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