Animation 1, Cinéma

MES VOISINS LES YAMADA, de TAKAHATA (1999)

image mes voisins les Yamada

C’est ce mercredi 1er novembre 2023 que sort en salle le Garçon et le héron, dernier film en date du maître de l’animation japonaise Hayao Miyazaki. Miyazaki est, avec Toshio Suzuki et Isao Takahata, le fondateur du mythique Studio Ghibli, fondé en 1985. Je voudrais à cette occasion vous parler d’un des « animes » de Takahata, mes Voisins les Yamada (1999), une série de saynètes de la vie familiale au Japon.

La musique de Mes Voisins les Yamada est signée de Akiko Yano, qui mêle à sa musique originale des extraits musicaux classiques, et ce dès le générique de début qui contient quelques mesures du Messie de Haendel.

Takahata mes Voisins les Yamada générique de débutCliquez sur le générique de début

Takahata mes Voisins les Yamada bande-annonceCliquez sur la bande-annonce

La famille Yamada est une famille de Japonais très moyen. Elle se compose de Shige, la grand-mère acariâtre, Matsuko sa fille, mère au foyer, Takashi, le chef de famille qui se voit un peu plus courageux qu’il ne l’est réellement, Noboru, le fils ado, Nonoko, la petite fille qui porte son regard naïf sur le monde, et enfin Pochi, le chien de garde pas très efficace.

Le début du film est consacré à la rencontre et au mariage de Matsuko et Takashi, mariage sur fond de Marche nuptiale de Mendelssohn.

Mendelssohn Marche nuptiale du Songe d'une nuit d'étéCliquez sur l’image

Vient ensuite la naissance des enfants et quelques scènes humoristiques de leur prime enfance.

Quand tombent les premiers flocons de l’année, on peut entendre un détournement de la « Valse des flocons » extraite du Casse-Noisette de Tchaïkovski.

Tchaïkovski Casse-Noisette Valse des floconsCliquez sur petits flocons qui volettent au vent

En fonction de l’ambiance on peut y entendre des extraits de la Symphonie des jouets de Léopold Mozart avec son fameux coucou, pour illustrer la surprise, ou encore le tonitruant 4e mouvement de la première symphonie de Mahler pour illustrer des moments d’une grande intensité dramatique.

Mozart Léopold Symphonie des jouetsCliquez sur le coucou

Mahler Symphonie n°1 4e mouvementCliquez sur l’orchestre, dirigé par… Yamada

On reconnaîtra également ici ou là le nocturne opus 9 n° 1 de Chopin,

Chopin nocturne op. 9 n° 1Cliquez sur le nocturne

l’adagio couramment attribué à Albinoni,

Albinoni AdagioCliquez sur l’adagio couramment attribué à Albinoni

ou encore la marche funèbre de la 5e symphonie de Mahler et un prélude et fugue de J.-S. Bach.

Mahler 5e Symphonie Marche funèbreCliquez sur la marche funèbre

Une des dernières scènes nous permet d’entendre le tube « Que sera sera » chanté par toute la famille Yamada (et enregistré par les membres du studio Ghibli).

Yano Que sera seraCliquez sur l’image

Et pour en savoir beaucoup plus sur cet anime, une seule adresse, celle du site de référence en français Buta Connection.

Écrivains, littérature, Mythologie

OVIDE (43 av. J.-C., 18 ap. J.-C.)

Le poète latin Ovide naît en 43 avant Jésus-Christ à Sulmone, dans les Abruzzes. Il suit ses études à Rome avant de faire le traditionnel voyage en Grèce. Il vit sous le règne de l’empereur Auguste.

Autour de l’an I, il écrit l’Art d’aimer, un recueil poétique et érotique autour de la séduction et de l’amour. Bafouant les règles de la morale, cet ouvrage déplaît à l’empereur Auguste qui bannit son auteur et l’envoie en exil sur les bords de la mer noire. C’est là qu’Ovide achèvera son autre grande œuvre, les Métamorphoses.

Dans les Métamorphoses, Ovide décrit les transformations (les métamorphoses) célèbres à son époque, en remontant aux origines du monde. Il s’agit de métamorphoses de dieux ou d’humains, décrites dans les mythologies grecques ou latines.

Ovide meurt en exil en 17 ou 18 après Jésus-Christ, à l’âge approximatif de 60 ans.

En tant que compilation des grandes figures de la mythologie, il n’est pas étonnant que ces Métamorphoses aient donné lieu à une incroyable quantité d’opéras ou d’œuvres lyriques.

Le recueil des Métamorphoses est découpé en 15 livres.

J’ai déjà parlé des livres I et II dans mon premier article sur Ovide. Le livre I est consacré à l’origine du monde est aux premiers âges de l’humanité.

falvetti il diluvio universaleCliquez sur l’image

La fin du livre I et le début du livre II nous racontent les malheurs de Phaéton, fils du soleil. Le livre II se poursuit avec le mythe de la nymphe Callisto, une suivante de Diane.

Les livres III et IV ont été abordés dans le deuxième article consacré aux Métamorphoses. Le livre III commence par le destin de Cadmos parti chercher sa sœur Europe, enlevée par Zeus. On y trouve aussi la légende de Sémélé, cette humaine qui s’est brûlée en voulant approcher de trop près Jupiter. Cette histoire a été mise en musique par Haendel.

Haendel Sémélé No no, I'll take no lessCliquez sur Sémélé

Dans le livre IV, outre les innombrables coucheries et jalousies entre dieux et déesses, on trouve la légende de Pyrame et Thisbé, un archétype du mythe moderne de Roméo et Juliette.

J’ai traité le livre VI dans le troisième article consacré aux Métamorphoses.

Steffani Niobe JarrouskyCliquez sur Niobé

C’est aussi dans le livre VI qu’Ovide nous parle des Boréades. L’histoire de ces fils de Borée a donné lieu à un opéra de Rameau.

Dans le livre VII, Ovide aborde la légende de Céphale et Procris, mais aussi celles de Médée ou de Thésée. Cette légende de Céphale et Procris sera portée à l’opéra par Élisabeth Jacquet de la Guerre et par Grétry. C’est aussi le premier opéra écrit en russe, en 1755, par Araja, compositeur italien appelé à la cour de Russie pour y écrire des opéras.

Jacquet de la Guerre Céphale et Procris Funeste mortCliquez sur l’image

Dans le livre VIII, Ovide nous raconte les aventures d’Ariane, du Minotaure et de Dédale et Icare.

Le livre IX est consacré aux différentes aventures du demi-dieu Hercule.

Haendel Hercules To him your grateful notes of praise belongCliquez sur l’image

Dans le livre X, il nous parle de Pygmalion, mis en musique par Rameau, entre autres compositeurs.

Le livre XII est consacré à la malheureuse Iphigénie.

Gluck iphigénie en Tauride la calme rentre...Cliquez sur Oreste

Le livre XIII nous livre la version d’Ovide du Siège de Troie et des aventures d’Ulysse, ainsi que la légende d’Acys et Galathée et Polyphème.

Monteverdi Il ritorno d'Ulisse finalCliquez sur Pénélope et Ulysse

Les aventures d’Enée se trouvent dans les livres XIII et XIV.

Purcell Didon NormanCliquez sur Didon (sans Enée)

Voilà, il y a encore beaucoup de légendes, et d’opéras associés. Et si vous lisiez les Métamorphoses d’Ovide ?

Divers, littérature, Poésie

IL ÉTAIT UN ROI DE THULÉ

« Il était un roi de Thulé, qui jusqu’au tombeau fut fidèle ».

Récemment, le pianiste et chef d’orchestre Clément Mao-Takacs nous proposait quelques versions musicales de la célèbre ballade du grand Goethe, publiée en 1782. L’idée m’a plu, et il m’a permis de la reprendre pour mon blog.

Après l’analyse comparée de la Damnation de Faust de Berlioz et du Faust de Gounod, voici donc un petit comparatif des versions musicales de cette ballade.

La version la plus ancienne semble être celle d’un certain Seckendorff, puisqu’elle date elle aussi de 1782.

Une autre version, plus connue, est celle de Zelter qui date de 1812.

Zelter Es war ein König in ThuleCliquez sur la version de Zelter

Plus connue encore est celle de Schubert qui date de 1816 (Schubert avait 19 ans !).

Schubert Der König in ThuleCliquez sur la version de Schubert

Bien entendu, cette mélodie a été intégrée par Berlioz dans ses Six Scènes de Faust de 1829, transformées en Damnation de Faust en 1842.

berlioz damnation de Faust roi de ThuléCliquez sur la version de Berlioz

Autre version en français avec celle de Gounod.

Gounod Faust Il était un roi de ThuléCliquez sur la version de Gounod

En 1849, c’est Robert Schumann qui écrit cette pièce pour chœur a capella.

Schumann Der König von ThuleCliquez sur la version de Schumann

Et Liszt en livrera deux versions.

Liszt Es war ein König in ThuleCliquez sur l’une des deux versions de Liszt

En 1867, l’irrévérencieux Offenbach en fera une parodie dans sa Grande Duchesse de Gérolstein.

Offenbach la grande Duchesse de Gérolstein Il était un de mes aïeuxCliquez sur la parodie irrévérencieuse d’Offenbach

En 1908, Samuel Coleridge-Taylor nous en livre une version en anglais (A King there lived in Thule).

Coleridge-Taylor A King there vived in ThuleCliquez sur la version de Coleridge-Taylor

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    Mes opéras préférés

    CAPRICCIO, de STRAUSS (1942)

    Conversation en musique en un acte, livret du chef d’orchestre Clemens Krauss d’après une idée de Stefan ZWEIG. Ce quinzième et dernier opéra de Strauss représente une synthèse de la carrière musicale de Richard Strauss.

    Le pitch : Dans Capriccio, Strauss, et ses librettistes, essaye de répondre à la question « Qui de la poésie et de la musique prend le pas sur l’autre? ». Il se sert d’un poète et d’un compositeur, tous deux amoureux d’une comtesse, pour aboutir à la réponse que le mieux, c’est l’alliance des deux, et que cette alliance, c’est l’opéra !

    Acte I : En 1775 dans un château près de Paris, La Roche, le directeur de théâtre, Flamand le compositeur et Olivier le poète préparent une fête pour l’anniversaire de la comtesse Madeleine. Ils discutent pour savoir qui, de la musique ou du poème, a la prééminence. Madeleine est une jeune veuve, et le poète et le musicien se disputent ses faveurs. Ils écoutent le sextuor de Flamand.

    Strauss Capriccio SextuorCliquez sur le sextuor

    Le directeur de théâtre se prononce en faveur de l’opera buffa. Le comte, le frère de la comtesse, se prononce clairement en faveur du théâtre, et plus particulièrement de l’actrice Clairon. Le directeur revient, la scène est prête, les répétitions peuvent commencer. Ce sera d’abord une pièce musicale, puis une pièce de théâtre, et enfin une surprise du directeur. Clairon, la comédienne, apparaît, saluée par le directeur. Elle commence à lire avec le comte la fin de la pièce, une scène d’amour, que l’auteur vient de terminer. Convaincue par l’interprétation du comte, elle demande au directeur de monter la pièce. À la comtesse qui félicite l’auteur pour la déclaration d’amour finale de sa pièce, l’auteur répond que c’est à elle que cette déclaration s’adresse. Le compositeur veut mettre ces vers en musique, ce qui n’enchante pas le poète, jaloux. Quand le musicien a fini, il chante sa composition à la comtesse, ravie (Air, puis trio : « Kein andres, das mir so im herzen loht »).

    Strauss Capricccio Kein andres, das mir so in Merzen lohtCliquez sur l’image

    C’est au tour du compositeur d’avouer que c’est ses sentiments qu’il a mis dans sa musique. La comtesse avoue qu’elle hésite entre vers et musique, les deux arts étant si intimement liés. Il la supplie de répondre à sa déclaration, mais elle réserve sa réponse pour un rendez-vous qu’elle lui fixe le lendemain. Le comte revient de la répétition, ravie d’avoir « intéressée » l’actrice, mais sa sœur lui dit qu’il ne faut pas confondre amour et admiration. Elle lui explique que le poète et le musicien se sont déclarés, et que ce qui sortira de cette histoire ne peut être qu’un opéra.

    Tout le monde revient au salon. Le comte invite Clairon à souper, mais elle décline l’invitation. Le directeur présente son petit spectacle italien. Clairon rompt avec le poète. La dispute entre poésie et musique redémarre, mais la comtesse tranche pour la tragédie en musique, l’opéra, qui rapproche les deux arts. Le directeur fait entendre un duo de chanteurs italiens, dans lequel Strauss parodie cet art. (duo puis ensemble).

    Le comte propose à l’actrice de la raccompagner à Paris. Le directeur dévoile le programme de son spectacle. Il y aura d’abord une allégorie : la Naissance de Pallas Athénée. Tous se moquent de cette idée dans un joyeux charivari (ensemble). Il y aura ensuite une pièce héroïque : la Chute de Carthage. Les moqueries reprennent de plus belle devant cette conception passéiste du spectacle. Le directeur se défend alors en montrant tout ce qu’il apporte au spectacle par ses mises en scène et ses décors, que ni la musique ni le livret ne sont capables d’apporter. Il se porte en gardien de la tradition devant la médiocrité des compositions contemporaines, en attendant que de nouvelles œuvres de génie voient le jour. (Air : « Hola, ihr streiter in Apoll »).

    Strauss Capriccio Holà Ihr streiter in ApollCliquez sur La Roche

    Tout le monde le félicite de cette profession de foi. La comtesse demande au poète et au musicien de mettre leur art au service du directeur, en composant un opéra. On cherche un sujet, Ariane à Naxos ou Daphné (deux sujets d’opéras déjà traités par Strauss), mais c’est le comte qui a l’idée de raconter leur propre histoire. On se sépare pour la nuit, laissant la place aux domestiques, qui commentent cette journée. Le souffleur, qui s’était endormi dans son trou, en sort et s’étonne de ne trouver plus personne. Le comte accompagnant Clairon à Paris, la comtesse s’apprête à souper seule. Le poète lui fait dire qu’il viendra le lendemain connaître le dénouement de l’histoire. La comtesse se souvient alors qu’elle a déjà rendez-vous avec le musicien. Reprenant le sonnet mis en musique, elle comprend qu’elle ne peut pas choisir (Air : Kein andres, das mir …). Se regardant dans la glace, elle demande à son reflet de l’aider à trouver la fin de l’histoire, si il y en a une qui ne soit pas triviale (air crépusculaire, préfiguration des 4 derniers lieder de Strauss).

    Strauss Mondscheinmusik (Mélodie du Clair de lune)Cliquez sur la « Mélodie du clair de lune »

    Le maître d’hôtel vient annoncer que le souper est servi.

    Strauss Capriccio Scène finaleCliquez sur la scène finale

    Compositrices, Divers

    CONCERT D’INAUGURATION DE L’OPÉRA DE LILLE

    programme inauguration opéra de Lille

    Il y a cent ans, le 7 octobre 1923, l’opéra de Lille ouvrait ses portes avec un grand concert qui faisait la part belle aux gloires locales, Édouard Lalo bien sûr, mais aussi Jeanne Thieffry. C’est ce concert que je vais vous proposer ici de revivre.

    Hymne à l’harmonie de Lavainne

    « Ouverture » du Roi d’Ys de Lalo

    Lalo le Roi d'Ys ouvertureCliquez sur l’image

    Concerto de Chaminade

    Cheminade concertini pour flûteCliquez sur la flûtiste

    Aubade du roi d’Ys et air de Carmen de Bizet

    Lalo le Roi d'Ys aubadeCliquez sur l’image

    Cloches graves et carillon de Jeanne Thieffry

    Gopak de Moussorgski

    Moussorgski GopakCliquez sur l’image

    Air de Mireille de Gounod

    Air du Barbier de Séville de Rossini

    Watteau, scène chorale de Carlier

    Près du fleuve étranger de Gounod

    Gounod Près du fleuve étrangerCliquez sur l’image

    Romance de Svendsen

    Svendsen RomanceCliquez sur l’image

    Air d’Hérodiade de Massenet

    Le Cygne de Saint-Saëns

    Saint-Saëns le CygneCliquez sur le Cygne

    « Finale » du Concerto de Goltermann

    Goltermann concerto finalCliquez sur l’image

    Marine et Chant breton de Lalo

    Lalo le Chant bretonCliquez sur Lalo

    Grand air de Margared du roi d’YS

    Duo du roi d’Ys

    « Marche hongroise » de la Damnation de Faust de Berlioz

    Berlioz Marche hongroiseCliquez sur l’image

    Compositrices

    AUGUSTA HOLMÈS (1847-1903)

    Image Augusta Holmès

    Augusta HOLMÈS naît à Paris le 16 décembre 1847 d’un père irlandais et d’une mère anglaise. Elle grandit à Versailles et, grâce à sa mère qui était peintre et poète, fréquente les salons où elle rencontre Rossini, Gounod ou Saint-Saëns. Elle commence par suivre les traces de sa mère (qui ne voulait pas de piano dans sa maison), mais s’intéresse assez vite à la musique. Après la mort de sa mère en 1858, elle peut suivre des cours de piano, ainsi que d’harmonie et de chant. En 1875, elle devient l’élève de César Franck.

    Poussée par son père, elle fait vite merveille dans le milieu mondain, tant par ses talents de musicienne que par sa grande beauté.

    Camille Saint-Saëns lui demande de l’épouser, mais c’est avec le poète Catulle Mendès qu’elle a une liaison. Ils auront cinq enfants, trois filles et deux garçons. Les trois filles feront l’objet d’un tableau de Renoir : les Filles de Catulle Mendès.

    Poète et musicienne, c’est tout naturellement qu’Augusta se tourne vers la mélodie. Elle en écrira plus de 130 depuis son premier concert public en 1868 jusqu’en 1902, presque toutes sur ses propres poèmes. Et Liszt et Wagner font partie de ses admirateurs.

    Holmès Trois Anges sont venus ce soirCliquez sur l’image

    Dans le domaine symphonique, elle reçoit le soutien des trois grands chefs d’orchestre que sont Jules Pasdeloup, Édouard Colonne et Charles Lamoureux. Citons notamment les poèmes symphoniques Irlande (1881), Pologne (vers 1881) et Andromède (vers 1883), qui n’ont rien à envier à ceux de Franck ou de Saint-Saëns.

    Homès PologneCliquez sur l’image

    Holmès AndromèdeCliquez sur l’image

    On peut aussi citer son Roland furieux d’après l’Arioste.

    Holmès Roland furieuxCliquez sur l’image

    Augusta écrit aussi des symphonies dramatiques ou lyriques : Lutèce (1877), les Argonautes (1880), Ludus pro patria (1887), ainsi qu’au Pays bleu (1890) sur ses propres poèmes.

    Holmès la Nuit et l'AmourCliquez sur le Virago Orchestra

    En 1895, elle a accès à l’Opéra de Paris avec l’opéra la Montagne noire, écrit en 1885 sur son propre livret.

    Pour l’exposition universelle de 1889, elle compose l’Ode triomphale en l’honneur du centenaire de 1789, qui requiert plus de mille exécutants. Si La Montagne noire a connu les honneurs de la scène, ses autres opéras AstartéLancelot du lac et Héro et Léandre ne seront jamais représentés de son vivant.

    Augusta Holmès meurt à Paris le 28 janvier 1903, à l’âge de 55 ans.

    (Sources principales : les notices de la Philharmonie de Paris, du Palazetto Bru Zane et de Présence compositrices.)

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    Divers

    HUIT CENTIÈME ARTICLE DU BLOG

    Eh oui, cet article est le 800e que je publie sur ce blog consacré, de manière très ouverte, à la musique et à la littérature !

    À ce jour, vous avez été plus de 95 000 visiteurs cumulés, venus de 155 pays, pour regarder plus de 166 000 vues sur ce blog, en presque cinq ans et demi.

    J’ai consacré 125 billets à mes opéras préférés, de l’Orfeo (1607) de Monteverdi à Like Flesh (2022) de Sivan Eldar, ou de Aïda de Verdi à Zoroastre de Rameau.

    monteverdi orfeo savallCliquez sur l’acte de naissance de l’Opéra

    Le plus regardé est toujours celui consacré aux Contes d’Hoffmann d’Offenbach, suivi ce centenaire par Tosca, de Puccini.

    barcarolleCliquez sur l’image

    J’ai également consacré 79 billets à des compositeurs, dont 13 à des compositrices, de Monteverdi à Louati. Le compositeur qui vous a le plus intéressé reste Franz Schubert. 57 d’entre eux ont été sélectionnés pour mon premier livre « Compositeurs et compositrices », que je vous conseille d’acheter si ce n’est pas déjà fait.

    couverture-du-livre-image

    Une autre catégorie pour laquelle j’ai créé un métabillet vous permettant de vous y retrouver facilement est celle des écrivains liés au monde de l’opéra ou de la musique. Il y a à ce jour 60 écrivains passés à ma moulinette, d’Eschyle à Echenoz, le plus consulté étant celui consacré à Victor Hugo. Une cinquantaine d’entre eux feront l’objet de mon second livre « les Écrivains et la musique », livre qui devrait sortir prochainement.

    Voilà, il y a encore bien d’autres catégories, consacrées à l’histoire, au cinéma, à la nature, à la bande dessinée, à la poésie, à l’OuLiPo, au dessin animé… Une de mes (petites) joies est l’accueil réservé à mes fantaisies sur le nom de Mallarmé (Mallarmuche pour les intimes 🙂), qui cumulent déjà plus de 4000 vues !

    Dans ces catégories moins conventionnelles, les billets les plus regardés restent « Magical Maestro (Tex Avery) » « Des opéras pour les enfants« , « ils ou elles ont écrit des Ave Maria » et « les voix (la tessiture)« .

    Fin 2020, j’ai commencé une nouvelle série sur l’emploi de musique classique par les réclamiers et, à ma grande surprise, cette série marche très fort puisque le premier billet, toutes catégories confondues, est celui qui vient en tête avec déjà plus de 3600 vues !

    Une des vidéos les plus regardées (si j’excepte les réclames) est Camille jouant les quatre Saisons de Vivaldi.

    Vivaldi les 4 saisons l'étéCliquez sur Camille

    Elle est suivie de près par l’Ave Maria de Bach chanté par Maria Callas, et l’Ave Maria de Rachmaninov.

    Rachmaninoff Ave MariaCliquez sur l’Ave Maria de Rachmaninov

    Voilà, j’espère que vous serez encore nombreux à venir partager ma curiosité pour tous ces thèmes qui gravitent autour de la musique et de la littérature !

    Et pour finir ce billet, une de mes vidéos préférées.

    Haendel Jules César Son nata lagrimar Jaroussky StutzmannCliquez sur une de mes vidéos préférées

    C’est tout pour aujourd’hui. Si vous aimez la musique et la littérature, parlez de mon blog à vos amis, et si vous n’aimez pas, parlez-en à ceux que vous n’aimez pas ! 🙂

    Contes et légendes, littérature, Mes opéras préférés

    LE CONTE DU TSAR SALTAN, de RIMSKY-KORSAKOV (1900)

    Écrit par Rimsky-Korsakov à l’occasion du centenaire de la naissance de Pouchkine, le Conte du tsar Satan est une adaptation d’une de ses nouvelles, et a été créé à Moscou en 1900.

    Le pitch : Cendrillon au pays des tsars de Russie.

    Prologue : Le tsar Saltan cherche une femme et l’a fait savoir. Dans une famille, la mère et ses deux filles aînées se mettent sur les rangs, l’une veut tisser des habits pour le tsar, l’autre lui faire la cuisine. La plus jeune, souffre-douleur de la mère et des deux sœurs rêve de faire un bel enfant au tsar. C’est elle que Saltan choisit pour femme, réservant à ses deux sœurs une place de tisseuse et une place de cuisinière à la cour. Jalouses, elles complotent contre leur sœur, et prédisent au tsar que leur sœur engendrera un monstre.

    Acte I : Quelques mois plus tard, le tsar s’apprête à partir à la guerre (Marche).

    Rimsky-Korsakov Le Conte du tsar Saltan SuiteCliquez sur la marche du tsar

    La tsarine berce Gvidon, son bébé, en lui chantant une berceuse. Elle est inquiète, car elle n’a pas de nouvelles de son mari, parti à la guerre. Pendant qu’elle berce son bébé, la marâtre chante qu’elle souhaite la mort du bébé. Le bouffon essaie de rassurer la tsarine. Le conteur du tsar arrive. La tsarine, pressentant un malheur lui demande de raconter une histoire.

    Les courtisans viennent présenter leurs hommages, et veulent voir le tsarévitch nouveau-né.

    Un messager du tsar arrive. La tsarine demande aux lettrés qu’on lise le message. Celui-ci dit que, par ordre du tsar, il faut sans délai mettre la tsarine et son fils dans un tonneau, et les jeter à la mer. (Beau chant de déploration de la tsarine).

    Rimsky-Korsakov Le Conte du tsar Saltan la tsarine dans un tonneauCliquez sur Rimsky-Korsakov

    Acte II : Plus tard, la tsarine et son fils ont été jetés par la tempête sur une île. Le tsarévitch se fabrique un arc et des flèches. Voyant un vautour attaquer un cygne, Gvidon tue le vautour d’une flèche. Le cygne lui révèle alors que le vautour était un sorcier.

    Rimsky-Korsakov Le Conte du tsar Saltan Ty, tsarevitch, moy spasitelCliquez sur l’image

    Pour le remercier, le cygne fait apparaître une ville magnifique. (chant de louanges du peuple libéré). Le peuple propose à Gvidon, leur libérateur, la couronne. Celui-ci accepte.

    Acte III : Le cygne vient voir le prince et veut savoir pourquoi il est triste, lui promettant de l’aider. Le prince veut voir son père. Justement, un navire va partir pour le royaume de Tsaltan.

    Rimsky-Korsakov Le Conte du tsar Saltan Flight of the BumblebeeCliquez sur l’image

    Pour lui permettre de suivre ce navire, le cygne transforme le tsarévitch en bourdon. (célébrissime Vol du bourdon). Gvidon arrive ainsi au pays du tsar.

    Rimsky-Korsakov Le Conte du tsar Saltan le Vol du bourdonCliquez sur l’image

    La cour du tsar se demande pourquoi celui-ci est soucieux.

    Rimsky-Korsakov Le Conte du tsar Saltan Acte III scène 2 Merci Tsar SaltanCliquez sur l’image

    Ils lui racontent que lors de leur voyage, ils ont vu un prodige. Une île inhospitalière qui s’est transformée en île merveilleuse, gouvernée par le prince Gvidon. Le tsar veut aller voir cette île, ce que la marâtre voudrait empêcher. Le bourdon la pique. Un boyard ajoute que l’île regorge de trésors. Le bourdon pique une des sœurs. Un boyard décrit les merveilles qui se trouvent sur l’île. Saltan déclare qu’il se mettra en route dès le lendemain. Les femmes disent qu’il y a sur l’île une femme d’une très grande beauté. Le bourdon pique encore. Tous se lancent à sa poursuite pour l’écraser.

    Acte IV : Sur son île, le tsarévitch rêve de rencontrer la femme d’une très grande beauté dont il a entendu parler quand il était bourdon. Il appelle le cygne pour l’aider à la trouver. Le cygne lui dit qu’il peut la lui présenter et reprend alors sa forme première : c’est la princesse ! (Duo, puis trio avec la mère).

    Une flotte arrive, conduite par le tsar. Le peuple l’accueille. Gvidon va à sa rencontre, mais recommande à sa mère de se cacher. Il demande à Saltan de lui parler de sa famille. Le tsar raconte qu’autrefois il avait une femme aimante et aimée. Ils ont vécu heureux avant qu’il ne parte à la guerre, confiant sa famille aux boyards pour qu’ils la protègent. Et depuis, le remords le ronge. Gvidon lui dit de sécher ses larmes.

    Le tsar veut voir les merveilles de l’île. Gvidon montre les deux premières. Pour la troisième, l’ex-cygne prend la parole et dit qu’elle est une enchanteresse, qui est sur terre pour rendre les gens heureux.

    Le tsar lui demande alors de faire apparaître la tsarine, ce qu’elle fait ! L’émotion est à son comble. Le tsar demande où est son fils, et Gvidon lui répond que c’est lui, son fils. Les deux sœurs veulent se disculper, chargeant leur mère. Le tsar dit qu’elles méritent la mort, mais qu’il leur pardonne, parce que c’est grâce à leur machination que le tsarévitch a pu rencontrer sa femme.

    (Source principale : la production du Théâtre royal de la Monnaie de Bruxelles de 2019).

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    Agenda Ironique

    LEURRES DIVERS

    Ce mois-ci, c’est Laurence qui pilote l’Agenda Ironique.

    Et qu’est-ce qu’elle nous demande, Laurence ? De nous intéresser à l’heure d’hiver, avec quelques contraintes supplémentaires :

    De jouer avec l’heure d’hiver, qui nous rapproche de celle du soleil alors que les nuits se font plus longues. Une heure à la frontière du rêve et de la réalité, où tout est possible, l’extraordinaire plutôt que l’ordinaire. Une heure qui dans une vie peut paraître infinie ou brève.

    Et puis quoi plus ? Placer , quatre vers tirés du poème Auguries of innocence de William Blake dans votre texte, où bon vous semble et sans ordre établi du moment que chacun d’eux trouve sa place dans votre récit :

    « Voir le monde dans un grain de sable
    Et le paradis dans une fleur sauvage
    Tenir l’infini dans le creux de sa main
    Et l’éternité dans une heure. »

    Enfin, ajouter l’expression suivante : « dame d’onze heures ». Comme de coutume, tous les styles d’écriture sont les bienvenus avec, si possible, un brin d’ironie.

    Et si vous n’avez pas tout compris, allez donc chez Laurence oussque c’est beaucoup mieux esspliqué.

    + + +

    Décrivant les passions humaines, l’univers de l’opéra ne manque pas de tromperies, fourberies ou autres leurres divers. En voici un petit échantillon.

    Ainsi dans Atys de Lully, la déesse Cybèle leurre le malheureux objet de son amour (Atys) en lui faisant croire que sa fiancée est un monstre affreux. Atys trompé tue celle qu’il aime.

    Lully Atys Toi qui portes partout et la rage et l'horreurCliquez sur l’image

    Dans Armide de Gluck, c’est l’enchanteresse Armide qui se sert de ses pouvoirs pour leurrer le chevalier Renaud afin d’obtenir son amour.

    Gluck Armide Plus j'observe ces lieux

    Dans la Somnambule de Bellini, Amina a une crise de somnambulisme où elle ne distingue plus le rêve de la réalité.

    Bellini la Sonnambula Ah non credea mirartiCliquez sur la malheureuse Amina qui ne distingue plus le rêve de la réalité

    À la fin de Roméo et Juliette de Gounod, c’est la nuit. Juliette a bu un breuvage pour faire croire qu’elle est morte. Roméo arrive à son rendez-vous avec sa bien-aimée, et découvre sa dame d’onze heures inanimée, qu’il croit donc morte. Devant ce leurre horrible, il sort son poignard et se tue, alors que Juliette se réveille !

    Gounod Roméo et Juliette Salut tombeau sombreCliquez sur Roméo et Juliette

    Tout le monde se ligue pour tromper Alfred dans la Chauve-souris de Strauss.

    Strauss J Fledermaus Spiel ich die Unschuld

    Et enfin, je m’en voudrais si je ne citais pas cet extrait qui aurait pu servir dans les Pêcheurs de perles de Bizet, qui se situe dans un monde de grains de sables et de fleurs exotiques.

    « Voir le monde dans un grain de sable
    Et le paradis dans une fleur sauvage
    Tenir l’infini dans le creux de sa main
    Et l’éternité dans une heure. »

    C’est certainement ce à quoi pense Nadir quand il chante son célèbre « Je crois entendre encore ».

    bizet spyresCliquez sur Nadir

    Divers

    LA MUSIQUE POUR LES ENFANTS

    Cet article constitue la trame de l’animation que je vais avoir le bonheur de faire à la médiathèque de Lomme le 8 novembre 2023. Cette animation s’articulera autour des 4 axes suivants :

    1. Les musiques écrites pour les enfants :

    Pierre et le Loup de Prokofiev.

    Le Carnaval des animaux de Saint-Saëns.

    le cygne saint-saënsCliquez sur le cygne

    L’Enfant et les Sortilèges, de Ravel.

    Ravel l'Enfant et les Sortilèges l'arithmétiqueCliquez sur l’image

    La petite renarde rusée de Janacek

    Le petit Ramoneur de Britten.

    Voir : Des opéras pour les enfants.

    2) Les musiques qui peuvent plaire aux enfants :

    Tchaïkovski Casse Noisette.

    Tchaïkovski Casse-Noisette Valse des fleursCliquez sur les fleurs

    La Flûte enchantée de Mozart (Duo Papageno Papagena)

    Flûte enchantée Papageno PapagenaCliquez sur Papageno et Papagena

    Le duo des chats, de Rossini

    havre caumartin duo des chatsCliquez sur le duo des chats

    Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, la Poupée.

    Offenbach Les Contes d'Hoffmann les zoziaux dans la charmilleCliquez sur la poupée

    Dukas l’Apprenti sorcier

    Dukas l'Apprenti sorcier (Fantasia)Cliquez sur Mickey

    3) si possible, faire chanter les enfants :

    Le karaoké des comptines confinées :

    Karaoké des comptines confinéesChantez avec le karaoké des comptines confinées

    Hammerstein La Mélodie du bonheur (Do Ré Mi)

    Roger and HAmmerstein the sound of musicCliquez sur l’image

    4) la musique comme on ne l’attend pas.

    Les Indes galantes de Rameau (2 versions).

    indes galantes 4Cliquez sur l’image

    Rameau les Indes galantes Forêts paisiblesCliquez sur l’image

    Miazaki Ponyo sur la falaise et la Chevauchée des Walkyries.

    Le violoniste Radulovitch

    Katchaturian la Danse du sabre (Radulovic)Cliquez sur l’image