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LES ÉCRIVAINS ALLEMANDS MIS EN MUSIQUE PAR DES COMPOSITEURS FRANÇAIS

Cet article est écrit pour illustrer une conférence que je donnerai en octobre prochain pour l’association Amitiés internationales de Lambersart, qui vise à rapprocher culturellement les villes jumelées avec Lambersart, soit Viersen en Allemagne et Southborough en Angleterre.

Dans ce cadre, je me suis intéressé aux écrivains allemands qui ont été mis en musique par des compositeurs français.

Des quatre écrivains dont je vais parler, Goethe est certainement le plus connu. Goethe naît à Francfort en 1749. En 1774, pour se guérir d’une passion amoureuse malheureuse, il écrit les Souffrances du jeune Werther. Werther sera mis en musique par Massenet.

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En 1777, Goethe écrit les livrets de deux opérettes, qui n’auront aucun succès. Surtout, en 1780, il rédige son premier livre de Faust. En France, Faust sera mis en musique par Berlioz avec La Damnation de Faust, et par Gounod.

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En 1797, Goethe écrit la ballade l’Apprenti sorcier, qui sera mise en musique un siècle plus tard par Paul Dukas.

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En 1809, il écrit les Affinités électives, roman qui sera adapté par Ambroise Thomas sous le titre de Mignon.

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Goethe meurt en 1832.

Parmi les amis poètes de Goethe figurait Heinrich Schiller. Schiller naît en 1759. Chantre de l’amitié entre les peuples et de la libération de ceux-ci, Schiller se voit attribuer la nationalité française par la Révolution, en récompense de ses écrits en faveur de la liberté des peuples. Parmi ses pièces, on peut noter la Pucelle d’Orléans, sur Jeanne d’Arc qui boutera l’anglois hors de France, ou Guillaume Tell, ce héros qui se battra contre l’occupant autrichien. En 1829, l’Italien Rossini, installé à Paris depuis plusieurs années, écrit pour l’Opéra de Paris un Guillaume Tell inspiré de la pièce de Schiller.

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Schiller meurt en 1805.

Ernst Theodor Amadeus Hoffmann naît en 1776. Il est connu aujourd’hui essentiellement par ses contes et nouvelles fantastiques, notamment le conte Casse-Noisette et le roi des souris (1816). Ce conte sera traduit par Alexandre Dumas en 1844, et c’est d’après la version de Dumas que Tchaïkovski écrira son ballet Casse-Noisette (1891).

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Une nouvelle, l’Homme de sable (1817), a inspiré Delibes pour son ballet Coppélia.

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Le principal apport d’Hoffmann dans le monde de l’opéra français est le seul opéra « sérieux », de Jacques Offenbach, Les Contes d’Hoffmann. Offenbach, né en 1819 à Cologne, vient vite travailler à Paris ; il se fera d’ailleurs naturaliser français en 1860. Les contes d’Hoffmann met en scène le poète Hoffmann, partagé entre l’amour des femmes et sa muse, la poésie.

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Heinrich Heine est né en 1797 à Düsseldorf. En 1831, las des tracasseries administratives que sa situation de Juif lui vaut, il part en France et s’installe à Paris où il fréquente les salons, y rencontrant Berlioz, Chopin, Sand ou Dumas. Il francise son prénom et se fait appeler Henri. Comme Beethoven, il admire le Napoléon d’avant le coup d’État de brumaire. On trouve des traces de cet engouement dans le poème die Beide Grenadieren (les deux Grenadiers), qui sera mis en musique par Robert Schumann (avec citation de la Marseillaise) et par Wagner (en français !) Heine écrit une nouvelle qui inspirera Wagner, en route pour Paris, pour son fliegende Höllander (le Vaisseau fantôme).

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LA MUSIQUE POUR LES ENFANTS

Cet article constitue la trame de l’animation que je vais avoir le bonheur de faire à la médiathèque de Lomme le 8 novembre 2023. Cette animation s’articulera autour des 4 axes suivants :

  1. Les musiques écrites pour les enfants :

Pierre et le Loup de Prokofiev.

Le Carnaval des animaux de Saint-Saëns.

le cygne saint-saënsCliquez sur le cygne

L’Enfant et les Sortilèges, de Ravel.

Ravel l'Enfant et les Sortilèges l'arithmétiqueCliquez sur l’image

La petite renarde rusée de Janacek

Le petit Ramoneur de Britten.

Voir : Des opéras pour les enfants.

2) Les musiques qui peuvent plaire aux enfants :

Tchaïkovski Casse Noisette.

Tchaïkovski Casse-Noisette Valse des fleursCliquez sur les fleurs

La Flûte enchantée de Mozart (Duo Papageno Papagena)

Flûte enchantée Papageno PapagenaCliquez sur Papageno et Papagena

Le duo des chats, de Rossini

havre caumartin duo des chatsCliquez sur le duo des chats

Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, la Poupée.

Offenbach Les Contes d'Hoffmann les zoziaux dans la charmilleCliquez sur la poupée

Dukas l’Apprenti sorcier

Dukas l'Apprenti sorcier (Fantasia)Ne cliquez pas sur Mickey

3) si possible, faire chanter les enfants :

Le karaoké des comptines confinées :

Karaoké des comptines confinéesChantez avec le karaoké des comptines confinées

Hammerstein La Mélodie du bonheur (Do Ré Mi)

Roger and HAmmerstein the sound of musicCliquez sur l’image

4) la musique comme on ne l’attend pas.

Les Indes galantes de Rameau (2 versions).

indes galantes 4Cliquez sur l’image

Rameau les Indes galantes Forêts paisiblesCliquez sur l’image

Miazaki Ponyo sur la falaise et la Chevauchée des Walkyries.

Le violoniste Radulovitch

Katchaturian la Danse du sabre (Radulovic)Cliquez sur l’image

Compositrices, Conférences, Histoire de l'opéra

UNE BRÈVE HISTOIRE DE L’OPÉRA

Tout a commencé par un mariage royal, celui d’Henry IV et Marie de Médicis à Florence en 1600. Lors des fêtes données à cette occasion par les Médicis on a fait représenter un grand spectacle musical, l’Euridice de Peri. À son retour à Mantoue, le duc de Mantoue demande à son compositeur de cour, Monteverdi, de monter un spectacle au moins aussi fastueux que celui auquel il a assisté à Florence. La réponse de Monteverdi à cette commande sera l’Orfeo. Orphée, ce chanteur dont l’art pouvait émouvoir les dieux de l’enfer eux-mêmes, et Eurydice, qui de mieux pour créer un genre musical, l’opéra ?

monteverdi orfeo savallCliquez sur la symphonie d’ouverture du premier opéra de l’histoire

À cette époque, les femmes avaient le droit d’écrire de la musique et c’est ainsi que Francesca Caccini, une contemporaine de Monteverdi, s’est trouvée être la première femme compositrice d’opéra.

Caccini Francesca La liberazione di Ruggiero dall' isola d'Alcina Ahi, MelissaCliquez sur le premier opéra écrit par une compositrice

Ce nouveau genre musical se développera très vite en Italie, où des foyers d’opéras se montent à Venise, Rome, Naples ou Milan. Mazarin introduit l’opéra en France avec une représentation de l’Orfeo de Rossi à Paris en 1647, et pour le mariage de Louis XIV en 1660, il commande à Cavalli un opéra, Ercole amante (Hercule amoureux). Mais c’est quelques années après que le genre s’implante durablement en France, avec un Italien venu en France, Lully, qui régnera sans partage sur la musique de Loulou XIV.

Lully Atys songes funestesCliquez sur Atys de Lully

À la même époque en Angleterre, une tradition de spectacles chantés et dansés par les nobles, les masques élisabéthains, donnera des semi-opéras, représentés par Purcell, mais ce genre périclitera après la disparition de celui-ci.

Purcell Didon NormanCliquez sur Didon

Dès lors, toute l’Europe sera sous la coupe des opéras chantés soit en italien, soit en français. C’est ainsi que l’Allemand Haendel, après avoir fait ses classes en Italie, est parti en Angleterre écrire des opéras en italien.

À la fin du XVIIe siècle, Naples devient le foyer de l’opéra italien, avec l’opera seria (opéra sérieux), mais dans cette patrie de la commedia dell’arte, on s’est mis à insérer pendant les entractes de courtes pièces légères ou bouffonnes. Ces pièces prendront leur indépendance en devenant l’opera buffa (opéra bouffon).

En France, où les codes de la tragédie lyrique avaient été fixés par Lully, on s’est mis à introduire des ballets et divertissements, donnant naissance à l’opéra-ballet, représenté par Campra (l’Europe galante).

Sur les foires de Paris, les comédiens italiens donnaient des pastiches, c’est-à-dire des paroles nouvelles placées sur des airs connus. Après différents déboires liés aux privilèges de l’académie royale de musique et de la comédie française, les forains obtiennent en 1714 le privilège de donner des comédies parlées ET chantées. L’opéra-comique était né et le théâtre de la Foire devient le théâtre de l’Opéra-comique.

Au milieu du XVIIe siècle, le principal successeur de Lully est Rameau, qui s’est mis sur le tard à différentes formes d’opéra, y compris l’opéra-ballet avec les Indes galantes.

indes galantes 4Cliquez sur les Indes galantes

Une génération après Haendel, l’Autrichien Gluck fera comme lui. Après avoir appris son métier en Italie, et écrit des opéras en italien pour Vienne, Gluck vient à Paris écrire (ou réécrire) des opéras en français pour la cour royale. L’hégémonie italo-française était toujours en place, puisque des musiciens comme Haydn et Mozart écrivent leurs opéras en italien, même si Mozart écrit des singspiels (sortes d’opéras comiques en allemand). Opéra classique.

Flûte enchantée Reine de la nuitCliquez sur la reine de la Nuit

Cette tentative d’écrire des opéras en allemand a été suivie par Beethoven avec son Fidelio (1814), mais les tentatives de créer un opéra allemand, avec des commandes passées à Weber ou à Schubert, se trouvent confrontées à la vague Rossini qui balaye toute l’Europe à cette même époque. C’est l’époque des opéras romantiques, représentée en France par Berlioz.

freischutz harnoncourtCliquez sur le chœur

Autour des années 1820 – 1830, un événement va changer les codes pour presque tout le XIXe siècle. C’est l’apparition du Grand opéra à la française, le GoF, et Paris devient le centre de l’Europe, où il faut réussir, voire triompher. C’est ainsi qu’après Rossini qui s’était installé à Paris, deux autres Italiens, Donizetti et Bellini, viennent y terminer leur carrière, pourtant brillamment commencée en Italie. Wagner et Verdi aussi devront écrire pour l’Opéra de Paris.

Wagner et Verdi, parlons-en. Ces presque jumeaux, ils sont nés tous les deux en 1813, vont faire évoluer le genre de l’opéra.

Wagner va faire éclater le découpage traditionnel des opéras en airs, duos, etc. et va développer les notions de mélodie continue et de leitmotivs.

Wagner Die Walküre la chevauchée (MET 2019)Cliquez sur la chevauchée des Walkyries

Verdi représente l’émergence d’un nationalisme musical, préfigurant l’éveil des écoles nationales avec Glinka ou Smetana.

Verdi nabucco va pensieroCliquez sur le 2e hymne national italien

Ou encore le groupe de cinq en Russie, incluant Moussorgski.

Moussorgski Boris Godounov Scène du couronnementCliquez sur le couronnement de Boris Godounov

En France, une nouvelle génération voit le jour avec Gounod, Bizet ou Saint-Saëns et Massenet, tandis qu’Offenbach invente l’opérette.

la belle HélèneCliquez sur le couplet des rois de la Belle Hélène

Bizet Carmen habaneraCliquez sur Carmen

L’opéra a toujours suivi l’évolution des mouvements littéraires. C’est ainsi qu’à la fin du XIXe siècle, le naturalisme d’un Zola donnera naissance au vérisme en Italie, avec son plus fameux représentant Puccini. Pendant ce temps en Allemagne on peut parler du post-wagnérisme de Richard Strauss.

Puccini Butterfly Un bel di vedremo CallasCliquez sur Madama Butterfly

Strauss Rosenkavalier METCliquez sur le Chevalier à la rose (Rosenkavalier)

Après le naturalisme, le symbolisme d’un Maeterlinck donnera lieu à plusieurs opéras, dont Pelléas et Mélisande de Debussy.

Arrivée des percées de la psychologie dans les livrets d’opéra avec Berg ou Janacek.

Après la Seconde Guerre mondiale, réveil de l’opéra anglais avec Britten alors qu’en France on a Poulenc et aux États-Unis, Gershwin ou Bernstein. Apparition de la comédie musicale voire des opéras rocks.

Britten Peter Grimes 4 interludesCliquez sur les interludes marins de Peter Grimes

Gershwin Porgy and Bess Summertime (film)Cliquez sur Bess

Et l’opéra est toujours vivant et on continue à en créer tous les ans dans le monde entier, comme Like Flesh de Sivan Eldar à Lille début 2022.

Eldar Like Flesh Teaser Opéra de LilleCliquez sur la bande-annonce de Like Flesh

Et en forme de résumé, retrouvez l’arbre phylogénétique de l’opéra.

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L’ESPAGNE ET L’OPÉRA (4) : L’ESPAGNE À L’OPÉRA

Après l’Espagne vue (de manière parfois pittoresque) par les compositeurs étrangers, terminons notre voyage avec les opéras qui se passent EN Espagne, mais qui n’ont pas été écrits par des Espagnols.

Un des plus fameux est certainement Don Giovanni (1787) de MOZART, dont l’action se passe à Séville.

don giovanni la ci daremCliquez sur Zerline et Don Giovanni

Non moins fameux est Le Barbier de Séville (1816), de ROSSINI, dont l’action se passe à … Séville !

Rossini Le Barbier de Séville Una poco faCliquez sur Rosine

Deux des opéras de VERDI se passent en Espagne : Le Trouvère (1853) et Don Carlos (1867).

Verdi Don Carlos KaufmannCliquez sur Don Carlos

Parmi les opéras se passant en Espagne, il y a bien évidemment le Carmen (1875) de BIZET.

Bizet Carmen OuvertureCliquez sur l’orchestre

Moins connu, mais pourtant très beau, est Le Cid (1885) de MASSENET d’après CORNEILLE.

Massenet Le Cid O SouverainCliquez sur Le Cid

Massenet avait d’ailleurs déjà mis l’Espagne en musique avec son premier opéra « complet », Don César de Bazan (1872), d’après le Ruy Blas de Victor HUGO.

RAVEL n’a pas écrit que l’Enfant et les Sortilèges, il a aussi commis l’Heure espagnole (1911) sur un livret très franchouillard de FRANC-NOHAIN.

Ravel l'heure espagnol pitoyable aventure

Quant au trop rarement joué ZEMLINSKY, il a écrit son opéra Le Nain (Der Zwerg) (1922) d’après une nouvelle du sulfureux Oscar WILDE.

Zemlinsky Le NainCliquez sur l’infante d’Espagne et son cadeau d’anniversaire (le nain)

Et maintenant, je vous propose un complément avec un zoume sur les opéras qui se passent à Séville.

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L’ESPAGNE ET L’OPÉRA (3) : L’ESPAGNE VUE PAR LES COMPOSITEURS ÉTRANGERS

Après les billets consacrés aux musiciens espagnols, poursuivons notre voyage en Espagne avec cette fois l’Espagne mise en musique par des compositeurs étrangers. En effet, au XIXe siècle, l’Espagne a inspiré bien des compositeurs.

Ainsi Mikhaïl GLINKA (1804 – 1857), le père de la musique russe, reviendra-t-il d’un séjour en Espagne vers 1845 avec deux Ouvertures ibériques.

Glinka Ouverture espagnole n 2Cliquez sur l’ouverture espagnole n° 2

Le pianiste virtuose (mais pas que) et hongrois Franz LISZT (1811 – 1886) a composé une brillante Rhapsodie espagnole en 1867 qui n’a rien à envier à ses Rhapsodies hongroises en ce qui concerne la virtuosité pianistique.

Liszt Rhapsodie espagnoleCliquez sur le pianiste

Le Lillois Édouard LALO (1823 – 1892) écrit pour le violoniste espagnol Pablo de SARASATE une Symphonie espagnole (1874).

Lalo Symphonie espagnoleCliquez sur la violoniste

l’Auvergnat Emmanuel CHABRIER (1841 – 1894) écrit en 1883 une rhapsodie pour orchestre, le populaire España.

Chabrier EspanaCliquez sur le chef d’orchestre

Un autre Russe, RIMSKY-KORSAKOV (1844 – 1908) écrit en 1887 un Capriccio espagnol.

Rimsky-Korsakov Capriccio espagnolCliquez sur l’image

Cette passion pour l’Espagne se poursuivra au début du XXe siècle avec le Basque Maurice RAVEL (1875 – 1937) qui écrit une de ses premières œuvres orchestrales en 1907 : sa Rapsodie espagnole.

Ravel rapsodie espagnoleCliquez sur l’orchestre

L’année suivante, c’est son frère ennemi le Parisien Claude DEBUSSY (1862 – 1918) qui publiera son Iberia.

Debussy IberiaCliquez sur l’image

Et retrouvez sur ce blog les opéras qui se passent en Espagne, main non écrits par des Espagnols.

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L’ESPAGNE ET L’OPÉRA (2) : LES OPÉRAS ESPAGNOLS

Après vous avoir présenté les principaux musiciens (classiques) espagnols, voyons maintenant leur production dans le domaine de l’opéra.

On l’a vu, le précurseur de la forme Opéra en Espagne est la Zarzuela baroque. En voici une de José de NEBRA, Iphigenia en Tracia (1747).

Zarzuela Philippe IV

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Felipe PEDRELL (1841 – 1922) fera revivre la zarzuela. Il a également écrit des opéras dont Quasimodo (1875), d’après Notre-Dame de Paris de VH et Los Pirineos (Els Pirineus) (1902).

Pedrell los Pirineos (Els Pirineus)

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Enrique GRANADOS (1867 – 1916) a écrit principalement pour le piano. Il a également composé des opéras autour des années 1900. Le plus connu d’entre eux est Goyescas (1916), écrit d’après une œuvre éponyme écrite pour le piano.

Granados Goyescas

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Isaac ALBENIZ (1860 – 1909) écrira pour la guitare, par exemple son célébrissime Asturias. Il composera également des opéras, dont un Merlin (1909).

Albeniz Merlin

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Il sera suivi par Manuel DE FALLA (1876 – 1946) qui écrira, outre des zarzuelas, le drame lyrique La Vie brève (La Vida breve) (1904 – 1905) et Les Tréteaux de Maître Pierre (1922).

De Falla La vida breve

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Au XXe siècle, la zarzuela est toujours vivante en Espagne, dans une forme proche de notre opérette moderne. Écoutons en une de Federico ROMERO.

Romero El Caserio

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Et retrouvez sur ce blog l’Espagne mise en musique par des compositeurs étrangers, de GLINKA à DEBUSSY en passant par CHABRIER et LISZT.

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L’ESPAGNE ET L’OPÉRA (1) : COMPOSITEURS ESPAGNOLS

Si l’Italie, la France et l’Allemagne sont reconnues comme « terres d’opéra », les liens entre l’Espagne et l’opéra (et plus généralement la musique classique) sont peut-être moins évidents du coté nord des Pyrénées.

Ce billet est donc le premier d’une série de quatre, et traite de quelques musiciens espagnols connus. Il sera suivi par un billet sur les opéras écrits par des Espagnols, puis par un sur la représentation de l’Espagne par des musiciens étrangers, en enfin par un sur les opéras qui se passent en Espagne.

Dans l’arbre phylogénétique de l’opéra, le rameau espagnol a poussé sur la zarzuela, du théâtre chanté qui date du milieu du XVIIe siècle (la première date de 1648) qui a été très populaire pendant un siècle environ. Cependant la déferlante italienne qui s’est répandue sur l’Europe a atteint l’Espagne, et du milieu du XVIIIe jusqu’au milieu du XIXe, point de salut pour l’opéra en Espagne si ce n’est chanté en italien.

La zarzuela donc (des représentations données pour Philippe IV d’Espagne qui ont ensuite atteint les couches populaires), est proche du Singspiel allemand.

Le XVIIIe siècle est marqué par la personnalité du padre SOLER (1729 – 1783), auteur de nombreuses pièces pour le clavecin.

Soler fandangoCliquez sur l’image

Felipe PEDRELL (1841 – 1922) fera revivre la zarzuela. Il a également écrit un opéra, Quasimodo (1875), d’après Notre-Dame de Paris de VH.

Pedrell QuasimodoCliquez sur le livre

Enrique GRANADOS (1867 – 1916) a écrit principalement pour le piano. Il a également composé des opéras autour des années 1900. Le plus connu d’entre eux est Goyescas (1916), écrit d’après une œuvre éponyme écrite pour le piano.

Granados GoyescasCliquez sur Granados au piano

Isaac ALBENIZ (1860 – 1909) écrira pour la guitare, par exemple son célébrissime Asturias.

Albeniz AsturiasCliquez sur le guitariste

Il composera également des opéras, dont un Merlin (1909).

Il sera suivi par Manuel DE FALLA (1876 – 1946) qui écrira, outre des zarzuelas, Le Tricorne (el Sombrero de tres picos), l’Amour sorcier, La Vie brève (1904 – 1905) et Les Tréteaux de Maître Pierre (1922). Il écrira également une de ses pièces les plus connues, les Nuits dans un jardin d’Espagne (1915).

De Falla Nuits dans les jardins d'EspagneCliquez sur l’image

Plus proche de nous figure le très subtil Federico MOMPOU (1893 – 1986), qui a écrit pour le piano mais aussi pour la voix. Et puisque je vous ai présenté des Ave Maria il n’y a guère, je vous propose d’écouter celui de Mompou. Je vous avais déjà parlé de Mompou dans mon billet consacré à Wladimir JANKÉLÉVITCH.

Mompou Ave MariaCliquez sur l’image

Enfin, je ne peux pas ne pas citer ici Joachin RODRIGO (1901 – 1990) et son œuvre la plus connue, le Concierto de Aranjuez.

Rodrigo Concierto de AranjuezCliquez sur le guitariste

Retrouvez la suite des aventures de l’Espagne musicale avec les opéras écrits par des Espagnols.