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Agenda Ironique

DO RÉ MI FA SOL LA SI DO. L’agenda ironique de juillet 2022.

Puisqu’il m’échoit encore l’honneur de proposer un thème à l’Agenda Ironique, et que cet honneur m’est tombé dessus bien tard, je vais vous proposer d’écrire un texte en sept parties, dont chacune devra commencer par une note de musique, dans l’ordre composé par Guido d’Arezzo en 1050.

Si ça peut vous aider, voici le texte latin écrit par Guido pour nous permettre de retenir le nom des notes :

« UT queant laxis / Pour que puissent
« REsonare fibris / résonner des cordes
« MIra gestorum / détendues de nos lèvres
« FAmili tuorum, / les merveilles de tes actions,
« SOLve polluti / ôte le péché,
« LAbii reatum, / de ton impur serviteur,
« Sancte Iohannes. / ô Saint Jean.

Donc, si vous voulez remplacer le DO par un UT, vous avez toute liberté de le faire. Comme petite contrainte supplémentaire, je vous demanderai d’employer quelques termes musicaux simples, tels que silence, soupir, croche ou ouverture et portée.

Il n’y a pas d’autre contrainte, sinon celle de nous surprendre et de nous faire sourire. Votre texte pourra être un poème, une nouvelle, une recette de cuisine… Ce que vous aurez envie d’écrire, en bref.

On se donne jusqu’au 27 juillet pour élaborer tous nos charmants textes.

À titre d’exemple, voici que ROGER & HAMMERSTEIN m’ont proposé :

Roger and HAmmerstein the sound of musicCliquez sur l’image

Compositrices, Divers

VOUS REPRENDREZ BIEN UNE PETITE LARME ? – Partie 2, le XIXe SIÈCLE

Je vous parlais il n’y a guère des larmes à l’opéra et à la période baroque. Je me propose de prolonger ce sujet avec les larmes versées au XIXe siècle.

En 1807, à l’acte II de la Légende de Joseph en Égypte de MÉHUL, Jacob se réveille. Il a fait un rêve. Dans son rêve, il a vu son fils Joseph, disparu depuis longtemps et qu’il croyait mort. Il se rappelle alors son fils chéri. (Air : Ô, mon Joseph, cher enfant de mon cœur, le temps n’a pas séché mes larmes ».) Présents et tout aussi émus, ses fils Benjamin et Joseph (incognito) reprennent son très bel air dans ce bref duo.

Méhul Joseph O mon JosephCliquez sur Joseph (incognito), Jacob et Benjamin

Vingt-cinq ans plus tard, en 1832, ce sont de tout autres larmes qui perlent aux yeux de la coquette Adina dans L’Élixir d’amour de DONIZETTI, qui s’imagine que Nemorino ne l’aime pas. Nemorino, amoureux éconduit d’Adina reprend espoir en voyant cette larme furtive.

Donizetti l'Élixir d'amour Una furtiva lagrima (Alagna)Cliquez sur Nemorino

En 1837, dans son très théâtral Requiem, BERLIOZ nous régale et épuise les chœurs avec ce « Lacrimosa ».

Berlioz Requiem Lacrimosa (Bernstein)Cliquez sur l’image

Poursuivons notre voyage dans le temps et arrêtons-nous en 1851, avec Rigoletto de VERDI. À l’acte II, quand il comprend que sa fille se fait courtiser par le duc, le héros Rigoletto tombe en pleurs et s’humilie devant les courtisans. (Air : « Cortigiani, vil razza danata ».)

Verdi rigoletto Cortigiani, vil razza dannataCliquez sur Rigoletto

Verdi encore, deux ans plus tard, avec La Traviata. À la fin de cet opéra, Violetta, dite la Traviata, relit une lettre de Germont, le père de son amant Alfredo. Elle lit cette lettre au moment de mourir et pleure sur le passé perdu. (Air : « Adio del passato ».)

Verdi Traviata adio del passato DessayCliquez sur Violetta

Retour en France en 1886 avec Pauline VIARDOT qui met en musique la Chanson du pêcheur, de Théophile GAUTIER (une des six mélodies du cycle les nuits d’été de Berlioz.)

Viardot (Pauline) La chanson du pêcheurCliquez sur l’image

L’année suivante est celle de Werther de MASSENET. Liée par un serment fait à sa mère mourante, Charlotte ne peut répondre à l’amour que lui porte le jeune Werther. (Air: Va, laisse couler mes larmes ! »)

Massenet Werther les larmes qu'on ne pleure pasCliquez sur Charlotte

En 1892, dans Iolanta, l’héroïne de TCHAÏKOVSKI est aveugle et n’a jamais vu la lumière du jour ni la beauté des fleurs de son jardin. Quand un chevalier arrive chez elle et lui demande à quoi servent les yeux, elle ne peut que répondre : « à pleurer ».

Tchaikovski Iolanta Duo Iolanta VaudémontCliquez sur Iolanta et Godefroid

La même année, LEONCAVALLO mettait en scène les affres de la jalousie du clown Paillasse dans son opéra Pagliacci (Paillasse). À la fin du 1er acte, il sait que sa femme le trompe, mais il doit enfiler son costume de clown et faire semblant de rire, malgré ses pleurs rentrés (Air : Vesti la giubba »).

Leoncavallo Pagliacci Vesti la giubbaCliquez sur le clown Paillasse

En 1900, dans Rusalka de DVORAK, l’ondin, le père de l’ondine Rusalka qui a accepté de perdre son statut d’ondine et sa voix par amour pour un humain, pleure sur le triste sort de sa fille (Air : « Cely svêt neda ti »).

Dvorak Rusalka Cely svet neda tiCliquez sur l’ondin

Et pour entendre couler des larmes au XXe siècle, cliquez sur ce lien.

Compositrices, littérature, Maria Callas, Oulipo, Poésie

« ART POÉTIQUE », de VERLAINE

Le poème « mis en musique » de ce mois sera Art poétique, de Paul VERLAINE. (Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport avec ces images.)

De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l’Impair
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Schubert An die MusikCliquez sur la musique

Il faut aussi que tu n’ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l’Indécis au Précis se joint.

Hahn Chansons grises L'Heure exquiseCliquez sur la chanson grise

C’est des beaux yeux derrière des voiles,
C’est le grand jour tremblant de midi,
C’est, par un ciel d’automne attiédi,
Le bleu fouillis des claires étoiles !

Debussy Nuit d'étoiles (Véronique Gens)Cliquez sur les claires étoiles

Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !

Bonis Mel Nocturne pour flûte, Cor et PianoCliquez sur l’image

Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L’Esprit cruel et le Rire impur,

Qui font pleurer les yeux de l’Azur,
Et tout cet ail de basse cuisine !

Verdi Rigoletto Ch'io gli parliCliquez sur l’image

Prends l’éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d’énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l’on n’y veille, elle ira jusqu’où ?

Ô qui dira les torts de la Rime ?
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d’un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?

Gounod Faust Bijoux CallasCliquez sur l’image

De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu’on sent qui fuit d’une âme en allée
Vers d’autres cieux à d’autres amours.

Berlioz Les Nuits d'été Au cimetière (Crespin)Cliquez sur « l’âme éveillée »

Que ton vers soit la bonne aventure
Éparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym…
Et tout le reste est littérature.

Citations musicales:

De la musique : SCHUBERT An die Musik

la chanson grise : HAHN Chansons grises : « l’Heure exquise »

des claires étoiles : FAURÉ Nuit d’étoiles

et la flûte au cor : Mel BONIS Scènes de la Forêt, « Nocturne pour Flûte, Cor et Piano »

la Pointe assassine, l’Esprit cruel et le Rire impur : VERDI Rigoletto. Dans Rigoletto, le héros, bouffon du duc, exerce son esprit acerbe contre les courtisans avec ses piques cruelles.

ce bijou d’un sou : GOUNOD Faust « Air des bijoux »

une âme en allée : BERLIOZ Les Nuits d’été « Au Cimetière (Clair de lune) »

Animation 1, Cinéma, Mes opéras préférés

GUILLAUME TELL, de ROSSINI (1829)

Dernier opéra de Rossini, écrit sur un livret d’Étienne de Jouy d’après la pièce de Schiller et créé à l’Opéra de Paris en 1829. La longueur de cette œuvre (presque 4 heures) en a empêché un succès pareil à ceux auxquels Rossini était accoutumé. Son Ouverture est un des morceaux les plus utilisés au cinéma, de Walt Disney à Stanley Kubrick.

Rossini Guillaume Tell Ouverture par DisneyPlease, click on the Overture from Willima Tell

Le pitch : Arnold, le fils du pasteur, aime Mathilde, la fille du bailli Gessner, l’occupant autrichien. Un soldat de Gessner ayant été tué par un pâtre, le bailli veut se venger. Il demande aux villageois de se prosterner devant son chapeau, ce que Guillaume Tell refuse de faire. Dès lors, Gessler voudra faire mourir Guillaume qui prend la fuite avec Arnold.

Ouverture : La célèbre ouverture de Guillaume Tell est composée de quatre parties évoquant une scène bucolique suivie d’un orage, le ranz des vaches et enfin la bataille contre l’occupant autrichien.

Rossini Guillaume Tell OuvertureCliquez sur l’ouverture

Acte I : Regardant un pêcheur qui songe à sa belle, Guillaume Tell pense à sa patrie, occupée par l’Autriche, ce qui inquiète sa femme Hedwige et son fils Jemmy. Le chœur des paysans annonce la fin du jour.

Rossini Guillaume Quel jour serein le ciel présageCliquez sur l’image

Le vieux Melchtal descend de la montagne, avec son fils Arnold. Hedwige, la femme de Guillaume, lui demande de célébrer trois mariages à l’occasion de la fête des pasteurs. Guillaume offre l’hospitalité à Melchtal et Arnold. Melchtal demande à Arnold quand il va se décider à se marier. Resté seul, Arnold chante son amour pour Mathilde, la fille du bailli Gessner, c’est-à-dire de l’ennemi. Guillaume demande à Arnold ce qui l’agite. S’en suit un duo entre Guillaume et Arnold où ce dernier est déchiré entre son amour pour Mathilde et son amour pour sa patrie.

Rossini Guillaume Tell Où vas-tu, quel transport t'agiteCliquez sur Arnold et Guillaume

Arrivent Melchtal, Hedwige et le chœur venu chercher les trois fiancées. Pendant que Melchtal bénit les trois couples, on entend Gessler arriver. Arnold s’enfuit, suivi de Guillaume. Le chœur se réjouit et honore Jemmy, le fils de Guillaume, qui a remporté le prix de tir à l’arc. Mais un pâtre arrive, qui explique que pour défendre sa fille de la soldatesque gesslerienne, il a tué un soldat et qu’il est poursuivi. Il veut traverser le lac pour trouver refuge de l’autre côté. Le pécheur refuse. Guillaume revient, sans Arnold. Le pâtre quémande son secours et Guillaume lui fait traverser le lac. Les soldats de Gessler arrivent, conduits par le capitaine de la garde, Rodolphe. Celui-ci demande qui a aidé le pâtre, mais le peuple refuse de répondre. Melchtal déclare que cette terre ne connaît pas de délateur. Rodolphe ordonne qu’on l’arrête.

Acte II : Dans la montagne, à un chœur de chasseurs répond un chœur de pâtres. Mathilde, qui s’est isolée du groupe, sent qu’Arnold n’est pas loin. Dans le fond de son cœur, c’est lui qu’elle aime (Air : Sombre forêt…).

Rossini Guillaume Tell Sombre forêtCliquez sur Mathilde

Arnold paraît, et lui avoue son amour, auquel elle répond (Duo : Oui vous l’arrachez à mon âme).

Rossini Guillaume Tell Oui, vous l'arrachez à mon âmeCliquez sur Arnold

Mais on vient, il faut se séparer. C’est Guillaume accompagné d’un de ses compagnons, Walter. Guillaume et Walter rappellent à Arnold que Mathilde est leur ennemie, et lui apprennent que Gessler a fait mourir son père (Trio : « Quand l’Helvétie est un champ de supplices ».)

Rossini guillaume Tell trioCliquez sur le trio

Il l’appelle à prendre la tête de la révolte contre le bailli. Les délégués des trois cantons arrivent. Arnold fédère leur révolte.

Acte III : Alors que Mathilde attend un doux adieu d’Arnold, celui-ci révèle qu’il doit venger son père. Elle lui dit de fuir.

Rossini Guillaume Pour notre amour plus d'espéranceCliquez sur l’image

Sur la place du village, on dresse une estrade. Gessler paraît et ordonne que l’on se prosterne en passant devant son chapeau accroché à un poteau. Sous la contrainte des soldats, tout le monde se prosterne devant le chapeau. Guillaume arrive avec Jemmy. Rodolphe lui ordonne de s’incliner. Guillaume refuse. Gessler le fait arrêter. Guillaume demande à Jemmy d’aller prévenir sa mère afin qu’elle lance le signal de la révolte, un feu allumé, mais Gessler ordonne que l’on place une pomme sur la tête de Jemmy, et demande à Guillaume de l’atteindre d’une flèche. Guillaume résiste, puis cachant une flèche sous son habit, il tire et atteint la pomme, ne cachant pas que s’il avait raté, la deuxième flèche aurait été pour Gessler. Celui-ci demande qu’on arrête Guillaume et son fils. Mathilde les prend sous sa protection, mais déjà Gessler a une autre idée pour faire disparaître Guillaume et l’entraîne sur le lac pour le mener en prison.

Acte IV : Arnold pleure la perte de son père quand les confédérés arrivent, cherchant des armes pour secourir Guillaume. Arnold leur dit où trouver les armes que son père et Guillaume avaient cachées en vue de la révolte. De son côté, Edwige décide de tuer Gessler. Mathilde se présente et lui rend Jemmy (Trio : « Je rends à votre amour ».)

Rossini Guillaume Tell Je rends à votre amourCliquez sur le trio

Malgré la tempête, Guillaume réussit à regagner le rivage. Il demande à sa femme pourquoi sa maison brûle. Elle répond qu’elle y a mis le feu pour donner le signal de la révolte. Poursuivi par les soldats, Guillaume tue Gessler.

Arnold arrive après avoir libéré le château de l’occupant autrichien. Il peut retrouver Mathilde !

Rossini Guillaume Tell FinalCliquez sur Arnold, Guillaume et Mathilde

Divers

VOUS REPRENDREZ BIEN UNE PETITE LARME D’OPÉRA ?

Un des ressorts dramatiques les plus puissants en œuvre à l’opéra est l’amour, amour souvent contrarié qui occasionne pleurs et larmes.

Cette tradition des larmes mises en musique remonte à loin puisque dès MONTEVERDI, c’est en pensant à sa femme mourante que le compositeur a composé son Orfeo. Un autre opéra de Monteverdi est Arianna (Ariane). La partition en est malheureusement perdue, et il n’en subsiste qu’un air, le « lamento d’Ariane ».

Monteverdi Arianna Lasciatemi morireCliquez sur l’image

En 1676 et en France, LULLY fait se plaindre la déesse Cybèle dans son Atys, quand elle se rend compte qu’Atys ne l’aime pas.

Lully Atys Espoir si cher et si douxCliquez sur l’image

Un demi-siècle plus tard, HAENDEL nous livre dans son Jules César en Égypte (1724) le très beau duo entre une mère et son fils, Cornélie et Sextus, qui s’apprêtent à mourir « Son nata a lagrimar ».

Haendel Jules César Son nata lagrimar Jaroussky StutzmannCliquez sur Sextus et Cornélie

En 1736, PERGOLÈSE écrit son Stabat Mater, pièce religieuse qui décrit les souffrances de la Vierge Marie au pied de la croix de son fils Jésus.

Pergolèse Stabat MaterCliquez sur l’image

En 1745, dans la comédie de RAMEAU Platée, Momus apporte à Platée les présents de l’amour : pleurs, cris, langueurs et espérance.

En 1762, dans Orfeo ed Euridice de GLUCK, rien n’égale la douleur d’Orphée qui a perdu son Eurydice.

Gluck Orfeo e Euridice Che faro senza EuridiceCliquez sur Orfeo

Quittons le XVIIIe siècle avec MOZART et son Requiem, particulièrement le « lacrimosa », ce mouvement qui décrit les larmes versées pour le défunt.

Mozart Requiem LacrimosaCliquez sur l’image

Et je vous propose de retrouver prochainement une nouvelle sélection de larmes versées à l’opéra (ou à l’église), avec le XIXe siècle.

Compositrices, Elle voulait qu'on l'appelle..., Grandes villes

ELLE VOULAIT QU’ON L’APPELLE LEIPZIG…

… comme ne l’a pas chanté Julien CLERC.

Leipzig est une ville de Saxe (Allemagne) qui a un très riche passé musical.

Elle est d’abord connue pour celui qu’on a surnommé le Cantor de Leipzig, J.-S. BACH. Johann Sebastian Bach, né à Eisenach en 1685, est mort à Leipzig en 1750 après 27 ans passés dans cette ville, où il était Maître de musique et Cantor de l’église Saint-Thomas, pour laquelle il écrivit plusieurs centaines de cantates (une par dimanche) ainsi que des œuvres de dimensions plus importantes comme des messes, des passions ou des oratorios.

Bach J.S. Lobet den Herrn, alle HeidenCliquez sur l’image

Mais avant Jean-Sébastien, il y avait eu Georges Friedrich TELEMANN (1681 – 1767). C’est lui qui, lors de ses études de droit à Leipzig, a fondé le Collegium Musicum, un orchestre qui sera dirigé après lui par Bach.

Telemann concerto pour trompetteCliquez sur l’image

Leipzig est aussi la ville qui a le plus ancien orchestre en activité, le Gewandhausorchester. L’origine de cet orchestre remonte à 1743, sous le nom de Concert Grosses, et son nom actuel date de 1781, quand la municipalité l’a installé dans les locaux du Gewandhaus, le bâtiment des marchands en textile.

Au XIXe siècle, la tradition musicale se perpétue. Le 22 mai 1813 naissait à Leipzig Richard WAGNER. Une de ses toutes premières œuvres, rarement jouée, est sa Symphonie en Ut majeur, créée à Leipzig en 1932 (Wagner avait 19 ans).

Wagner Symphonie en Do majeur (1er mvt)Cliquez sur l’image

En 1819, naissait le 13 septembre 1819 Clara WIECK, fille d’un professeur de piano et future pianiste virtuose. L’histoire retiendra d’elle qu’elle aura été la femme de Robert SCHUMANN.

Clara Schumann Abendfeier in VenedigCliquez sur l’image

Un des amis de Robert et Clara Schumann était Félix MENDELSSOHN.

Mendelssohn Concerto pour violon mvt 1 (Furtwängler Menuhin)Cliquez sur le violoniste

Né à Berlin en 1809, Félix se fixe à Leipzig en 1835, où il dirige le fameux orchestre du Gewandhaus, avec lequel il fera redécouvrir les partitions de J.-S. Bach, telles que la Passion selon Saint-Matthieu. Il assurera également la création posthume de la Neuvième symphonie de SCHUBERT.

Bach J.S Matthaus Passion chœur d'ouvertureCliquez sur le chœur d’ouverture

Schubert Symphonie n 9 mvt 2Cliquez sur l’image

Mendelssohn meurt à Leipzig le 4 novembre 1847, quelques mois après sa sœur Fanny.

Retrouvez une autre grande ville musicale avec Rome.

Divers, Histoire de l'opéra, Instruments

SONNEZ TROMPETTES

J’aurais pu appeler ce billet « TROMPEZ SONNETTES », mais je serais arrivé à un tout autre texte, déplorant la dérive journalistique observée depuis quelques années, où l’important n’est plus d’informer, mais de faire coûte que coûte du buzz, et ceci au mépris de la vérité et de l’information.

Eh bien, il ne sera ici question ni de sonnettes ni de sornettes mais bel et bien de trompettes.

La trompette est certainement un des instruments de musique les plus anciens, avec la flûte (à partir d’os ou de roseaux), et les percussions.

L’Égypte antique en attribue l’invention au dieu Osiris, les Hébreux la font dériver du schofar, une corne de bélier où l’on soufflait à l’approche des ennemis. Plus tard, ils en réservent l’usage à leurs prêtres. Chez les Romains ou les Grecs, c’est l’aspect martial qui prédomine, pour mener les armées au combat.

Tout d’abord, et ce n’est pas anodin, je vous propose la toccata d’ouverture de l’Orfeo de MONTEVERDI, le premier opéra de l’histoire (1607).

monteverdi orfeo savallCliquez sur l’image

Ce n’est qu’au XVIIe siècle que l’antique instrument commence à ressembler à celui que l’on connaît aujourd’hui.

La musique baroque nous apporte ainsi de très beaux concertos pour trompette (et même pour deux, voire quatre trompettes).

Ainsi de celui de VIVALDI (pour deux trompettes.)

Vivaldi concerto pour 2 trompettesCliquez sur l’image

Ou de celui de CORELLI (pour 4 trompettes.)

Corelli Concerto pour 4 trompettesCliquez sur l’image

On peut aussi noter l’air, accompagné de la trompette, du Messie de HAENDEL « The Trumpet shall sound ».

Haendel Messiah The Trumpet shall soundCliquez sur le trompettiste

Quoi de mieux que la trompette pour ouvrir un Te Deum (une œuvre d’action de grâces jouée pour célébrer un événement, mariage ou victoire militaire).

Charpentier (Marc-Antoine) Te DeumCliquez sur l’ouverture du Te Deum de M.-A. CHARPENTIER et reconnaissez un air connu.

Au début du XIXe siècle, la trompette se dote de pistons, qui permettent toute une gamme de sons supplémentaires.

Hummel concerto pour trompetteCliquez sur l’image

Dans notre musique classique, les trompettes peuvent aussi représenter le Jugement dernier, et c’est l’usage que l’on trouve dans certains Requiems notamment dans les « Tuba mirum ».

Berlioz requiem tuba mirumCliquez sur les trompettes du jugement dernier (version Berlioz)

Verdi Requiem Tuba mirumCliquez sur les trompettes du Jugement dernier (version Verdi)

À l’opéra, on entend souvent les trompettes quand il y a une fanfare ou un défilé militaire. Les plus célèbres sont celles d’Aïda de VERDI.

aida illustr 2Cliquez sur la célèbre marche triomphale de l’armée égyptienne au son des trompettes

WAGNER confie aux trompettes le puissant motif de la Foi dans son drame sacré Parsifal.

Wagner Parsifal Ouverture la FoiCliquez sur le leitmotiv de la Foi dans l’ouverture de Parsifal

Peut-être sont-ce ces trompettes tout haut d’or pâmées sur le vélin que chante Mallarmé dans son Hommage à Richard Wagner, mais bien plus probablement sont-ce ces appels de fanfares qui appellent le public quand la représentation va commencer. (À Bayreuth, ce n’est pas une bête sonnerie qui avertit le public qu’il doit rejoindre ses places, mais une fanfare de l’orchestre, qui joue les principaux thèmes qui seront joués.)

Wagner Parsifal fanfare de BayreuthCliquez sur les cuivres de l’orchestre du Festival de Bayreuth

Au XXe siècle, on écrit encore pour la trompette, notamment JANACEK qui glisse 14 trompettes dans l’instrumentation de sa Sinfonietta.

Janacek SinfoniettaCliquez sur la vidéo

André JOLIVET a écrit son Concertino pour trompette en 1948.

Jolivet Concertino pour trompetteCliquez sur la partition

Bien entendu, la trompette est aussi un instrument important dans le jazz, de Louis ARMSTRONG à Winston MARSALIS, ou de Miles DAVIS à Ibrahim MAALOUF, mais il y aurait un billet à écrire rien que pour cette thématique.

Et si vous voulez encore un peu de trompette, cliquez donc sur le bonus mystère.

point-dinterrogationCliquez donc sur le bonus mystère si vous voulez encore un peu de trompette

Et si vous avez aimé la trompette, peut-être aimerez-vous la flûte ?

Compositeurs, Compositrices

Robert SCHUMANN (1810 – 1856)

Robert SCHUMANN est né le 8 juin 1810 à Zwickau, dans la Saxe. Son père, libraire et écrivain, l’inscrit dans une école privée où il peut apprendre le latin, le grec et le français.

Robert apprend le piano auprès de l’organiste de la cathédrale, et il n’a que 12 ans quand il compose sa première pièce musicale.

À 18 ans, il part étudier le droit à l’université de Leipzig. C’est là qu’il rencontre Friedrich WIECK, facteur de piano et professeur. Robert décide alors de parfaire sa formation musicale auprès de Wieck. À 20 ans, il écrit à sa mère son souhait d’abandonner le droit pour se consacrer à la musique.

Il s’installe chez les Wieck, ce qui lui donne l’occasion de fréquenter la jeune Clara, de 9 ans plus jeune que lui, et pour qui son père a les plus hautes ambitions concernant sa carrière de pianiste virtuose. C’est l’époque où Robert publie ses opus 1 (Variations sur le nom d’Abegg) et 2 (Papillons). Au cours de ces années d’apprentissage, il « invente » un appareil lui bloquant un doigt afin d’améliorer sa virtuosité, malheureusement, le résultat en sera une quasi-paralysie de ce doigt, ruinant ses espoirs de devenir pianiste virtuose.

Critique musical, il lance en 1831 lors de l’arrivée sur la scène européenne du jeune CHOPIN, âgé de tout juste vingt ans, son fameux « Chapeau bas, messieurs, un génie ! »

En 1834, il publie un journal musical, la Neue Zeitschrift für Muzik, où il oppose les tenants de l’ancienne musique, les « Philistins », aux tenants d’une musique plus moderne, les « Compagnons de David ». Parmi ces modernes figurent les Wieck père et fille, et bien évidemment Robert, qui apparaît sous les traits contrastés d’Eusebius le rêveur et de Florestan le passionné. Ce sont là les premiers signes de la dualité qui habitait Schumann. Les « Compagnons de David » (Davidsbund) ont été mis en musique dans les Davidsbündlertänze (1837) de l’opus 6.

Schumann (Robert) DavidbündlertänzeCliquez sur le pianiste

Entre-temps, la petite Clara a grandi et un amour tout ce qu’il y a de plus romantique naît entre les jeunes gens. Seulement voilà, il y a le père, Friedrich Wieck, qui ne voit pas du tout le pauvre Robert comme gendre, pensant qu’il serait incapable d’apporter à sa fille les revenus suffisants pour la faire vivre sur un train digne de son talent. Il s’oppose donc par tous les moyens, y compris la calomnie et le tribunal à tout rapprochement entre Robert Schumann et Clara Wieck.

Clara Schumann Adrian Mercure 2021Cliquez sur Clara Wieck-Schumann

En 1838, Robert part pour Vienne, où il rencontre le frère de Franz SCHUBERT qui lui remet un certain nombre de partitions, et une copie de la neuvième symphonie, dite la Grande. C’est ainsi que de retour à Leipzig, il peut faire créer sous la direction de son ami Félix MENDELSSOHN une des œuvres majeures de l’univers symphonique (tiens, il faudra que je vous parle un jour des neuvièmes symphonies célèbres, n’oubliez pas de m’y faire penser).

En 1839, les deux tourtereaux en viennent à faire un procès au père pour abus de pouvoir, et suite à ce procès gagné, ils peuvent enfin se marier, le 12 septembre 1840.

1840 est aussi un changement dans le style musical de Schumann. Jusqu’alors, il avait écrit pour le piano. Désormais, il se consacre au lied (à la mélodie), et il écrit, notamment, les Liederkreis et les Amours du poète, sur des textes de HEINE ou encore le cycle l’Amour et la vie d’une femme.

Schumann (Robert) LiederkreisCliquez sur l’alto

Le couple mène désormais une vie conjugale traditionnelle. Monsieur travaille à sa musique et à son journal musical pendant que madame s’occupe du ménage et des enfants.

Après les lieder de 1840, Robert aborde en 1841 le genre symphonique, avec sa première symphonie, dite le Printemps, et l’ébauche de son concerto pour piano.

Schumann (Robert) Symphonie 1 1er mvtCliquez sur l’image

1842 sera l’année de la musique de chambre, avec les 3 quatuors de l’opus 21, le quintette avec piano opus 44 et le quatuor avec piano opus 47.

Schumann (Robert) quintette opus 44Cliquez sur le quintette

En 1843, nouveau changement avec l’oratorio pour orchestre chœur et soliste le Paradis et la Péri. Robert se met à la direction d’orchestre, mais son caractère trop pusillanime ne lui permet pas de s’imposer dans ce domaine.

Bien que le succès, et donc les revenus financiers, soit au rendez-vous, tout cela ne suffit pas à couvrir les frais du ménage et l’éducation des nombreux enfants. Clara doit donc, même si elle a (pour le moment) renoncé à ses talents de compositrice, repartir en tournée pour assurer ses concerts.

Fin 1844, le couple s’installe à Dresde, capitale de la Saxe. Robert accompagne Clara dans ses tournées.

En 1845, il termine son concerto pour piano, qui sera créé à la fin de l’année, avec Clara au piano.

Schumann (Robert) Concerto pour pianoCliquez sur la célèbre pianiste chinoise

En 1847, ils sont affectés par la mort de leurs amis, Fanny et Félix Mendelssohn.

1848 sera l’année de son seul opéra, Genoveva, ainsi que de Manfred, un mélodrame d’après l’œuvre de Lord BYRON.

Schumann (Robert) GenovevaCliquez sur l’image

En 1849, à l’occasion du centenaire de la naissance de GOETHE, Schumann termine les Scènes de Faust qu’il avait commencées quelques années plus tôt.

Schumann (Robert) Faust SzenenCliquez sur l’image

En 1850, la ville de Düsseldorf lui propose la place de directeur musical de son orchestre et la famille déménage pour cette ville, ce qui donne l’occasion à Clara de reprendre son activité de pianiste. Robert peut ainsi créer début 1851 sa troisième symphonie, appelée Rhénane, mais très vite des conflits naissent entre l’orchestre et le chœur et leur directeur. Il réussit encore à jouer sa quatrième symphonie en 1853, mais sans grand succès. À l’occasion d’un concert en hommage à BEETHOVEN, le couple fait la connaissance du violoniste JOACHIM, qui deviendra vite un ami.

Un jeune homme vient frapper à leur porte pour leur présenter sa musique. Il s’agit de Johannes BRAHMS, et les Schumann apprécient tout de suite son génie. Lui aussi deviendra un de leurs plus fidèles amis. Fin 1854, Schumann démissionne de son poste de directeur de la musique.

Schumann, qui avait depuis longtemps de graves problèmes de santé mentale se jette dans le Rhin. On le sauve et il est alors placé dans un asile dont il ne sortira plus avant sa mort, le 29 juillet 1856.

Outre ses œuvres pour piano, ses lieders, son œuvre symphonique, sa musique de chambre, Schumann a également écrit des œuvres chorales, dont ce Zigeunerleben (la vie des Tziganes), une de mes préférées.

Schumann (Robert) ZigeunerlebenCliquez sur une de mes œuvres chorales préférées

Divers, Histoire de l'opéra, Mallarmé

LE SILENCE EN MUSIQUE

« Le silence déjà funèbre d’une moire » ainsi commence l’hommage à Richard WAGNER que MALLARMÉ a composé en 1865.

Liszt la gondole funèbreCliquez sur la gondole

En solfège, le silence représente une pause dans la musique, un moment où aucune note n’est jouée, pause qui prend la valeur d’une ronde. Il existe des subdivisions du silence, dont le soupir dont la valeur correspond à une noire, soit le quart d’un silence.

De tout temps donc, le silence est consubstantiel à la musique. Il faut laisser des pauses pour laisser résonner la musique précédemment jouée.

C’est ainsi qu’il faut comprendre l’aphorisme de Sacha GUITRY, quand il déclarait « Lorsqu’on vient d’entendre un morceau de MOZART, le silence qui lui succède est encore de Mozart« .

Mozart Requiem LacrimosaCliquez sur l’image

Selon Wladimir JANKELEVITCH dans la Musique et l’ineffable, l’évolution musicale de LISZT va du tumulte romantique des années de sa jeunesse à un effacement progressif : C’est ainsi que l’œuvre de Liszt, toute bruissante d’héroïsme, d’épopées et d’éclats triomphants, se voit aux approches de la vieillesse envahie peu à peu par le silence… de longues pauses viennent interrompre le récitatif, des mesures blanches espacent et raréfient les notes: la musique de la Messe basse, des Valses oubliées, de la Gondole funèbre et du poème symphonique Du berceau à la tombe devient de plus en plus discontinue, les sables du néant envahissent la mélodie et en tarissent la verve.

Liszt Valse oubliée n° 3Cliquez sur l’image

L’étape suivante de la néantisation de la musique est signée Alphonse ALLAIS. Déjà inventeur, bien avant MALEVITCH, des monochromes, comme ses tableaux Combat de nègres pendant la nuit (1882) ou Première communion de jeunes filles par temps de neige (1883), il a aussi composé la première musique entièrement silencieuse, avec sa Marche funèbre composée pour les funérailles pour un grand homme sourd (1897).

Allais Marche funèbre composée pour les funérailles d'un grand homme sourdCliquez sur la partition

Il faudra attendre presque 70 ans pour que ce concept soit repris par John CAGE avec sa pièce pour piano en trois mouvements intitulée 4 mn 33 s. En fait, Cage avait eu l’occasion de visiter une chambre anéchoïde, c’est à dire qui absorbe tous les bruits extérieurs, et s’attendait à trouver le silence absolu. Il avait été frappé de se trouver confronté à tous les bruits provoqués par son propre corps, des battements de cœur au souffle de sa respiration. Et donc la musique sous-tendue par 4 mn 33s, durée pendant laquelle le pianiste ne produit pas une seule note, est en fait le bruit provoqué par le public même, et par le pianiste, pendant cette attente interminable de 4 minutes et 33 secondes. Il existe des transcriptions de cette œuvre pour orchestre ou pour chœur. Vous ayant déjà présenté ce morceau par ailleurs, c’est la version orchestrale que je choisis de vous faire entendre aujourd’hui.

Cage 4 mn 33 s version pour orchestreCliquez sur l’image

« Musicienne du silence », ainsi se termine le poème Sainte, écrit par Mallarmé en 1886 sur un vitrail représentant Sainte Cécile, patronne des musiciens.

Gounod Messe de Sainte Cécile Sanctus (Alagna)Cliquez sur le Sanctus de la messe de Saint Cécile de GOUNOD

Et pour prolonger le son du silence, je vous propose de cliquer sur le bonus surprise.

point-dinterrogationCliquez sur le bonus surprise si vous voulez prolonger le son du silence.

Agenda Ironique

PIQUE-NIQUE TRAGIQUE EN CAROLINE DU SUD

Ce mois-ci, c’est « le Retour du Flying bum » qui nous propose l’Agenda Ironique, avec les consignes exposées ci-après :

C’est à mon tour de vous accueillir ce mois-ci dans ce merveilleux rendez-vous littéraire et amical. Comme juin inaugure notre été, nous qui habitons l’hémisphère nord, quoi de mieux pour sujet qu’un des petits bonheurs par excellence de la belle saison et j’ai nommé le pique-nique. Ce sera le thème pour juin. Mais, pas de pique-nique sans les enquiquineuses comme les fourmis et autres insectes piqueurs ou suceurs, cette fois-ci ce seront des mots bien singuliers qui devront coûte que coûte s’inviter au pique-nique : flavescent, amphigourique, sycophante et nidoreux. Sans toutefois gâcher le pique-nique quand même. Et tant qu’aller pique-niquer en région, pourquoi ne pas y ajouter aussi un régionalisme ou deux?

On se donne jusqu’à la Saint-Jean (24 juin) pour déposer un lien vers son texte, en commentaire sur le présent blogue, et ensuite, on votera jusqu’au 30 juin, heure de Paris.

À vos nappes, sandwiches, crayons, plumes, claviers, c’est un départ !

Ce jour-là, la communauté noire d’une petite ville de Caroline du Sud avait décidé de partir en pique-nique sur l’île. Il y avait là Porgy et Bess, les enfants de GERSHWIN, avec Clara, Sporting Life le dealer, Serena, Crown… Toute la communauté, vous dis-je.

Le pique-nique venait tout juste de commencer quand le dealer, surnommé la guêpe à cause des piqûres qu’il faisait à ses clients pour refiler sa came nidoreuse, s’approcha de Bess.

Gershwin Porgy and Bess It ain't necessarily soCliquez sur l’image

Après sa piqûre, elle se sentit partir dans un sommeil artificiel.

The Who Tommy The Acid QueenCliquez sur l’image

Soudain, elle se réveilla, en voyant un lapin blanc coiffé d’un chapeau haut de forme courir en regardant sa montre de gousset, et plonger dans un terrier.

Dans un état second, elle sauta dans le trou où s’était engouffré le lapin et se retrouva dans une grotte flavescente, quand soudain elle se retrouva face à la Dame de Pique de TCHAÏKOVSKI.

dame de pique comtesseCliquez sur la Dame de pique

« Espèce de sycophante, hurla celle-ci, tu es venue nous espionner, mais tu n’as rien faire dans notre monde. Il faut te couper la tête. »

Heureusement, l’orage qui menaçait depuis quelque temps déjà éclata à ce moment, tirant Bess de son état second et de la situation critique où elle était engagée.

Beethoven Symphonie Pastorale (Fantasia l'orage)Cliquez sur le terrifique orage

Elle se réveilla, pour de bon cette fois, pour voir tout le monde ranger les restes des victuailles dans les paniers et se diriger vers le bateau qui devait les ramener dans leur petite ville.

Elle chercha alors à raconter ce qui lui était arrivé à Porgy :

« Il était grilheure; les slictueux toves sur l’alloinde gyraient et vriblaient; tout frivoleux étaient les borogoves, les vergons fourgus bourniflaient.« 

Mais devant le résultat amphigourique de ses efforts, elle cessa vite d’essayer de s’expliquer.

Quelques références :

Gershwin : Porgy and Bess

Tchaïkovski : La Dame de Pique

The Who : Tommy

BEETHOVEN : Symphonie pastorale – l’orage.

Lewis CARROLL : Jabberwocky.

Et retrouvez ici ma participation précédente à l’A.I.