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250e BILLET DU BLOG

Eh oui, ceci est le 250e billet de mon blog!

En presque deux ans, j’ai écrit quarante-huit billets consacrés à mes opéras préférés, de l’Orfeo de MONTEVERDI à Tommy des WHO, trente-cinq billets consacrés aux compositeurs, de Monteverdi à BRITTEN et vingt-huit billets consacrés à des écrivains, de l’ARIOSTE à ECHENOZ.

Mon objectif au travers de ce blog est de parler de tout sujet (ou presque) en rapport avec l’opéra (ou la musique), même si ces rapports peuvent paraître a priori lointains.

Ainsi, les billets peuvent se ranger sous différentes catégories telles qu’Histoire, Nature, Mythologie, BD, Cinéma, Poésie, animation… ce qui me permet de vous parler aussi bien de MALLARMÉ que de Tex AVERY, ou de passer des mythes d’Orphée ou de Faust à une invitation à flâner dans le quartier de l’Opéra (à Paris), en passant par le studio GHIBLI ou les Pokémons.

Pour fêter ce 250e billet, je vous ai préparé une nouvelle vidéo présentant l’histoire de l’opéra (après l’arbre phylogénétique du 200e billet.)

Je vous livre à part les vidéos complètes dont sont extraites les illustrations sonores de cette vidéo :

monteverdi image

Cliquez sur l’Orfeo

Lully Atys image

Cliquez sur Atys

Malena Ernman

Cliquez sur Didon et Enée

Haendel Lascia ch'io pianga image

Cliquez sur Lascia ch’io pianga

Gluck j'ai perdu mon Eurydice image

Cliquez sur Orphée et Eurydice

Mozart Le Nozze image

Cliquez sur les Noces de Figaro

wagner walkyrie chevauchée

Cliquez sur la Walkyrie

Verdi nabucco va pensieroCliquez sur Nabucco

Gounod faust air des bijoux

Cliquez sur Faust

Tchaikovski Onéguin air de la lettre

Cliquez sur Eugène Onéguine (Tatiana)

Puccini o mio babbino caro image

Cliquez sur Gianni Schicchi

Strauss Rosenkavalier image

Cliquez sur le Chevalier à la rose

littérature, Maria Callas, Mes opéras préférés, Mythologie

SAMSON & DALILA, de SAINT-SAËNS (1877)

À l’origine, Camille SAINT-SAËNS voulait adapter sous forme d’oratorio Samson, un livret d’opéra que VOLTAIRE avait écrit pour RAMEAU. C’est LEMAIRE, son librettiste, qui lui propose d’en faire un opéra biblique. Saint-Saëns en commence l’écriture dès 1859 et il destinait le rôle de Dalila à Pauline VIARDOT.

Il a été créé en 1877 sous l’impulsion de Franz Liszt, à Weimar et en allemand, et ne sera créé en France, au théâtre des Arts de Rouen, que quinze ans plus tard.

En traitant ce sujet Saint-Saëns, déjà intéressé par l’Orient, surfait sur la vague d’orientalisme de son époque (que l’on songe à DELACROIX en peinture, ou à FLAUBERT dont le Salammbô est exactement contemporain de la genèse de Samson et Dalila.)

Acte I  : Le peuple hébreu, sous la domination des Philistins, lance une prière à son dieu (Chœur : « Dieu d’Israël ».) Samson essaie de donner du courage à ses frères. Abimelech, le satrape de Gaza, arrive et raille le dieu d’Israël qui n’a pas su les protéger. Samson, invoquant son dieu, le tue.

Saint-Saens Samson et Dalila dieu d'IsraelCliquez sur l’image

Le grand prêtre de Dagon, le dieu des Philistins, sort du temple et demande aux Philistins de prendre les armes. Un messager annonce l’arrivée de Samson et des Hébreux et le grand prêtre fuit avec les Philistins (Air : « Maudite soit à jamais la race »).

Saint-Saens Samson et Dalila maudite soit à jamais la raceCliquez sur l’image

Comme les Hébreux se réjouissent de la victoire (Chœur des Hébreux : « Hymne de joie, hymne de délivrance »).

Saint-Saens Samson et Dalila hymne de joieCliquez sur l’image

Les femmes philistines, guidées par Dalila, arrivent. Dalila veut séduire Samson (Air : « Printemps qui commence ».) Un vieillard juif cherche à prévenir Samson de la malignité de Dalila.

Saint-Saens Samson et Dalila printemps qui commence CallasCliquez sur Maria Callas

Acte II  : Dalila attend Samson dans sa maison (Air : « Amour, viens aider ma faiblesse ».)

Saint-Saëns Samson et Dalila Amour, viens aider ma faiblesseCliquez sur Anita Rachvelishvili

Le grand prêtre vient lui demander de venger son peuple des juifs qui, libérés de leurs chaînes, ont pris leur ville. Il lui offre de l’or, mais Dalila ne veut que se venger de Samson (Duo : Il faut / je veux pour assouvir ma haine.) Celui-ci arrive, décidé à dire adieu à Dalila, que pourtant il aime. Dalila lui fait le coup de la séduction (Air : « Mon cœur s’ouvre à ta voix »), et Samson cède à son amour.

saint-saens samson et dalilaCliquez sur Olga Borodina et Placido Domingo

Dalila réussit à lui faire dire le secret de sa force, qui réside dans sa chevelure jamais coupée. Dalila triomphante appelle les Philistins qui, après avoir coupé les cheveux de Samson, le font prisonnier.

Acte III : Samson est enchaîné, et le peuple hébreu lui reproche sa trahison, qui les a conduits à l’esclavage (Chœur : « Samson, qu’as-tu fait de tes frères ? ») Dans le temple de Dagon, les Philistins se livrent à une Bacchanale.

Saint-Saens Samson et Dalila bacchanaleCliquez sur la bacchanale

On amène Samson, toujours enchaîné, et les Philistins se moquent de lui avant de le donner en sacrifice à Dagon. Avant de mourir, il adresse une prière à Dieu, lui demandant son pardon pour avoir cédé devant Dalila et ainsi condamné son peuple.

Dieu lui rend alors ses forces, et Samson, tirant sur ses chaînes, fait s’écrouler le temple sur les Philistins.

Cinéma, Compositeurs, Historique, Mythologie

Camille SAINT-SAËNS (1835 – 1921)

Camille SAINT-SAËNS est né à Paris le 9 octobre 1835. Son père meurt quand il a deux mois, et il est élevé par sa mère, peintre, qui veut faire de son fils un artiste. Il apprend le piano avec une grand-tante, et se révèle vite être un enfant prodige. À onze ans, il donne son premier concert, où il joue le 3concerto de Beethoven. Il entre au Conservatoire de Paris en 1848, où il a GOUNOD comme professeur de composition. Il se distingue de ses petits camarades compositeurs français en n’obtenant pas le Grand Prix de Rome, et il sort du Conservatoire avec un prix d’orgue.

image d'oreille pour liste de lectureCliquez sur l’oreille pour accéder à la liste de lecture

En 1853, à la sortie du Conservatoire, Saint-Saëns devient titulaire de l’orgue de Saint-Merri, où il se fait remarquer par BERLIOZ et LISZT. Avec un tel parrainage, il n’est pas étonnant qu’il se soit distingué plus tard avec ses poèmes symphoniques (Liszt est considéré comme « l’inventeur » du poème symphonique.) En 1857, il prend les commandes des grandes orgues de La Madeleine à Paris, où il restera 20 ans. C’est à cette occasion qu’il écrit son Ave Verum.

Saint-Saëns Ave VerumCliquez sur le chœur

En 1861, Saint-Saëns est professeur de piano dans une école de musique à Paris, où il a comme élève Gabriel FAURÉ et André MESSAGER. Pour le piano, il écrit cinq concertos, dont un en seulement dix-sept jours pour permettre à son ami Anton RUBINSTEIN d’avoir quelque chose de neuf à jouer lors d’un séjour à Paris. En 1870, il s’installe en Angleterre et a l’occasion de jouer devant la reine Victoria. Il compose également de la musique de chambre (Sonate pour piano et violoncelle, Rondo capricioso pour violon [1870]).

Saint-Saëns sonate piano violoncelle no 1Cliquez sur la pianiste et le violoncelliste (et la tourneuse de pages)

En 1871, de retour en France, Saint-Saëns fédère autour de lui un groupe de jeunes musiciens français, et fonde la Société nationale de musique, pour défendre une musique conforme au génie français (on sortait alors de la guerre perdue contre la Prusse), société à laquelle adhèrent notamment César FRANCK ou son élève Gabriel Fauré.

En 1872, il compose un premier opéra, La Princesse Jaune, qui est un échec. Ses poèmes symphoniques qui datent de la même décennie connaissent plus de succès (Le Rouet d’Omphale en 1871, Phaéton en 1873 d’après les Métamorphoses d’OVIDE, La Danse Macabre en 1874…)

Saint-Saëns PhaetonCliquez sur l’image

En 1875, Saint-Saëns se marie, mais son mariage est un échec. Après la mort de ses deux enfants en 1878, il se sépare de sa femme et assume désormais son homosexualité. 1875 est aussi l’année de sa première tournée à Saint-Pétersbourg, où il dirige La Danse Macabre.

Saint-Saëns la danse macabreCliquez sur l’orchestre

En 1877, il reçoit une forte somme de la part d’un mécène, qui meurt cette même année. Il écrit son chef-d’œuvre (pour l’opéra) Samson & Dalila (créé par Liszt en 1877 à Weimar).

Saint-Saëns Samson et Dalila Printemps qui commenceCliquez sur Dalila

En 1878, il crée son Requiem à la mémoire de son mécène. Il fait jouer les poèmes symphoniques de son ami Liszt en France.

Dans les années 1880, Saint-Saëns entre à l’Académie des beaux-arts et reçoit la Légion d’honneur. En 1883, il compose l’opéra Henry VIII, et en 1886, sa monumentale Symphonie avec orgue, (dédiée à la mémoire de Liszt) et le délicieux Carnaval des animaux.

Saint-Saëns symphonie avec orgueCliquez sur l’organiste

Saint-Saëns le carnaval des animauxCliquez sur les animaux

À partir de 1888, après la mort de sa mère, il se met à voyager, notamment en Algérie et en Égypte, où il subit l’influence des musiques orientales (son cinquième concerto de piano est appelé « l’égyptien »).

En 1898, on crée son opéra Déjanire aux Arènes de Béziers.

Saint-Saëns Déjanire version BandaCliquez sur la banda

En 1906, lui qui a déjà joué partout en Europe part en tournée aux États-Unis. En 1908, il est également le premier compositeur de musique de film (L’assassinat du duc de Guise).

Saint-Saëns meurt à Alger le 16 décembre 1921, à l’âge de 86 ans.

Saint-Saëns autographe(autographe de Saint-Saëns, collection de l’auteur de ce blog)

Et pour retrouver d’autres compositeurs ou compositrices à qui j’ai consacré un article c’est ici: Compositeurs.

Divers, Grands chœurs, Publicité

LES GRANDS CHŒURS DE VERDI

Il n’y a guère, je vous parlais des grands chœurs composés par WAGNER dans ses opéras. Son exact contemporain, VERDI (1813 – 1901), a lui aussi composé de très beaux chœurs, parmi les plus populaires de cet art, et que l’on retrouve souvent, par exemple, dans les publicités.

Ainsi Nabucco (1841), son premier grand succès, contient le fameux « chœur des esclaves » (Va pensiero), presque le second hymne national italien.

Verdi nabucco va pensieroCliquez sur l’image

Dans Macbeth (1847), il y a plusieurs chœurs, dont celui des sorcières (Tre volte miagola la gatta).Verdi Macbeth Tre volte miagola la gattaCliquez sur les sorcières

Dans Le Trouvère (1853), on trouve le célébrissime « chœur des enclumes » (« Vedi ! Le fosche notturno spoglie »).

Verdi Il trovatore Vedi le fosche notturneCliquez sur le chœur

Toujours en 1853, il écrit La Traviata, qui contient deux chœurs tout aussi célébrissimes, le « Libiamo » du 1er acte et le chœur des gitanes du 2d acte (Noi siamo zingarella).

Verdi Traviata Libiamo publicitéCliquez sur la publicité pour du fromage

Verdi Traviata publicitéCliquez sur la publicité pour du jambon

(et encore vous avez échappé aux serviettes périodiques)

Dans Don Carlos (1867) on peut entendre le chœur « Charles Quint, l’auguste empereur ».

Verdi Don Carlos Choeur Charles Quint auguste empereur

À la fin d’Aïda (1871), on entende le peuple commenter la condamnation de Radamès (Spirto del nume).

Verdi Aïda Spirto del numeCliquez sur l’image

Dans Otello (1886), le peuple chante la beauté et la bonté de Desdémone (Dove guardi splendono raggi).

Et enfin Falstaff, son dernier opéra (1892) se termine par un extraordinaire octuor avec chœur, ébouriffant comme un final de ROSSINI !

Verdi Falstaff finalCliquez sur l’image

Voilà, il y a bien entendu d’autres chœurs dans les opéras de Verdi. N’hésitez pas à me signaler ceux que vous préférez !

Elle voulait qu'on l'appelle..., Géographie, Grandes villes

ELLE VOULAIT QU’ON L’APPELLE PRAGUE

Quelle drôle d’idée… comme ne l’a pas chanté Julien CLERC, qui s’était arrêté à Venise.

Prague, aujourd’hui capitale de la Tchéquie, est une ville au riche passé historique et culturel. Sans surprise donc, on la retrouve souvent quand on feuillette le grand livre de l’opéra.

Ainsi, le jeune GLUCK se rend à Prague dans sa jeunesse (en 1732). Il y étudie la musique et gagne sa vie comme violoniste.

Une cinquantaine d’années plus tard, c’est pour l’opéra de Prague que MOZART écrit Don Giovanni (1787) et La Clémence de Titus (1791).

Mozart Le Clémence de Titus ouverture

Cliquez sur la partition

En 1813, c’est WEBER qui arrive à Prague où il restera trois ans. Il y dirige les opéras de Mozart, Fidelio de BEETHOVEN, mais aussi les œuvres de ses contemporains que sont CHERUBINI, MÉHUL ou BOÏELDIEU.

Dans la famille des compositeurs originaires de cette région, je demande le grand-père :  SMETANA (1824 – 1884). En 1863, il ouvre à Prague une école de musique pour promouvoir la musique tchèque. EN 1866, il devient chef d’orchestre de l’opéra de Prague, dans l’orchestre duquel joue DVORAK. Son premier opéra, Les Brandebourgeois de Bohème (1863), est le premier opéra écrit en langue tchèque. Un autre de ses opéras, la Fiancée vendue, est resté aux programmes de nos concerts, au moins pour son ouverture.

Smetana La Fiancée vendue ouverture

Cliquez sur l’orchestre

Dans la famille des compositeurs originaires de cette région, je demande le père : DVORAK (1841 – 1904).

Après avoir joué comme altiste dans l’orchestre de l’opéra et dirigé le conservatoire de New York, il deviendra à la fin de sa vie directeur du Conservatoire de Prague. Il meurt dans cette ville en 1904.

Dvorak danse slave

Dans la famille des compositeurs originaires de cette région, je demande le fils : JANACEK (1854 – 1928).

Né à Brno, en Moravie, il fait ses études à Prague où, en 1874, il rencontre Dvorak qui l’encourage dans sa vocation de compositeur. Sa réputation ne sortira longtemps pas de sa Moravie natale et il faudra attendre la création en 1916 à Prague d’un de ses chefs-d’œuvre, Jenufa, pour qu’il voie s’élargir le cercle de ses admirateurs. Sa dernière œuvre, De la Maison des morts, d’après DOSTOÏEVSKI, fut créée de manière posthume à Prague en 1931. Un autre de ses opéras, l’opéra fantastique l’Affaire Makropoulos (1925), se passe à Prague.

Dans la famille des compositeurs originaires de cette région, je demande le petit-fils : Hans KRÁSA (1899 – 1944).

Né à Prague, il fait ses études auprès de ZEMLINSKY. En 1938, il écrit l’opéra pour enfants Brundibár. En 1942, il est déporté au camp de Theresienstadt où il en réécrit par cœur la partition, en l’adaptant aux instruments disponibles et le fait jouer. Krása meurt à Auschwitz en 1944.

Krasa Brundibar

Cliquez sur l’image

Dans la famille des compositeurs originaires de cette région, je demande la petite-fille : Vítězslava KAPRÁLOVÁ (1915 – 1945).

Née à Brno, elle commence ses études musicales au conservatoire de cette ville, avant de les compléter à Prague, puis à Paris avec Nadia BOULANGER. Tous ceux qui l’ont connue se sont accordés à lui reconnaître de grandes capacités de compositrice, et de chef d’orchestre, et lui avaient prédit une brillante carrière. Malheureusement, elle meurt à Montpellier en 1945, à l’âge de 30 ans.

Kapralova Con brio

Cliquez sur la compositrice

Cinéma, Jazz, Mes opéras préférés

PORGY & BESS, de GERSHWIN (1935)

Remarquable fusion entre l’opéra et la musique noire (jazz et spiritual), Porgy and Bess a été composé par GERSHWIN en 1935, deux ans avant sa mort. Cet opéra est relativement difficile à monter sur scène parce que par disposition testamentaire de George et Ira (son frère), il ne doit être joué que par des noirs.

Il existe une version cinématographique jouée par des noirs, dont l’acteur Sidney POITIER, mais les droits en sont actuellement bloqués par la famille qui estime que cette version n’est pas fidèle à l’original.

Acte I : Par un soir d’été, Clara chante une berceuse à son bébé (Air : « Summertime »).

Gershwin Porgy and Bess SummertimeCliquez sur Clara berçant son bébé

Les hommes se préparent à jouer aux dés. Serena, la femme de Robbins a un mauvais pressentiment. Porgy, l’infirme, les rejoint. L’assemblée se moque de lui, et de son intérêt pour Bess. Crown, un docker, arrive avec son amie, Bess. Sporting Life, le dealer, lui fournit de la drogue. Crown, battu aux dés, s’en prend à Robbins, qui a gagné, et le tue. La foule se disperse avant que la police n’arrive. Sporting Life propose à Bess qui lui a demandé de la drogue de le suivre à New York, mais elle refuse. Porgy recueille chez lui Bess qui ne sait où aller.

La communauté pleure la mort de Robbins (Chœur : « Where is broder Robbins »).

Gershwin Porgy and Bess where is broder RobbinsCliquez sur le théâtre

Une quête est organisée pour payer l’enterrement, Porgy arrive avec Bess, mais on refuse l’argent de celle-ci avant qu’elle n’annonce qu’elle n’est plus avec Crown, mais avec Porgy. La police arrive et accuse Peter. Celui-ci dénonce Crown et est embarqué au poste en tant que témoin, le temps que la police attrape Crown.

Le croque-mort arrive, et commence par refuser d’enterrer Robbins pour si peu d’argent, avant de se laisser convaincre. Bess entonne un spiritual et Serena chante son chagrin.

Acte II : Plus tard, Clara chante sa crainte à l’approche de la saison des ouragans. Jake dit son intention d’aller en bateau aux Blackfish Banks. Porgy chante (Air : « I got plenty o’ nuttin’ »), et Clara fait remarquer à quel point il a changé depuis qu’il est avec Bess.

Gershwin Porgy and Bess I got plenty o'Nuttin'Cliquez sur Porgy

Le dealer se fait chasser par la tenancière. Un avocat cupide paraît pour arranger le divorce de Crown et Bess, mais il se fait payer plus cher quand il apprend qu’ils n’étaient pas mariés ! Archdale annonce à Porgy qu’il va payer la caution de Peter. La communauté s’apprête à partir en pique-nique, mais Bess préfère rester seule. Le dealer l’encourage dans cette voie, et lui propose de la drogue. Elle refuse mais il insiste. Porgy le menace, mais il rit de son infirmité avant de partir. Duo d’amour entre Porgy et Bess (Duo : « Bess, you is my woman now ») où Porgy demande à Bess d’aller au pique–nique et de s’amuser.

Gershwin Porgy and Bess Bess, you is my Woman nowCliquez sur Porgy et Bess

Sur l’île, le pique-nique bat son plein. Le dealer donne une lecture blasphématoire de la bible (« It ain’t necessary so… »), reprise par le chœur.

Gershwin Porgy and Bess It ain't necessarily soCliquez sur Cab Calloway

Ils sont interrompus par Serena qui leur reproche leur impiété et leur hypocrisie. Mais déjà il est l’heure de prendre le bateau pour rentrer. Bess est interpellée par Crown, qui avait trouvé refuge sur l’île. Il lui dit qu’il reviendra la chercher et assure son emprise sur Bess, qui rate le bateau.

Une semaine plus tard, Jake s’apprête à prendre la mer. Bess, revenue après 48 heures et malade depuis une semaine est en proie au délire. On voit arriver Peter, sorti de prison. Serena prie Jésus pour la guérison de Bess (« Oh, Dr. Jesus »).

Gershwin Porgy and Bess Oh Doctor Jesus Ella FitzgeraldCliquez sur Ella Fitzgerald

Les commerçants se succèdent pour vendre leurs marchandises et pour essayer de sortir Bess de son état. Bess appelle Porgy à son chevet. Porgy lui dit qu’il sait qu’elle a revu Crown. Elle répond qu’il va venir la chercher et qu’elle est trop faible pour lui résister (elle l’a dans la peau). Porgy demande « et s’il n’existait pas ». Bess répond qu’alors elle resterait avec lui parce que c’est lui qu’elle aime.

On retrouve Clara qui attend sur l’embarcadère son mari Jake. La cloche annonçant l’ouragan sonne. La communauté se rassemble et prie (reprise de : « Oh, Dr. Jesus »). Clara reprend la prière pour son enfant (sur l’air de « Summertime »). Porgy demande à Bess ce qui la préoccupe, et lui dit que personne ne peut survivre sur l’île dans cette tempête. Des coups sont frappés à la porte. Les superstitieux pensent que c’est la mort, mais en fait c’est Crown qui arrive. Il est revenu chercher Bess, qui lui répond que son nouvel homme, c’est Porgy. Crown porte la main sur Bess, Porgy veut intervenir, mais il est repoussé par Crown. À Clara qui le menace du châtiment divin, il répond en blasphémant. Clara voit par la fenêtre le bateau dérivant de Jack. Elle sort dans la tempête, suivie de Crown qui lance un défi à Porgy.

Acte III : Après la tempête, on enterre Clara (Chœur : « Clara, Clara »). Sporting Life est le seul à ne pas s’affliger.

Gershwin Porgy and Bess Clara, ClaraCliquez sur l’image

Bess s’occupe du bébé de Clara (« Summertime »). Le soir, Crown réapparaît et s’approche de la maison de Porgy. Porgy le tue.

Des policiers arrivent et veulent voir Serena. Elle fait croire qu’elle est alitée depuis trois jours. Ils interrogent alors Porgy et lui demandent de venir identifier le corps de Crown. Sporting Life lui fait peur en lui disant que si son regard porte sur Crown, ses blessures se remettront à saigner, révélant ainsi sa culpabilité. Après le départ de Porgy, Sporting Life donne de la drogue à Bess et tente de la convaincre de le suivre à New York.

Une semaine plus tard, Porgy revient, la police n’a rien pu retenir contre lui. Il explique qu’il a gagné beaucoup d’argent en prison grâce a ses dés et distribue des cadeaux à ses amis. Il appelle Bess, mais nul sinon l’écho ne répond à sa voix. Voyant le bébé dans les bras de Serena, il se précipite dans sa maison qu’il trouve vide. Les femmes lui disent qu’elle a suivi Sporting Life à New-York. Il part la chercher à New York (Oh lawd, I’m on my way).

littérature

Jean ECHENOZ : RAVEL

Jean ECHENOZ, né en 1947 est un écrivain à la plume subtile et racée. Il a reçu le prix Médicis en 1983 pour Cherokee et le prix Goncourt en 1999 pour Je m’en vais. À l’occasion de la sortie de son nouveau roman Vie de Gérard Fulmard (2020), j’ai voulu lui consacrer un billet sur ce blog, car les références à la musique sont nombreuses dans son œuvre. Ainsi de Au piano (2003) qui nous narre la vie et l’après-vie d’un pianiste concertiste (billet à venir), ou de Ravel (2006), roman qui nous décrit les dix dernières années de ce compositeur.

Ravel, donc, commence dix ans jour pour jour avant la disparition de Maurice RAVEL (1875 – 1937). Le roman commence par nous décrire un Ravel raffiné, qui fait concours d’élégance avec SATIE, et qui fréquente les salons mondains.

Satie GymnopédiesCliquez sur les Gymnopédies de Satie

Page 38, il commence une traversée de l’Atlantique pour une série de concerts en Amérique du Nord. Sur le paquebot, on lui joue sa sonate piano / violon, créée cette année même. Lui-même joue son Prélude devant le capitaine et les passagers de première classe.

Ravel sonate piano violon bluesCliquez sur l’image

À partir de la page 51, il commence sa tournée en Amérique, avec son premier concert au Carnegie Hall de New York. On le voit présent aux mondanités données en son honneur, et où il rencontre BARTOK, VARÈSE et GERSHWIN, puis IBERT et HONNEGGER. Gershwin lui demande de lui donner des cours, mais Ravel refuse, pour ne pas gâter son talent. Gershwin lui joue « The man I love ».

Gershwin The man I love Diana RossCliquez sur Diana Ross

Un peu plus tard, Ida RUBINSTEIN lui demande d’orchestrer Iberia d’ALBENIZ pour un projet de ballet.

Albeniz Iberia pianoCliquez sur la pianiste

Ravel se montre séduit par cette idée mais, pour une histoire de droits d’auteur, il y renonce et entreprend d’écrire ce qui deviendra son œuvre la plus célèbre, le Boléro.

Ravel beau véloBattez la mesure sur la caisse claire et faites danser Gustavo DUDAMEL

Page 87, il rencontre le pianiste Paul WITTGENSTEIN (le frère du philosophe) qui lui commande un Concerto pour la main gauche (Wittgenstein était revenu de la guerre amputé de son bras droit). Dans la foulée, Ravel se met aussi à la composition d’un concerto pour lui-même, ce sera le Concerto en Sol. L’exécution de ce concerto par Wittgenstein, qui ne respecte pas la partition, fâche beaucoup Ravel. C’est Marguerite LONG qui créera le Concerto en Sol.

Ravel Concerto pour la main gaucheCliquez sur la main gauche du pianiste

Page 101, Echenoz évoque un projet de musique pour Don Quichotte, un film de PABST.

Les dernières années de Ravel, qui est atteint d’une tumeur au cerveau, sont pathétiques. Ravel, qui perd petit à petit la mémoire et l’usage de ses sens, finit par ne plus reconnaître sa propre musique.

Ravel a fait l’objet d’un opéra, la Main gauche, de Roman Lazkano, en 2025.

(Source : Jean Echenoz, Ravel, éditions de Minuit 2006)

Animation 1, Cinéma, Compositeurs, littérature, Woody Allen

George GERSHWIN (1898 – 1937)

George GERSHWIN est né le 26 septembre 1898 à Brooklyn. Fils d’une famille de juifs russes émigrés à la fin du XIXe siècle, il grandit à New-York. Il découvre le piano à l’âge de 12 ans, et montre tout de suite de grandes dispositions pour la musique. Auteur de chansons, puis de comédies musicales, il publie sa première composition à 18 ans.

image d'oreille pour liste de lectureCliquez sur l’oreille pour accéder à la liste de lecture

En 1924, il honore une commande pour un concerto-jazz, la fameuse Rhapsody in blue qui lancera la carrière internationale de Gershwin.

(En 1979, Woody ALLEN ouvrira son magnifique Manhattan sur cette Rhapsody in blue.)

En 1924, il signe un contrat pour un concerto de piano. Sitôt le contrat signé, il se précipite dans une librairie pour acheter un manuel de composition pour son concerto ! Il en résulta le Concerto en fa (1925).

Gershwin concerto en faCliquez sur la pianiste

En 1928, il rencontre RAVEL qui effectuait une tournée aux U.S.A. Il lui demande des cours de composition, Ravel refuse, au titre qu’il ferait « du Ravel de seconde classe, au lieu de faire du Gershwin de première classe » (rapporté par Jean ECHENOZ dans Ravel.) Gershwin part à son tour en tournée, en Europe, et c’est à Paris qu’il termine une autre de ses œuvres très populaires, Un Américain à Paris (1928).

Gershwin An American in ParisCliquez sur l’orchestre 

(On trouve quelques mesures de Un Américain à Paris au début de One cab’s Family du génial Tex AVERY.)

Parmi ses mélodies figurent de nombreuses pièces qui sont devenues des standards du jazz, comme « The Man I love »

Gershwin The Man I loveCliquez sur l’image

ou encore I got Rhythm (qu’on peut entendre sur la B.O. de Celebrity [1989], de Woody Allen.)

Gershwin I got rythmCliquez sur le trio de jazz

George Gershwin a beaucoup travaillé avec son frère Ira (diminutif d’Israël) comme parolier, que ce soit pour ses mélodies ou ses comédies musicales.

En 1935, ils écrivent ensemble l’opéra jazz Porgy and Bess qui connaîtra un immense succès, plus peut-être dans le milieu du jazz que dans celui de l’opéra. Il en existe de nombreux enregistrements, dont un fameux de Ella FITZGERALD et Louis ARMSTRONG.

Gershwin Porgy and Bess SummertimeCliquez sur Satchmo

Gershwin meurt le 11 juillet 1937 d’une tumeur au cerveau.

Retrouvez plus de billets consacrés aux compositeurs en cliquant sur ce lien : Compositeurs.

Anniversaire, Histoire de l'opéra

LES ANNIVERSAIRES DE 2020

Après les anniversaires de 2019, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2020 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer) :

À tout seigneur, tout honneur, l’année 2020 sera avant tout une année BEETHOVEN, dont on fêtera le 250e anniversaire de la naissance.

LE TASSE (1544 – 1595)

Il y a 350 ans, en 1670, naissait BONONCINI (1670 – 1747), un compositeur rival de HAENDEL à Hambourg puis à Londres.

Bononcini Stabat MaterCliquez sur le Stabat Mater

Cette même année, LULLY et MOLIÈRE ont travaillé ensemble pour la création du Bourgeois gentilhomme (1670).

Lully Molière Le Bourgeois gentilhommeCliquez sur l’orchestre

En 1695, il y a 325 ans, disparaissait Henry PURCELL (1659 – 1695). Cette année-là, il laissait inachevé The Indian Queen, révélé cette saison à l’opéra de Lille.

Purcell The Indian QueenCliquez sur l’image

Platée (1745) de RAMEAU

Il y a 250 ans, en 1770, mourrait Francesco ARAJA (1709 – 1770), appelé à la cour du tsar de Russie pour écrire des opéras en russe, dont un Céphale et Procris, sujet tiré des Métamorphoses d’OVIDE, et qui est le premier opéra écrit dans cette langue. C’est aussi l’année de la création de Mithridate, de MOZART.

Mozart Mitridate Nel grave tormentoCliquez sur l’image

1795 est l’année de la création du Conservatoire de Paris, dont nous fêtons donc les 225 ans. MÉHUL en sera le premier directeur.

En 1820, Beethoven, déjà cité, posera les dernières pierres du monument que constituent ses sonates pour piano, avec les opus 109, 110 et 111.

Beethoven opus 111 PolliniCliquez sur le pianiste

1845 est une année importante pour Richard WAGNER, année qui a vu la création de Lohengrin et Tannhäuser. C’est aussi l’année de naissance de Gabriel FAURÉ (1845 – 1924) dont nous célébrerons donc le 175e anniversaire.

Il y a 150 ans, en 1870, naissait Franz LEHAR (1870 – 1948), un des rois de l’opérette viennoise. 1870 est aussi l’année de la composition d’Aïda de VERDI, du Rondo capricioso de SAINT-SAËNS et aussi de la création de la Walkyrie de Wagner et d’Alfred, le premier opéra de DVORAK.

Saint-Saëns Rondo capriciosoCliquez sur le Rondo capricioso

1895 fut l’année de la création de Cendrillon de MASSENET et de La Bohème de PUCCINI.

Il y a un siècle, Puccini commençait son dernier opéra, Turandot (1920 – 1924). S’il vous arrive de regarder la tévélision et ses longs tunnels de pub, il y a gros à parier que vous reconnaîtrez l’air suivant :

Puccini Turandot Nessun dormaCliquez sur Calaf

Plus près de nous, il a 75 ans, a eu lieu la création de Peter Grimes (1945) de BRITTEN.

Et il y a 50 ans, Olivier MESSIAEN écrivait La fauvette des jardins (pièce créée en 1972.)

Messiaen la Fauvette des jardinsCliquez sur l’image

Retrouvez ici les anniversaires de 2021.

Mes opéras préférés, opérette, Valse

LA CHAUVE-SOURIS (DIE FLEDERMAUS), de J.STRAUSS (1874)

En 1865, Johann STRAUSS (le fils) a 40 ans. Il est déjà roi de la valse à Vienne. Il rencontre OFFENBACH dont les opérettes triomphaient dans toute l’Europe, qui lui déclare « Vous devriez écrire des opérettes, Monsieur Strauss ». Mais Strauss hésite. Ce qu’il sait écrire, c’est de la danse, pas du théâtre mis en musique. Après moult atermoiements et hésitations, Strauss se lance dans l’opérette en 1871, deux ans après sa célèbre valse Le beau Danube bleu. Mais faute de livrets intéressants, ses premiers essais sont des échecs.

Il faudra attendre 1874, avec l’adaptation d’une pièce de MEILHAC et HALÉVY (mais oui, vous savez bien, les librettistes de Carmen [1875]), Le Réveillon, pour arriver à un vrai succès avec La Chauve Souris. Son ouverture est devenue un classique des concerts du Nouvel An.

Strauss J Fledermaus OuvertureCliquez sur l’orchestre

Acte I : Dans le salon des Eisenstein, de riches viennois, Adèle, la femme de chambre, a reçu de sa sœur Ida une invitation chez le prince Orlofsky. Mais comment se libérer et se procurer une robe de bal pour se rendre à la fête ? Elle prétexte la mort d’une de ses tantes pour tenter d’obtenir de Rosalinde, sa maîtresse, un jour de congé. Mais Rosalinde refuse, car ce soir son mari Gabriel doit partir en prison pour cinq jours, pour avoir donné une gifle à un gendarme. Alfred, un ténor un peu bête (sic) et amoureux de Rosalinde entre. Rosalinde le repousse. Il accepte de partir à une condition : que quand Gabriel sera en prison, il pourra revenir la voir. Elle accepte pour se débarrasser de lui et il sort. Entrent Gabriel et son avocat, qui est bègue. Gabriel lui reproche d’avoir embrouillé son affaire au tribunal, et aggravé sa condamnation par trois jours de prison supplémentaires. Arrive le docteur Falke, un vieil ami, qui lui suggère d’aller s’amuser à la fête du prince Orlofsky, avant de rejoindre la prison le lendemain matin. Falke lui parle de sa petite montre de femme, que Gabriel promet à toutes celles qu’il veut séduire, mais sans jamais la donner. À la fête d’Orlofsky, il présentera Gabriel comme étant le marquis Renard, un Français. Gabriel finit par accepter, à condition que Rosalinde n’en sache rien. Rosalinde revient, et est étonnée de constater que son mari veuille partir pour la prison en costume et haut-de-forme. Une fois Gabriel sorti avec Falke, Rosalinde donne son congé à Adèle pour recevoir Alfred.

Alfred entre, et Rosalinde se demande comment se débarrasser d’Alfred qui s’installe comme le maître de maison. Arrive Franck, le directeur de la prison, qui vient en personne chercher Gabriel. Rosalinde, prenant Alfred à son propre jeu, le fait alors passer pour son mari. Franck est pressé de le conduire en prison, car il est également invité à la soirée d’Orlofsky.

Strauss J Fledermaus Trinke liebchen trinke schnellCliquez sur Rosalinde et Alfred

Acte II : Chez le prince Orlofsky. Adèle retrouve sa sœur Ida, mais découvre que ce n’est pas elle qui l’a invitée. Ida présente sa sœur au prince, en la faisant passer pour Olga, une artiste. Le docteur Falke annonce au prince qu’il a préparé une petite comédie, qui s’appelle La Vengeance d’une chauve-souris. Le prince fait part de sa philosophie de la vie : si lui s’ennuie toujours, il ne supporte pas que ses invités s’ennuient. Il chassera ceux de ses invités qui s’ennuieraient, ou qui ne le suivraient pas dans ses beuveries.

Strauss J Fledermaus Orlofsky A BaltsaCliquez sur le prince Orlofsky

Falke présente Eisenstein, sous le nom de marquis Renard et Adèle, sous le nom d’Olga, mais ils se reconnaissent. Arrive le directeur de la prison, qui a pris le nom de chevalier Chagrin. Les deux pseudo-Français se parlent dans les bribes de français qu’ils connaissent (ce qui donne du : La quiche lorraine bien au camembert !) avant qu’on ne leur demande de parler en allemand. On attend encore pour le souper une dernière invitée, une comtesse hongroise qui veut garder le secret sur son identité. C’est bien évidemment Rosalinde qui arrive sous le masque de la comtesse. Rosalinde découvre à la fête son époux, qu’elle croyait en prison, et sa femme de chambre, vêtue d’une de ses robes. Eisenstein commence aussitôt à faire la cour à la comtesse inconnue (sa femme). Celle-ci, qui a reconnu son mari, réussit à lui subtiliser sa montre fétiche et compte s’en servir comme pièce à conviction. Tout le monde étant là, on va pouvoir passer à table. Eisenstein raconte une aventure de sa jeunesse, où il avait ridiculisé son ami Falke déguisé en chauve-souris. Au moment des toasts, Eisenstein trinque familièrement avec le directeur de la prison.

Strauss J Fledermaus ChampagneCliquez sur l’image

Plus tard, le champagne aidant, tout le monde tutoie tout le monde.

Strauss J Fledermaus Herr ChevalierCliquez sur la salle de bal

Vient LA valse. Eisenstein cherche à récupérer sa montre, et à démasquer la belle inconnue. Mais six heures (du matin) sonnent, il est temps pour Eisenstein et Franck de partir bras dessus bras dessous, sans se douter qu’ils prennent la même direction, celle de la prison.

Strauss J Fledermaus Genug damit genug (valse 2e acte)Cliquez sur la valse

Acte III : Malgré sa nuit passée en prison, Alfred a toujours envie de chanter. Le geôlier, qui ne partage pas sa passion, essaie de l’en empêcher. Franck, mal remis de sa nuit de libation, essaie d’entamer sa journée. Arrivent Adèle et Ida. Adèle avoue s’être fait passer pour quelqu’un d’autre et lui demande de l’aider dans sa vocation artistique.

Strauss J Fledermaus Spiel ich die UnschuldCliquez sur Adèle, Ida et Franck

On annonce le marquis Renard. Franck et Gabriel en se retrouvant ont du mal à comprendre qui est qui, d’autant que le directeur est persuadé d’avoir déjà un prisonnier du nom d’Eisenstein, qu’il est allé chercher lui-même la veille, et qu’il a trouvé chez lui en robe de chambre avec sa femme. Le geôlier annonce une autre visite, celle de Rosalinde. Albert se déguise en Blind, l’avocat bègue. Rosalinde et Gabriel doivent s’expliquer devant l’avocat s’ils veulent que celui-ci les tire d’affaire. Rosalinde accuse son mari d’être un monstre qui la trompe, alors qu’Eisenstein est lui persuadé que sa femme l’a trompé avec Alfred. Eisenstein s’énerve de plus en plus, mais se calme brusquement quand sa femme lui présente sa montre. Le directeur de la prison demande à tous de s’expliquer, et Gabriel se rend compte qu’en fait, il a été le jouet d’une conspiration où tout était joué, y compris le rôle d’Alfred. Le prince Orlofsky est content, il a enfin retrouvé le rire. Tout le monde célèbre le champagne. 🍾

Strauss J Fledermaus O Fledermaus (final)Cliquez sur le final

Et pour retrouver l’ensemble des opéras chroniqués sur ce blog, c’est ici.