Divers

LA CÉRÉMONIE D’OUVERTURE DES JO 2024

Peut-être avez-vous regardé la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024. Je n’ai pas pu en profiter en direct, bloqué que j’étais dans un train à cause des actes de sabotage qui ont paralysé la SNCF (au passage, un grand merci à tout le personnel de la SNCF qui s’est mobilisé pour que le trafic reprenne au plus vite), mais heureusement, il est possible de la revoir en différé sur le site de France Télévision jusqu’à la fin de l’année. Waouh, quel spectacle, du jamais vu pour une cérémonie d’ouverture qui est un spectacle plutôt codifié, les délégations navigant sur la Seine, et non pas dans un stade, et le défilé étant entrecoupé de tableaux représentants l’histoire de la France dans sa diversité.

Cette cérémonie avait été confiée à Thomas Jolly, metteur en scène de théâtre et d’opéra (Starmania). Une partie de la musique a été composée par Victor Le Masne, mais beaucoup d’extraits d’œuvres représentatives de la France et de son esprit ont également été joués.

Voici donc les extraits de musique (plutôt) classique qu’on a pu entendre (ou deviner).

Lady Gaga Mon truc en plume.

Offenbach Orphée aux enfers « Galop infernal ».

Claude-Michel Schönberg les Misérables « à la volonté du peuple ».

Chant révolutionnaire interprété par le groupe de métal Gojira et la soprano Marina Viotti « Ah ça ira ça ira ça ira » et « la Habanera » de Carmen de Bizet.

Cliquez sur la conciergerie

La rencontre improbable d’Aya Akamura et de la Garde républicaine.

Cliquez sur Aya Nakamura aux Invalides

Danse macabre de Saint-Saëns.

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Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy

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Jeux-d’eau (sous la pluie) de Maurice Ravel.

Cliquez sur les jeux d’eau (sous la pluie)

Sonate pour piano et violon de Debussy (enfin je crois).

Satie Gymnopédie n° 1.

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Dukas l’Apprenti sorcier.

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la Marseillaise chantée sur le toit du grand palais par Axelle Saint-Cirel.

Cliquez sur Axelle Saint-Cirel

Rameau les Indes galantes « Viens Hymen » chanté par le breakdancer Jakub Josef Orlinsky. Il est à noter que Kajub Josef était avec Marina Viotti dans la production de l’Olimpiade de Vivaldi donnée en juin dernier au Théâtre des Champs-Élysées.

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une pièce de clavecin (que je n’ai pas réussi à identifier).

John Lennon Imagine interprété par Juliette Armanet.

Cliquez sur le piano en feu

Le spectacle concert s’est terminé par l’allumage de la flamme olympique et l’hymne à l’amour de Piaf interprété par Céline Dion au 1er étage de la tour Eiffel.

Cliquez sur le 1er étage de la tour Eiffel
Oulipo, Poésie

« MARINE », de Paul VERLAINE

Le « poème mis en musique » de ce mois est un poème de Paul Verlaine, Marine.

(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

L’océan sonore

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Palpite sous l’œil

De la lune en deuil

Et palpite encore,

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Tandis qu’un éclair

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Brutal et sinistre

Fend le ciel de bistre

D’un long zigzag clair,

Et que chaque lame

En bonds convulsifs

Le long des récifs

Va, vient, luit et clame,

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Et qu’au firmament,

Où l’ouragan erre,

Rugit le tonnerre

Formidablement.

Citations musicales :

L’océan sonore : Britten Peter Grimes « 4 interludes marins »

La lune en deuil : Puccini Turandot « Perché tarda la luna »

Un éclair : Philippe Hersant les Éclairs

Chaque lame, en bonds convulsifs : Wagner, le Vaisseau fantôme « Ouverture »

Rugit le tonnerre : Rameau Platée Orage (Tempête).

Agenda Ironique

MANDARINS ZET MANDARINES (A.I. de l’été 2024)

Cet été, c’est John Duff qui a été désigné pour notre plus grand plaisir pour piloter l’Agenda Ironique. Il est pour ce faire hébergé chez l’ami Tiniak. Et voici donc ses consignes, à l’ami John Duff :

Il y faudra, bien sûr, un bon peu d’ironie, mais surtout ce qui suit, sous le thème générique de LA CHUTE :

  • un mandarin et sa mandarine
  • un personnage en marcel
  • une locution latine (même détournée)
  • les mots : camembert, sinémurien, ouroboros et conchoïdale

Mais tout ceci est tellement mieux esspliqué ici.

Mon histoire commence dans le lointain Orient, encore appelé extrême Orient. Il y a de cela fort longtemps les mandarins zet les mandarines discutaient autour d’une tasse de thé, comme le rappelle très bien l’éminent orientaliste qu’était Maurice Ravel dans son Enfant et les Sortilèges.

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On le sait peu, mais dans la Bohème de Puccini, le peintre Marcello était peintre sur porcelaine, et c’est lui qui a décoré les charmantes tasses qui ont inspiré à Ravel le morceau que vous venez d’entendre. Marcello avait pour habitude pour peindre de s’habiller d’un marcel (c’est de là que vient le nom de cette vêture), et quand il était habillé en pingouin, comme dans l’extrait cidsous, Mimi se faisait fort de le lui reprocher.

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Locution latine, dura lex, fiat lux !

Peut-être vous êtes-vous déjà demandé quels étaient les fossiles mis en musique par Saint-Saëns dans son Carnaval des animaux ? Eh bien, de récentes découvertes en musicologie comparée ont révélé qu’il s’agissait d’acanthoceras rothomagenses, célèbres pour leur aspect conchoïdal. Ces coquillages repliés sur eux-mêmes semblent se mordre la queue, tel l’ouroboros que l’on trouve chez Hergé dans Tintin au Congo quand Tintin, pour se débarrasser d’un redoutable serpent, lui met la queue dans la bouche. Je dois dire que cette scène, quand j’étais petit, me plongeait dans des abîmes de perplexité, me demandant comment tout celà pouvait finir. Est-ce que le serpent allait devenir de plus en plus petit, pour ne plus finir que comme un cercle de rayon nul ?

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Le plus étrange dans tout celà c’est que, contrairement à ce que l’on croit trop souvent, l’acanthoceras (rothomagenses) ne fait pas partie de l’étage sinémurien, cet étage géologique qui doit son nom à la ville de Semur-en-Auxois, sympathique petite ville où j’ai chanté dans ma folle jeunesse la petite messe solennelle de Rossini.

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Bon, et bien après ces divagations géologico-musicales, il me faut trouver une chute. J’irai la chercher chez le philosphe latin Gracchus confucius, qui n’hésitait pas à dire « Dura Lex, Fiat Lux », ce que l’on doit pouvoir traduire approximativement par « plus dure sera la chute ».

Mes opéras préférés, Mythologie

L’OLIMPIADE, de VIVALDI (1734)

L’Olimpiade de Vivaldi a été écrit en 1734 sur un livret de Métastase déjà porté en musique l’année précédente par Caldara. Ce livret de l’Olimpiade a donné lieu à plus de 60 opéras, par des compositeurs tels que Pergolèse, Galuppi ou Hasse, le dernier étant Donizetti en 1817.

Le pitch : Le roi Clistène a deux jumeaux, un garçon, Philinte, et une fille, Aristea. Un oracle ayant prédit que son fils tenterait de le tuer, Clistène demande à son aide de camp de tuer Philinte, ce que celui-ci ne peut se résoudre à faire. Aristea aime Megacle. Philinte toujours vivant et réfugié en Crête sous le nom de Licida sauve Mégacle, scellant ainsi entre eux une forte amitié. Licida aime Argène, la fille du roi de Crête qui est promise à Megacle, alors qu’elle ne l’aime pas. Le roi Clistène donne sa fille Aristea comme prix au vainqueur des Jeux olympiques. La voyant, Licida oublie Argène et tombe amoureux d’Aristea. Conscient qu’il n’a aucune chance de remporter les Jeux, Licida demande à son ami Megacle de s’inscrire sous son nom pour gagner pour lui la récompense, ignorant que Megacle aime Aristea.

Acte I : Alors que Licida attend Megacle pour l’inscription aux jeux, son précepteur Aminta le prévient qu’il joue un jeu dangereux en essayant de tricher. Il lui demande ce qu’est devenu son amour pour Argene, mais Licida répond qu’il ne l’aime plus.

Megacle arrive et Licida lui expose son plan. Megacle est tout heureux de pouvoir rendre service à son ami. (Air : « Superbo di me stesso« .) Aminta insiste sur les dangers que coure Licida, mais celui-ci ne veut pas entendre parler de malheur (Air : « Quel destrier, che all’albero è vivino ».)

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Pour échapper au mariage que le roi de Crête voulait pour elle, Argene a fui Megacle et suivi Licida en Elide. Elle rencontre Aristea accompagnée de nymphes, et se plaint de ses tourments. Quand elle évoque le nom de Megacle à Aristea, Aristea lui révèle son amour pour Megacle et comment Megacle à dû fuir Athènes car Clistène ne voulait pas de cet amour. Argene lui conseille d’envoyer un serviteur en Crête pour prévenir Megaste et le faire participer aux Jeux dont son amoureuse sera le prix.

Clistene entre en scène. Il a effectué les sacrifices sacrés et les Jeux peuvent commencer. Il dresse la liste des participants, qui sont venus de toute la Grèce. Le dernier inscrit arrive de Crête, il s’agit de Licida. Argene se désole que Licida l’ait oubliée. Aristea demande à son père de différer le début des Jeux, mais Clistène répond que c’est impossible. Il critique les femmes qui sont toujours en train de se plaindre (Air : « Del destin non vi lagnate ».) Aristea dit adieu à Argene, car son devoir est de suivre son père (Air : « É troppo spietato ».) Puis Argene, restée seule, se plaint de l’inconstance des hommes (Air : Piu non si trovano ».)

Megacle et Licida discutent avant les épreuves. Licida révèle son plan, il vaut que Megacle gagne pour obtenir pour lui le prix de la victoire, Aristea. Le cœur de Megacle est comme un arc-en-ciel, partagé entre le serment donné à son ami Licida et son amour pour Aristea.

Aristea rencontre Megacle. Elle cherche à lui faire dire qu’il est là pour emporter les Jeux et le prix de la victoire, mais Megacle, géné, ne sait comment lui avouer qu’il va combattre pour Licida. (Duo : « Ne’ giorni tuoi felici« .)

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Argene et Aristea comparent leurs grands malheurs (Air : « Sta piangendo la tortorella« .)

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Aminta conclut l’acte en chantant que parmi les folies qui agitent le chœur de l’homme, l’amour est bien la plus grande. (Air : « Siam navi all’onde algenti« .)

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Acte II : Alcandro, le confident du roi, vient proclamer le résultat des Jeux. Licida (en fait Megacle) a gagné. Les deux femmes se lamentent.

Clistène veut remettre le prix à Licida, mais celui-ci déclare qu’il n’épousera Aristea que de retour en Crête. En attendant, il demande qu’elle soit confiée à son « serviteur » Egisto (en fait le vrai Licida). En voyant Egisto, le roi se trouble sans qu’il sache pourquoi. Clistène présente le vainqueur à Aristea qui, reconnaissant Megacle, ne comprend plus pourquoi on lui a dit que Licina était vainqueur. Clistene ne comprend pas non plus le trouble qui agite le cœur des jeunes gens (air : « Qual serpe tortuosa« .)

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Megacle demande à Licida de s’éloigner pendant qu’il explique la situation à Aristea. Quand il le fait, Aristea s’évanouit. Licida revient. Megacle se sacrifiant pour son ami lui demande si, Aristea le cherche quand elle se réveillera et demande de ses nouvelles, de lui dire qu’il est mort (Air : « Se cerca, se dice ».) Quand Aristea se réveille, Licida lui révèle que c’est lui, Licida, provoquant sa fureur (Air : « Tu me da me dividi ».)

Après une rencontre entre Argene et Licida, Aminta vient annoncer à son maître que Megacle s’est jeté dans le fleuve pour mourir. Alcandro vient annoncer à Licida que le roi le condamne à l’exil, pour l’avoir trompé sur son identité. Licida veut mourir (Air : « Gemo in un punto e fremo ».)

Cliquez sur Licida

Acte III : Megacle a été sauvé de la noyade par un pêcheur. Aristea veut se donner la mort là où elle croit que son amant a péri. Ils se rencontrent (vivants tous les deux). Alcandro leur raconte que Licida a voulu tuer le roi, mais que celui-ci l’a condamné à mort. Megacle veut aller sauver son ami, mais Aristea propose que ce soit elle qui aille demander la grâce de Licida à son père. Megacle ne peut se résoudre à laisser son ami (Air : « Lo seguitai felice« .)

Cliquez sur Megacle

De son côté, Argene se propose également d’aller sauver celui qu’elle aime encore. (Air : « Per salvar quell’alma ingrata ».)

L’heure du châtiment a sonné. Licida demande à voir une dernière fois son ami Megaste avant de mourir. Clistene accepte, saisi d’une étrange compassion pour cet étranger qui lui rappelle quelqu’un. (Air : « Non so donde viene ».) Au moment du sacrifice, Argene survient et se propose pour mourir à la place de son amant Licida. Pour preuve de ce qu’elle avance, elle présente au roi une chaîne et un anneau que Licida lui a offert en gage de fidélité. Alcandro reconnaît la chaîne que portait Philinte quand il a tenté de le tuer, enfant. Il avoue qu’il n’a pu s’y résoudre et a laissé l’enfant en Crête et confié à Aminta. Licida est donc le fils de Clistène et le frère d’Aristea. À Clistene qui veut quand même faire périr Philinte, Megaste rappelle qu’il n’est pas roi à Olympe et que son pouvoir ne s’y exerce pas ! Il laisse au peuple le soin de juger Philinte, peuple qui le gracie. (Chœur : « Viva il figlio deliquente ».)

Clioquez sur le chœur final

(Source principale : le production du Théâtre des Champs-Élysées de juin 2024, et le programme associé.)

Divers

LES POÈMES SYMPHONIQUES DE RICHARD STRAUSS

Après les poèmes symphoniques de Liszt, je vous propose découter ensemble les poèmes en musique d’un autre grand maître de l’orchestre, Richard Strauss. La plupart de ses pièces ont été écrites dans la première partie de sa vie de compositeur, avant qu’il ne se lance dans le genre opéra.

Le premier est Macbeth (1888), d’après l’œuvre de Shakespeare.

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Viendra ensuite Don Juan (1888-1889).

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De la même époque date Mort et Transfiguration (Tod und Verklarung) (1888-1889).

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Vient ensuite Till l’espiègle (Till Eulenspiegel) (1894-1895).

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Le plus connu des poèmes symphoniques de strtauss est probablement Ainsi parlait Zarathoustra (1896) (Also sprach Zarathustra) dont le titre est emprunté à Nietzche. Il a servi à Stanley Kubrick pour la BOF de son 2001 Odyssée de l’espace.

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Don Quichotte (Don Quixotte) (1897) d’après Cervantes peut être considéré comme un concerto pour violoncelle eu égard à la place prépondérante donnée à cet instrument.

Cliquez sur violoncelliste

Entre 1897 et 1898, Strauss écrit Une vie de héros (Ein Heldenleben).

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Enfin, au soir de sa vie, Strauss reviendra à la forme poème symphonique avec ses Métamorphoses (Metamorphosen) pour orchestre à cordes qui datent de 1945.

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Et pour en savoir plus sur le genre « poème symphonique« , cliquez dessus.

Compositrices

LOUISE FARRENC (1804-1875)

Jeanne-Louise Dumont naît le 31 mai 1804 à Paris, dans une famille d’artistes. Son père, et son frère, étaient sculpteurs.

Louise débute le piano avec sa marraine, avant de prendre des cours avec Moscheles et Hummel, soit à peu près ce qui se faisait de mieux comme professeurs de piano à son époque. Elle suit ensuite des cours d’harmonie auprès de Reicha, professeur au Conservatoire de Paris.

À 17 ans, Louise Dumont se marie avec le flûtiste, compositeur et éditeur de musique Aristide Farrenc, et continue ses cours auprès de Reicha avec l’étude du contrepoint, de la fugue et de l’instrumentation.

En 1826, ils ont une fille, Victorine.

En 1834, Louise Farrenc écrit deux Ouvertures. À la différence d’autres compositrices de son époque, Louise bénéficiera toujours du soutien de son mari (Louise Farrenc était l’exacte contemporaine de Louise Bertin ou Fanny Mendelssohn).

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En 1839, elle aborde la musique de chambre avec son quintette, qui sera suivi de nombreuses autres œuvres, dont un nonette, faisant d’elle un des pionniers de la musique de chambre française du XIXe siècle, et qui lui valent, en 1861 et en 1867 le prix Chartier de l’Académie des Beaux-Arts pour la musique de chambre.

Cliquez sur le sextuor
Cliquez sur le nonette

En 1842, Louise Farrenc est professeur(e) de piano pour la classe des jeunes filles du Conservatoire de Paris. Elle occupera ce poste jusqu’en 1872, allant jusqu’à obtenir l’égalité de son salaire avec celui des professeurs hommes. En 1843, elle accueille sa fille Victorine parmi ses élèves.

En 1845, ses Trente études dans tous les tons majeurs et mineurs sont adoptées officiellement pour l’étude du piano au conservatoire, devenant ainsi un ouvrage de référence !

Si elle n’a pas écrit d’ouvrage lyrique, elle a effectué des réductions ou des variations pour le piano de grands airs d’opéra.

Cliquez sur les variations

Louise Farrenc écrit également trois symphonies en 1841, 1845 et 1847, dont la dernière sera jouée par l’orchestre de la société des concerts du Conservatoire (l’ancêtre de l’Orchestre de Paris).

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Louise Farrenc meurt le 15 septembre 1875 à Paris, à l’âge de 71 ans.

Outre son activité de pianiste et d’enseignante, Louise Farrenc travaillera à une grande anthologie des œuvres pour clavier, le Trésor des pianistes, publié entre 1861 et 1872.

(Sopurce principale : Que demander à Clara ?https://www.presencecompositrices.com/compositrice/farrenc-louise/ )

Et si vous voulez en savoir un peu plus, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère pour en savoir un peu plus


Divers, Religion

ILS OU ELLES ONT ÉCRIT DES « GLORIA »

Le « Gloria » est un chant religieux consacré, comme son nom l’indique à la gloire de Dieu. Il est naturellement intégré à la messe, sauf à celles de Requiem, mais certains compositeurs ont écrit des Glorias indépendants d’une messe.

Les paroles latines commencent par Gloria in excelsis Deo (Gloire à Dieu au plus haut des cieux). De nombreux compositeurs ont écrit des Gloria, en les incorporant ou non à des messes. Parmi eux :

Claudio Monteverdi

Cliquez sur le Gloria

Antonio Vivaldi

Cliquez sur le Gloria

Jan Dismas Zelenka

Cliquez sur le Gloria

Cécile Chaminade

Cliquez sur le Gloria

Ethel Smyth

Cliquez sur le Gloria

Giacomo Puccini

Cliquez sur le Gloria

Francis Poulenc

Cliquez sur le Gloria

Et si vous en voulez encore un Gloria, cliquez donc sur le bonus surprise mystère :

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez encore un Gloria

Cliquez ici si vous voulez des « Ave Maria« 

Cliquez ici si vous voulez des Requiems

Cliquez ici si vous voulez des « Stabat Mater« .

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QUAND BEETHOVEN INSPIRE LES RÉCLAMIERS (11e série)

Parmi les « tubes » de la musique dite classique, il en est un qui a particulièrement inspiré les réclamiers, le début de la 5e symphonie de Beethoven. Avant de voir ce qu’ils osent en faire, écoutons ce début :

Cliquez sur le fameux Pom Pom Pom Poooom

Ainsi ce fameux début a servi pour la Nissan Juke hybrid :

Pour Red Bull

Beethoven Pub pour Red BullCliquez sur la réclame

pour Sader

Cliquez sur la réclame

Pub pour Pom’Potes

Cliquez sur la réclame

pour un lave-linge

Cliquez sur le lave-linge

ou encore pour PMU.Fr

Cliquez sur la réclame

Comme la 5e, la 9e symphonie a également inspiré bien des spots de pub.

Cliquez sur l’image

Ainsi celle pour le chocolat Lanvin, avec Salvador Dali :

Cliquez sur Avida Dollars

pour les pâtes Panzani

Cliquez sur la réclame

pour Fun Radio

Cliquez sur l’animateur de radio

pour Canal +

Cliquez sur l’image

pour Delichoc

Cliquez sur l’image

Retrouvez ici d’autres utilisations de la musique classique par les réclamiers.

littérature, Oulipo, Poésie

Ô BEAUX YEUS BRUNS, Ô REGARS DESTOURNEZ, de Louise LABÉ

Le « poème mis en musique » de ce mois est un poème de Louise Labé, dite « la Belle Cordière », née avant 1524 et morte en 1566.

(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Ô beaux yeux bruns, ô regards destournez,

Ô chaus soupirs, ô larmes espandues,

Cliquez sur la larme furtive de Roberto

Ô noires nuits vainement atendues,

Ô jours luisans vainement retournez :

Cliquez sur le jour luisant cédant la place à la noire nuit

Ô tristes pleins, ô désirs obstinez,

Ô temps perdus, ô peines despendues,

Ô mile morts en mile rets tendues,

Ô pires maux contre moy destinez :

Ô ris, ô front, cheveux, bras, mains et doits :

Ô lut pleintif, viole, archet et vois :

Cliquez sur l’image

Tant de flambeaux pour adre une femmelle !

De toy me plein, que tant de feus portant,

En tant d’endrois d’iceus mon cœur tatant,

N’en est sur toy volé quelque estincelle.

Cliquez sur une pluie d’étincelles

Citations musicales :

ô larmes espandues : Donizetti, l’Élixir d’amour, air « Una furtiva lacrima ».

Ô jours luisants : Gounod Roméo et Juliette, air « Ah, lève-toi soleil ».

Viole : Jordi Savall, improvisations sur les Folies (extraites du film Tous les matins du monde).

Quelque estincelle : Wagner Siegfried, air « Notung, Notung, neidliches Schwert ! ».

Et si vous voulez lire ce texte sans supporter mes illustrations musicales, retrouvez-le cidsous :

Films

LISTE DES FILMS CHRONIQUÉS SUR CE BLOG

Les dessins animés de Lotte Reiniger (1899-1981)

Les dessins animés de Walt Disney (1901-1966)

Les cartoons de Tex Avery (1908-1980)

Les films de James Ivory (né en 1928).

La saga des James Bond (1962-???)

2001 Odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick (1968) (à venir)

Les films de Woody Allen (années ’70)

L’Ours et la Poupée, de Michel Deville (1970) (à venir)

Guerre et Amour (Love and Death), de Woody Allen (1975)

Barry Lindon, de Stanley Kubrick (1975) (à venir)

Les films de Woody Allen (années ’80)

Fitzcarraldo, de Werner Herzog (1982)

Les animes du studio Ghibli (fondé en 1985)

Le Festin de Babette, de Gabriel Axel (1987)

Les films de woody allen (années ’90)

Mes Voisins les Yamada, de Takahata (1999)

Les films de woody allen (années 2000)

Match Point, de Woody Allen (2005)

Ponyo sur la falaise, d’Hayao Miyazaki (2008)

To Rome with love, de Woody Allen (2012)

Dilili à Paris, de Michel Ocelot (2018)