Obéron est un personnage de la littérature anglo-saxonne. Roi des elfes, il apparaît sous le nom d’Alberich dans la littérature germanique. Dans Huon de Bordeaux, roman du XIIIe siècle, Aubéron (sic) est condamné à être nain et bossu.
Dans la traduction anglaise de Huon de Bordeaux, Aubéron devient Oberon, et c’est Shakespeare qui lui assigne son rôle pour l’éternité en en faisant l’époux de Titania, la reine de fées, dans le Songe d’une nuit d’été (1590). Oberon joue alors le rôle de Cupidon, et c’est muni d’un lys, fleur symbole de la pureté, qu’il fait naître le sentiment amoureux chez les amants qu’il veut favoriser.
En 1611, Ben Jonson écrit un masque, Oberon, the fairy Prince, dont la musique est signée Ferrabosco.
À la fin du XVIIe siècle, on retrouve les personnages d’Oberon et de Titania dans le semi-opérathe Fairy Queen (1692) de Purcell.
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En 1826, c’est pour Londres que Weber écrit son dernier opéra, Oberon.
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Sous son nom germanique d’Alberich, c’est un des personnages principaux de la Tétralogie de Wagner.
Maddalena Casulana est née vers 1544, probablement à Casole ou à Vicence, près de Sienne en Toscane.
Compositrice, luthiste et chanteuse, elle est la deuxième compositrice à avoir été publiée. (La première étant Gracia Baptista, une religieuse espagnole de la même époque, dont une composition, Conditor Alme, a été publiée dans une anthologie de compositeurs ibériques où elle était la seule femme.)
Au début des années 1550, Maddalena se marie et a deux enfants. Elle se sépare de son mari, alchimiste, qu’elle accuse de gaspiller l’argent du ménage, puis part à Venise où elle cherche l’appui des Médicis.
En 1566, Maddalena écrit sa première composition, quatre madrigaux.
En 1568, c’est à Maddalena Casulana qu’on fait appel pour l’écriture d’un motet composé à l’occasion du mariage de Guillaume V de Bavière et de Marie de Lorraine. Ce motet, aujourd’hui perdu, sera dirigé par le très célèbre Roland de Lassus.
En 1568 également, elle fait paraître, sous son nom, un livre de madrigaux à quatre voix, Il primo libro di madrigali a quatro vocci, dédié à Isabelle de Médicis. Dans cette dédicace, elle fait remarquer à quel point les hommes font erreur quand ils s’attribuent l’usage exclusif du talent.
Je veux révéler au monde la vaine erreur des hommes, qui se croient maîtres des dons de l’intellect au point qu’il leur semble impossible de partager ces derniers avec les femmes.
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En 1570, elle fait paraître son Secundo libro di madrigali a qutro voci.
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À Venise, Maddalena Casulana se lie avec un comédien musicien, à qui elle enseigne le contrepoint. Sa réputation grandit en Europe et, en 1571, on la trouve à la cour de Maximilien II à Vienne, avant qu’elle ne se rende à la cour du roi de France en 1572.
En 1579, Maddalena se marie à un signor Mezari, dont on ignore à peu près tout. Maddalena signe dès lors « Maddalena Mezari detta Casaluna ».
En 1583, elle fait paraître son Primo libro di madrigali a cinque voci.
Après « le Vampire« , de Baudelaire, je vous propose ce mois-ci un poème de Verlaine, « mon Rêve familier », paru en 1866 dans les Poèmes saturniens.
(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime, Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.
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Car elle me comprend, et mon cœur, transparent Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême, Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
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Est-elle brune, blonde ou rousse ? – Je l’ignore. Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore, Comme ceux des aimés que la Vie exila.
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Son regard est pareil au regard des statues, Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a L’inflexion des voix chères qui se sont tues.
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Citations musicales :
D’une femme inconnue, et que j’aime :PucciniTosca« Recondita armonia ».
Les moiteurs de mon front blême : JanacekJenufa « Zdravas Kralovno (Ave Maria) ».
Est-elle brune, blonde ou rousse ? : MozartDon Giovanni « air du catalogue ».
Après les anniversaires de 2025, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2026 (ou quels événements nous pourrons commémorer). Comme pour 2025, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. « Les compositeurs et les compositrices » puis « les opéras« , et voici maintenant « les œuvres classiques que c’est pas de l’opéra ».
En 1826, la 9ème symphonie de Beethoven triomphe à Leipzig, et c’est la création/échec de son 13ème quatuor. Beethoven en détache alors la grande fugue pour en faire une pièce à part. Beethoven termine le 14ème quatuor et entame le 16ème. La 10ème symphonie avance bien ( !) et Beethoven termine le 16ème quatuor.
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Cette même année 1826, toujours à Vienne, Schubert achève sa Grande Symphonie, son Quinzième quatuor à cordes, sa Dix-huitième sonate pour piano. Il écrit également ses deux trios opus 99 et 100.
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En 1826, Donizetti écrit la cantate iL Conte Ugolino, d’après Dante.
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En 1876, Tchaïkovski écrit la cantate Francesca da Rimini, d’après Dante.
Après les anniversaires de 2025, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quels événements nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. « Les compositeurs et les compositrices » puis « les opéras », puis encore « les œuvres que c’est pas de l’opéra« .
Le Postillon de Lonjumeau est un opéra-comique en trois actes d’Adolphe Adam, sur un livret de Leuven et Brunswick. La création a eu lieu le 13 octobre 1836 et remporte un grand succès. Très vite, l’œuvre est jouée en province ainsi que dans d’autres pays d’Europe.
La classification selon Georges Bernard Shaw est de la forme (2T+2S)/B, où deux ténors (en fait le même) aiment deux sopranos (en fait la même) alors que la basse ne veut pas.
Prologue : Le marquis de Corcy annonce au roi Louis XV que les représentations de Castor et Pollux de Rameau ne peuvent avoir lieu, car le ténor qui devait jouer Castor est indisponible. Le roi lui demande de trouver un remplaçant.
Acte I : À Lonjumeau, ville située entre Paris et Orléans, on célèbre les noces de Chapelou, le premier postillon de la ville, et de Madeleine, l’aubergiste. Chapelou confie à Madeleine qu’il a consulté un devin sur leur mariage et que celui-ci lui a dit que ce serait une bêtise. À son tour Madeleine dit avoir consulté un tireur de cartes, qui lui a dit la même chose. Madeleine lui dit que par amour pour lui, elle a renoncé à l’héritage d’une riche tante, alors que Chapelou, lui, doit renoncer à une vie libertine. (Duo : Quoi ! Tous les deux ! »).
Un voyageur arrive au relais de poste. C’est le marquis de Corcy, le directeur de l’opéra royal qui cherche un ténor pour sauver la représentation de Castor et Pollux que le roi veut entendre. Chapelou chante son bonheur (Air : « Mes amis, écoutez l’histoire ».)
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(Air avec chœur : « Jeunes époux, voici l’heure fortunée ».) Séduit par le contre-ré du postillon, Corcy le persuade de venir avec lui à Paris. Chapelou accepte et abandonne Madeleine à Lonjumeau, partant avec son ami Biju le forgeron, dont Madeleine avait refusé l’amour. (Trio et final : « À mes désirs, il faut te rendre ».)
Acte II : Dix ans ont passé et Madeleine, qui a hérité de sa tante, a refait sa vie sous le nom de madame de Latour. Elle veut se venger de l’abandon de son mari (Airs : « Je vais donc le revoir » et « Il faut que je punisse un ingrat ».)
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Madeleine est courtisée par le marquis de Corcy, mais elle préfère séduire Saint-Phar, le grand ténor de l’opéra. Saint-Phar n’est autre que Chapelou, mais celui-ci ne reconnaît pas son ancienne femme.
Le marquis de Corcy, qui veut séduire madame de Latour, a composé un hommage musical qu’il veut faire représenter chez elle par la troupe de l’opéra. Les chanteurs sont fatigués de chanter mais quand Saint-Phar apprend que c’est au château de madame Latour qu’il sont, il finit par accepter, car il a des vues sur la riche dame. (Air : « Assis au pied d’un hêtre ».) Madame de Latour accepte les faveurs de Saint-Phar, à une condition, qu’il l’épouse. Saint-Phar pense s’en sortir en organisant un faux mariage, mais la rusée Madeleine fait venir un vrai chapelain à la place du faux curé.
Acte III : Le chœur célèbre le mariage et Saint-Phar se réjouit d’accéder à la noblesse (Air : « À la noblesse je m’allie ».) Malheureusement, la nuit de noces ne se passe pas du tout comme prévu pour Saint-Phar. Biju lui apprend que le mariage est bien valide, ce qui fait de lui un bigame. Une servante de madame de Latour arrive et demande des comptes à Saint-Phar de la part de Madeleine. C’est en fait Madeleine déguisée en elle-même, que Chapelou ne reconnaît toujours pas. Pour couronner le tout, le marquis de Corcy arrive avec une troupe pour arrêter le libertin et le faire pendre.
Heureusement, Madeleine et madame de Latour interviennent et sauvent Chapelou et Saint-Phar, qui se repent(ent) de leur conduite (Air : À ma douleur soyez sensible ».) Ils sont pardonnés.
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(Source principale : la production de l’Opéra-comique en 2019, et le DVD associé.)
Brigitte Bardot, décédée à 91 ans ce 28 décembre 2025, est née à Paris le 28 septembre 1934.
Alors qu’elle a commencé sa vie en jouant les starlettes au cinéma, Serge Gainsbourg lui a écrit quelques chansons. Dans la deuxième partie de sa vie, Brigitte Bardot s’est consacrée à la défense des animaux.
Après plusieurs films plus ou moins réussis, c’est avec Et Dieu créa… la femme (1956), de son mari Roger Vadim, que Brigitte Bardot devient le sex-symbol qu’elle ne cessera d’être pendant presque vingt ans.
En 1963, Jean-Luc Godard la fait jouer dans le Mépris, d’après Alberto Moravia, avec Michel Piccoli. La musique du film est de Georges Delerue.
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Sa rencontre avec Serge Gainsbourg nous vaut les titres : Bonnie and Clyde (1967), Comic Strip (1967), Harley Davidson (1967) et Initials B.B. (1968),
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Dans l’Ours et la Poupée (1970), de Michel Deville, elle joue une ravissante écervelée (plutôt riche) qui rencontre un violoncelliste (plutôt pauvre) de l’orchestre de la radio. On y entend beaucoup l’ouverture de Guillaume Tell de Rossini.
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En 1973, Brigitte Bardot cesse de tourner et prend position pour la cause animale.
Après les anniversaires de 2025, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2025, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs et les compositrices » puis « les opéras« , puis encore « les œuvres que c’est pas de l’opéra« .
Le 14 janvier 1676 disparaissait Francesco Cavalli (1602-1676). Compositeur vénitien le plus populaire après la mort de Monteverdi, on lui doit des opéras comme la Didone (1641) ou la Calisto (1651). En 1660, le cardinal Mazarin l’invite en France pour les festivités du mariage de Loulou XIV et de l’infante Marie-Thérèse d’Espagne. C’est pour cette occasion qu’il écrit Ercole amante.
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Le 5 juin 1826 disparaissait Carl Maria von Weber (1786-1826). Cet éminent représentant de la musique romantique allemande nous a laissé entre autres le fantastique Freischütz (1821).
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Le 24 janvier 1776 naissait E.T.A. Hoffmann (1776-1822), écrivain ET compositeur.
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Le 23 novembre 1876 naissait Manuel de Falla (1876-1946), compositeur majeur de la musique espagnole du XXe siècle.
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Le 4 décembre 1976 disparaissait Benjamin Britten (1913-1976), compositeur phare du XXe siècle.
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Le 5 août 1926 naissait la compositrice franco-américaine Betsy Jolas.
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Je n’ai pas prévu d’article individuel pour les anniversaires des écrivains, dramaturges et librettistes, mais rappelez-vous quand même que :
Ce mois-ci, c’est Carnets paresseux qui pilote, avec un peu de retard, l’Agenda Ironique.
Ekoikinousdmande, Carnets Paresseux ? eh bien voilà :
Alors dekoikil va être question ce décembre ? Hé bien, puisque retard à l’allumage il y a (quoique comme le demandait John Duff et comme le rappelle encore aujourd’hui La Licorne, « l’escargot pressé perd sa maison »), je vais vous demander de parler de Retard (avec ou sans esse à la fin).
Et puis quoi plus ? Quand même quelques mots imposés : Galapiat (désidérata de John), renard (parce que j’aime bien les renards), regard (pour l’allitération) et gourgandin. Et puis, des mots à éviter : Noël, sapin, ratiocination et budget. Et encore : une couleur, une saveur, une coquille, une odeur ou un parfum. Pour la forme, ce que vous voulez : ici règne une certaine liberté. Vous pouvez aussi vous inspirer de la photographie de la rue Dupuytren, mais personne ne vous en voudra de ne pas le faire. Et puis du mystère, du calendrier (après tout, on est en plein avent, et ensuite on sera après), du suspense, des jours et des dates ; enfin, évidemment, de l’ironie.
Mais tout est tellement mieux esspliqué chez lui :
Dans la Petite Renarde rusée, de Janacek, Momo le renard est un gourgandin qui ne pense qu’à séduire les petites renardes et grignoter les poules du fermier. Il serait même prêt à gober les œufs des poules, mais sans leurs coquilles, évidemment. Après avoir lancé son fameux regard qui tue à Yuja, la petite renarde rusée, celle-ci, enivrée par les sons et les parfums qui tournent dans l’air du soir d’été, finit par lui céder.
Cliquez sur les sons et les parfums tournant dans l’air du soir
Bientôt l’état de la renarde est tel qu’il n’y a plus qu’une chose à faire, organiser le mariage des deux canidés. De cette union naîtront plein de petits renardeaux roux comme leur mère et galapiats comme leur père.
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Et aussi, comme retards à l’opéra, j’ai ceux-ci :
Au début de la Servante maîtresse, de Pergolèse, le vieux Roberto est en colère contre sa servante qui est en retard pour lui porter sa tasse de chocolat matutinale.
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Un autre retard, plus connu, est celui des carabiniers d’Offenbach, dans l’opérette les Brigands.