Platée est une comédie lyrique, créée à Versailles en 1745 à l’occasion du mariage du dauphin avec l’infante d’Espagne. Malgré un accueil réservé à la création, dû aux nouveautés et aux arrangements pris avec les conventions alors en usage, Platée est devenue une des œuvres les plus populaires de RAMEAU, notamment grâce aux nombreux effets comiques qu’il a introduits dans sa partition (chœur des grenouilles, charivari des oiseaux, air de la Folie).
Prologue : Une troupe de vendangeurs, de satyres, et de ménades tente de réveiller Thespis, inventeur de la comédie, pour qu’il chante les louanges de Bacchus. Momus, le dieu de la raillerie, et Thalie, la muse de la comédie, se joignent au chœur pour raconter la manière dont Jupiter a guéri Junon de sa jalousie. Amour vient à son tour réclamer sa place dans cette histoire. Par ces leçons réjouissantes, ils corrigeront ainsi les humains.
Acte I : Cithéron, roi de Platées, est pris dans la fureur des éléments. Il demande aux dieux de se calmer, et Mercure lui explique que la jalousie de Junon en est la cause. Cithéron propose un stratagème propre à calmer Junon : Jupiter doit feindre d’être amoureux. Afin de ne pas succomber à son propre piège, il choisit pour cible Platée, une nymphe des marais, grenouille à l’aspect ridicule. Platée, persuadée que Cithéron est amoureux d’elle, attend de lui qu’il se déclare.
Elle lui fait des avances, mais en vain (irrésistible « Chœur des grenouilles ».)
Mercure, descendu du ciel, annonce à Platée que Jupiter l’a choisie. Elle appelle ses nymphes.
Acte II : Mercure a envoyé Junon surprendre Jupiter à Athènes, ce qui laisse la voie libre à Jupiter qui descend du ciel avec Momus. Platée s’approche, et Jupiter prend la forme d’un âne, ce qui ravit Platée. Jupiter se change en hibou, et Platée invite les oiseaux à lui rendre hommage (« Charivari des oiseaux »). Comme le hibou s’envole, Platée se met à pleurer, mais Jupiter revient sous sa forme normale, armé de son foudre divin. Il fait sa déclaration à Platée et ordonne à Momus de préparer la cérémonie (Chœur : « Qu’elle est aimable ».)
Arrive la Folie qui, avec la lyre qu’elle a volée à Apollon, a le pouvoir de rendre gai un chant funeste et triste un chant badin (Air : « Aux langueurs d’Apollon »), avant d’inviter le chœur à célébrer les noces de Jupiter et Platée (Chœur : « Hymen, l’amour t’appelle ».)
Acte III : Junon revient d’Athènes, furieuse de n’y avoir pas trouvé Jupiter. Mercure la calme, et lui demande d’observer la scène qui va suivre sans intervenir.
Le cortège nuptial s’avance, mais Platée regrette qu’Hymen et Amour ne soient pas présents. À Jupiter qui demande pourquoi ces petits dieux ne le suivent pas, Momus répond qu’ils vont rarement ensemble. Momus paraît, déguisé en Amour. Il apporte à Platée les présents de l’Amour : pleurs, cris, langueur et espérance. Folie demande à Amour de lancer tous ses traits.
Comme la cérémonie va se terminer, Jupiter s’inquiète de ne pas voir arriver Junon. Au moment de prononcer le serment, Junon en fureur fond sur eux. Elle arrache le voile de Platée, mais en découvrant le visage de la nymphe, elle éclate de rire. Platée s’enfuit, déconfite, et Jupiter et Junon remontent au ciel, réconciliés. Folie et le chœur se moquent de Platée.
Retrouvez plus d’opéras chroniqués en cliquant sur ce lien.
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Platée
Cliquez sur Jupiter
Cliquez sur la Folie
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Platée

Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image






Cliquez sur la Vestale
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Jeanne d’Arc
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Maria Callas
Cliquez sur Anita Rachvelishvili
Cliquez sur Olga Borodina et Placido Domingo
Cliquez sur la bacchanale
Cliquez sur l’oreille pour accéder à la liste de lecture
Cliquez sur le chœur
Cliquez sur la pianiste et le violoncelliste (et la tourneuse de pages)
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’orchestre
Cliquez sur Dalila
Cliquez sur l’organiste
Cliquez sur les animaux
Cliquez sur la banda
(autographe de Saint-Saëns, collection de l’auteur de ce blog)
Cliquez sur Rufus Wainwright
Cliquez sur l’image
Cliquez sur le hautboïste
Cliquez sur l’image
Cliquez sur le contre-ténor
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur la partition
Cliquez sur l’image






