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L’ESPAGNE ET L’OPÉRA (4) : L’ESPAGNE À L’OPÉRA

Après l’Espagne vue (de manière parfois pittoresque) par les compositeurs étrangers, terminons notre voyage avec les opéras qui se passent EN Espagne, mais qui n’ont pas été écrits par des Espagnols.

Un des plus fameux est certainement Don Giovanni (1787) de MOZART, dont l’action se passe à Séville.

don giovanni la ci daremCliquez sur Zerline et Don Giovanni

Non moins fameux est Le Barbier de Séville (1816), de ROSSINI, dont l’action se passe à … Séville !

Rossini Le Barbier de Séville Una poco faCliquez sur Rosine

Deux des opéras de VERDI se passent en Espagne : Le Trouvère (1853) et Don Carlos (1867).

Verdi Don Carlos KaufmannCliquez sur Don Carlos

Parmi les opéras se passant en Espagne, il y a bien évidemment le Carmen (1875) de BIZET.

Bizet Carmen OuvertureCliquez sur l’orchestre

Moins connu, mais pourtant très beau, est Le Cid (1885) de MASSENET d’après CORNEILLE.

Massenet Le Cid O SouverainCliquez sur Le Cid

Massenet avait d’ailleurs déjà mis l’Espagne en musique avec son premier opéra « complet », Don César de Bazan (1872), d’après le Ruy Blas de Victor HUGO.

RAVEL n’a pas écrit que l’Enfant et les Sortilèges, il a aussi commis l’Heure espagnole (1911) sur un livret très franchouillard de FRANC-NOHAIN.

Ravel l'heure espagnol pitoyable aventure

Quant au trop rarement joué ZEMLINSKY, il a écrit son opéra Le Nain (Der Zwerg) (1922) d’après une nouvelle du sulfureux Oscar WILDE.

Zemlinsky Le NainCliquez sur l’infante d’Espagne et son cadeau d’anniversaire (le nain)

Et maintenant, je vous propose un complément avec un zoume sur les opéras qui se passent à Séville.

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L’ESPAGNE ET L’OPÉRA (3) : L’ESPAGNE VUE PAR LES COMPOSITEURS ÉTRANGERS

Après les billets consacrés aux musiciens espagnols, poursuivons notre voyage en Espagne avec cette fois l’Espagne mise en musique par des compositeurs étrangers. En effet, au XIXe siècle, l’Espagne a inspiré bien des compositeurs.

Ainsi Mikhaïl GLINKA (1804 – 1857), le père de la musique russe, reviendra-t-il d’un séjour en Espagne vers 1845 avec deux Ouvertures ibériques.

Glinka Ouverture espagnole n 2Cliquez sur l’ouverture espagnole n° 2

Le pianiste virtuose (mais pas que) et hongrois Franz LISZT (1811 – 1886) a composé une brillante Rhapsodie espagnole en 1867 qui n’a rien à envier à ses Rhapsodies hongroises en ce qui concerne la virtuosité pianistique.

Liszt Rhapsodie espagnoleCliquez sur le pianiste

Le Lillois Édouard LALO (1823 – 1892) écrit pour le violoniste espagnol Pablo de SARASATE une Symphonie espagnole (1874).

Lalo Symphonie espagnoleCliquez sur la violoniste

l’Auvergnat Emmanuel CHABRIER (1841 – 1894) écrit en 1883 une rhapsodie pour orchestre, le populaire España.

Chabrier EspanaCliquez sur le chef d’orchestre

Un autre Russe, RIMSKY-KORSAKOV (1844 – 1908) écrit en 1887 un Capriccio espagnol.

Rimsky-Korsakov Capriccio espagnolCliquez sur l’image

Cette passion pour l’Espagne se poursuivra au début du XXe siècle avec le Basque Maurice RAVEL (1875 – 1937) qui écrit une de ses premières œuvres orchestrales en 1907 : sa Rapsodie espagnole.

Ravel rapsodie espagnoleCliquez sur l’orchestre

L’année suivante, c’est son frère ennemi le Parisien Claude DEBUSSY (1862 – 1918) qui publiera son Iberia.

Debussy IberiaCliquez sur l’image

Et retrouvez sur ce blog les opéras qui se passent en Espagne, main non écrits par des Espagnols.

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LES PLUS BEAUX DUOS D’AMOUR… (les années 1880 – 1915)

Poursuivons notre anthologie des duos d’amour, que nous avions laissée aux années 1850 – 1880.

Comme on l’a vu dans le billet consacré à l’histoire de l’opéra pour cette période, les années 1880 – 1915 sont marquées par deux grands noms, PUCCINI (1854 – 1924) et STRAUSS (1864 – 1949).

Pour autant, VERDI était encore en activité, et en 1884, il écrit un de ses plus beaux duos d’amour dans Otello.

Verdi Otello Gia nella notte densaCliquez sur Otello et Desdémone

1884 est aussi l’année ou MASSENET achève son Manon. Au début du deuxième acte figure le très beau duo « On l’appelle Manon ».

Massenet Manon On l'appelle Manon Alagna NebretkoCliquez sur Des Grieux et Manon

En 1892, TCHAÏKOVSKI écrit Iolanta. Écoutons l’amour s’éveiller entre Godefroid et Iolanta.

Tchaïkovsku Iolanta DuoCliquez sur l’image

En 1895, Puccini termine le 1er acte de La Bohême (1896) de Puccini par un duo d’amour entre Rodolfo et Mimi qui viennent de se rencontrer.

Puccini Bohème final act 1Cliquez sur Rodolfo et Mimi

Rebelote pour Puccini avec Madame Butterfly (1902 – 1903) et le duo d’amour entre Cio-cio-san et Pinkerton à la fin du 1er acte.

Puccini Butterfly duo d'amourCliquez sur Cio-Cio-San et Pinkerton

L’autre grand compositeur est donc Richard Strauss. Dans son Rosenkavalier, il nous offre un très beau duo entre Octavian et Sophie.

strauss act II mir ist die Ehre widerfahrenCliquez sur Octavian et Sophie

Et retrouvez donc ici quelques duos d’amour offerts pour la Saint-Valentin.

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L’ESPAGNE ET L’OPÉRA (2) : LES OPÉRAS ESPAGNOLS

Après vous avoir présenté les principaux musiciens (classiques) espagnols, voyons maintenant leur production dans le domaine de l’opéra.

On l’a vu, le précurseur de la forme Opéra en Espagne est la Zarzuela baroque. En voici une de José de NEBRA, Iphigenia en Tracia (1747).

Zarzuela Philippe IVCliquez sur la zarzuela

Felipe PEDRELL (1841 – 1922) fera revivre la zarzuela. Il a également écrit des opéras dont Quasimodo (1875), d’après Notre-Dame de Paris de VH et Los Pirineos (Els Pirineus) (1902).

Pedrell los Pirineos (Els Pirineus)Cliquez sur la partition

Enrique GRANADOS (1867 – 1916) a écrit principalement pour le piano. Il a également composé des opéras autour des années 1900. Le plus connu d’entre eux est Goyescas (1916), écrit d’après une œuvre éponyme écrite pour le piano.

Granados GoyescasCliquez sur l’image

Isaac ALBENIZ (1860 – 1909) écrira pour la guitare, par exemple son célébrissime Asturias. Il composera également des opéras, dont un Merlin (1909).

Albeniz MerlinCliquez sur l’image

Il sera suivi par Manuel DE FALLA (1876 – 1946) qui écrira, outre des zarzuelas, le drame lyrique La Vie brève (La Vida breve) (1904 – 1905) et Les Tréteaux de Maître Pierre (1922).

De Falla La vida breveCliquez sur l’image

Au XXe siècle, la zarzuela est toujours vivante en Espagne, dans une forme proche de notre opérette moderne. Écoutons en une de Federico ROMERO.

Romero El CaserioCliquez sur la zarzuela

Et retrouvez sur ce blog l’Espagne mise en musique par des compositeurs étrangers, de GLINKA à DEBUSSY en passant par CHABRIER et LISZT.

Divers, Géographie, Histoire de l'opéra

L’ESPAGNE ET L’OPÉRA (1) : COMPOSITEURS ESPAGNOLS

Si l’Italie, la France et l’Allemagne sont reconnues comme « terres d’opéra », les liens entre l’Espagne et l’opéra (et plus généralement la musique classique) sont peut-être moins évidents du coté nord des Pyrénées.

Ce billet est donc le premier d’une série de quatre, et traite de quelques musiciens espagnols connus. Il sera suivi par un billet sur les opéras écrits par des Espagnols, puis par un sur la représentation de l’Espagne par des musiciens étrangers, en enfin par un sur les opéras qui se passent en Espagne.

Dans l’arbre phylogénétique de l’opéra, le rameau espagnol a poussé sur la zarzuela, du théâtre chanté qui date du milieu du XVIIe siècle (la première date de 1648) qui a été très populaire pendant un siècle environ. Cependant la déferlante italienne qui s’est répandue sur l’Europe a atteint l’Espagne, et du milieu du XVIIIe jusqu’au milieu du XIXe, point de salut pour l’opéra en Espagne si ce n’est chanté en italien.

La zarzuela donc (des représentations données pour Philippe IV d’Espagne qui ont ensuite atteint les couches populaires), est proche du Singspiel allemand.

Le XVIIIe siècle est marqué par la personnalité du padre SOLER (1729 – 1783), auteur de nombreuses pièces pour le clavecin.

Soler fandangoCliquez sur l’image

Felipe PEDRELL (1841 – 1922) fera revivre la zarzuela. Il a également écrit un opéra, Quasimodo (1875), d’après Notre-Dame de Paris de VH.

Pedrell QuasimodoCliquez sur le livre

Enrique GRANADOS (1867 – 1916) a écrit principalement pour le piano. Il a également composé des opéras autour des années 1900. Le plus connu d’entre eux est Goyescas (1916), écrit d’après une œuvre éponyme écrite pour le piano.

Granados GoyescasCliquez sur Granados au piano

Isaac ALBENIZ (1860 – 1909) écrira pour la guitare, par exemple son célébrissime Asturias.

Albeniz AsturiasCliquez sur le guitariste

Il composera également des opéras, dont un Merlin (1909).

Il sera suivi par Manuel DE FALLA (1876 – 1946) qui écrira, outre des zarzuelas, Le Tricorne (el Sombrero de tres picos), l’Amour sorcier, La Vie brève (1904 – 1905) et Les Tréteaux de Maître Pierre (1922). Il écrira également une de ses pièces les plus connues, les Nuits dans un jardin d’Espagne (1915).

De Falla Nuits dans les jardins d'EspagneCliquez sur l’image

Plus proche de nous figure le très subtil Federico MOMPOU (1893 – 1986), qui a écrit pour le piano mais aussi pour la voix. Et puisque je vous ai présenté des Ave Maria il n’y a guère, je vous propose d’écouter celui de Mompou. Je vous avais déjà parlé de Mompou dans mon billet consacré à Wladimir JANKÉLÉVITCH.

Mompou Ave MariaCliquez sur l’image

Enfin, je ne peux pas ne pas citer ici Joachin RODRIGO (1901 – 1990) et son œuvre la plus connue, le Concierto de Aranjuez.

Rodrigo Concierto de AranjuezCliquez sur le guitariste

Retrouvez la suite des aventures de l’Espagne musicale avec les opéras écrits par des Espagnols.

Divers, Nature, Sciences

FÊTE DE LA SCIENCE 2019 La science à l’opéra

Du 5 au 13 octobre a lieu la fête de la Science partout en France métropolitaine. La fête de la Science est une manifestation qui a pour but de faire découvrir la science

  • Sensibiliser le grand public à la culture scientifique
  • Favoriser le partage des savoirs et les échanges entre les chercheurs et les citoyens
  • Faciliter l’accès à une information scientifique de qualité
  • Faire découvrir le travail des scientifiques et les métiers issus de la recherche
  • Valoriser le travail de la communauté scientifique
  • Permettre à chacun de s’approprier les enjeux des évolutions scientifiques pour une participation active au débat public
  • Susciter des vocations chez les jeunes en stimulant leur l’intérêt pour la science et la curiosité à l’égard des carrières scientifiques

Passons rapidement sur la période baroque où les livrets d’opéra étaient essentiellement tirés de la mythologie ou de la vie d’hommes illustres.

Les premiers « scientifiques » que l’on rencontrera seront les médecins, en particulier le Diaphoirus du Malade imaginaire de MOLIÈRE et Marc-Antoine CHARPENTIER.

Charpentier Molière le Malade imaginaireCliquez sur l’image

C’est avec le personnage de Faust que la figure du scientifique fait son apparition dans le monde de l’opéra. C’est le grand GOETHE qui a contribué à rendre populaire ce personnage du savant du moyen-âge qui, ayant passé sa vie à la recherche du savoir, se rend compte à la fin de sa vie qu’il n’a justement rien connu de la vie.

berlioz damnation de Faust merci doux crépuscule KaufmannCliquez sur Faust

Si vous regardez la vidéo précédente, vous aurez la surprise de voir le personnage de Stephen HAWKING sur la scène. Ne vous étonnez pas, c’est une maladresse du metteur en scène qui illustre de manière très lourde le rapport entre Faust et ce représentant médiatique de la science en action.

On trouve un inventeur au premier acte des Contes d’Hoffmann (1881) d’OFFENBACH. En effet, l’inventeur Spalanzani a fabriqué une poupée mécanique, Olympia, dont le poète Hoffmann tombe amoureux.

Offenbach Contes d'Hoffmann oiseaux dans la charmille N.DessayCliquez sur la poupée

Il faudra ensuite attendre le XXe siècle pour trouver des scientifiques à l’opéra. Par exemple, dans Wozzeck (1917 – 1922) de BERG, où le héros « vend » son corps à la science, c’est-à-dire au médecin militaire qui fait des expériences sur lui.

Berg Wozzeck le docteurCliquez sur le docteur

Les choses deviennent plus intéressantes dans la deuxième moitié du siècle. En 1976, Philip GLASS, l’un des papes de la musique répétitive, met en scène Albert EINSTEIN dans son opéra Einstein on the Beach.

Glass Einstein on the BeachCliquez sur l’image

Et comme l’opéra est un art toujours vivant, en 2005 encore, l’Américain John ADAMS fait vivre le physicien OPPENHEIMER, le « père de la bombe atomique », dans son opéra Doctor Atomic.

Adams Doctor AtomicCliquez sur John OPPENHEIMER

Et pour savoir ce qui se passe à côté de chez vous, un seul lien, celui du site officiel de la fête de la Science 2019.

fête de la Science 2019Cliquez sur l’affiche

Pour tout savoir (ou presque) sur l’utilisation de la science à l’opéra, c’est ici.

Artistes, Divers, Grandes voix

IN MEMORIAM JESSYE NORMAN

Nous apprenons ce matin la disparition de Jessye NORMAN, immense soprano qui nous laisse tant de bons souvenirs.

Ce n’est pas l’habitude sur ce blog que de parler des interprètes, mais je me souviens de concerts où j’ai pu l’entendre à Paris dans les années 1980, notamment avec l’orchestre de Paris et Daniel BARENBOÏM.

Voici donc un petit florilège de ses grandes interprétations.

Didon dans Didon et Enée de PURCELL :

Purcell Didon NormanCliquez sur Didon

Marguerite de la Damnation de Faust de BERLIOZ :

berlioz damnation d'amour l'ardente flamme normanCliquez sur Marguerite

Berlioz encore dans « le spectre de la rose » des Nuits d’été :

Berlioz Nuits dété NormanCliquez sur l’image

OFFENBACH dans la barcarolle des Contes d’Hoffmann  :

Offenbach Contes d'Hoffmann barcarolle Norman CiesinskiCliquez sur l’image

Et puis dans la mélodie française qu’elle a si bien chantée (SATIE, POULENC), je voudrais revenir sur les « Chemins de l’amour ».

Poulenc Chemins de l'amour NormanCliquez sur l’image

Il y aurait encore beaucoup de belles choses à dire et à faire entendre.

Au revoir, et encore merci, madame Norman !

Divers, Maria Callas

ABANDON OU ABANDON ?

L’opéra, qui nous raconte souvent des histoires d’amour plus ou moins heureuses (plutôt moins que plus, car sinon, il n’y a pas d’histoire !), connaît son lot d’abandons.

Pour les moins heureux, l’abandon est à entendre au sens de se faire abandonner. Pour les plus heureux, il faut l’entendre dans le sens de s’abandonner (dans les bras de l’être aimé.) Et dans certains cas, le héros ou l’héroïne commence par s’abandonner avant de se faire abandonner. C’est le cas par exemple de Marguerite dans le mythe de Faust.

Voyons quelques exemples :

Dans Alcina (1735) de HAENDEL, la magicienne Alcina invoque les esprits pour se venger d’avoir été abandonnée.

Haendel Alcina ombre pallide sandrine PiauCliquez sur l’image

Dans Don Giovanni (1787) de MOZART, c’est Dona Elvira qui se plaint d’avoir été séduite, puis abandonnée par Don Giovanni.

Mozart Don Giovanni Ah chi mi dice maiCliquez sur Dona Elvira

Au début de l’acte III de La Traviata (1853) de VERDI, Violetta, abandonnée de tous, se remémore les moments où elle s’abandonnait dans les bras d’Alfredo.

Verdi Traviata adio del passato DessayCliquez sur Violetta

Dans Faust (1859) de GOUNOD Marguerite, séduite puis abandonnée, attend vainement le retour de Faust.

Gounod Faust il ne revient pasCliquez sur Marguerite

Dans Otello (1886) de VERDI, Desdémone chante la très belle chanson du saule, une chanson que lui chantait sa nourrice qui raconte l’histoire d’une servante séduite avant que d’être abandonnée.

Dans Rusalka (1900) de DVORAK, le sort de l’héroïne abandonnée est particulièrement terrible, car cet abandon signifie pour elle qu’elle perd son statut de naïade.

Dans Jenufa (1893 – 1903) de JANACEK, l’héroïne se voit abandonnée par son amant Laca, parce qu’elle a été défigurée par un coup de couteau.

Dans Madame Butterfly (1903) de PUCCINI, l’héroïne attend le retour de son mari qui l’a abandonné.

Puccini Butterfly Un bel di vedremo callasCliquez sur Cio-Cio-San

À la fin de l’opéra-rock Tommy (1969) des WHO, le héros abandonné par ses fans reprend une dernière et pathétique fois le thème « See me, feel me ».

The Who Tommy We're not gonna take itCliquez sur Tommy

Divers, Religion

ILS ONT ÉCRIT DES « AVE MARIA »

À ma maman, qui vient de nous quitter,

et qui a su transmettre l’amour de la musique à ses enfants.

Ave Maria est une prière de la religion catholique adressée à la Vierge Marie. De nombreux compositeurs l’ont mis en musique. Parmi eux, citons :

SCHUBERT dont l’Ave Maria est un « tube » de la musique classique

Schubert Ave MariaCliquez sur l’icône

Autre « tube », l’Ave Maria de GOUNOD, écrit d’après une pièce pour piano de J.S.BACH.

Gounod Ave MariaCliquez sur l’image

Dans son opéra Otello, VERDI fait chanter à la malheureuse Desdémone, victime de la jalousie d’Otello un Ave Maria avant que d’aller se coucher. Elle mourra dans son sommeil étranglée par son mari jaloux.

Verdi Ave MariaCliquez sur Desdémone

Moins connus sont les Ave Maria de DVORAK

dvorak ave mariaCliquez sur l’image

et de RACHMANINOV

Rachmaninoff Ave MariaCliquez sur l’image

Enfin, dans son Dialogue des Carmélites, POULENC nous gratifie d’un très bel Ave Maria.

Poulenc Dialogue des Carmélites METCliquez sur l’image

Et en préparant mon billet sur les compositeurs espagnols, j’ai découvert le superbe Ave Maria de MOMPOU.

Mompou Ave MariaCliquez sur l’image

Retrouvez d’autres chants liturgiques consacrés à la Vierge avec les Magnificat.

Divers, Elle voulait qu'on l'appelle..., Grandes villes, littérature, Shakespeare, Théâtre

ELLE VOULAIT QU’ON L’APPELLE VENISE…

… quelle drôle d’idée ! comme l’a chanté Julien CLERC.

Parmi les villes qui ont tenu une place importante à l’opéra, Venise figure en bonne place, et ce dès le début de l’opéra.

En effet, le père fondateur du genre, Claudio MONTEVERDI est appelé à Venise en 1613. Et dès 1637, Venise cède à la passion pour l’opéra en ouvrant son premier théâtre dédié à l’opéra. C’est aussi le premier à être payant. C’est pour Venise que Monteverdi écrit le Retour d’Ulysse dans sa patrie (1640) et le Couronnement de Poppée (1642).

Lors de son apprentissage en Italie, Haendel y écrit Agrippina pour la saison 1709-1710.

Cliquez sur l’image

Le Vénitien prolifique, Antonio VIVALDI, y est né en 1678. Il aborde l’opéra en 1713 avec Ottone in villa, et c’est pour Venise qu’il écrit ses quelques dizaines d’opéras.

Vivaldi Ottone in villaCliquez sur l’image

Un autre Vénitien d’importance était le dramaturge Carlo GOLDONI (1707 – 1793) qui, parmi les quelque 200 pièces qu’il a écrites, a également produit des livrets d’opéra, dont Griselda (1735) mis en musique par Vivaldi.

Au siècle suivant, Venise prendra une place importante pour Franz LISZT et son gendre Richard WAGNER, puisque c’est dans cette ville que ce dernier est mort en 1883. Liszt écrira alors à sa mémoire la pièce pour piano Gondole funèbre. C’est ensuite lors d’un voyage en train entre Venise et Bayreuth que Liszt prendra froid, ce qui causera sa mort en 1886.

Cliquez sur l’image

Les chefs-d’œuvre de VERDI que sont Rigoletto et la Traviata ont été créés au théâtre de la Fenice, à Venise.

Venise est aussi une ville qui a servi de décor à des opéras. Parmi ceux-ci, citons par exemple la Gioconda (1876) de PONCHIELLI, adaptée de Angelo, tyran de Padoue de VH.

Le troisième acte des Contes d’Hoffmann (1881) d’OFFENBACH, avec sa célèbre « Barcarolle » est appelé l’acte vénitien puisqu’il se passe à Venise.

barcarolleCliquez sur l’image

Au XXe siècle, on a pu voir Venise dans le rare Marchand de Venise (1935) de Reynaldo HAHN, d’après Shakespeare.

Hahn le Marchand de VeniseCliquez sur l’image

Surtout, Venise est le lieu du roman crépusculaire La Mort à Venise, de Thomas MANN, roman superbement adapté à l’opéra par Benjamin BRITTEN en 1972.

britten mort à VeniseCliquez sur l’image

Et pour finir sur une note plus légère, écoutons les Gondoliers (il Gondolieri), de l’ami ROSSINI, une pièce toujours si agréable à chanter.

Rossini il GondolieriCliquez sur l’image

Retrouvez d’autres grandes villes d’opéra en sélectionnant la catégorie « Elle voulait qu’on l’appelle… » dans le bandeau à droite ! Et pour commencer : Prague !