Divers, Nature

VOICI DES ROSES

De toutes les fleurs, la rose est peut-être la plus universelle pour l’être humain, et chaque type de rose porte un sens différent suivant sa couleur.

Je vous propose ici un bouque d’airs parfumés à la rose.

« Mignonne allons voir si la rose »…

En 1821, dans le Freischütz de WEBER, Agathe et ses demoiselles d’honneur chantent devant le bouquet de roses blanches d’Agathe.

Weber Der Freischütz Cavatine d'AgatheCliquez sur Agathe

En 1846, c’est BERLIOZ qui fait chanter à Méphistophélès « Voici des roses » dans sa Damnation de Faust.

voici des rosesCliquez sur l’image

Berlioz encore, avec « le Spectre de la rose », extrait des Nuits d’été.

Berlioz Nuits dété NormanCliquez sur l’image

En 1883, MASSENET dans Manon fait chanter le duo : « À nous les amours et les roses. »

Massenet Manon A nous les amours et les rosesCliquez sur l’image

Dans Iolanta (1892) de TCHAÏKOVSKY, c’est quand il comprend que Iolanta ne voit pas les couleurs et qu’elle ne peut lui offrir que des roses blanches au lieu de la rose rouge qu’il lui demande en souvenir d’elle que Godefroy se rend compte de la cécité de Iolanta.

Tchaïkovski Iolanta finalCliquez sur le final de Iolanta

En 1911, dans Le Chevalier à la rose de  STRAUSS, la scène de la présentation de la rose d’argent aux fiancés est une des scènes majeures de l’opéra.

Parmi les mélodies de FAURÉ figure « Les Roses d’Ispahan » (1894), sur un poème de LECONTE DE LISLE.

Fauré Les roses d'IspahanCliquez sur la pochette de disque

Divers

LES FEUX D’ARTIFICE DU 14 JUILLET

Comme j’ai déjà traité il n’y a guère de la Révolution française, je me suis dit que pour ce 14 juillet, traiter des feux d’artifice pouvait être une bonne idée.

Commençons par le plus célèbre des feux d’artifice musicaux, la Music for the royal Fireworks de HAENDEL, composée en 1749 en l’honneur du traité d’Aix la Chapelle.

Haendel Fireworks

Cliquez sur l’image

À cette époque baroque, la virtuosité était surtout un affaire de chanteurs et de chanteuses, et Haendel et VIVALDI (et les autres) ont rivalisé pour offrir des feux d’artifices aux pyrotechniciens vocaux.

Haendel Rinaldo Orlinski

Cliquez sur Jakub Josef (Orlinski)

Vivaldi la Griselda Agitata da due venti (Bartoli)

Prenez votre souffle et cliquez sur Cecilia (Bartoli)

Au XIXe siècle, on avait (à peu près) réussi à mettre les chanteurs au pas et la virtuosité s’est déplacée du côté des instrumentistes.

Avec les Études d’exécution transcendantes du génial LISZT, on assiste ainsi à de véritables feux d’artifices pianistiques !

Liszt Feux follets

Cliquez sur les feux follets

Au moment où Liszt s’imposait comme virtuose, il avait un redoutable concurrent en la personne de Paganini, le violoniste qui avait, le dit sa légende, vendue son âme au diable.

Paganini Campanella

Cliquez sur la violoniste
Et quand la virtuosité de Paganini est transposée au piano par Liszt, ça donne ça !

Liszt Paganini la Campanella

Cliquez sur Lang Lang et essayez de compter ses doigts (😉)
Feux d’artifice est le titre d’un des préludes du livre II de DEBUSSY.

Debussy Feux d'artifice

Cliquez sur le pianiste

Divers, Fantaisie

ILS OU ELLES ONT CHANTÉ DU CLASSIQUE – (PREMIÈRE SÉRIE)

Alors que certains chanteurs lyriques ne dédaignent pas chanter de la chanson dite de variété, le contraire est aussi vrai, et certains chanteurs de variété ne dédaignent pas d’interpréter des airs dits classiques.

Un peu d’humour pour commencer avec la Truite de SCHUBERT cuisinée par Francis BLANCHE et interprétée par les Frères JACQUES.

Blanche Schubert la truite

Cliquez sur Blanche Schubert
Tino ROSSI n’a pas fait qu’interpréter Boris Godounov (selon HERGÉ, dans le Trésor de Rakham le rouge), il a aussi interprété le célébrissime Rêve d’amour de LISZT.

Liszt rossi rêve d'amour

Cliquez sur Ferenc Rossi

Un peu de ROSSINI avec Jacques BREL et « l’air de la bêtise », librement inspiré de l’air de la calomnie du Barbier de Séville.

Brel Rossini Air de la bétise

Cliquez sur Gioacchino Brel

Encore Rossini et son Barbier, avec Le Barbier de Belleville de Serge REGGIANI.

Reggiani Rossini le Barbier de Séville

Cliquez sur Serge Reggiani

Quand Henri TACHAN invite chez lui MOZART, BEETHOVEN, Schubert et Rossini, ça donne ça :

Tachan Mozart Bethoven et al.

Cliquez sur Henri Tachan et ses invités

Rufus WAINWRIGHT a interprété l’ensemble des Nuits d’été, de BERLIOZ. Je vous propose d’écouter le premier morceau de ce cycle « Absence ».

Berlioz Wainwright Nuits d'été absence

Cliquez sur Hector Wainwright

David GILMOUR (des Pink Floyd) nous livre un très convaincant « Je crois entendre encore » des Pêcheurs de perles de BIZET, dans un français parfait !

Gilmour Bizet Je crois entendre encore

Cliquez sur Gilmour Bizet

Johnny HALLIDAY a déposé un poème sur la septième symphonie de BEETHOVEN.

Johnny Beethoven la 7e symphonie

Cliquez sur Johnny Beethoven

Sur son album « Classical », Barbra STREISAND nous offre un très beau « Lascia ch’io Pianga », extrait du Rinaldo de HAENDEL.

Barbra Haendel Lascia ch'io pianga

Cliquez sur Barbra Haendel

Plus près de nous, la chanteuse de R’n’B Nâdiya a adopté la 2e valse de CHOPIN pour son titre « Amie-ennemie ».

Nâdiya Amies - ennemies (Chopin)

Cliquez sur le clip de Frédéric Nâdiya

Retrouvez d’autres airs adaptés plus ou moins heureusement par des artistes venant de la variété.

Divers, Nature

LES QUATRE SAISONS (7) – L’ÉTÉ (2)

Comme le disait Edgar Allan POE, « l’été, la nuit les bruits sont en fête ».

(Eh oui, ce billet s’inscrit dans le cadre de l’agenda ironique de juin 2020

https://palettedexpressions.wordpress.com/2020/06/02/agenda-ironique-de-juin/ .)

Je reviendrai ultérieurement sur les adaptations de Poe à l’opéra, dans un billet qui lui sera consacré.

Après le billet consacré il y a un an à l’été, voici une nouvelle livraison d’airs en rapport avec la saison chaude.

Le solstice d’été correspond au jour le plus long de l’année, et donc à la nuit la plus courte. À partir de cette date, la durée du jour diminue jusqu’à l’équinoxe d’automne, date à laquelle la durée du jour devient égale à celle de la nuit.

Pour les poètes, l’été est la saison de la chaleur et des moissons. Et c’est un thème qui a inspiré bien des compositeurs.

Je ne peux évidemment pas passer à côté de VIVALDI et de ses célèbres quatre Saisons, avec son concerto l’Été. Écoutons en le « Presto » !

Vivaldi l'étéCliquez sur l’image

Un des oratorios les plus connus de Joseph HAYDN est Les Saisons (1801). Écoutons le chœur qui annonce l’orage, extrait de « l’Été ». (Je ne suis pas certain que le bruit de l’orage soit un bruit de fête.)

Haydn les saisons l'étéCliquez sur l’image

En 1841 BERLIOZ compose son cycle de mélodies Les Nuits d’été sur des poèmes de Théophile GAUTIER.

Berlioz Nuits d'été VillanelleCliquez sur l’image

Parmi les nombreuses adaptations du Songe d’une nuit d’été de SHAKESPEARE figure la musique de scène écrite par Félix MENDELSSOHN-BARTHOLDY en 1843, avec sa fameuse « marche nuptiale ». (Alors là, pour le coup, le « bruit organisé » qu’est la musique devient une fête.)

Mendelssohn le songe d'une nuit détéCliquez sur l’image

TCHAÏKOVSKI a composé un cycle pour piano intitulé Les Saisons, à raison d’une pièce par mois. Écoutons « Juillet » extrait de ce cycle peu connu.

Tchaïkovski les Saisons JuilletCliquez sur l’image

De Tchaïkovski également, on trouve au début d’Eugène Onéguine (1877) un chœur des paysans faisant la fête pour célébrer la fin des moissons (tiens, encore un chœur de Tchaïkovski !).

Tchaïkovski Eugène Onéguine Choeur des paysansCliquez sur le chœur des paysans

Et enfin, pour boucler la boucle, retrouvons le Songe d’une nuit d’été avec l’opéra du même nom de BRITTEN, datant de 1960.

Britten a midsummers night's dream

Cliquez sur l’image

Et pour avoir plus de musique sur ce Songe d’une nuit d’été, je vous invite à aller revoir le billet La Vie est un songe

Et puisque j’ai commencé avec Poe, je terminerai par cette citation de Lewis CAROLL : « Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive ».

Talbot Alice in wonderlandCliquez sur le chapelier fou

Divers, littérature, Poésie

PORT DU MASQUE RECOMMANDÉ – partie 2

Après un premier billet consacré aux masques à l’opéra, voici une nouvelle livraison d’œuvres musicales ayant trait aux masques. (Il y aura probablement une troisième livraison liée aux  carnavals , qu’en pensez-vous ?)

À l’acte III de Don Carlos (1867) de VERDI, lors d’une fête de nuit à l’Escurial, Carlos qui aime Élisabeth de VALOIS, devenue l’épouse de Charles QUINT, est victime d’une méprise, car Élisabeth a envoyé la princesse EBOLI à sa place à leur rendez-vous. Celle-ci arrivant masquée, c’est à elle que Carlos déclare sa flamme. Or Eboli est elle-même amoureuse de Carlos et se rendant compte que la déclaration ne lui est pas destinée, jalouse, elle décide de se venger ! (Eh oui, ça se passe comme ça à l’opéra.)

Verdi don Carlos Chanson du voileCliquez sur l’image

Passons maintenant au poème Clair de Lune de Paul VERLAINE.

Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.

Ce poème a été illustré en musique par DEBUSSY et FAURÉ.

DEBUSSY par deux fois avec Clair de lune (1882) et la Suite bergamasque (1890).

Debussy Suite bergamasque Clair de luneCliquez sur le pianiste

Il a aussi écrit Masques, une pièce de piano très debussyste :

Debussy MasquesCliquez sur l’image

FAURÉ lui a écrit Masques et bergamasques (1919), une musique de scène pour un divertissement tiré des personnages de la commedia dell’arte.

Fauré masques et bergamasquesCliquez sur l’image

En 1923, Sacha GUITRY s’est essayé à la comédie musicale (l’opérette) avec André MESSAGER. Le résultat en a été l’Amour masqué, créé avec sa femme de l’époque Yvonne PRINTEMPS.

Messager L'amour masquéCliquez sur l’image et écoutez Sacha Guitry et Yvonne Printemps

En 1932, Francis POULENC écrit une cantate, le Bal masqué, sur un texte du poète surréaliste Max JACOB.

Poulenc le Bal masquéCliquez sur le Bal masqué

En 1936, le même Poulenc écrit ses Sept chansons pour chœur a capella, dont le merveilleux « Marie », sur un poème de Guillaume APOLLINAIRE (Des masques sont silencieux, et la musique est si lointaine…)

Poulenc Sept chansons MarieCliquez sur l’image

Alors, carnavals ou pas carnavals ? Exprimez vous !

Divers, Histoire de l'opéra

PORT DU MASQUE RECOMMANDÉ – Partie 1

En ces temps où le port du masque est recommandé dans l’espace public, je me suis interrogé sur le thème « Masque et opéra ».

Un peu d’histoire pour commencer. Pendant la période élisabéthaine, il y avait une forme de théâtre appelée le masque, mélange de théâtre, de musique et de ballets. Le premier opéra anglais est ainsi Le Siège de Rhodes (1656) de William DAVENANT. Les semi-opéras de PURCELL, écrits une trentaine d’années après, dérivent de ces masques.

Faisons à présent un saut dans le temps avec des opéras où les héros sont masqués.

En 1788, dans son Don Giovanni, MOZART fait apparaître un trio de vengeurs masqués, arrivant au château de Don Giovanni pour lui faire payer ses crimes.

Mozart don Giovanni trio des masquesCliquez sur le trio des masques

En 1833, dans son Gustave III ou le Bal masqué, D.F.E. AUBER écrit une des plus brillantes scènes de bal masqué.

Auber Gustave III finalCliquez sur l’image (et écoutez moi chanter dans les chœurs)

Dans Benvenuto Cellini (1834 – 1837), BERLIOZ nous fait assister à un brillant carnaval romain.

Berlioz Benvenuto Cellini CarnavalCliquez sur le carnaval romain

Le livret que SCRIBE avait écrit pour Auber a resservi à VERDI pour son Bal masqué (Un ballo in maschera), mais la censure autrichienne a exigé que l’intrigue soit modifiée pour que l’on ne voit pas un régicide sur scène.

Verdi Un ballo in mascheraCliquez sur l’image

Dans le Masque de la Mort rouge (The mask of the Red Death) (1845), Edgar Allan POE fait intervenir la Mort rouge, symbole de la peste qui sévit à l’extérieur d’un château où un Prince et ses courtisans se sont réfugiés pendant l’épidémie. Ce conte, traduit en français par BAUDELAIRE, a inspiré une partition (1923) à André CAPLET, un disciple de DEBUSSY.

Caplet Conte fantastique le Masque de la mort rougeCliquez sur l’image

Au premier acte de Roméo et Juliette  (1867) de GOUNOD, Roméo et ses amis assistent, masqués, à la réception que le père de Juliette donne pour les 18 ans de sa fille. C’est le coup de foudre entre les deux jeunes gens.

Gounod Roméo et Juliette extraits (masques)Cliquez sur l’image

Sept ans plus tard, en 1874, c’est Johann STRAUSS qui orchestre une scène masquée, dans la Chauve-Souris (Die Fledermaus), où Rosalinde, sous le masque d’une comtesse hongroise, piège son mari, incurable coureur de femmes.

trauss Der fledermaus la comtesse hongroiseCliquez sur la comtesse hongroise

Retrouvez prochainement sur ce blog d’autres masques (plus légers) dans « Port du masque recommandé – Partie 2« .

Divers

DEUXIÈME ANNIVERSAIRE DU BLOG ET 300e BILLET !

Eh oui, déjà deux ans que j’ai ouvert ce blog consacré, de manière très large, au monde de l’opéra et de ce qui gravite autour !

monteverdi orfeo savallCliquez sur l’image

Il y a un an, je vous annonçais une première vidéo résumant l’histoire de l’opéra en 5 minutes, j’en ai depuis créé une deuxième qui fait 3 min 40 s :

En deux ans, donc, j’ai publié 300 billets. Au début, j’en publiais beaucoup pour enrichir ma base de connaissances, et maintenant je suis arrivé à un rythme d’un billet tous les 3 jours (sauf événement spécial.)

Vous vous êtes mis à plus de 5 700 visiteurs cumulés, venus de 93 pays, pour regarder plus de 16 000 vues sur ce blog.

J’ai consacré 56 billets à mes opéras préférés, de l’Orfeo de MONTEVERDI à Tommy des WHO, ou de Aïda de VERDI à Werther de MASSENET. Le plus regardé est celui consacré aux Contes d’Hoffmann d’OFFENBACH, juste devant La Traviata.

barcarolleCliquez sur l’image

J’ai également consacré 40 billets à des compositeurs, de Monteverdi à BRITTEN. Le compositeur qui vous a le plus intéressé est François-Adrien BOÏELDIEU (!!!)

Une autre catégorie pour laquelle j’ai créé un métabillet vous permettant de vous y retrouver facilement est celle des écrivains liés au monde de l’opéra ou de la musique. Il y a à ce jour 29 écrivains passés à ma moulinette, le plus consulté étant celui consacré à Raymond QUENEAU (!!!)

Voilà, il y a encore bien d’autres catégories, consacrées à l’histoire, au cinéma, à la nature, à la bande dessinée, à la poésie, à l’OuLiPo, au dessin animé…

J’ai créé il n’y a guère deux nouvelles catégories. Une, dont le chapitre existait dans mon livre, mais presque vide, consacrée aux grandes maisons d’Opéra et une autre consacrée aux compositrices.

J’espère que vous serez encore nombreux à venir partager ma curiosité pour tous ces thèmes qui gravitent autour de l’opéra !

Et pour finir ce billet, un air de PURCELL, interprété par la grande Jessye NORMAN.

Purcell Didon NormanCliquez sur l’image

Divers, histoire

BERCEUSES ET CHANSONS POUR LES ENFANTS

Après les opéras pour les enfants, je parlerai aujourd’hui des chansons pour enfants (vous comprendrez pourquoi à la fin de ce billet.)

Une des chansons pour enfants les plus populaires doit être « Au clair de la lune », mais sait-on toujours que l’auteur en est LULLY ?

lully au clair de la lune

Un autre classique est le canon « Frère Jacques », dont l’auteur serait RAMEAU. MAHLER a transformé ce thème en une envoutante marche funèbre dans sa première symphonie.

Mahler Symphonie 1 3e mvt (Frère Jacques)

En 1780, FABRE D’ÉGLANTINE écrit son fameux « Il pleut, il pleut, bergère » dans un opéra-comique, la bergère en question représentant la reine Marie-Antoinette, déjà impopulaire, et l’orage qu’on entend gronder préfigure la Révolution française.

On trouve quelques berceuses à l’opéra, et ce dès l’origine du genre puisque dans le Couronnement de Poppée (1642) de MONTEVERDI, la nourrice chante à Poppée un air pour l’endormir (Air : « Oblivion soave ».)

Monteverdi Couronnement de Poppée Oblivion soave

Dans la Damnation de Faust de BERLIOZ, Méphisto chante un air pour endormir Faust et lui faire apparaître en songe Marguerite (Air : « voici des roses ».)

voici des roses

On trouve une autre berceuse dans Wozzeck (1917 – 1922) de BERG, où Marie chante une berceuse à son enfant pour l’endormir.

Berg Wozzeck Wiegendlied

Le fameux « Summertime » du Porgy & Bess (1935) de GERSHWIN n’est autre qu’une berceuse que Clara chante à son baby au début de l’opéra. À la fin, c’est Bess qui le chante au bébé de Clara, après la mort de celle-ci.

Gershwin Porgy & Bess Summertime

À la fin du premier acte du Songe d’une nuit d’été (1960) de BRITTEN, Tytania demande à ses fées de chanter une berceuse pour endormir Lysandre.

Vous me connaissez, je ne rate jamais une occasion de mettre du BRAHMS sur mon blog, même s’il n’a pas écrit d’opéra, alors voici sa célèbre Berceuse.

Brahms Berceuse (Lullaby)

Et maintenant voici le moment de dévoiler le pourquoi de ce billet consacré aux chansons pour enfants. Il s’agit d’une vidéo-karaoké, réalisée en temps de confinement par les Vocalistes européens, dans laquelle vous pouvez voir monsieur T-shirt rouge.

Vous y retrouverez « Frères Jacques » et « Il pleut, il pleut, bergère » avec d’autre titres, dans un arrangement plutôt sympa !

Vous pouvez aussi la voir sur YouTube :

https://www.youtube.com/watch?v=BA2VWFABUn8 .

Et cliquez ici pour trouver d’autres berceuses ou songes.

Ou encore sur ce lien pour avoir des berceuses d’opéra originales pour bébés.

Divers

PÂQUES À L’OPÉRA

En cette période de Pâques, j’ai cherché quelles représentations on pouvait en trouver dans le répertoire classique.

Pâques, qui a lieu chaque premier dimanche qui suit la première lune qui suit l’équinoxe du printemps, est fêté par les chrétiens comme le jour de la résurrection du Christ. Symboliquement, il s’agit de fêter le renouveau, comme le printemps signifie le renouveau de la vie.

À tout seigneur tout honneur, je vais commencer par Jean-Sébastien BACH, qui n’a pas écrit d’opéras, mais essentiellement de la musique sacrée. Parmi elles, il y a ses oratorios que sont la Passion selon Saint-Jean et la Passion selon Saint-Matthieu.

Bach Matthaus-passionCliquez sur l’image

En 1786, HAYDN reçoit commande d’une musique pour la semaine sainte. Ce sera Les sept dernières paroles du Christ. D’abord écrite pour orchestre, puis pour quatuor à cordes, Haydn en fait un oratorio en 1795 – 1796.

Haydn les 7 dernières paroles TerremotoCliquez sur l’image

En 1801, BEETHOVEN écrit son seul oratorio, Le Christ au mont des Oliviers, encore influencé par le style de HAYDN.

Beethoven Le Christ au mont des OliviersCliquez sur l’image

Au début de La Damnation de Faust de BERLIOZ, les villageois célèbrent le retour du printemps, le jour de Pâques, dans le magnifique chœur « Christ vient de ressusciter ».

Berlioz Damnation de Faust Christ vient de ressusciterCliquez sur l’image

(Le Faust de GOUNOD se termine aussi par un Christ est ressuscité.)

Un autre Pâques a été célébré en musique par RIMSKI-KORSAKOV avec sa grande Pâque russe.

Rimski Grande paque russeCliquez sur l’image

Un des sommets de la musique de WAGNER se trouve dans « l’Enchantement du Vendredi saint » de son dernier opéra, le drame sacré Parsifal.

Wagner Parsifal enchantement du vendredi saintCliquez sur l’image

En 1893, RACHMANINOV termine sa suite pour deux pianos par un mouvement intitulé « Pâques », évoquant les cloches sonnant à toute volée.

Rachmaninov PâquesCliquez sur les pianistes

Dans son opéra Dialogues des Carmélites (1955) d’après BERNANOS, POULENC fait célébrer par l’aumônier du couvent où se déroule l’action une cérémonie clandestine, le jour du Vendredi saint. Il promet de revenir pour Pâques mais, traqué par les révolutionnaires, il ne fait que passer, avant de prendre la fuite.

Poulenc Dialogue des Carmélites tableau IVCliquez sur l’aumônier qui vient de dire sa dernière messe

Contes et légendes, Divers, Fantaisie, Oulipo, Poésie

QUELQUES HAÏKAÏS (2)

Le haïkaï (ou haïku) est une forme de poésie japonaise qui se compose, dans notre alphabet occidental, de 3 vers de cinq, sept et cinq pieds.

Après un premier billet consacré aux haïkus, voici une deuxième série de haïkaïs créés sur le thème de l’opéra.

La Travia-ta

Et la Dame aux camélias

Est la même personne.

Verdi la Traviata Pretty YendeCliquez sur la Traviata

Sur une suggestion de Max-Louis :

Couleurs d’opéra

Aïda, Tannhaüser

VERDI et WAGNER.

     Verdi Aïda marche Met      Wagner Tannhaüser OuvertureCliquez sur les images ci-dessus

Sur une suggestion de Marie-Anne :

Le piano rit

du rire carnassier de

ses quatre-vingts touches.

Schubert Liszt Yuja WangCliquez sur les touches

Sur un haïkaï de Luciole :

Le chat de Noël

Devant ces mille lumières

Rêve-t-il aussi?

Cats the musical MemoryCliquez sur le chat

Sur un haïkaï de Solène :

Au-dessus du pont

La pleine lune luit

Dans la nuit, tranquille

Le pont by SolèneCliquez sur l’image

Hansel und Gretel

Un opéra d’HUMPERDINCK

Un conte pour enfants

Humperdinck Hänsel und GretelCliquez sur Hänsel et Gretel

Vous pouvez encore m’envoyer des haïkaïs si le cœur vous en dit 😀 !

Et retrouvez une nouvelle série en cliquant, sur ce lien.