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Mes opéras préférés

DON CARLO(S), de VERDI (1867)

À la mort de Meyerbeer, un des piliers de l’Opéra de Paris, l’Opéra se tourne en 1864 vers Verdi, qui avait alors acquis une réputation dans le monde entier. Devant le peu d’enthousiasme de Verdi, le directeur réitère sa demande en 1865, avec le projet d’une adaptation du Don Carlos (1787) de Schiller. Écrit sur un livret de Méry et du Locle, l’opéra de Verdi fut créé le 11 mars 1867, en présence de la famille impériale et du Tout-Paris. Il n’a pourtant pas renconntré le succès escompté, et Verdi quittera Paris assez vite. Plus tard, Verdi en fait une version en italien pour Milan sous le nom de Don Carlo où il supprime le 1er acte et le ballet qui avait été écrit pour Paris.

Stylistiquement, Verdi évolue avec Don Carlos vers une sorte de mélodie continue, les récitatifs s’effaçant au profit de l’enchaînement des morceaux musicaux. La critique française lui reproche alors son « wagnérisme » (il est vrai que Verdi a utilisé un leitmotiv, celui de l’amitié entre Carlos et Rodrigue), alors qu’en fait son style musical est plus proche de la musique française comme celle d’Auber qu’il connaissait bien pour avoir écrit le Bal masqué d’après Gustave III, ou le bal masqué de celui-ci.

Suivant la classification périodique des éléments d’opéras de G.-B. Shaw, on est ici dans un classique (S+T/B+B+A), où une soprano et un ténor s’aiment, mais leur amour est empêché par un baryton, une basse et une alto.

Le pitch : Don Carlos aime Elizabeth, mais c’est son père qui se marie avec elle. Carlos se révolte contre son père. Il en mourra.

Acte I : Au cours d’une chasse en forêt de Fontainebleau, l’infant d’Espagne Carlos, seul, pense à sa fiancée qu’il vient rejoindre. Il croise Elisabeth de Valois, la fille du roi Henri II. Elisabeth lui parle de son futur mariage avec Don Carlos, qu’elle n’a encore jamais vu. Don Carlos lui montre un portrait de l’infant d’Espagne, et Elisabeth reconnaît alors son interlocuteur. Malheureusement, l’ambassadeur d’Espagne arrive et annonce que le roi Philippe II, le père de Carlos, a décidé pour consolider la paix signée avec la France d’épouser Elisabeth. Il lui demande si elle accepte, ce qu’elle fait par devoir, au grand dam de Don Carlos.

Acte II : Carlos s’est retiré dans le couvent où est enterré son aïeul Charles-Quint. Il croit reconnaître parmi les moines qui prient la voix de son grand-père. (Chœur : « Charles Quint, l’auguste empereur ».)

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Son ami Rodrigue arrive, il rentre des Pays-Bas où il a été témoin des exactions de l’armée espagnole sur les Flamands. Il demande à Carlos d’intervenir auprès du roi pour avoir plus de clémence envers les Flamands. Carlos avoue à Rodrigue son amour pour Elisabeth, devenue sa belle-mère. Rodrigue lui conseille de s’écarter de la cour et d’aller aider les Flamands (Duo : « Dieu, tu semas dans nos âmes »).

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Dans la cour du monastère, Rodrigue remet à Elisabeth une lettre de sa mère, Catherine de Médicis, ainsi qu’un mot de Carlos. Il supplie la Reine d’accorder une entrevue à ce dernier. Carlos entre, mais Élisabeth lui rappelle que, désormais, elle est sa mère. Après un duo d’amour, Carlos s’en va.

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Le roi arrive avec ses courtisans. Il s’étonne de voir la reine seule, ce qui est contraire à l’étiquette : il décide alors de renvoyer en France la dame d’honneur d’Élisabeth, la comtesse d’Aremberg, qui aurait dû tenir compagnie à la Reine. Cette dernière s’efforce alors de consoler l’exilée (Air : « Ô ma chère compagne »).

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Rodrigue profite de cette entrevue avec le Roi pour plaider la cause des Flamands. Sensible à sa franchise, le roi se laisse aller à des confidences : il soupçonne une intrigue entre son fils et sa femme, et lui demande de les surveiller, en lui conseillant de se méfier du Grand Inquisiteur.

Acte III : Lors d’une fête de nuit à l’Escurial. Elisabeth demande à la princesse Eboli de prendre sa place dans le ballet La Peragrina qui va être représenté. Eboli accepte, car elle voit là l’occasion de séduire Carlos. (La scène de ballet, écrite pour Paris, n’est pas reprise dans la plupart des versions).                                                   

Carlos tient une lettre lui donnant rendez-vous à minuit. Voyant une femme masquée, il pense que c’est Elisabeth et lui déclare sa flamme. Se rendant compte que c’est Eboli, il laisse voir sa déception. Eboli comprend qu’il l’a prise pour Elisabeth et, jalouse, jure de se venger.

Devant la cathédrale de Valladolid, on s’apprête à brûler des hérétiques. Carlos arrive à la tête d’une délégation de Flamands. Ils demandent au roi d’écouter leurs requêtes, mais Philippe II les fait arrêter. Indigné, Carlos tire son épée contre le roi et Rodrigue est obligé de l’arrêter. Le cortège royal poursuit son chemin.

Acte IV : Dans son cabinet, le roi attend le Grand Inquisiteur. Il veut savoir s’il peut faire condamner son fils pour avoir tiré l’épée contre lui. Le Grand Inquisiteur répond par l’affirmative.

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En revanche, il voudrait faire arrêter Rodrigue à cause de ses idées subversives. Philippe refuse. La reine arrive, on lui a volé un écrin auquel elle tient. Le roi le lui présente et l’ouvre. À l’intérieur se trouve le portrait de Carlos. Il accuse sa femme d’adultère et elle s’évanouit. Rodrigue et Eboli accourent. Eboli s’accuse d’avoir volé l’écrin et le médaillon pour faire accuser la reine d’adultère. Elle avoue alors son amour pour Carlos. La reine lui donne le choix entre l’exil ou la prison.

Rodrigue rend visite à Carlos en prison. Il lui avoue être menacé, car on a trouvé des documents compromettants chez lui. Deux hommes entrent et tuent Rodrigue. En mourant, Rodrigue a la force de souffler à Carlos qu’Elisabeth l’attend le lendemain au couvent. Le roi, accompagné du Grand Inquisiteur, entre pour délivrer son fils, mais celui-ci le repousse.

Acte V : Elisabeth prie devant le tombeau de Charles Quint quand Carlos arrive et lui annonce son départ pour les Flandres. Pendant leurs adieux, le roi arrive avec le Grand Inquisiteur, qui veut faire arrêter Carlos pour son aide aux Flamands. Un moine porteur de la couronne royale entraîne Carlos dans les profondeurs. Le roi est frappé de stupeur, car il croit avoir reconnu l’empereur défunt.

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Compositrices

Hélène de MONTGEROULT (1764-1836)

Hélène de Nervo est née à Lyon le 2 mars 1764. Issue d’une famille de la noblesse, elle passe une partie de sa jeunesse à Paris où elle étudie le piano. Élève très douée, son professeur déclare qu’il n’a plus rien à lui apprendre alors qu’Hélène n’a encore que treize ans.

Hélène a l’occasion d’exercer ses talents de pianiste dans le « bureau d’esprit » (le salon) de son père, ainsi que dans les salons de la peintre Elisabeth Vigée-Lebrun ou de l’écrivaine madame de Staël.

En 1784, elle se marie avec le marquis de Montgeroult et, en 1785, elle fait la connaissance du violoniste Viotti.

En 1793, son mari est nommé ambassadeur à Naples, mais sur le chemin de cette ville, la famille est attaquée et ils sont faits prisonniers par les Autrichiens. Le marquis de Montgeroult meurt en prison.

De retour à Paris, Hélène passe devant le Comité de salut public, et elle sauve sa tête en improvisant au piano sur l’air de la Marseillaise.

Début 1795, Hélène de Montgeroult a un fils que le père, Charles-Antoine Hys, reconnaît par son mariage avec la marquise en 1797.

En 1795, à la création du conservatoire de musique de Paris, Hélène de Montgeroult est nommée professeur de la classe pour hommes de piano-forte. C’est aussi l’année de parution de ses trois premières sonates pour piano. Dans son enseignement, elle est une des rares personnes à étudier et faire étudier encore les œuvres de Jean-Sébastien Bach, mort en 1750.

En 1800 paraissent les trois sonates de l’opus 2.

Cliquez sur la sonate op 2 n° 3

En 1806, elle publie Six nocturnes pour chant et piano, sur des textes de Métastase.

Cliquez sur l’aria de la sonate op 5 n 2
Cliquez sur l’allegro de la 9e sonate

En 1812, elle achève son grand œuvre, son Cours complet pour l’enseignement du forte-piano, avec ses cent quatorze études pour piano, préfigurant celles de Chopin quelques années plus tard. Le cours sera publié en 1820.

Cliquez sur l’étude n° 62
Cliquez sur l’étude n° 111

Hélène de Montgeroult, qui n’a jamais joué pour le grand public, joue pour ses amis dans l’intimité de son salon, dans le cadre des « lundis de madame de Montgeroult ».

En 1820, elle se marie à nouveau avec le comte de Charnage, qui mourra en 1826.

En 1834, Hélène a des problèmes de santé et elle quitte Paris pour s’installer en Italie. C’est à Florence qu’Hélène de Montgeroult meurt le 20 mai 1836, à l’âge de 72 ans.

En 1836, Schumann comme Chopin avaient 26 ans et on peut penser, on peut entendre, que les compositions d’Hélène de Montgeroult ont exercé une influence sur eux. On peut donc considérer qu’elle a bâti un pont entre J.-S. Bach et les romantiques.

(Source principale : ce podcast de France Musique

À lire : Jérôme Dorival : Hélène de Montgeroult – la marquise et la Marseillaise, éditions Symétrie, 2006.

Jérôme Dorival : Hélène de Montgeroult – le génie d’une compositrice, éditions Symétrie, 2024.)

Divers

DIX QUESTIONS À CAROLINE SONRIER

Caroline Sonrier, l’actuelle directrice de l’Opéra de Lille, a très aimablement accepté de me recevoir pour répondre à mes questions.

    1) Comment devient-on directrice d’opéra ?

    R. Dans le passé, les directeurs d’opéra étaient souvent des metteurs en scène. Plus récemment on a vu arriver une génération de personnalités ayant fait des études brillantes, style Sciences Po, et passionnés de musique. En ce qui me concerne, j’ai une formation musicale (orgue et musicologie), mais n’ai découvert que tardivement qu’il existait des organisations pour développer la musique (pour les professionnels ou les amateurs). J’ai ensuite suivi un parcours de structure en structure, jusqu’à mon arrivée à l’Opéra de Lille en novembre 2001. À l’époque, l’opéra était en chantier, et la maire de Lille, Martine Aubry, voulait pouvoir le réouvrir pour Lille 2004.

    2 ) Comment construit-on une saison ?

    R. Entre l’arrêt des activités de l’Opéra à la fin des années 80 et la fermeture du bâtiment en 1998 l’activité lyrique s’est beaucoup réduite, seules quelques productions ont pu être présentées au public. D’où mon envie que le public puisse découvrir les chefs-d’œuvre du répertoire afin de toucher le plus grand nombre de personnes, avec le souhait de monter aussi des œuvres moins connues (baroques ou contemporaines) en fidélisant des artistes sur ces programmations. C’est ainsi que s’est noué le partenariat avec Emmanuelle Haïm et son Concert d’Astrée pour le baroque, ou avec l’ensemble Ictus pour le contemporain (et aujourd’hui, le Balcon de Maxime Pascal.)

    Pour le choix des titres, je choisis d’abord le metteur en scène, et nous discutons ensemble de l’œuvre qui sera montée. Une fois la programmation d’opéras réalisée, il faut garder des intervalles pour programmer la danse ou les concerts.

    3 ) Combien de temps faut-il entre le moment où on décide d’une production et le moment où le public peut la voir sur scène ?

    R. Il faut deux à trois ans pour monter un projet. Les chanteurs, il faut les réserver deux ans à l’avance.

    4 ) Comment recrute-t-on les chanteurs, les solistes ou les metteurs en scène ?

    R. Il est toujours préférable de choisir des chefs d’orchestre et des chanteurs qui soient familiers de la langue dans laquelle l’opéra est chanté, et également du style du compositeur, bien sûr. Ça a été particulièrement le cas ici pour les opéras italiens et français par exemple.

    5 ) À propos des metteurs en scène, certaines productions ont été jugées assez sévèrement par une partie du public. Comment répondriez-vous à ces critiques ?

    R. Choisir un metteur en scène, c’est faire confiance à un artiste, et lui permettre d’aller jusqu’au bout de son idée. Il faut éviter le compromis, parce que c’est la négation de l’art. Je n’ai aucun regret sur aucun projet. Nous avons développé divers outils pour donner des informations sur le spectacle afin que chacun puisse choisir en connaissance du projet mais, malheureusement, il y a une partie du public qui s’arrête à l’annonce du titre sans se renseigner sur ce qu’il va voir, ce qui peut entraîner des malentendus, voire des frustrations. Nous répondons à tous les courriers que nous recevons.

    6 ) Quels sont vos plus beaux souvenirs, votre plus grande fierté ?

    R. Je n’ai que des bons souvenirs (les autres, on les oublie). Ce qui me rend vraiment heureuse, c’est d’avoir fait connaître au public tous ces chefs-d’œuvre !

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    7 ) Quelle place attribuez-vous aux compositrices dans vos programmes?

    R. C’est assez difficile de monter aujourd’hui un opéra écrit par une compositrice. Nous avons eu un projet de monter une œuvre d’Elisabeth Jacquet de la Guerre avec Emmanuelle Haïm, mais il ne s’est malheureusement pas réalisé.

    Nous avons eu un vrai projet avec Sivan Eldar pour Like Flesh. Et récemment, Sivan a adapté certains chœurs de Like Flesh pour accompagner une production de L’enfant et les sortilèges.

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    8 ) Pour vous, l’ouverture vers un public large, en particulier celui des plus jeunes, c’est important ? Pour les plus jeunes, les opéras sont des œuvres longues et peu adaptées. En fonction des œuvres programmées, il peut y avoir des représentations pour les scolaires, mais ça représente des coûts très importants. Nous le faisons donc avec des spectacles qui leur sont plus directement destinés, et avec certains spectacles de danse également.

    Et puis, il y a les Happy Days des enfants et des familles, soit des week-ends portes ouvertes avec des animations spécifiques pour découvrir l’opéra.

    Enfin l’Opéra de Lille a créé le dispositif Finoreille destiné à sensibiliser le jeune public à la musique au travers d’ateliers de chant choral. Tous les ans, ces enfants âgés de 8 à 12 ans ont ainsi la possibilité de présenter le projet qu’ils ont travaillé pendant l’année sur la scène de l’opéra.

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    9 ) Comment marchent les collaborations avec d’autres maisons d’opéra ?

    R. Les coproductions sont de plus en plus difficiles à monter, car les maisons d’opéra font toutes de moins en moins de titres. Pour le baroque, avec le Concert d’Astrée, c’est souvent Lille qui produit, avec des reprises ailleurs. Dans le cas de Polifemo de Porpora, donné cette année, il s’agissait d’une production de l’Opéra du Rhin reprise à Lille.

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    10 ) Quel est votre cahier des charges ?

    R. L’ouverture ! Ouverture à un public diversifié, et ouverture aux artistes innovants.

    Mes opéras préférés

    IL VIAGGIO, DANTE, de DUSAPIN (2022)

    Il Viaggio, Dante est un opéra en un prologue et sept tableaux créé le 8 juillet 2022 au Festival d’Aix-en-Provence. Le livret de Frédéric Boyer est inspiré par la vie de Dante Alighieri, et son œuvre la divine Comédie.

    Prologue : Le narrateur s’adresse aux spectateurs : « Ô vous qui êtes dans une minuscule barque, désireux d’écouter, à la suite de mon embarcation qui flotte quand elle chante… »

    Cliquez sur le prologue

    Premier tableau – le départ. On entend un chœur chantant l’hymne latin des complies « Te lucis ante terminum rerum ». Dante dort et rêve de Béatrice. Sainte-Lucie apparaît pour porter secours à Dante. Elle demande au poète Virgile de le guider de l’enfer jusques aux portes du paradis. Dans le rêve de Dante paraît le jeune Dante.

    Cliquez sur le jeune Dante déplorant la perte de sa Béatrice

    Deuxième tableau – chant de deuil. Le jeune Dante (celui de l’époque de la Vita nova, se demande comment vivre alors que son amour est parti. Cette chanson est rythmée par les voix féminines du chœur qui reprennent « Non dormire più non ti sconfortare ».

    Troisième tableau – les limbes. Dante se trouve dans les limbes, aux portes de l’enfer. Virgile l’entraîne « descendons ici dans le monde aveugle ». Ils sont accueillis par les plaintes et les ricanements des damnés.

    Quatrième tableau – les neuf cercles de l’enfer. Cette descente aux enfers est une danse macabre, accompagnée par la liste des noms des occupants de l’enfer, et des crimes qui les y ont conduits. Le chœur chante un refrain médiéval, la « Chorea macarii ».

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    Cinquième tableau – sortir du noir. Dante et Virgile arrivent au neuvième cercle, celui de Satan. Le tableau s’ouvre sur une parodie d’un hymne où les paroles « les étendards du roi avancent » sont remplacées par « les étendards du roi des enfers avancent ». Dante et Virgile sortent des enfers et la lumière revient avec la douceur du monde.

    Sixième tableau – purgatoire. Ici, le purgatoire est rythmé par le chant grégorien des Béatitudes. Les voix du chœur, et Sainte-Lucie, chantent la promesse de revoir Béatrice au paradis.

    Cliquez sur Sainte-Lucie

    Septième tableau – le paradis. Le septième tableau s’ouvre sur des couplets du Cantique des cantiques « Viens, épouse du Liban ». Le chœur appelle Béatrice, qui apparaît enfin. Dante tombe en extase.

    (Source principale : La reprise à l’opéra de Paris en 2025, et le programme associé.)

    Divers, Nature

    LES ARBRES

    Comme bien d’autres éléments de la nature, l’arbre est souvent représenté à l’opéra.

    Le plus ancien de cess arbres est certainement l’Yggdrasil, le frêne antique pilier du monde dans les mythologies scandinaves qui ont inspiré Wagner pour sa tétralogie. D’une part Wotan, le dieu en chef, tire son pouvoir des runes sacrées gravées sur sa lance, elle-même prélevée sur l’Yggdrasil, d’autre part, dans La Walkyrie, il lègue une épée magique en la plantant dans l’arbre-maison de Hunding et Sieglinde.

    Cliquez sur le leitmotiv de la lance sacrée

    Cent cinquante ans après Wagner, Camille Pépin revient sur la Source d’Yggdrasil.

    Cliquez sur la source d’Yggdrasil

    Mais avant Wagner, et pendant environ deux siècles, les mythologies étaient les principales sources des livrets d’opéra. Ainsi de Lully qui met en musique dans Atys la déesse Cybèle transformant le héros en pin, pour pouvoir l’aimer toujours.

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    Ovide, l’auteur de la première anthologie des mythologies grecques et romaines, nous parle de Philémon et Baucis. Philémon et Baucis forment un couple de vieillards vivant de peu. Zeus et Hermès, déguisés en hommes, frappent à toutes les portes en demandant l’asile. C’est finalement chez Philémon et Baucis qu’ils trouvent le meilleur accueil, les deux vieillards se privant pour bien honorer leurs hôtes. Zeus leur donne le privilège d’être transformés en arbres enlacés après leur mort, afin que rien ne les sépare. Cette légende a connu bien des fortunes en musique, puisqu’elle a inspiré tant Haydn et Gluck que Gounod (Philémon et Baucis [1860]).

    Gounod Philémon et Beaucis O riante nature

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    Un peu plus tard, Haendel fait chanter à Xerxès dans son opéra éponyme un très bel air célébrant un platane (Air : « ombra mai fu).

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    Au début du XIXe siècle, le Tilleul (Der Lindenbaum) est une des plus belles pièces de ce presqu’opéra qu’est le Voyage d’hiver de Schubert.

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    Parmi les romantiques, LE musicien romantique français, Berlioz, exprime sa plainte langoureuse à l’ombre d’un if dans « Au cimetière », des Nuits d’été.

    Cliquez sur le cimetière romantique

    Dans Otello, Verdi fait chanter à Desdémone « la romance du saule ».

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    On peut aussi citer à la fin de L’enfant et les sortilèges de Ravel la plainte des arbres qui ont été blessés par l’enfant dans la journée « Chœur : nos blessures ».

    Et plus près de nous encore, dans le très beau Like flesh, de Sivan Eldar, l’héroïne finit par se transformer en arbre.

    Enfin, je ne serais pas moi si je ne faisais un placement de produit en présentant mon « arbre phylogénétique de l’opéra« .

    Et si vous voulez un dernier arbre, cliquez donc sur le bonus surprise mystère :

    Cliquez sur le bonus surprise mystère si vous voulez un dernier arbre
    Oulipo, Poésie

    « LA TERRE EST BLEUE », de Paul Éluard

    Après Réception d’Orion, de René Char, le poème « mis en musique » de ce mois est La terre est bleue, de Paul Éluard. Ce poème est paru en 1929.

    (Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

    La terre est bleue comme une orange

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    Jamais une erreur les mots ne mentent pas
    Ils ne vous donnent plus à chanter
    Au tour des baisers de s’entendre

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    Les fous et les amours
    Elle sa bouche d’alliance
    Tous les secrets tous les sourires
    Et quels vêtements d’indulgence
    À la croire toute nue.

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    Les guêpes fleurissent vert
    L’aube se passe autour du cou
    Un collier de fenêtres

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    Des ailes couvrent les feuilles
    Tu as toutes les joies solaires
    Tout le soleil sur la terre

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    Sur les chemins de ta beauté.

    Citations :

    Bleue comme une orange : Serge Prokofiev L’Amour des trois oranges.

    Au tour des baisers : Hector Berlioz les Nuits d’été « Absence ».

    La croire toute nue : Francis Poulenc Sept chansons « Par une nuit nouvelle » (sur un texte d’Éluard).

    Un collier de fenêtres : Charles Gounod Faust « Air des bijoux ».

    Tout le soleil : Jean-Philippe Rameau Les Indes galantes « Brillant soleil ».

    Écrivains, littérature, Premier avril

    Léon Féodorovitch TOLSTOÏEVSKI (1821-1910)

    Leon Feodorovitch Tolstoïevski naît à Moscou le 1er avril 1821. Issu de la petite noblesse russe, son œuvre est traversée par de grands éléments mystiques.

    On peut distinguer trois périodes dans son œuvre. Les années de jeunesse, les années où son socialisme est prêt à remplacer Dieu, et enfin le retour aux racines russes et à la religion orthodoxe.

    À 16 ans, Tolstoïevski s’inscrit à l’université, étudiant les langues orientales puis le droit, mais il n’a pas réellement de goût pour des études qu’il interrompt rapidement et se consacre à la littérature.

    Joueur impénitent, il dilapide dans sa jeunesse une partie de la fortune familiale au jeu. Mais un jour frappé par la misère dans laquelle vivent les serfs de ses parents, il renonce au jeu pour se consacrer à des tâches plus sociales. Léon a décrit ses années de joueur dans le Joueur idiot (1846). Le joueur idiot a fait l’objet d’un opéra écrit en 2013 par le compositeur russe Weinberg.

    Entre 1866 et 1869, il se consacre à son premier grand succès, le Crime et la Paix. Dans cette œuvre, on voit un étudiant désargenté, Raskal Nikoff, s’engager dans l’armée russe pour fuir l’horreur d’un crime qu’il a commis sur une vieille usurière. Dans les faubourgs de Moscou, il rencontre l’amour avec la belle comtesse Anna Doubroveskaïa. Le Crime et la Paix a fait l’objet d’un opéra par Serge Prokofiev. On trouve aussi son influence chez Woody Allen dans les films Guerre et amour (Love and Death) (1975) et Crimes et Délits (1990).

    Devant le succès rencontré par le Crime et la Paix, il s’attelle à une suite, Guerre et Châtiment. Guerre et Châtiment a inspiré à Sutermeister son célèbre Requiem.

    Cliquez sur le célèbre requiem

    En 1873, Tolstoïevski commence Anna Kafénine, roman qu’il terminera en 1877. Sa rédaction a été retardée par une succession de drames familiaux, puisqu’il perd un de ses fils à l’âge de 18 mois, et le suivant à l’âge de 1 an. L’argument, amusant, en est celui d’un père exaspéré de voir sa fille boire du café toute la journée. Il réussit à la convaincre d’arrêter en la laissant se marier, mais la rouée sait bien qu’elle ne se mariera qu’à un homme qui la laissera boire autant de café qu’elle le voudra. Anna Kafénine fera l’objet d’un ballet de Chtchedrine et, par une remarquable anticipation, d’une cantate de Bach en 1732.

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    En 1889, il publie la Sonate à Tolstoï, roman s’inspirant de la vie du compositeur Léon Tolstoï, et dont la vision des rapports homme-femme dans le couple reflète des positions que l’on qualifierait aujourd’hui de machistes. Sa femme Anna qui, en effet, est restée à la maison pour s’occuper des tâches domestiques et élever ses treize enfants, fera le point sur cette vision avec les écrits À qui la faute ? (éditions PUF, 2015) et Romance sans paroles. Romance sans paroles a été mis en musique par Félix Mendelssohn.

    Cliquez sur la sonate à Tolstoï
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    Vers la fin de sa vie, Tolstoïevski se prend d’une vive passion pour une jeune femme de trente-huit ans sa cadette. Il relate cet amour dans le Journal d’un disparu, qui sera brillamment mis en musique par Léos Janacek en 1917.

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    Léon Tolstoïevski meurt d’une pneumonie le 20 novembre 1910, à l’âge de 89 ans.

    L’œuvre de Leon Feodorovitch Tolstoïveski a complètement disparu de l’histoire de la littérature depuis que Staline a décidé de la mettre à l’index pour formalisme excessif.

    (P.S. cet article datant du 1er avril, il est conseillé de se renseigner sur la véracité des informations qu’il contient.)

    Retrouvez ici d’autres articles publiés un 1er avril :

    Havre & Caumartin (2019)

    L’opéra de Saint-Glinglin s’invite chez vous (2020)

    Arnoldo Poivrieri (1755 – 1825) (2021)

    La Fée nommée mène au logis (de l’esprit) (2022)

    Le cantique des quantiques (2023)

    Zelda Ocarina (née en 1966) (2024)

    Divers

    NOCES ET MARIAGES

    Les plus anciens de mes lecteurs se souviennent que l’histoire de l’opéra commence par un mariage, celui d’Henry IV et Marie de Médicis à Florence en 1600. Lors des fêtes données à cette occasion par les Médicis, on a fait représenter un grand spectacle musical, l’Euridice de Peri. À son retour à Mantoue, le duc de Mantoue demande à son compositeur de cour, Monteverdi, de monter un spectacle au moins aussi fastueux que celui auquel il a assisté à Florence. La réponse de Monteverdi à cette commande sera l’Orfeo.

    monteverdi orfeo savallCliquez sur la symphonie d’ouverture du premier opéra de l’histoire

    En 1660, à l’occasion du mariage de Loulou XIV, Mazarin commande à Cavalli un opéra, Ercole amante (Hercule amoureux). Mais Lully impose au Vénitien de somptueux ballets, d’une longueur exceptionnelle, qui rallient à sa cause un public amateur de belle danse. Les difficultés pour mettre en œuvre cette grosse machine entraîneront deux ans de retard, et l’opéra n’est créé qu’en 1662. Ce sera le dernier opéra italien représenté à Paris sous le règne de Louis XIV.

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    Mais quelles autres représentations de mariages ou de noces a-t-on à l’opéra ?

    En 1664, Molière et Jean-Baptiste Lully collaborent à la comédie-ballet le Mariage forcé. Lors de la reprise en 1672, la musique sera de Marc-Antoine Charpentier.

    En 1786, Wolfgang Amadeus Mozart adapte Beaumarchais et son Mariage de Figaro avec Les Noces de Figaro.

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    Peu après, en 1792, Cimarosa écrit le Mariage secret (Il Matrimonio segreto), opéra qui plaît tant à l’empereur Joseph II qu’il l’a fait rejouer en entier à l’issue de la première représentation.

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    Dans Lohengrin (1850), de Richard Wagner, les noces d’Elsa et du mystérieux chevalier au cygne donnent l’occasion d’une marche nuptiale qui est restée célèbre.

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    En 1854, Massé écrit l’opérette les Noces de Jeannette.

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    La rhapsodie pour alto, chœur d’hommes et orchestre, de Johannes Brahms a été écrite en 1869 comme cadeau de mariage pour Julie, la fille de Clara et Robert Schumann.

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    Entre 1914 et 1917, Stravinsky écrit Noces pour les ballets russes de Diaghilev.

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    Mes opéras préférés

    LE CARNAVAL DE VENISE, de CAMPRA (1699)

    Le Carnaval de Venise, d’André Campra, est un curieux objet lyrique. Créé le 28 février 1699 à l’Académie Royale de Musique, cette comédie-ballet mélange des airs en français et des airs en italien, quelques années seulement après la mort de Lully qui interdisait formellement ce mélange. Parmi les originalités de la partition figure la représentation d’un petit opéra italien, Orfeo nell’ Iinferni à la fin du 3e acte.

    Prologue : Alors qu’on doit donner les fêtes du carnaval, la déesse Minerve s’étonne que rien ne soit prêt. Elle décide de s’en occuper en faisant appel aux divinités des Arts, et convie le chœur à célébrer la gloire du Roi en donnant le spectacle d’une fête à Venise.

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    Acte I : Léonore, qui a avoué son amour à Léandre, trouve celui-ci moins amoureux. Elle se confie à son amie Isabelle qui lui avoue aimer un jeune étranger. Léonore lui répond qu’elle aussi aime un jeune étranger, mais très vite les deux jeunes femmes découvrent qu’il s’agit du même Léandre ! Quand celui-ci arrive, il ne sait trop laquelle choisir, avant de se décider pour Isabelle. Léonore veut se venger de l’ingrat.

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    Acte II : Rodolphe, un noble vénitien, est également amoureux d’Isabelle. Quand Léonore lui annonce qu’elle a été trompée par Léandre au profit d’Isabelle, ils s’unissent pour se venger. Léandre arrive, accompagné de quelques musiciens pour donner la sérénade à sa belle. Ils chantent un trio italien auquel Isabelle répond de son balcon.

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    Rodolphe, qui était caché, se met en colère. Isabelle, croyant que c’est Léandre, lui dit toute la haine qu’elle a pour lui. Rodolphe se montre et prie Isabelle, qui finit par le repousser.

    Acte III : Rodolphe vient annoncer à Léonore qu’il a tué Léandre. Léonore regrette déjà sa jalousie et renvoie Rodolphe avec horreur. Isabelle, qui a appris la mort de Léandre veut se frapper le cœur avec un stylet.

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    Léandre survient et arrête son geste funeste. Il explique que le tueur à gages qui devait le tuer s’est trompé de victime. Le couple reformé savoure son amour. L’œuvre s’achève sur une représentation d’Orfeo, suivie d’un grand bal.

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    La morale de cette histoire arrive au final : « Les moments que l’on passe à rire sont les mieux employés de tous ».

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    (Sources principales : la production de la co[opéra]tive 2025 et le programme associé.)

    5 - Liste des poèmes mis en musique

    LISTE DES POÈMES TRAITÉS À MA FAÇON

    Ceci n’est pas un article, mais un meta-article reprenant la liste des poèmes « mis en musique à ma façon ».

    Ces poèmes que je mets en musique à ma façon au début de chaque mois sont classés ici par poète et par ordre alphabétique.

    Guillaume Apollinaire :

    Marie

    Le Pont Mirabeau

    Charles Baudelaire :

    L’albatros

    Alchimie de la douleur

    La beauté

    À une dame créole

    L’homme et la mer

    La musique (1 – Wagner)

    La musique (2 – Debussy)

    La musique (3 – Fauré)

    La musique (4 – Beethoven)

    La musique (5 – Britten)

    Les phares

    Sed non satiata

    Le vampire

    Jacques Bens :

    Ultime

    René Char :

    Réception d’Orion

    Paul Éluard :

    La halte des heures

    La terre est bleue

    Jean de la Fontaine :

    Le chêne et le roseau

    Le corbeau et le renard

    Le lion et le rat

    Le loup et l’agneau

    Louise Labé :

    Ô beaux yeux bruns, ô regars destournez

    Je vis, je meurs : je me brule et me noye

    François Le Lionnais :

    La rien que la toute la

    Stéphane Mallarmé :

    Apparition

    Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos

    Brise marine

    La chevelure vol d’une flamme à l’extrême

    Don du poème

    En envoyant un pot de fleurs

    Feuillet d’album

    Hommage

    M’introduire dans ton histoire

    Le nuage

    Oh si chère de loin, et proche, et blanche

    Quand l’ombre menaça de la fatale loi

    Le pitre châtié

    Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx

    Remémoration d’amis belges

    Renouveau

    Sainte

    Au seul souci de voyager

    Le Tombeau de Charles Baudelaire

    Le tombeau d’Edgar Poe (Tel qu’en lui-même enfin…)

    Tombeau (de Verlaine)

    Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui.

    Victorieusement fui le suicide beau

    Gérard de Nerval :

    El Desdichado.

    Fantaisie.

    Edgar Allan Poe :

    Le Corbeau (the Raven)

    Jacques Prévert :

    Le Miroir brisé

    Sables mouvants (Démons et merveilles).

    Le Temps perdu

    Raymond QUENEAU :

    Cent mille milliards de poèmes

    Les fontaines ne chantent plus

    le quai lembour

    Jean Racine :

    Il est temps que la nuit termine sa carrière

    Arthur Rimbaud :

    Le bateau ivre (quatrains 1 à 5)

    Le bateau ivre (quatrains 6 à 10)

    Le bateau ivre (quatrains 11 à 15)

    Le bateau ivre (quatrains 16 à 20)

    Le bateau ivre (quatrains 21 à 25)

    Le dormeur du val

    Le sonnet des voyelles

    Pierre de Ronsard :

    Mignonne, alons voir si la rose

    Paul Verlaine :

    À Clymène

    Art poétique

    Chanson d’automne

    Clair de lune

    Colloque sentimental

    Marine

    Mon Rêve familier