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littérature, Oulipo, Poésie

« SABLES MOUVANTS », de PRÉVERT

Après La Beauté, de Charles Baudelaire, le poème « mis en musique » de ce mois est Sables mouvants, de Jacques Prévert. Ce poème est paru en 1942 dans le film Les Visiteurs du soir, de Carnet et Prévert, avec une musique de Kosma.

(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s’est retirée

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Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent

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Dans les sables du lit tu remues en rêvant

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s’est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées

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Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer

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Citations musicales :

Vents et marées : Debussy La Mer, « Dialogue du vent et de la mer ».

Doucement caressée par le vent : Mozart, Idoménée , « Zéphyr léger et charmant » (« Zeffiretti lusinghieri »).

Au loin déjà la mer s’est retirée : Britten, La Mort à Venise, « rêverie d’Aschenbach ».

Pour me noyer : Ambroise Thomas, Hamlet, Scène de la folie.

Et si vous voulez, vous pouvez cliquer sur le bonus surprise mystère.

Cliquez sur le bonus surprise mystère si vous le voulez
Divers

QUELQUES AIRS DE POULENC QUE J’AI EU LE BONHEUR DE CHANTER

Parmi les compositeurs que j’ai eu l’occasion de chanter, il y en a un qui me plaît particulièrement. Il s’agit de Francis Poulenc.

Tout petit déjà (façon de parler), je l’ai abordé via son Salve Regina et ses Sept Chansons sur des textes de Guillaume Apollinaire et Paul Éluard.

Cliquez sur une des Sept chansons
Cliquez sur le Salve Regina

Un peu plus tard, j’ai eu l’occasion de chanter son Stabat Mater sous la voûte de l’abbaye de Cléry. Quel grand moment de musique !

Cliquez sur le Stabat Mater

Et puis, il y a eu les Quatre motets pour le temps de Noël.

Cliquez sur un des quatre motets

En cours de chant, j’ai aussi eu l’occasion de travailler certaines mélodies, dont ce sublime Sanglots.

Cliquez sur Francis Poulenc et son compagnon Pierre Bernac
Écrivains, littérature, Théâtre

Thomas CORNEILLE (1625-1709)

Thomas Corneille naît à Rouen le 20 août 1625. C’est le petit frère de Pierre Corneille qu’il suivra tout au long de sa vie.

Comme son grand frère, il fait des études de droit avant de s’orienter vers l’écriture.

Thomas se marie avec Marguerite de Lamperière, avec qui ils auront un enfant, François. Marguerite était la sœur de Marie, la femme de Pierre.

Lorsque Pierre quitte Rouen pour Paris, Thomas le suit. Il commence sa carrière littéraire par des comédies.

En 1656, il s’essaye à la tragédie avec Timocrate, qui connaît un très beau succès.

En 1675, il écrit la tragédie en musique Circé, une « pièce à machines », c’est-à-dire pleine d’effets spéciaux, qui était accompagnée d’une musique de Marc-Antoine Charpentier.

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En 1677, après la mort de Molière et à la demande d’Armande Béjart, il versifie le Festin de pierre (Dom Juan), de celui-ci.

En 1681, il écrit une pièce, La Pierre philosophale, avec une musique de scène de Charpentier. Peut-être à cause de son sujet ésotérique, cette pièce n’a aucun succès.

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Parmi les livrets d’opéra de Thomas Corneille, on peut citer Psyché (1678), mis en musique par Lully,

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Bellérophon (1679), écrit en collaboration avec Fontenelle et mis en musique par Lully,

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et Médée (1693), mis en musique par Charpentier.

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En 1685, Thomas Corneille succède à son frère Pierre à l’Académie française.

Thomas Corneille meurt aux Andelys (près de Rouen), le 8 décembre 1709, à l’âge de 84 ans.

(Source principale : le Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous la direction de Marcelle Benoit, éd. Fayard, 1992).

Elle voulait qu'on l'appelle..., Grandes villes

ELLE VOULAIT QU’ON L’APPELLE DRESDE (DRESDEN)…

… comme ne l’a pas chanté Julien Clerc.

Dresde (Dresden) est la capitale de l’état de Saxe, en Allemagne.

Elle abrite un des plus anciens orchestres du monde, la Staatskapelle de Dresde (l’orchestre d’état de Dresde), dont la fondation remonte à 1548. L’excellence de cet orchestre a doté Dresde d’un héritage musical remarquable.

La ville a été presque entièrement détruite par les bombardements américains à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et les principales infrastructures ont donc dû être reconstruites.

Parmi les compositeurs ayant exercé à Dresde figure Heinrich Schütz, le chaînon manquant entre Monteverdi et Bach.

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Un de ses successeurs est le Tchèque Jan Dismas Zelenka (1679-1745).

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Nicola Porpora a vécu à Dresde de 1748 à 1752. Il y a donné Filandro.

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À la fin du XVIIIe siècle, un certain Naumann a composé pour l’église l’Amen de Dresde. Cette suite d’accords est devenue populaire et a été réutilisée par Félix Mendelssohn dans sa symphonie Réformation.

Cliquez sur l’image et écoutez les premières mesures

Wagner a utilisé le même thème dans son Parsifal.

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Au XIXe siècle, c’est Carl Maria von Weber qui œuvrera à l’opéra de Dresde, notamment avec son fameux Freischütz.

Cliquez sur le fameux Freischütz

Wagner, qui n’a jamais caché son admiration pour le Freischütz, travaillera dans sa jeunesse à Dresde, et c’est dans cette ville que seront créés Rienzi en 1842, le Vaisseau fantôme en 1843 et Tannhäuser en 1845. Ayant fait le coup de poing avec Bakounine sur les barricades de Dresde en 1848, Wagner est contraint à l’exil.

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Robert et Clara Schumann vivront quelques années à Dresde, et c’est dans cette ville qu’il écrit son Concerto pour piano. Et c’est à Dresde que le jeune Brahms viendra trouver le couple Schumann.

Cliquez sur la pianiste

Au XXe siècle, c’est avec Richard Strauss que Dresde connaîtra une histoire d’amour puisque neuf des quinze opéras de Strauss seront créés à Dresde.

Feuersnot (1901), Salome (1905), Elektra (1909), Le Chevalier à la rose (1911)

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Intermezzo (1924), Hélène d’Égypte (1928), Arabella (1933) et La Femme silencieuse (1935).

Compositrices

CAMILLE PÉPIN (née en 1990)

Camille Pépin naît le 17 novembre 1990 à Amiens.

Elle commence le piano à l’âge de 6 ans, puis étudie au Conservatoire d’Amiens avant d’aller à Paris et d’intégrer le Conservatoire national supérieur de musique et de danse, où elle obtient cinq premiers prix en orchestration, analyse, harmonie, contrepoint et fugue et formes après avoir étudié notamment auprès de Guillaume Connesson, Marc-André Dalbavie et Thierry Escaich.

En 2015, Camille Pépin écrit Vajrayana et obtient le Grand prix SACEM Musique Symphonique jeune compositeur.

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En 2016, elle écrit en hommage à Dutilleux Sonnets sur des poèmes de Baudelaire, pour quatuor et voix.

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En 2017, Camille Pépin écrit Indra pour violon et piano en hommage à Lili Boulanger, une commande du festival Présences féminines et reçoit le prix encouragement musique de l’Académie des Beaux-Arts.

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En 2018, elle compose la Source d’Yggdrasil pour orchestre.

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En 2019, Camille Pépin compose Laniakea (paradis céleste incommensurable), vaste fresque pour orchestre, du nom hawaïen d’un superamas de galaxies.

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En 2020, elle est élue « Compositrice de l’année » aux Victoires de la musique classique pour son œuvre The Sound of Trees (2019).

Concernée par les effets du réchauffement climatique, elle compose Pluie, larmes de la Terre en 2022, Iridescence – glace en 2023 et Appels en 2025.

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Dans Les Eaux célestes (2022), qui s’inspire d’une ancienne légende chinoise, Camille Pépin explore la spatialisation et les couleurs que lui inspire la nature.

En 2023, elle écrit Le Sommeil a pris ton empreinte, un concerto pour violon et orchestre et en 2024 Ce que raconte le vent, un concerto pour flûte, harpe et orchestre.

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En 2024, Camille Pépin obtient le Grand prix SACEM de la musique classique contemporaine.

(Source principale, le site officiel de Camille Pépin, que je vous encourage vivement à visiter : https://www.camillepepin.com/about )

Mes opéras préférés, Mythologie

MONTAG AUS LICHT, de STOCKHAUSEN (1984-1988)

Licht (Lumière), de Karlheinz Stockhausen, est certainement le projet le plus ambitieux jamais pensé pour l’opéra. En effet, il s’agit d’un cycle de 7 pièces musicales destiné à être joué en 7 jours. Ce cycle n’a à ce jour encore jamais été représenté sous cette forme voulue par l’auteur, même si chaque pièce a été créée de manière individuelle.

Dans Licht, on rencontre 3 forces s’affrontant à l’échelle de l’univers.

Ève, représente l’Esprit-Mère cosmique, mais aussi la séductrice, Marie, la mère de Jésus ou encore Inanna, la déesse sumérienne de la sensibilité de la fertilité et de la procréation, et aussi Lilith, Aphrodite ou Vénus.

Michaël est le créateur du cosmos. Comme Jésus, Michaël devient homme pour naître d’une mère. C’est aussi l’archange qui terrasse le dragon. Son royaume est une galaxie autour du feu central de Sirius.

Lucifer est l’antithèse de Michaël. C’est celui qui nie, qui représente le principe de destruction. Il se moque de son frère Michaël, qu’il tient pour un avorton.

Les deux frères s’affrontent au niveau de l’univers alors qu’Ève cherche à les réconcilier.

La première journée de Licht, Montag aus Licht, est le lundi, Montag, le jour de la lune. Dans beaucoup de mythologies, la lune est associée à la fécondité. Montag aus Licht est donc la première journée du cycle, et c’est aussi le jour d’Ève. C’est une « cérémonie musicale de vénération de la mère », une « célébration de la naissance et de la renaissance de l’humanité ». Stockhausen n’avait pas écrit ces journées dans l’ordre, et il s’agit de la troisième qu’il a composée.

Acte I : Premier enfantement d’Ève.

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Dans la scène 1, on assiste à la naissance de 7 créatures intermédiaires, entre l’animal et l’homme, et celui de sept nains avec barbe et chapeaux pointus. La jeune mère est célébrée par deux Airs de naissance (scène 3), avant le Cri des garçons (scène 4). Ces naissances provoquent la Colère de Lucifer qui insulte l’humanité (scène 5).

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Suivent les grandes lamentations, musique de larmes, pluie de l’âme (scène 6).

Acte II : Deuxième enfantement d’Ève.

L’acte commence par une procession de jeunes filles (scène 1). Après la fécondation (scène 2), sept garçons naissent l’un après l’autre, représentant chaque jour de la semaine (scène 3 : Re-naissance). Ils sont tous musicalement doués. Arrive Cœur de basset (par analogie avec l’instrument appelé Cor de basset) (scène 4 Chant d’Ève). Cœur de basset apprend la musique aux garçons, car « seule la musique peut sauver le monde ».

Acte III : Magie d’Ève.

Message (scène 1). Ève, représentée par Cœur de basset se regarde, penseuse, dans le miroir et demande « Miroir, mon cher miroir, dis-moi qui est la plus belle ». Des femmes arrivent, annonçant la venue d’un musicien d’une grande beauté. C’est Ave, un double inversé d’Ève (Ève se dit Eva en allemand), joueuse de flûte. Les deux faces d’Ève, Cœur de basset et Ave jouent ensemble amoureusement.

Le charmeur d’enfants (scène 2). Des enfants, attirés par Ave, arrivent, et le joueur de flûte leur apprend à son tour sa musique, qu’ils jouent en imitation. Ave a de plus en plus d’emprise sur les enfants et petit à petit les éloigne d’Ève.

Enlèvement (scène 3) : À la fin, Ave et les enfants atteignent les mondes supérieurs et, disparaissant dans les nuages, se transforment en chants d’oiseaux (extraordinaire chœur d’enfants). Ève, vieillie, se métamorphose en montagne. Quand les spectateurs quittent la salle, ils entendent encore une nuée d’enfants-oiseaux.

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(Source principale : la présentation à la presse des représentations à l’opéra de Lille des 18 et 19 janvier 2025).

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histoire

LES POÈMES SYMPHONIQUES

Je vous ai déjà parlé de poèmes symphoniques, notamment de ceux de Liszt, ceux de Richard Strauss, ou ceux de Saint-Saëns, mais qu’est-ce donc au juste qu’un poème symphonique?

Le poème symphonique est une forme musicale apparue au XIXe siècle. L’article de la Philharmonie de Paris sur les poèmes symphoniques définit ce genre comme « une œuvre généralement pour orchestre symphonique, en un seul mouvement, et pour laquelle le compositeur s’inspire d’un sujet non musical ».

On a souvent coutume de dire que Liszt est l’inventeur de ce genre. Pourtant, il avait été précédé par César Franck, qui avait écrit le poème symphonique Ce qu’on entend sur la montagne d’après un poème de Victor Hugo, en 1846, soit un an avant celui de Liszt.

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Un autre grand compositeur de poèmes symphoniques était Camille Saint-Saëns, avec Le Rouet d’Omphale en 1871, Phaéton en 1873 d’après les Métamorphoses d’OVIDELa Danse Macabre en 1874…

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Entre Franck et Saint-Saëns, n’oublions pas Augusta Holmès, une élève de Franck dont les poèmes symphoniques n’ont rien à envier à ceux de ses collègues masculins. Citons notamment les poèmes symphoniques Irlande (1881), Pologne (vers 1881) et Andromède (vers 1883).

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En Russie, Borodine nous a gratifiés de son poème Dans les Steppes de l’Asie centrale, dédié à Liszt.

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On trouve encore des poèmes symphoniques au début du XXe siècle, notamment avec l’Apprenti sorcier de Paul Dukas.

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Et quels peuvent être les précurseurs de cette forme. On peut considérer, pour l’aspect « musique à programme », la Symphonie pastorale de Beethoven comme étant un prototype du poème symphonique puisque, même si Beethoven a gardé la structure de la symphonie, l’aspect programme est pour la première fois développé en correspondance avec la musique qu’elle illustre. À ce titre, la Symphonie fantastique de Berlioz, ainsi qu’Harold en Italie, peuvent également être considérés comme des poèmes symphoniques avant la lettre.

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Compositrices

QUELQUES CHŒURS ÉCRITS PAR DES FEMMES

Vous êtes chef de chœur et vous voulez renouveler votre répertoire ? Voici pour vous une petite sélection de chœurs écrits par des femmes, qui valent largement les chœurs écrits par des hommes.

Vous êtes choriste ? Faites donc suivre cette liste à votre chef de chœur !

Hildegarde von Bingen : Ordo virtutum.

Cliquez sur Ordo virtutum

Barbara Strozzi : Premier livre de madrigaux.

Cliquez sur le 1er livre de madrigaux

Elisabeth Jacquet de la Guerre : Sémélé.

Cliquez sur Sémélé

Fanny Mendelssohn : Scène du deuxième Faust.

Cliquez sur la scène du Faust II

Clara Schumann : Abendfeier in Venedig.

Cliquez sur Abendfeier in Venedig

Clémence de Grandval : Messe.

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Mel Bonis : Le Cantique de Jean Racine.

smyth : Cliquez sur le Cantique de Jean Racine

Ethel Smyth : La Marche des femmes.

Cliquez sur la suffragette

Lili Boulanger : Hymne au soleil.

Cliquez sur l’hymne au soleil

Sophie Lacaze : O Sapientia.

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Compositeurs

Marc-Antoine CHARPENTIER (1643-1704)

Marc-Antoine Charpentier naît à Paris en 1643.

On connaît mal sa jeunesse, mais on sait qu’il a séjourné à Rome pendant trois ans au milieu des années 1660. Il étudie la musique auprès de Carissimi.

Au début des années 1670, Charpentier revient à Paris. Il est hébergé par Mademoiselle de Guise, héritière de la fortune familiale, et qui crée un foyer musical qu’elle veut de premier niveau.

Quand Lully et Molière cessent leur collaboration, Molière se tourne vers Charpentier pour lui écrire ses musiques de scène. Cette collaboration commence avec La Comtesse d’Escarbagnas (1671), et par une réécriture des parties musicales du Mariage forcé et durera jusqu’au Malade imaginaire, dernière pièce de Molière.

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Charpentier écrit aussi de la musique pour des pièces de Thomas Corneille et de Donneau de Visé.

Ne pouvant pas écrire d’opéras tant que Lully, qui en a le monopole, est vivant, c’est dans le domaine de la musique sacrée que Charpentier s’illustre particulièrement.

Messe à huit voix et huit violons et flûte (vers 1670-1673).

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Messe à quatre chœurs (vers 1670-1673).

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Te Deum.

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Les Leçons de ténèbres (1670-1673 puis 1687-1693).

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Charpentier introduit en France l’oratorio, forme musicale qu’il avait apprise auprès de son maître Carissimi. Judith sive Bethulia liberata (vers 1675).

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Vers 1680, Charpentier entre au service du Dauphin, pour la chapelle duquel il est compositeur de la musique sacrée. En 1681, Louis XIV entend sa musique, et n’en veut plus d’autres ! Charpentier écrit pour le dauphin la cantate Orphée descendant aux enfers.

En 1683, il se présente au concours pour le recrutement de sous-maîtres de la Chapelle royale, mais devant les méthodes de basse cour qu’il fallait employer, Charpentier se fait déclarer malade. Le roi lui accorde néanmoins une bourse en guise de compensation.

Charpentier écrit un opéra, Philomèle, dont la partition est perdue, et en 1684, opéra de chasse, Actéon.

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Pour mademoiselle de Guise, il écrit Les Arts florissants, un petit opéra en cinq scènes.

Cliquez sur les Arts Flo dans les Arts florissants

À la fin des années 1680, Charpentier devient directeur de la musique à l’église des Jésuites de Saint-Louis. En 1687, il écrit pour les élèves du collège jésuite Louis le grand Celse martyr, encore un opéra perdu. Il écrit un autre opéra, David et Jonathas, qui était joué en même temps qu’une pièce en latin, Saül.

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En 1693, Charpentier est enfin joué à l’opéra, avec la tragédie en musique Médée.

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En 1698, il est nommé maître de musique à la Sainte-Chapelle.

Marc-Antoine Charpentier meurt à Paris le 27 février 1704.

(Source principale : Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous la direction de Marcelle Benoit, Fayard, 1992.)

Divers

LES ANNIVERSAIRES DE 2025 – 3 – LES ŒUVRES QUE C’EST PAS DE L’OPÉRA

Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs et les compositrices » puis « les opéras« , voici maintenant « les œuvres classiques que c’est pas de l’opéra ».

Il y a 400 ans, en 1625, Heinrich Schütz composait ses Cantiones Sacrae.

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Il y a 250 sans, en 1775, Grétry écrit L’Arbre enchanté ou le Tuteur dupé, d’après Jean de la Fontaine.

1775, c’est aussi l’année où est censée se dérouler l’action de Capriccio, de Strauss, dans un château près de Paris.

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L’année 1825, il y a 200 ans donc, est particulièrement riche en création. Il faut dire qu’elle correspond à une période d’activité extraordinaire de Beethoven et de Schubert !

Pour Beethoven, c’est la création/échec du 12e quatuor, alors que la création du 15e quatuor est un vrai succès. Il ébauche aussi le 14e et commence à travailler à la 10e symphonie (!)

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Pour Schubert, 1825 est l’année où il succombe à la Walter Scott-mania, de cet écrivain écossais dont le romantisme a conquis toute l’Europe. Il écrit notamment sept lieder sur La Dame du Lac, les Ellens Gesang. Le troisième de ces lieder est particulièrement connu, puisqu’il s’agit de son Ave Maria ! Il commence sa dernière symphonie, la Grande Symphonie en Ut n°9. Sa réputation croît et ses sonates commencent à être publiées et jouées par les pianistes de son époque.

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En 1825, Berlioz prend des leçons auprès de Lesueur et fait créer sa Messe Solennelle.

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En 1825, Mendelssohn écrit son Octuor opus 20.

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Il y a 150 ans, en 1875, Moussorgski écrit le cycle Chants et danses de la mort.

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Pour Tchaïkovski, 1875 est l’année où il écrit son premier Concerto de piano, qu’il dédie à Hans von Bülow, et que ce dernier va jouer dans le monde entier. En 1875 encore, il écrit sa troisième Symphonie, et il reçoit une commande du Bolchoï : le ballet du Lac des Cygnes.

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En 1875, Grieg écrit pour le dramaturge Ibsen une musique de scène pour sa pièce Peer Gynt, sans doute sa partition la plus connue.

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Il y a 100 ans, en 1925, Albert Roussel écrit La Naissance de la lyre d’après Sophocle.

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Pour Gershwin, 1925 est l’année de son Concerto en fa.

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Il y a 50 ans, en 1975, Britten écrit sa cantate Phaedra.

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