Vous êtes chef de chœur et vous voulez renouveler votre répertoire ? Voici pour vous une petite sélection de chœurs écrits par des femmes, qui valent largement les chœurs écrits par des hommes.
Vous êtes choriste ? Faites donc suivre cette liste à votre chef de chœur !
On connaît mal sa jeunesse, mais on sait qu’il a séjourné à Rome pendant trois ans au milieu des années 1660. Il étudie la musique auprès de Carissimi.
Au début des années 1670, Charpentier revient à Paris. Il est hébergé par Mademoiselle de Guise, héritière de la fortune familiale, et qui crée un foyer musical qu’elle veut de premier niveau.
Quand Lully et Molière cessent leur collaboration, Molière se tourne vers Charpentier pour lui écrire ses musiques de scène. Cette collaboration commence avec La Comtesse d’Escarbagnas (1671), et par une réécriture des parties musicales du Mariage forcé et durera jusqu’au Malade imaginaire, dernière pièce de Molière.
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Charpentier écrit aussi de la musique pour des pièces de Thomas Corneille et de Donneau de Visé.
Ne pouvant pas écrire d’opéras tant que Lully, qui en a le monopole, est vivant, c’est dans le domaine de la musique sacrée que Charpentier s’illustre particulièrement.
Messe à huit voix et huit violons et flûte (vers 1670-1673).
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Messe à quatre chœurs (vers 1670-1673).
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Te Deum.
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Les Leçons de ténèbres (1670-1673 puis 1687-1693).
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Charpentier introduit en France l’oratorio, forme musicale qu’il avait apprise auprès de son maître Carissimi. Judith sive Bethulia liberata (vers 1675).
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Vers 1680, Charpentier entre au service du Dauphin, pour la chapelle duquel il est compositeur de la musique sacrée. En 1681, Louis XIV entend sa musique, et n’en veut plus d’autres ! Charpentier écrit pour le dauphin la cantate Orphée descendant aux enfers.
En 1683, il se présente au concours pour le recrutement de sous-maîtres de la Chapelle royale, mais devant les méthodes de basse cour qu’il fallait employer, Charpentier se fait déclarer malade. Le roi lui accorde néanmoins une bourse en guise de compensation.
Charpentier écrit un opéra, Philomèle, dont la partition est perdue, et en 1684, opéra de chasse, Actéon.
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Pour mademoiselle de Guise, il écrit Les Arts florissants, un petit opéra en cinq scènes.
Cliquez sur les Arts Flo dans les Arts florissants
À la fin des années 1680, Charpentier devient directeur de la musique à l’église des Jésuites de Saint-Louis. En 1687, il écrit pour les élèves du collège jésuite Louis le grand Celse martyr, encore un opéra perdu. Il écrit un autre opéra, David et Jonathas, qui était joué en même temps qu’une pièce en latin, Saül.
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En 1693, Charpentier est enfin joué à l’opéra, avec la tragédie en musique Médée.
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En 1698, il est nommé maître de musique à la Sainte-Chapelle.
Marc-Antoine Charpentier meurt à Paris le 27 février 1704.
(Source principale : Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous la direction de Marcelle Benoit, Fayard, 1992.)
Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs et les compositrices » puis « les opéras« , voici maintenant « les œuvres classiques que c’est pas de l’opéra ».
Il y a 400 ans, en 1625, Heinrich Schütz composait ses Cantiones Sacrae.
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Il y a 250 sans, en 1775, Grétry écrit L’Arbre enchanté ou le Tuteur dupé, d’après Jean de la Fontaine.
1775, c’est aussi l’année où est censée se dérouler l’action de Capriccio, de Strauss, dans un château près de Paris.
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L’année 1825, il y a 200 ans donc, est particulièrement riche en création. Il faut dire qu’elle correspond à une période d’activité extraordinaire de Beethoven et de Schubert !
Pour Beethoven, c’est la création/échec du 12e quatuor, alors que la création du 15e quatuor est un vrai succès. Il ébauche aussi le 14e et commence à travailler à la 10e symphonie (!)
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Pour Schubert, 1825 est l’année où il succombe à la Walter Scott-mania, de cet écrivain écossais dont le romantisme a conquis toute l’Europe. Il écrit notamment sept lieder sur La Dame du Lac, les Ellens Gesang. Le troisième de ces lieder est particulièrement connu, puisqu’il s’agit de son Ave Maria ! Il commence sa dernière symphonie, la Grande Symphonie en Utn°9. Sa réputation croît et ses sonates commencent à être publiées et jouées par les pianistes de son époque.
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En 1825, Berlioz prend des leçons auprès de Lesueur et fait créer sa Messe Solennelle.
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En 1825, Mendelssohn écrit son Octuor opus 20.
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Il y a 150 ans, en 1875, Moussorgski écrit le cycle Chants et danses de la mort.
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Pour Tchaïkovski, 1875 est l’année où il écrit son premier Concerto de piano, qu’il dédie à Hans von Bülow, et que ce dernier va jouer dans le monde entier. En 1875 encore, il écrit sa troisième Symphonie, et il reçoit une commande du Bolchoï : le ballet du Lac des Cygnes.
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En 1875, Grieg écrit pour le dramaturge Ibsen une musique de scène pour sa pièce Peer Gynt, sans doute sa partition la plus connue.
Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quels événements nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. « Les compositeurs et les compositrices » puis « les opéras », puis encore « les œuvres que c’est pas de l’opéra« .
Il y a 400 ans Francesca Caccini composait la Liberazione di Ruggiero dall’isola d’Alcina (la Libération de Rogerde l’îled’Alcina). Cet opéra, le premier écrit par une femme, a été créé le 3 février 1625.
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Il y aura 350 ans en 1675 qu’avait lieu la création de Thésée de Lully, le 15 janvier 1675.
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Il y aura 300 ans le 13 février avait lieu la création de Rodelinda de Haendel.
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Il y a 250 ans ont eu lieu les créations de :
La Finta Giardinera de Mozart, le 13 janvier 1775.
Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs et les compositrices » puis « les opéras« , puis encore « les œuvres que c’est pas de l’opéra« .
Il y a 300 ans le 24 octobre disparaissait Alessandro Scarlatti (1660–1725).
Dans la mythologie latine, Diane était la déesse de la chasse et de la lune, l’équivalente de l’Artémis grecque.
On trouve plusieurs évocations de Diane dans le domaine lyrique.
Diane était accompagnée de 80 nymphes, qui devaient observer une chasteté absolue.
Les Nymphes de Diane (1755) est un opéra-comique de Favart et Moulinghem.
On retrouve ces nymphes dans le ballet Sylvia, ou la nymphe de Diane, de Léo Delibes.
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Dans le livre II des Métamorphoses d’Ovide, l’auteur nous narre la mésaventure de Callisto, une de ces suivantes, violée par Jupiter. Quand Diane s’en aperçoit, elle chasse Callisto qui finit transformée en ourse par la jalouse Junon. Cette histoire a été mise en musique en 1651 par Cavalli.
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Au début d’Hippolyte et Aricie (1733) de Rameau, Diane et Amour se disputent pour savoir laquelle règne sur le cœur des hommes.
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Rameau encore dans l’air « Les nymphes de Diane accompagnent Zéphyre en ces lieux ».
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Dans ses Métamorphoses, Ovide nous conte les malheurs du chasseur Actéon qui, ayant surpris Diane au bain, fut transformé en cerf par la déesse. Actéon a alors été dévoré par sa meute de chiens qui ne l’avaient pas reconnu. Actéon (1684) est un opéra de Marc-Antoine Charpentier.
Autre nymphe au service de Diane qui abandonne la déesse par amour, Procris quitte son service pour le beau Céphale. Pour se venger, Diane s’arrange pour que Céphale, victime d’un enchantement, tue Procris qu’il prend pour une bête furieuse. Cette légende a été plusieurs fois mise en musique, dont une par Grétry.
Cliquez sur les suivantes de Diane
Dans la version grecque, Endymion était l’amant de Séléné, dont il a eu 50 filles. Diane et Endimion est un opéra-comique de Piccinni. Cupidon, jaloux d’Endymion, cherche à les séparer.
Diane ou la Vengeance de Cupidon est un opéra de Keiser datant de 1712.
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Diane et l’amour (1802) est un opéra anacréontique d’Edelmann.
Orphée aux Enfers est un opéra-bouffe en 2 actes et 4 tableaux de Jacques Offenbach créé le 21 octobre 1858, sur un livret d’Hector Crémieux et Ludovic Halévy.
Le pitch : Orphée (un violoniste), et Eurydice se trompent l’un l’autre allègrement. Eurydice meurt, mais l’Opinion publique, sous la forme d’une mezzo-soprano, demande à Orphée d’aller la rechercher chez son amant Pluton, aux enfers.
Acte I : Eurydice s’apprête à retrouver le berger Aristée, son amant (Air : « La femme dont le cœur rêve »).
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Orphée arrive et lui fait une scène. Il a préparé un piège (Air : « Ah, c’est ainsi ! »). Aristée entre en scène (Air : Moi, je suis Aristée »), mais c’est Eurydice qui tombe dans le piège d’Orphée.
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Aristée reprend sa véritable forme. C’est Pluton, le dieu des enfers, et il emporte Eurydice chez lui (Air : « La mort m’apparaît souriante »).
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L’opinion publique intime à Orphée l’ordre d’aller rechercher sa femme en enfer (Air : « Viens, c’est l’honneur qui t’appelle »).
Sur le sommet de l’Olympe, Cupidon et Vénus rentrent au petit matin. Diane, elle, est outrée que Jupiter ait métamorphosé son amant Actéon en cerf. (Air : « Quand Diane descend dans la plaine ».)
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Junon, toujours soupçonneuse, pense que c’est son mari Jupiter qui a enlevé Eurydice, mais Mercure lui révèle que c’est Pluton le coupable (Air : « Et hop, et hop, place à Mercure »).
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Pluton arrive et cherche à calmer Jupiter. Alors que dans l’Olympe, les habitants commencent à se fâcher contre les frasques du dieu en chef (Chœur : « Aux armes, dieux et demi-dieux ».), Orphée arrive, en compagnie de l’Opinion publique. Jupiter ordonne à Pluton de relâcher Eurydice. Il décide de descendre lui-même en enfer pour contrôler la bonne exécution de son ordre.
Acte II : Eurydice s’ennuie aux Enfers. Styx cherche à la distraire, en lui contant son passé (Air : « Quand j’étais roi de Béotie »).
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Jupiter arrive et veut séduire Eurydice. Il est aidé par son fils Cupidon qui le transforme en mouche pour lui permettre d’approcher la jeune femme (Air et duo : « Il m’a semblé sur mon épaule »).
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Pluton organise une fête endiablée (Chœur : « Vive le vin, vive Pluton »).
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Eurydice entonne un hymne à Bacchus (Air : « J’ai vu le dieu Bacchus ».) Jupiter cherche à enlever Eurydice, mais Pluton l’en empêche. C’est le moment où Orphée, toujours accompagné de l’Opinion publique, vient rechercher Eurydice. Jupiter est obligé d’accepter, mais à une condition, qu’Orphée ne se retourne pas en sortant des enfers. Malheureusement, Orphée se retourne, et Jupiter décide de consacrer Eurydice à Bacchus. (Final : « Galop infernal ».)
On considère souvent que Franz Liszt est l’inventeur de la forme poème symphonique. Pourtant, le véritable inventeur est César Franck, qui a écrit son poème symphonique Ce qu’on entend sur la montagne, d’après un poème de Victor Hugo, dès 1846, alors que Liszt a composé le sien en 1847.
Cette forme a occupé Franck tout au long de sa vie.
Ce qu’on entend sur la montagne (1846) a été écrit sur un poème de Victor Hugo.
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Le Chasseur maudit (1881) s’inspire d’un poème allemand narrant l’histoire d’un comte allemand préférant aller à la chasse plutôt qu’à la messe un dimanche matin. Au milieu de sa chevauchée, il entend une voix qui le maudit et de chasseur devient chassé, poursuivi par une horde de diables. Il commence par une extraordinaire évocation de la chasse avec l’appel des cors, suivie par les cloches de l’église qui appellent les fidèles à la messe.
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Les Djinns (1885) s’inspire d’un poème de Victor Hugo, déjà porté en musique par Gabriel Fauré ou Louis Vierne.
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Cliquez sur les Djinns (de Fauré)
Psyché (1886) s’inspire des aventures de la jeune Psyché qui était si belle qu’elle provoqua la jalousie de Vénus. Avec Psyché, Franck se rapproche encore plus de l’opéra (i.e. une histoire racontée en musique et au chant), puisqu’il intègre un chœur à son poème symphonique.
Au XIXe siècle, on ne disposait pas des moyens modernes d’enregistrements et de diffusion de masse de la musique. Bien souvent, la musique parvenait dans les petites villes, qui n’avaient pas forcément de théâtre ou de salles de concert par le biais de transcriptions.
La plupart de ces transcriptions étaient réalisées sur commande des éditeurs de musique, mais quelques « grands » compositeurs se sont prêtés au jeu et c’était pour eux l’occasion de briller dans les salons ou au concert. Franz Liszt, le brillant pianiste, a ainsi transcrit un grand nombre d’airs d’opéra. Il était coutumier du fait puisqu’à l’âge de onze ans, il avait déjà transcrit les neuf symphonies de Beethoven pour le piano!
(P.S. je ne suis pas pianiste, mais quand j’entends la difficulté de ces pièces, je ne suis pas certain qu’elles aient réellement aidé à diffuser la musique dans les salons pour lesquels elles étaient destinées.)