Blog

Agenda Ironique, Maria Callas, Poésie

EN RENTRANT DE L’ÉCOLE

Ce mois-ci, c’est Sabrina qui nous guide pour l’agenda Ironique. Le sujet en est :

Ce mois de septembre étant placé sous le signe de la rentrée scolaire, je vous propose donc de parler d’un souvenir d’école ! Alors, l’école au sens large, ça peut être l’école de Pennac, l’école buissonnière, l’école de la vie, l’école des fans (pourquoi pas) et même, soyons fous, l’école militaire, je ne suis pas sectaire. Ce souvenir sera réel, fictif, douloureux, joyeux, inventé, absurde, drôle ou impétueux, vous choisissez la forme qui vous sied pour nous le partager.Quelques petites contraintes bien sûr car sinon cela n’est pas amusant ! Il faudra pour raconter ce souvenir, incorporer quelques mots à retourner dans tous les sens : rapporteur / pion / colle / ligne / cour (ou cours ou court ou courre ) et rythme ! Ayant un passif dans l’éducation nationale (on a tous nos petits défauts), il faudra s’amuser à détourner au minimum un des fameux sigles qui composent ce joli jargon académique qui fait la joie des professeurs.

Et pour les plus téméraires, qui souhaitent du rab de devoirs, ajoutez à votre agenda cette petite phrase extraite de ma lecture du moment : « cela donnait le sentiment d’appartenir à une multitude à la fois statique et chatouilleuse » (ça vient de « Personne n’a peur des gens qui sourient » de Véronique Ovaldé).

Mais c’est tellement mieux esspliqué chez Sabrina, allez y voir !

Or donc, il me revient qu’étant enfant, ma petite sœur avait appris dans la cour de l’école une belle chanson, où il était question d’école, de lune et des étoiles, et de chemin de fer qui se promenait. Vous l’avez peut-être reconnue, il s’agissait du poème de Prévert, en Sortant de l’école, mis en musique par Kosma. J’ai demandé au grand rapporteur de la poésie ce qu’il disait, ce poème ? La réponse est dans les lignes suivantes :

En sortant de l’école
Nous avons rencontré
Un grand chemin de fer
Qui nous a emmenés
Tout autour de la terre
Dans un wagon doré

Honegger Pacific 231Cliquez sur l’image

Tout autour de la terre
Nous avons rencontré
La mer qui se promenait
Avec tous ses coquillages
Ses îles parfumées
Et puis ses beaux naufrages
Et ses saumons fumés

Bizet Les Pêcheurs de perles Au fond du temple saintCliquez sur l’image

Puis au-dessus de la mer
Nous avons rencontré
La lune et les étoiles
Sur un bateau à voiles
Partant pour le Japon
Et les trois mousquetaires des cinq doigts de la main
Tournant la manivelle d’un petit sous-marin
Plongeait au fond des mers
Pour chercher des oursins

Wagner Vaisseau fantôme ouverture KarajanCliquez sur le bateau à voiles

Puccini Butterfly Un bel di vedremo CallasCliquez sur la Japonaise

Revenant sur la terre
Nous avons rencontré
Sur la voie du chemin de fer
Une maison qui fuyait
Fuyait tout autour de la terre
Fuyait tout autour de la mer
Fuyait devant l’hiver
Qui voulait l’attraper
Mais nous sur notre chemin de fer
On s’est mis à rouler
Rouler derrière l’hiver
Et on l’a écrasé
Et la maison s’est arrêtée
Et le printemps nous a salués

Moussorgski Tableaux d'une Exposition la Cabane sur des pattes de pouleCliquez sur la maison qui fuyait (sur ses pattes de poule)

C’était lui le garde-barrière
Et il nous a bien remerciés
Et toutes les fleurs de toute la terre
Soudain se sont mises à pousser
Pousser à tort et à travers
Sur la voie du chemin de fer
Qui ne voulait plus avancer
De peur de les abîmer

Alors on est revenu à pied
À pied tout autour de la terre
À pied tout autour de la mer
Tout autour du soleil
De la lune et des étoiles
À pied, à cheval, en voiture et en bateau à voiles

Messiaen Turangalila Symphonie - 5 - Joie du sang des étoilesCliquez sur la Joie du sang des étoiles

Peut-être à la lecture de cet article trouverez-vous que tout ceci appartient à une multitude à la fois statique et chatouilleuse, si c’était le cas, j’aurais bien de la chance. Et si un pion me lit et me désapprouve, par pitié, pas d’heure de colle !

Citations musicales :

Un grand chemin de fer : Honegger Pacific 231. Dans cet hymne à la modernité, Honegger épouse les rythmes de cette fameuse locomotive, alors que le SNCF (Syndicat National des Cancres en Folie) n’existait pas encore.

Ses îles parfumées : Bizet les Pêcheurs de perles.

un bateau à voiles : Wagner le Bateau fantôme.

Partant pour le Japon : Puccini Madama Butterfly « Un bel di vedremo ».

Une maison qui fuyait : Moussorgski les Tableaux d’une exposition « la cabane sur des pattes de poule ».

De la lune et des étoiles : Messiaen Turangalila Symphonie – 5 – Joie du sang des étoiles

Et si vous en voulez un peu plus, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

point-dinterrogationCliquez donc sur le bonus surprise mystère pour en avoir un peu plus

Cinéma, Mes opéras préférés

LULU, de BERG (1929-1935)

Lulu est un opéra composé par Alban Berg de 1929 jusqu’à sa mort en 1935. Berg en a écrit lui-même le livret, à partir de L’esprit de la terre (1895) et La boîte de Pandore (1902), deux pièces de Wedekind. Tout l’opéra est bâti sur un principe de symétrie formelle, l’action décrivant l’ascension de Lulu, jusqu’à la mort de son seul amour (premier acte et première scène du deuxième acte), suivi d’un interlude orchestral, et sa descente aux enfers (deuxième scène du deuxième acte et troisième acte).

En 1935, il s’interrompt dans la composition de Lulu pour écrire un Concerto pour violon, dédié à la mémoire de Manon Gropius, la fille d’Alma Mahler et de l’architecte Walter Gropius (fondateur du Bauhaus), morte à l’âge de dix-huit ans. C’est le Concerto à la mémoire d’un ange.

Resté inachevé à la mort de Berg, c’est le compositeur Friedrich Cerha qui en a orchestré la fin pour la production complète donnée au Palais Garnier en 1979 par Pierre Boulez.

Les cinéphiles reconnaîtront l’histoire du film Loulou, de Pabst, avec Louise Brooks dans le rôle de l’héroïne.

Pour préparer le public à sa musique, Berg a écrit une Suite Lulu, créée en 1934.

Berg Lulu Suite III Lied der LuluCliquez sur la Lulu-suite

Le pitch : Lulu consomme les hommes, qui meurent pour elle. Le destin change mais la mort de ses amant(e)s continue. Lulu meurt tuée par Jack l’Éventreur.

Berg Lulu (MET 2015)Cliquez sur le pitch

Prologue : Le dompteur appâte le chaland pour qu’il vienne voir sa ménagerie. Il décrit ses animaux, allégories des personnages que l’on va voir, et fait entrer le serpent (Lulu). Le dompteur en décrit le destin tragique. Lulu repartie, il invite le public à entrer sous son chapiteau.

Berg Lulu PrologueCliquez sur le prologue

Acte I : Dans l’atelier du peintre, qui peint le portrait de Lulu. Le compositeur Alwa souhaite engager Lulu pour son opéra. Alwa et son père, le docteur Schön, sortent. Le peintre presse Lulu, qui craint que son mari, vieux professeur de médecine, ne rentre. Quand celui-ci arrive et découvre Lulu et le peintre ensemble, il meurt de saisissement. Le peintre est désolé, Lulu totalement indifférente. (Aux questions du peintre, Lulu n’a qu’une réponse : je ne sais pas.)

Berg Lulu Der Mahler AriosoCliquez sur le peintre

Dans le salon du peintre où trône le portrait de Lulu. Lulu et le peintre sont mariés. Ils reçoivent une lettre annonçant les fiançailles de Schön. On sonne à la porte. C’est Schigolch, un mendiant, qui vient voir où Lulu vit, et lui demander de l’argent. Schigolch sort et Schön entre. Il demande à Lulu ce que son père faisait ici. Il est venu dire que, fiancé, il ne veut plus voir Lulu, mais Lulu veut continuer à le voir. Lulu sort alors que le peintre rentre. Schön lui dit qu’il devrait mieux surveiller sa femme. Le peintre comprend que Lulu le trompe avec Schön. Celui-ci lui raconte son histoire avec Lulu. Le peintre va dans la pièce voisine. On entend des cris derrière la porte, qu’il a fermée à clé. Alwa arrive à ce moment. On défonce la porte et on trouve le corps du peintre, qui s’est tranché la gorge. Lulu veut quitter la maison. Schön dit que c’est la fin de ses fiançailles, son destin étant lié à celui de Lulu.

Alwa a écrit un spectacle, dont Lulu est la vedette. Il est amoureux d’elle. Ils discutent avant l’entrée en scène de Lulu. Un prince vient la voir tous les soirs et voudrait l’emmener en Afrique. Alwa, resté seul, pense à son prochain opéra (qui raconterait l’histoire de Lulu !). Le prince entre. Lulu rentre de scène. Elle s’est évanouie en voyant Schön et sa fiancée dans la salle. Ce dernier arrive. Il avait commandé le spectacle à Alwa dans l’espoir qu’un admirateur éloignerait Lulu, mais n’avait pas imaginé qu’on l’emmènerait en Afrique. Lulu sentant son pouvoir sur Schön lui dicte une lettre de rupture pour sa fiancée. Il a l’impression de signer son arrêt de mort.

Berg Lulu Akt I Alwa LuluCliquez sur Alwa et Lulu

Acte II : Dans le salon de Schön, la comtesse Geschwitz a offert des fleurs à Lulu. Elle l’invite à un bal de femmes, où elle lui demande de venir habillée en homme. À leur départ, Schön se sent très seul, face à son nouveau cercle d’amis. Lulu revient, ils ont une discussion sur qui a voulu épouser l’autre en gagnant leur chambre à coucher. La comtesse Geschwitz revient et se cache derrière un paravent, alors qu’arrivent les amis de Lulu : Schigolch, l’Athlète (double du Dompteur du prologue) et le Lycéen (l’ours de la ménagerie). Ils viennent faire la fête pendant l’absence de Schön. Lulu sort de sa chambre et aguiche le Lycéen avant de ressortir. Tous pensent qu’elle attend le prince qui veut l’épouser. Lulu revient et dit qu’ils ont peur de Schön. L’Athlète montre ses muscles. Le valet de chambre annonce le Docteur Schön, tout le monde se cache. Ce n’est qu’Alwa, toujours attiré par Lulu. Schön apparaît et assiste, caché, au dialogue amoureux entre Alwa et Lulu, à la fin duquel Lulu révèle à Alwa qu’elle a empoisonné sa mère. Schön se montre et fait des reproches à Lulu. Il lui met son revolver dans la main pour qu’elle se suicide. Lulu propose le divorce, mais Schön refuse. Lulu déclare que des hommes se sont suicidés pour elle. À ce moment, le Lycéen sort de sa cachette. Comme Schön se tourne vers lui, Lulu l’abat. Schön mourant appelle Alwa au secours. Lulu cherche à fuir, retenue par Alwa. Elle le supplie de la laisser partir, mais il est trop tard, la police est là.

Berg Lulu Akt II Wenn sich die MenschenCliquez sur l’image

Interlude orchestral : À partir de ce moment, le milieu du drame, l’ascension de Lulu cesse et son destin va suivre une trajectoire descendante, symétrique de la trajectoire du début. Pour figurer ce renversement, Berg a ainsi composé un palindrome de 3 minutes !

Berg Lulu Akt II interlude orchestral (palindrome)Cliquez sur le palindrome

Dans la maison d’Alwa, Alwa, Geschwitz et l’Athlète ont préparé un plan pour faire évader Lulu. Geschwitz a contracté le choléra pour prendre la place de Lulu à l’hôpital, qui est tombée malade en prison. Schigolch arrive avec des passeports qui leur permettront de fuir à Paris, après l’évasion de Lulu. Il repart avec Geschwitz chercher Lulu à l’hôpital. Le Lycéen arrive ; il a un plan pour sauver Lulu, mais Alwa lui dit que c’est trop tard, qu’elle est morte. D’abord incrédule, il part en déclarant que sa vie ne vaut rien. Lulu rentre, habillée avec les vêtements de Geschwitz, avec qui elles ont échangé leurs rôles. Elle se débarrasse de l’acrobate, qui voulait se marier avec elle, et faire d’elle une acrobate. Elle entraîne Alwa sur le divan. La passion embrase Alwa, mais pas Lulu, qui lui rappelle qu’elle a tué son père. Elle veut surtout savoir s’il l’accompagnera dans sa fuite à Paris.

Berg Lulu Akt II Air d'AlwaCliquez sur Alwa

Acte III : Dans un salon bourgeois à Paris, on fait la fête. Un banquier vend (très cher) des actions. Tout le monde en veut. Dans une salle de jeu au fond, on joue. Le Marquis demande de l’argent à Lulu, mais celle-ci n’en a plus. Il lui propose l’alternative suivante : ou elle se prostitue pour lui, ou il la dénonce à la police. Un bordel du Caire lui propose 1200 marks pour elle. Lulu propose de le payer en actions du banquier. Le Marquis veut de l’argent, pas du papier. Geschwitz fait une scène de jalousie à Lulu, qu’elle accuse de l’avoir trahie. L’athlète revient vers Lulu, c’est désormais 20 000 marks qu’il demande pour ne pas la livrer à la police. Si elle n’a pas d’argent, elle peut payer en nature ! Dans le brouhaha de la fête, le banquier annonce que ses actions ne valent plus rien. Schigolch à son tour demande de l’argent à Lulu. Elle se met à pleurer, elle n’a pas d’argent et l’Athlète va la dénoncer. Schigolch propose un plan pour s’en débarrasser. Il a remarqué que Geschwitz ne laisse pas l’Athlète indifférent. Lulu convainc Geschwitz d’accompagner l’Athlète dans une maison de rendez-vous, en lui garantissant qu’il ne lui arrivera rien. Sitôt les deux partis. Lulu va voir le groom et échange ses vêtements avec lui avant de prendre la fuite avec Alwa. La police vient arrêter Lulu, mais trop tard, elle est partie.

Dans une chambre sous les toits. Alwa et Schigolch attendent Lulu. Celle-ci arrive avec son premier client (le double de son premier mari). Elle l’entraîne dans la chambre. Quand l’homme ressort et part, ils regardent combien Lulu a gagné. Geschwitz arrive. Elle a trouvé le tableau de Lulu chez un brocanteur. Ils le clouent au mur et comparent la beauté passée de Lulu à ce qu’elle est maintenant devenue. Une nouvelle personne arrive. Entre le Nègre (le double du peintre). Il veut toucher Lulu, qui recule. Il s’énerve et empoigne Lulu. Alwa veut intervenir et tombe, frappé à mort par le Nègre, qui sort. Schigolch cache le cadavre quand Geschwitz rentre, prête à se suicider devant l’indifférence affichée par Lulu. Celle-ci entre, accompagnée par un troisième client. C’est Jack l’Éventreur (le Tigre de la ménagerie et le double du docteur Schön). Lulu est attirée par ce client. Elle demande de l’argent, il fait mine de partir. Finalement c’est elle qui paiera pour l’avoir. Ils entrent dans la chambre. Geschwitz décide de quitter cet endroit quand on entend un cri terrible de Lulu. Geschwitz va vers la porte. Jack sort de la chambre, un couteau à la main. Il poignarde Geschwitz et part tranquillement. Geschwitz appelle Lulu une dernière fois avant de mourir.

Berg Lulu FinalCliquez sur Lulu

Écrivains, littérature, Poésie, Théâtre

VICTOR HUGO (1802-1885)

Victor Hugo est né à Besançon le 26 février 1802.

En 1822, il épouse Adèle Foucher, avec qui il aura 5 enfants, Léopold (1823), mort à quelques mois, Léopoldine (1824), Charles (1826), François-Victor (1828) et Adèle (1830).

Chef de file du romantisme français, il crée le scandale en 1830 avec son Hernani. Cette pièce sera adaptée à l’opéra par Verdi, avec Ernani (1844). En 1832, c’est le Roi s’amuse, pièce qui sera adaptée à nouveau par Verdi avec Rigoletto (1853).

Verdi rigoletto La done e mobileCliquez sur l’image

Hugo fréquente Berlioz, Liszt, Meyerbeer ou encore Delacroix et Sand, et madame Hugo, se sentant délaissée, commence une liaison avec Sainte-Beuve en 1832.

En 1833, Hugo entame une liaison avec Juliette Drouet, liaison qui durera 50 ans. Il écrit Lucrèce Borgia, qui sera adapté par Donizetti dès cette même année 1833 avec Lucrezia Borgia.

Donizetti Lucrezia Borgia Maffio Orsini son ioCliquez sur l’image

Victor Hugo a participé à la mise en musique de ses œuvres puisqu’il a écrit lui-même en 1836 le livret de La Esmeralda, un opéra composé par Louise Bertin. Il s’agit évidemment d’une adaptation de son roman Notre-Dame de Paris (1831).

Bertin La Esmeralda air des clochesCliquez sur Esmeralda

C’est ce même livret qui servira à Dargomyjsky, un élève de Glinka pour son Esméralda (1839).

En 1841, Hugo entre à l’Académie française.

En 1843, l’année où il publie les Burgraves, sa fille Léopoldine meurt à l’âge de 19 ans. Ce drame affectera durablement Victor.

Victor Hugo était engagé politiquement dans son siècle et en 1848, il est élu député de Paris à l’Assemblée législative. En 1851, il est membre du Comité de résistance contre le coup d’État puis doit se réfugier en Belgique.

En 1852, il fait paraître Napoléon le petit, et s’installe à Jersey.

En 1862, il fait paraître les Misérables.

En 1870, Victor Hugo peut enfin rentrer à Paris, et en 1871, il est à nouveau élu député de Paris. Il perd son fils Charles.

En 1873, nouvelle disparition avec celle de son fils François-Victor.

En 1872, c’est Massenet qui écrit son premier opéra Don César de Bazan, d’après une pièce de Dumanoir, elle-même bâtie autour d’un des personnages de Ruy Blas (1838). On peut noter que Mendelssohn a écrit une ouverture pour Ruy Blas, et ce dès 1839 pour les représentations en allemand de cette pièce.

Mendelssohn Ouverture Ruy BlasCliquez sur l’image

Un peu plus tard, Ponchielli adapte Angelo, tyran de Padoue (1835) pour son opéra La Gioconda (1876). On peut voir une adaptation complètement déjantée de la « Danse des heures » de cet opéra dans le dessin animé Fantasia de Walt Disney. Cette même année, le Russe César Cui créait son Angelo, opéra également inspiré par Angelo, tyran de Padoue.

En 1883, c’est la disparition de sa fidèle Juliette Drouet.

Hugo meurt le 22 mai 1885 à Paris, à l’âge de 83 ans. On lui fait des obsèques nationales, et plus de deux millions de personnes se pressent dans Paris pour suivre son cercueil.

En 2013, Robert Badinter et Thierry Escaich créent l’opéra Claude, d’après la pièce Claude Gueux, reprenant ainsi le combat de Victor Hugo en faveur de l’abolition de la peine de mort.

Cliquez sur l’image

Il faut encore noter que, en dehors du champ opératique, Hugo a écrit des romans et beaucoup de poésie (la Légende des Siècles, les Orientales…) et de très nombreux poèmes de Victor ont été mis en musique, que ce soit par Liszt, Gounod, Fauré, Saint-Saëns… ou Brassens !

Fauré les DjinnsCliquez sur l’image

Dans un des poèmes des Orientales (1829), Hugo nous décrit la chevauchée de Mazeppa. Pour VH, Mazeppa est le symbole du génie qui, lancé dans une course effrénée, « court, vole, tombe, et se relève roi ».

Ce thème a particulièrement inspiré Franz Liszt, qui s’y est pris à quatre reprises pour traduire le poème en musique, en insistant sur le symbole final. Les trois premières versions correspondent aux trois versions des Douze études, redoutablement difficiles. La quatrième version est le poème symphonique Mazeppa.

Liszt MazeppaCliquez sur l’image

Enfin, si on considère que la comédie musicale est l’adaptation du genre opéra à la fin du XXe siècle (i.e. le fait de raconter une histoire en la faisant chanter et danser par ses interprètes), l’œuvre d’Hugo figure toujours en très bonne place, puisque Les Misérables (1980) et Notre-Dame de Paris (1999) sont deux des plus grands succès du genre. On retrouve également Disney dans son dessin animé le Bossu de Notre-Dame, encore une adaptation de Notre-Dame de Paris (même si VH n’apparaît pas au générique de ce film).

Et si vous aimez les surprises, pourquoi ne pas cliquer sur le bonus surprise mystère ?

point-dinterrogationCliquez donc sur le bonus surprise mystère

Divers

L’OPÉRA DE LILLE FÊTE SES 100 ANS

La tradition lyrique de Lille date de l’époque où cette ville, conquise par Louis XIV, devint française. Pascal Colasse reçoit des privilèges royaux pour fonder des opéras à Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Lille. En 1700, après une représentation du Médée de Charpentier, le feu, cet ennemi des opéras, détruit la salle et elle est reconstruite grâce à une dotation de Loulou XIV.

Charpentier Médée Noires filles du StyxCliquez sur l’image

En 1785 débutent les travaux d’un théâtre plus grand. Cette nouvelle salle est inaugurée en 1787. C’est à Lille que le Chevalier de Saint-Georges donnera pendant la Révolution, en 1790, un de ses derniers opéras, Guillaume tout cœur.

C’est dans ce bâtiment qu’a eu lieu la création française du Vaisseau fantôme de Wagner en 1893.

wagner vaisseau fantome ouvertureCliquez sur l’image

En 1903, la salle est détruite à son tour par un incendie et, en attendant la construction d’un nouvel opéra, un théâtre provisoire est construit place Sébastopol. (C’est du provisoire qui dure, puisque le théâtre Sébastopol est toujours en activité en 2023.) La mairie lance un concours pour la construction du nouveau bâtiment, concours remporté par Louis Marie Cordonnier. Les travaux commencent en 1907, et le théâtre est presque achevé lorsqu’en 1914, les Allemands entrent dans la ville. Ils achèvent les travaux et donnent le nom de Théâtre allemand à l’opéra de Lille.

Il est inauguré le 25 décembre 1915, avec une représentation d’Iphigénie, de Goethe, et de pièces de Liszt, dont le poème symphonique Festklange (Bruit de Fête). Pendant les quatre ans d’occupation allemande seront données une centaine de représentations.

Liszt Bruits de fête (Festklange)Cliquez sur l’image

La fin de la guerre permet une restauration de l’Opéra, qui ouvre officiellement ses portes le 7 octobre 1923, il y a un siècle. C’est à Lille que le baryton belge Edgar P. Jacobs débutera en 1929. Il y chantera les rôles de Brétigny dans Manon de Massenet ou Méphistophélès dans la Damnation de Faust de Berlioz. Las, la crise de 1929 passe par là, et les étrangers sont priés de rentrer chez eux.

voici des rosesCliquez sur l’image

Après la Seconde Guerre, malgré une programmation de qualité, l’Opéra subit divers aléas jusqu’en 1998, date à laquelle il doit fermer. Il rouvrira en 2003, et cette année est donc également l’année du vingtième anniversaire de cette réouverture, avec Don Giovanni de Mozart. C’est avec ce même opéra que s’ouvrira la saison 2023-2024.

Mozart Don Giovanni Deh, vieni alla finestraCliquez sur l’image

littérature, Oulipo, Poésie

LE BATEAU IVRE, de RIMBAUD (Quatrains 21 à 25)

Après les première , deuxième, troisième et quatrième tranches du Bateau ivre d’Arthur (Arc-en-ciel) Rimbaud, voici la cinquième et dernière tranche, soit les quatrains 21 à 25. (Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport avec ces images.)

Aujourd’hui donc, la suite et la fin de ce morceau de bravoure. Ce poème étant assez vaste dans ses proportions (vingt-cinq quatrains, soit cent vers, ou encore 1200 pieds, et donc l’équivalent de 1,2 myriapode), je dois le découper en fines tranches pour le traiter entièrement, au fil des mois (Arthur, si tu me lis, pardonne-moi !).

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l’Europe aux anciens parapets !

Milhaud l'Enlèvement d'EuropeCliquez sur l’image

J’ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
– Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t’exiles,
Million d’oiseaux d’or, ô future Vigueur ?

Rimski-Korsakov le Coq d'orCliquez sur l’oiseau d’or

Mais, vrai, j’ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :

Berg Wozzeck final (MET)Cliquez sur l’image

L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer !

Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé

Berlioz la Damnation de Faust Merci, doux crépusculeCliquez sur l’image

Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l’orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

Citations musicales :

l’Europe : Milhaud, l’Enlèvement d’Europe.

Oiseaux d’or : Rimsky-Korsakov, le Coq d’or.

Toute lune est atroce : Berg Wozzeck.

le crépuscule embaumé : Berlioz, la Damnation de Faust.

Compositrices, Divers

ILS OU ELLES SONT ENTERRÉ(E)S AU PÈRE-LACHAISE – partie 2 les XXe et XXIe siècles

Après vous avoir récemment parlé des compositeurs et compositrices enterré(e)s dans le cimetière du Père-Lachaise, voici une deuxième série, ceux et celles enterré(e)s aux XXe et XXIe siècles.

Le compositeur d’opérettes Robert Planquette (les Cloches de Corneville) y fut inhumé en 1903.

Planquette les Cloches de Corneville Chanson des clochesCliquez sur l’image

Son collègue Charles Lecoq (la Fille de madame Angot) en 1918.

Lecoq la Fille de madame Angot chanson politiqueCliquez sur l’image

Le compositeur et mélodiste Henry Duparc en 1933.

Duparc Chanson tristeCliquez sur l’image

Gabriel Pierné en 1937.

Pierné la Croisade des enfantsCliquez sur l’image

Reynaldo Hahn (Ciboulette) en 1947.

Hahn Ciboulette Moi, j'm'appelle CibouletteCliquez sur Ciboulette

Le Roumain Georges Enesco en 1955.

Enesco (Enescu) rhapsodie roumaineCliquez sur l’image

L’auteur de Louise, Gustave Charpentier, en 1959.

Charpentier Louise Depuis le jour où je me suiis donnéeCliquez sur Louise

Mon cher Francis Poulenc en 1963.

Poulenc Dialogue des Carmélites scène finaleCliquez sur l’image

Le Rouennais Emmanuel Bondeville en 1987.

Bondeville Emma BovaryCliquez sur l’image

Georges Delerue y a son monument, érigé en 1994, mais son corps est enterré en Californie, à Glendale, Delerue ayant fait une grande partie de sa carrière à Hollywood.

Delerue La Nuit américaineCliquez sur l’image

Jean Françaix en 1997.

Françaix Petit quatuorCliquez sur le petit quatuor

Le compositeur et chef d’orchestre Manuel Rosenthal en 2003.

Rosenthal la Souris d'AngleterreCliquez sur la souris d’Angleterre

La Finlandaise Kaija Saariaho en 2023.

Saariaho L'Amour de loinCliquez sur l’image

Divers

LE CARNAVAL DES ANIMAUX, de SAINT-SAËNS (1886)

Le Carnaval des animaux est une « fantaisie zoologique » composée par Camille Saint-Saëns en 1886 pour un concert organisé chez son ami violoncelliste, Charles Lebouc, à l’occasion du Mardi gras. Après quelques représentations, Saint-Saëns en interdira l’exécution de son vivant, à l’exception du « Cygne ».

Elle est composée de 14 pièces, décrivant différents animaux, parmi lesquels figurent les pianistes et les critiques.

Introduction et marche royale du lion. La première pièce est une marche classique, majestueuse.

Poules et coqs. Saint-Saëns se souvient ici de la Poule de Rameau, imitant le caquetage des gallinacés de basse-cour.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux Poules et coqsCliquez sur les poules

Hémiones. L’hémione est un âne sauvage d’Asie. Ce morceau est réservé au piano, avec une vélocité virtuose.

Tortues. Après les hémiones, un mouvement très rapide, voici les tortues, un mouvement très lent. Saint-Saëns s’inspire ici d’un thème d’Orphée aux Enfers d’Offenbach, mais joué à un tempo ralenti.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux TortuesCliquez sur l’image

L’éléphant. Après les tortues jouées aux violoncelles et aux altos, l’éléphant est joué par les contrebasses. Saint-Saëns s’inspire ici de la Danse des Sylphes, de la Damnation de Faust de Berlioz.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux l'ÉléphantCliquez sur le contrebassiste

Kangourous.

Aquarium.

Personnages à longues oreilles. Ces personnages aux grandes oreilles sont évidemment les ânes, mais ils représentent aussi les critiques musicaux.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux Personnages à longues oreillesCliquez sur l’image

Le coucou au fond des bois. Pauvre clarinettiste, obligé de répéter 21 fois le même motif de deux notes !

Saint-Saëns le Carnaval des animaux le coucou au fond des boisCliquez sur l’image

La volière. Ici, c’est la flûte qui joue le beau rôle.

Les pianistes. Saint-Saëns se moque ici des pianistes qui passent leur temps à faire des gammes. À la fin, l’orchestre excédé gronde « Assez, assez ! ».

Saint-Saëns le Carnaval des animaux les pianistes

Les fossiles. Cette pièce nous propose de vieux airs « fossilisés », comme Ah vous dirai-je maman de Mozart ou Au Claire de la lune de Lully. Et puis fossiles obligent, Saint-Saëns se parodie lui-même avec une reprise de sa Danse macabre.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux FossilesCliquez sur l’image

Le cygne. Cette pièce est la plus connue du Carnaval des animaux, et les violoncellistes solistes n’hésitent pas à la programmer dans leurs concerts.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux le cygneCliquez sur l’ancien vilain petit canard qui a mal tourné

Final.

Et si vous voulez un peu plus de zizique, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

point-dinterrogationCliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez un peu plus de zizique

Compositrices, Divers, Maria Callas

ILS OU ELLES SONT ENTERRÉ(E)S AU PÈRE-LACHAISE – 1ère partie, au XIXe siècle

Parmi les lieux parisiens les plus visités par les touristes se trouve le cimetière du Père-Lachaise. Une des tombes les plus fréquentées est celle de Jim Morrison, le chanteur des Doors.

The Doors the EndCliquez sur la star fauchée dans la fleur de l’âge

Mais quels autres compositeurs ou compositrices sont enterré(e)s au Père-Lachaise ? Sans viser l’exhaustivité, en voici une petite liste.

André Grétry, le compositeur liégeois mort en 1813, y a sa tombe, même si son cœur repose dans le socle de sa statue, à Liège.

Nicolas Méhul, mort en 1817.

La compositrice de salon Sophie Gaïl est morte en 1819.

Gaïl N'est-ce pas d'elleCliquez sur les interprètes

Le compositeur révolutionnaire Gossec, mort en 1829, repose lui aussi au Père-Lachaise.

Gossec Marche lugubre 1790Cliquez sur la marche lugubre

François Boïeldieu (1834). Son cœur est à Rouen, au cimetière monumental.

Boïeldieu la Dame blanche Viens, gentille dameCliquez sur l’image

Vincenzo Bellini (1835). Bellini est mort à Puteaux et a été enterré au Père-Lachaise, mais il ne reste aujourd’hui qu’un cénotaphe, car sa dépouille a été transférée à Catane en 1876.

Bellini Norma Casta Diva FlemingCliquez sur la diva

Le Sueur, mort en 1837, a été un des professeurs de Berlioz ou d’Ambroise Thomas.

Le Sueur Messe du sacre de NapoléonCliquez sur l’image

Hippolyte Monpou (1841)

Cherubini (1842)

Cherubini Médée final CallasCliquez sur l’image

Chopin (1849)

Chopin Marche funèbreCliquez sur le pianiste

Gioacchino Rossini (1868). Rossini est mort à Passy et a été enterré au Père-Lachaise, mais il ne reste aujourd’hui qu’ un cénotaphe, car sa dépouille a été transférée à Florence en 1887.

rossini barbierCliquez sur le divo

D.F.E. Auber (1871)

amour sacré de la patrieCliquez sur le Manneken

Georges Bizet (1875)

Bizet les pêcheurs de perle je crois entendre encore GilmourCliquez sur la star du rock progressif

Louise Bertin (1877)

Gounod (Bertin) Si la mort est le butCliquez sur l’image

Édouard Lalo (1892)

Lalo Symphonie espagnoleCliquez sur le violoniste

Chausson (1899)

Chausson poème de l'amour et de la merCliquez sur l’image

Retrouvez ici la deuxième partie, avec les compositeurs et compositrices enterré(e)s aux XXe et XXIe siècles.

Contes et légendes, Mythologie

DRACULA, ET AUTRES VAMPIRES

Dracula, de Bram Stoker, est sans doute le plus connu des romans de vampires. Pourtant, publié en 1897, ce roman n’est que l’aboutissement d’un long processus s’étant opéré au XIXe siècle, et issu du roman gothique anglais.

L’un des premiers romans « vampirique » est le Vampire (1819) de Polidori. Polidori était un jeune médecin attaché au service de Lord Byron, et il était avec celui-ci et Mary Shelley en Italie lors du fameux « concours » d’histoires macabres. La participation de Mary Shelley à ce concours a été son roman Frankenstein (1818).

En tant que texte fondateur de la littérature vampirique, le Vampire n’a pas tardé à être adapté à l’opéra par Marschner, avec Der Vampyr (1829). Cette même année, une autre adaptation a été faite par Von Lindpaintner.

Marschner der Vampyr ouvertureCliquez sur l’image

Dès 1820, Charles Nodier adapte ce roman pour en faire un mélodrame en français sur une musique de Piccini.

En 1854, c’est un autre texte fondateur du roman gothique, le Moine de Lewis, que Scribe adapte pour Gounod avec sa Nonne sanglante. Le caractère vampirique de cette nonne est clairement indiqué avec « Cette religieuse fantomatique aux vêtements tachés de sang qui inflige au héros des baisers vampiriques ».

Gounod La Nonne sanglante 2Cliquez sur la Nonne sanglante aux baisers vampiriques

Après la parution du Dracula de Stoker, la carrière des vampires est entrée durablement dans notre culture, et on ne compte pas le nombre d’adaptations, au cinéma notamment, de ce mythe.

En 2002 Pierre Henry, l’inventeur de la musique électroacoustique revisite certains thèmes wagnériens avec Dracula, ou la lumière troue le ciel.

Henry Dracula épisode 1Cliquez sur l’image

Cette pièce a elle-même été revisitée par le jeune et brillant Othman Louati et Augustin Muller en 2017, qui ont orchestré certains des passages enregistrés sur bande magnétique par Henry.

Louati DraculaCliquez sur la bande-annonce

(Source principale : la remarquable introduction d’Alain Morvan au volume Dracula, et autres écrits vampiriques de la bibliothèque de la Pléiade, 2019.)

Mes opéras préférés, Mythologie

HERCULES, de HAENDEL (1744)

Hercules a été écrit par Haendel en 1744, et créé sans succès à Londres début 1745.

Techniquement parlant, Hercules de Haendel est, comme l’était Semele, un oratorio, et pas un opéra. C’est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Ça veut dire une présence du chœur renforcée, avec un effectif plus conséquent, se rapprochant, par exemple, de cet autre chef-d’œuvre qu’est le Messie (Messiah).

On a heureusement pris l’habitude au XXxe siècle de donner Hercules en représentation à l’opéra. Le scénario est inspiré des Trachiniennes, de Sophocle, et raconte comment Déjanire, la femme d’Hercule jalouse de la princesse Iole, va faire mourir son mari.

L’histoire commence alors qu’Hercule est parti au combat, pour se venger d’Eurytos, roi d’Oechalie, qui lui avait promis sa fille Iole comme prix d’un concours et n’avait pas tenu sa promesse. Hercule a ravagé le royaume d’Oechalie et a fait prisonnière Iole. Pendant ce temps en Thrace, son peuple et sa femme Déjanire sont sans nouvelle du héros.

Acte I : Une conseillère de Déjanire déplore l’inconsolable chagrin de celle-ci, persuadée que son mari Hercule est mort au combat. Les oracles consultés confirment cette mort, mais Hyllus, leur fils, ne veut pas les croire. Il veut partir à sa recherche, encouragé par le peuple quand Lichas annonce le retour d’Hercule. Celui-ci arrive avec des captifs, dont Iole, la fille d’Eutyros qu’Hercule était parti combattre. Sa grande beauté ne manque pas d’intéresser Hyllus ! Se trouvant face à Hercule, Iole revoit et revit la mort de son père.

Haendel Hercules My father Ah methinks I seeCliquez sur Iole

Hercule annonce que le temps des combats est fini, laissant la place au temps de ses amours avec Déjanire

Acte II : Iole chante sa nostalgie d’un bonheur simple, tandis que Déjanire est persuadée qu’Hercule la trompe avec la trop belle jeune fille.

Haendel Hercules When beauty sorrow's livery wearsCliquez sur l’image

Lichas observe la montée de la jalousie chez Déjanire, alors qu’Hyllus se désespère face à l’indifférence d’Iole, qui n’éprouve aucune sympathie pour le fils de celui qui a tué son père. Hyulle se défend en rappelant le pouvoir universel de l’amour.

Haendel Hercules Jealousy Infernal PestCliquez sur l’image

Pendant qu’Hercule doit faire respecter les rites liés à sa victoire, Déjanire confie à Lichas une tunique destinée à son mari. C’est la tunique de Nessus, une des victimes d’Hercule, tunique qui imbibée de son sang est censée ramener la fidélité dans le cœur de son mari.

Acte III : Lychas raconte qu’Hercule, ayant revétu la tunique offerte par sa femme, a été empoisonné par ce vêtement.

Haendel Hercules Ye sons of Trachin, mourn you valiant chiefCliquez sur l’image

Il est mort dans d’atroce souffrances, en maudissant Déjanire et sa vengeance. Il demande à son fils de mourir sur un bûcher au sommet du mont Oeta.

Quand on informe Déjanire de l’arrivée d’Hercule à l’Olympe, elle se rend compte qu’elle est responsable de la mort de son mari et sombre dans la folie.

Haendel Hercules Where shall I flyCliquez sur Déjanire sombrant dans la folie

Tant de malheur suscite la pitié de Iole.

haendel Hercules My breast with tender pity swellsCliquez sur Iole prise de pitié pour Déjanire

Jupiter décrète alors l’union d’Iole et d’Hyllus ! Le peuple se réjouit de cette fin heureuse.

Haendel Hercules To him your grateful notes of praise belongCliquez sur le peuple se réjouissant de cette fin heureuse

(Source principale : le DVD/Blue Ray du spectacle de l’Opéra de Paris en 2004).

Et si vous en voulez un peu plus, vous pouvez cliquer sur le bonus surprise mystère.

point-dinterrogationCliquez sur le bonus surprise mystère si vous en voulez un peu plus