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Divers, Religion

ILS OU ELLES ONT ÉCRIT DES « GLORIA »

Le « Gloria » est un chant religieux consacré, comme son nom l’indique à la gloire de Dieu. Il est naturellement intégré à la messe, sauf à celles de Requiem, mais certains compositeurs ont écrit des Glorias indépendants d’une messe.

Les paroles latines commencent par Gloria in excelsis Deo (Gloire à Dieu au plus haut des cieux). De nombreux compositeurs ont écrit des Gloria, en les incorporant ou non à des messes. Parmi eux :

Claudio Monteverdi

Cliquez sur le Gloria

Antonio Vivaldi

Cliquez sur le Gloria

Jan Dismas Zelenka

Cliquez sur le Gloria

Cécile Chaminade

Cliquez sur le Gloria

Ethel Smyth

Cliquez sur le Gloria

Giacomo Puccini

Cliquez sur le Gloria

Francis Poulenc

Cliquez sur le Gloria

Et si vous en voulez encore un Gloria, cliquez donc sur le bonus surprise mystère :

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez encore un Gloria

Cliquez ici si vous voulez des « Ave Maria« 

Cliquez ici si vous voulez des Requiems

Cliquez ici si vous voulez des « Stabat Mater« .

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QUAND BEETHOVEN INSPIRE LES RÉCLAMIERS (11e série)

Parmi les « tubes » de la musique dite classique, il en est un qui a particulièrement inspiré les réclamiers, le début de la 5e symphonie de Beethoven. Avant de voir ce qu’ils osent en faire, écoutons ce début :

Cliquez sur le fameux Pom Pom Pom Poooom

Ainsi ce fameux début a servi pour la Nissan Juke hybrid :

Pour Red Bull

Beethoven Pub pour Red BullCliquez sur la réclame

pour Sader

Cliquez sur la réclame

Pub pour Pom’Potes

Cliquez sur la réclame

pour un lave-linge

Cliquez sur le lave-linge

ou encore pour PMU.Fr

Cliquez sur la réclame

Comme la 5e, la 9e symphonie a également inspiré bien des spots de pub.

Cliquez sur l’image

Ainsi celle pour le chocolat Lanvin, avec Salvador Dali :

Cliquez sur Avida Dollars

pour les pâtes Panzani

Cliquez sur la réclame

pour Fun Radio

Cliquez sur l’animateur de radio

pour Canal +

Cliquez sur l’image

pour Delichoc

Cliquez sur l’image

Retrouvez ici d’autres utilisations de la musique classique par les réclamiers.

littérature, Oulipo, Poésie

Ô BEAUX YEUS BRUNS, Ô REGARS DESTOURNEZ, de Louise LABÉ

Le « poème mis en musique » de ce mois est un poème de Louise Labé, dite « la Belle Cordière », née avant 1524 et morte en 1566.

(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Ô beaux yeux bruns, ô regards destournez,

Ô chaus soupirs, ô larmes espandues,

Cliquez sur la larme furtive de Roberto

Ô noires nuits vainement atendues,

Ô jours luisans vainement retournez :

Cliquez sur le jour luisant cédant la place à la noire nuit

Ô tristes pleins, ô désirs obstinez,

Ô temps perdus, ô peines despendues,

Ô mile morts en mile rets tendues,

Ô pires maux contre moy destinez :

Ô ris, ô front, cheveux, bras, mains et doits :

Ô lut pleintif, viole, archet et vois :

Cliquez sur l’image

Tant de flambeaux pour adre une femmelle !

De toy me plein, que tant de feus portant,

En tant d’endrois d’iceus mon cœur tatant,

N’en est sur toy volé quelque estincelle.

Cliquez sur une pluie d’étincelles

Citations musicales :

ô larmes espandues : Donizetti, l’Élixir d’amour, air « Una furtiva lacrima ».

Ô jours luisants : Gounod Roméo et Juliette, air « Ah, lève-toi soleil ».

Viole : Jordi Savall, improvisations sur les Folies (extraites du film Tous les matins du monde).

Quelque estincelle : Wagner Siegfried, air « Notung, Notung, neidliches Schwert ! ».

Et si vous voulez lire ce texte sans supporter mes illustrations musicales, retrouvez-le cidsous :

Films

LISTE DES FILMS CHRONIQUÉS SUR CE BLOG

Les dessins animés de Lotte Reiniger (1899-1981)

Les dessins animés de Walt Disney (1901-1966)

Les cartoons de Tex Avery (1908-1980)

Les films de James Ivory (né en 1928).

La saga des James Bond (1962-???)

2001 Odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick (1968) (à venir)

Les films de Woody Allen (années ’70)

L’Ours et la Poupée, de Michel Deville (1970) (à venir)

Guerre et Amour (Love and Death), de Woody Allen (1975)

Barry Lindon, de Stanley Kubrick (1975) (à venir)

Les films de Woody Allen (années ’80)

Fitzcarraldo, de Werner Herzog (1982)

Les animes du studio Ghibli (fondé en 1985)

Le Festin de Babette, de Gabriel Axel (1987)

Les films de woody allen (années ’90)

Mes Voisins les Yamada, de Takahata (1999)

Les films de woody allen (années 2000)

Match Point, de Woody Allen (2005)

Ponyo sur la falaise, d’Hayao Miyazaki (2008)

To Rome with love, de Woody Allen (2012)

Dilili à Paris, de Michel Ocelot (2018)

Cinéma, Films

FITZCARRALDO, de Werner HERZOG (1982)

Fitzcarraldo est un film de Werner Herzog datant de 1982, qui raconte les aventures extraordinaires d’un homme passionné d’opéra, qui a le rêve fou d’en construire un en pleine jungle péruvienne et d’y faire venir ses héros, Caruso et Sarah Bernhard, pour monter un opéra de Verdi.

Cliquez sur la Bande annonce

L’action débute à l’opéra de Manaus, lors d’une soirée de gala où Caruso et Sarah Bernhard (jouée par Jean-Clause Dreyfus) chantent Ernani de Verdi. Sweeny Fitzgerald (dit Fitzcarraldo), joué par Klaus Kinsky, et son amie Molly, jouée par Claudia Cardinale, ont fait 2000 km dans la jungle pour y assister, et arrivent pour le trio final.

Cliquez sur le trio final

Sweeny rêve de construire à Iquitos le plus grand Opéra de la forêt vierge, et d’inviter Caruso à son inauguration.

Rentré chez lui, il écoute sur son gramophone l’air « Vesti la giubba » de Paillasse de Leoncavallo chanté par son idole

Cliquez sur l’idole de Fitzcarraldo

Aventurier sans le sou, il s’est ruiné dans un projet de chemin de fer transandin, il veut monter une entreprise de fabrication de glace pour les indigènes. Lors d’une fête donnée par Molly pour les plus riches hommes de la ville, il fait scandale avec son gramophone.

Cliquez sur l’image

Grâce à l’agent de Molly, Fitzcarraldo achète une concession d’hévéas pour refaire fortune. Seul problème, la zone en question est inaccessible par le fleuve. Ils achètent alors un vieux bateau qu’ils remettent en état, engagent un équipage et, après avoir baptisé le bateau « Molly Aïda », se mettent en route. Au lieu de descendre l’Amazone, ils remontent le fleuve, sur fond de Mort et Transfiguration de Richard Strauss.

Cliquez sur Tod und Verklärung

Alors qu’ils remontent un affluent de l’Amazone, on entend les tam-tams des farouches Jivaros qui les guettent (en fait, il s’agit de tambours du Burundi). Fitzcarraldo fait alors monter son phonographe sur le pont, et joue l’air de Desgrieux de Manon de Massenet, « en fermant les yeux », ce qui fait taire les tambours.

Cliquez sur l’image

Après l’abandon d’une partie de l’équipage, ils continuent la remontée du fleuve, gramophone à la proue pour amadouer les Jivaros avec le quatuor de Rigoletto de Verdi.

Cliquez sur le quatuor

Fitzcarraldo et son équipage font alliance avec les Jivaros, qui voient en l’homme blanc l’incarnation d’une de leurs légendes. Ils se servent alors de leur aide pour faire gravir au bateau une montagne, pour redescendre de l’autre côté sur un autre fleuve, en évitant ainsi les rapides infranchissables qui l’empêchaient de passer (sur un air de la Bohème de Puccini).

Cliquez sur l’image

Les Indiens détachent les amarres du bateau, le précipitant dans les redoutables rapides. Le bateau réussit à les traverser mais Fitzcarraldo revient à son point de départ. Il revend son bateau et avec l’argent, fait venir une troupe d’opéras européenne de passage à Manaus, pour une dernière navigation concert sur le fleuve. Il peut alors assister à une représentation des Puritains (I Puritani) de Bellini sur son Opéra flottant, transfigurant ainsi son rêve en réalité et l’Amazone en « plus grand Opéra au monde ».

Mes opéras préférés

SAINT-FRANCOIS d’ASSISE, de MESSIAEN (1983)

Fruit d’une commande de l’Opéra de Paris en 1975, Saint-François d’Assise sera créé avec succès le 28 novembre 1983. Malgré un premier accueil critique assez froid, cet opéra de MESSIAEN n’a pas tardé à triompher sur les plus grandes scènes mondiales. L’ornithologue qu’était Messiaen a introduit une multitude de chants d’oiseaux dans son œuvre, chaque personnage étant accompagné par un oiseau-fétiche.

Acte I : « La Croix ». Saint-François d’Assise explique à Frère Léon qu’il faut supporter patiemment, pour l’amour du Christ, toutes les contradictions, toutes les souffrances, et que c’est cela qui est la « Joie parfaite ».

« Les Laudes ». Après la récitation de l’office du matin par les Frères, Saint-François, resté seul, demande à Dieu de rencontrer un lépreux et d’être capable de l’aimer.

« Le baiser au lépreux ». Une léproserie. Un lépreux, horrible et repoussant, couvert de taches de sang et de pustules, proteste contre son mal avec violence. Saint-François, entre, s’assied au pied du lépreux, lui parle avec douceur. Un ange apparaît derrière une fenêtre et dit : « Lépreux, ton cœur t’accuse, mais Dieu est plus grand que ton cœur ». Troublé par la voix de l’ange et par la bonté de Saint-François, le lépreux a des remords de sa violence. Saint-François embrasse le lépreux. Miracle ! le lépreux est guéri. Danse de joie du lépreux. Plus importante que la guérison du lépreux est l’augmentation de la grâce dans l’âme de Saint-François et son exultation de s’être vaincu lui-même.

Acte II : « L’Ange voyageur ». Un chemin en forêt, au mont de la Verna. L’Ange apparaît sur le chemin. Son magnifique costume et ses ailes quinticolores sont vus seulement par les spectateurs. Les autres personnages le prennent pour un voyageur. L’Ange frappe à la porte du couvent et cela fait un bruit terrible qui symbolise l’irruption de la grâce. Frère Massée ouvre la porte. L’Ange pose à Frère Élie, vicaire de l’ordre, une question sur la prédestination. Frère Élie refuse de répondre et met l’Ange dehors. L’Ange refrappe à la porte et repose sa question sur la prédestination à Frère Bernard qui répond avec beaucoup de sagesse. L’Ange étant parti, Frère Bernard et Frère Massée se regardent et disent : « C’était peut-être un ange… ».

Cliquez sur l’Ange voyageur

« L’Ange musicien ». L’Ange apparaît à Saint-François, et pour lui donner un avant-goût de la béatitude céleste, lui joue un solo de viole. Ce solo est tellement suave que Saint-François s’évanouit.

Cliquez sur l’Ange musicien

« Le prêche aux oiseaux ». Nous sommes à Assise, aux Carceri. On voit un grand chêne vert. C’est le printemps et beaucoup d’oiseaux chantent. Saint-François, suivi de Frère Massée, fait un sermon aux oiseaux et les bénit solennellement. Les oiseaux répondent par un grand concert où l’on entend non seulement les oiseaux de l’Ombrie, et spécialement la Capinera (Fauvette à tête noire), oiseau type des Carceri, mais aussi des oiseaux d’autres pays, des Îles lointaines, et notamment de l’ile des Pins, près de la Nouvelle-Calédonie.

Cliquez sur le Prêche aux oiseaux

Acte III : « Les stigmates ». À la Verna. La nuit. Une caverne sous un surplomb. Saint-François est seul. Une grande Croix apparaît. On entend presque constamment la voix du Christ qui est symbolisée par le chœur. Cinq rayons lumineux partent de la Croix et viennent frapper successivement les deux mains, les deux pieds et le côté droit de Saint-François, avec le même bruit terrible qui accompagnait l’Ange frappant à la porte. Ces cinq plaies, qui reproduisent les cinq plaies du Christ, sont le sceau, l’approbation divine de la sainteté de Saint-François.

« La mort et la nouvelle vie ». Saint-François, mourant, est étendu sur le sol. Tous les Frères l’entourent. Il dit adieu à tout ce qu’il a aimé, et chante la dernière strophe de son cantique des créatures, la strophe de « Notre sœur la mort corporelle ». Les Frères chantent le Psaume 141. L’Ange et le lépreux apparaissent à Saint-François pour le réconforter. Saint-François prononce ses dernières paroles : « Seigneur ! Musique et poésie m’ont conduit vers Toi par défaut de Vérité, éblouis-moi pour toujours de ton excès de Vérité… » il meurt. Les cloches sonnent. Tout disparaît. Pendant que le chœur chante la Résurrection, une tache de lumière illumine l’endroit où se trouvait auparavant le corps de Saint-François. La lumière grandit jusqu’à devenir aveuglante et insoutenable. Le rideau tombe.

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(Source principale : la présentation par Olivier Messiaen lui-même dans le programme de la création à l’Opéra de Paris, en 1983).

Divers

LES NUITS D’ÉTÉ, de BERLIOZ et al.

Vous connaissez probablement les Nuits d’été de Berlioz, un ensemble de six mélodies écrites sur des poèmes de Théophile Gautier, initialement pour mezzo ou ténor, avec accompagnement au piano. Elles étaient dédicacées à Louise Bertin. Berlioz en réalisera une orchestration quelques années plus tard. Mais connaissez-vous les versions alternatives écrites par d’autres compositeurs ou compositrices? Tendez l’oreille, ça vaut la peine.

1 – Villanelle (Quand viendra la saison nouvelle). Outre par Berlioz, ce poème a été mis en musique par Duprato, Gédalge, Reber et Lavigne.

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2 – Le Spectre de la Rose (Soulève ta paupière close).

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Ce poème a été mis en musique par Radoux et Pessard.

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3 – Sur les lagunes (Ma belle amie est morte), encore appelé la Chanson du Pêcheur.

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Ce poème a été mis en musique par Gabriel Fauré,

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Gounod,

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Paladilhe, Mathilde de Rothschild, Gédalge, Hippolyte Mompou, Pauline Viardot, Offenbach, Félicien David.

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4 – Absence (Reviens, reviens).

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Ce poème a été mis en musique par Bizet, Félicien David et Lavigne.

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5 – LamentoAu cimetière (Connaissez-vous la blanche tombe).

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Ce poème a été mis en musique par Mompou, Gounod, Viardot, Offenbach, Duparc, Philippe Hersant.

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6 – Barcarolle – L’Île inconnue. (Dites la jeune et belle, où voulez-vous aller).

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Ce poème a été mis en musique par Gounod et Offenbach.

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Métiers

ELLES TISSENT, ELLES TISSENT, LES TISSEUSES

Après « Elles filent, elles filent, les fileuses« , voici un nouveau métier mis à l’honneur avec les tisseurs (les tisserands) ou les tisseuses.

Une tisseuse célèbre est Pénélope, la femme d’Ulysse qui, ayant promis à ses prétendants de se remarier quand elle aurait fini de tisser sa toile, défaisait toutes les nuits l’ouvrage qu’elle avait tissé le jour. Son histoire nous est racontée par Homère dans l’Odyssée. Elle a été mise en musique par Monteverdi dans son Retour d’Ulysse dans sa patrie et par Fauré dans Pénélope.

Cliquez sur Pénélope (et Ulysse)

Restons dans la mythologie avec Arachné, telle que son histoire nous est racontée par Ovide. Dans le livre VI de ses Métamorphoses, Ovide nous raconte les aventures d’Arachné, cette tisseuse si prodigieuse qu’elle prétendait être meilleure tisseuse que la déesse Athéna elle-même. À l’issue d’un concours organisé entre elles, Arachné remporta la palme. Furieuse Athéna se précipita sur elle et la chassa. Arachné réfugiée dans sa chambre se pendit. Quand elle la vit ainsi suspendue à la corde, Athéna eut enfin pitié et lui rendit la vie, mais en la transformant en araignée condamnée à tisser toute sa vie.

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Retrouvons l’araignée avec le Festin de l’araignée, d’Albert Roussel.

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Dans le Conte du Tsar Saltan, de Rimsky-Korsakov, l’une des deux sœurs de l’héroïne est tisseuse et elle rêve de tisser de beaux habits pour le tsar (et pouvoir ainsi se marier avec lui.)

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Plus près de nous, les tisserands ont occupé une grande place dans la société. Ils ont été mis en musique par Daniel-Lesur, ou encore par Poulenc.

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Et si vous en voulez un peu plus, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

Cliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous en voulez encore un peu plus

Retrouvez un autre métier avec « Ils forgent, ils forgent, les forgerons« .

Mes opéras préférés

LA FILLE DU FAR-WEST, de PUCCINI (1910)

La Fille du far-west (La Fanciulla del West) est un opéra de Puccini créé en 1910 au Metropolitan Opera de New York, sous la direction du chef Arturo Toscanini. L’action se déroule au Far West à l’époque de la ruée vers l’or.

Le pitch : Jack Rance (baryton), le shérif, aime Minnie (soprano), la tenancière du saloon, mais celle-ci aime le chercheur d’or Dick Johnson (ténor), qui se trouve être également le bandit Ramerrez. Minnie sauve Ramerrez de la pendaison et quitte la ville avec son cher petit bandit.

Suivant la classification de G.B. Shaw, nous sommes donc en présence du très classique (S+T/B), où une soprano et un ténor s’aiment, avec leur amour contrarié par un baryton.

Acte I : Dans le saloon de Minnie. Des mineurs boivent en jouant aux cartes. Un mineur, Jack Wallace, chante le mal du pays, chanson qui éveille des échos douloureux chez Larkens, un chercheur d’or qui se souvient de sa mère qui l’attend là-bas (Air et ensemble :  » Che faranno i vecchi miei ».)

Cliquez sur l’image

Le shérif, Jack Rance, entre et demande si Minnie est là. Il en est amoureux, mais celle-ci ne l’aime pas. Une dispute éclate entre un joueur, accusé de tricher, et le shérif. Minnie arrive et calme les hommes. Jack parle de son amour à Minnie (Air : « Minnie della mia casa son partito ».) Mais Minnie attend le vrai amour (Air : « Laggiù nel Soledad, ero piccina« .)

Cliquez sur Minnie et Jack Rance
Cliquez sur Minnie

Un mineur, Dick Johnson, entre et Minnie reconnaît un homme qu’elle a connu, jadis. Elle en tombe amoureuse, sans savoir que Dick a mal tourné et est devenu le bandit Rammerez. Alors que le shérif dépité sort du saloon à la recherche du bandit, Minnie donne rendez-vous à Ramerrez pour le soir.

Cliquez sur Minnie et Ramerrez

Acte II : Le soir, chez Minnie. Minnie et Johnson se déclarent leur amour quand arrivent Jack Rance et des mineurs, qui préviennent Minnie que Johnson et Ramerrez sont en fait la même personne.

Cliquez sur Ramerrez et Minnie

Minnie reproche à Ramerrez de n’être venu à son salon que pour voler l’argent des mineurs et le chasse de chez elle, mais il ne tarde pas à revenir, blessé. Minnie prend alors le parti de le cacher chez elle. Jack Rance revient et, voyant les gouttes de sang, recherche l’outlaw et le trouve. Minnie propose une partie de poker dont le prix sera Ramerrez. Elle triche pour sauver Ramerrez.

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Acte III : Plus tard, Rammerez a été capturé et doit être pendu. Au moment de mourir, il demande que l’on ne prévienne pas Minnie, afin qu’elle le croie vivant et libre (Air : « Ch’ella mi creda libero e lontano ».)

Cliquez sur Ramerrez

Minnie arrive armée de son pistolet et rappelle aux mineurs ce qu’ils lui doivent. Les mineurs laissent alors partir Minnie et Ramerrez.

(Source principale : le DVD des représentations de la Scala de Milan en 1991, dirigées par Lorin Maazel.)

Agenda Ironique, Maria Callas

LE ROI ET LA CANEBIÈRE (A.I. de Juin 2024)

Ce mois-ci, l’Agenda Ironique s’est installé chez Sabrina, et kwak elle nous demande Sabrina ? Voici ses consignes :

Je vous propose de mettre à l’honneur des gens ordinaires, (Normal people), leurs tracas, leurs tralalas, leurs tragédies comme il vous chante, un matin de changement ! Comédie musicale, extrait théâtral, composition florale… Vous choisissez la catégorie de votre épreuve !

Mais il faudra dans tous les cas, créer au moins une locution introuvable (à la manière de l’OULIPO) à partir d’expression et locutions déjà connues (ex : avoir la tête dans le guidon + la balle est dans ton camp = avoir la tête dans ton camp… ou la balle est dans le guidon…).

Le parcours initiatique de nos êtres ordinaires se retrouvera semé de quelques obstacles à placer : porte-fenêtre / whisky / discorde / toupet / perce-neige / bouilleur de cru (vraiment dans mon dico)…

Et pour les plus courageux.ses, en option, il pourra être ajouté en début ou bout de course, cette phrase, toujours tirée de mon dictionnaire d’idiomes : « J’en suis reconnaissant.e car je sais maintenant où regarder pour répondre à l’inévitable question […] ça va encore durer longtemps ? »

Mais c’est tellement mieux esspliqué ici : Entre les lignes.

« Ouh la la ! » me suis-je exclamé en découvrant le sujet du mois, ça va encore être le roi et la canebière, ce mois-ci. Pour un gars bien ordinaire comme moi, c’est toujours un tracas de trouver un sujet permettant de respecter les consignes de l’A.I., tout en y apportant la contrainte supplémentaire qui est d’y rajouter des tralalas folâtres et musicaux.

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Raconter la vie de gens ordinaires, et non plus celle de figures issues de la mythologie ou des têtes couronnées, c’était le credo des véristes. Le vérisme est un mouvement musical italien qui a duré environ 20 ans, et héritier du naturalisme à la Zola. Mais du naturalisme au vérisme, y a quoi, tu crois ? Juste assez, ou presque ! Une illustration de ce mouvement naturaliste sera Louise, de Gustave Charpentier.

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Pour les véristes, dont le représentant le plus célèbre est Puccini, la situation se gâte vite. Autant si la Bohème de ce dernier représente bien le petit peuple de Paris, en quoi la vie d’une cantatrice ou d’une princesse chinoise est-elle figurative de la vraie vie des vraies gens ? Dans la Bohème, on peut entendre la pauvre Mimi essayer de vendre de petits bouquets de perce-neige pour pouvoir se payer les médicaments qui la sauveraient d’une mort tragique.

Cliquez sur Mimi Callas

Un exemple d’être (humain) ordinaire à l’opéra est le malheureux Wozzeck. Dans l’opéra de Berg, il est soldat et sa femme le trompe avec le tambour-major alors que le sergent-major se livre à des expériences scientifiques sur lui. À la fin, Wozzeck a le toupet de tuer sa femme, avant que d’aller se noyer.

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Berg encore avec sa Lulu, sirotant un whisky maturé par un des meilleurs bouilleurs de cru (vous avez de la chance, j’ai résisté à la tentation d’utiliser une des nombreuses contrepèteries possibles avec ce mot) dans ses années fastes, appuyée à la porte-fenêtre de son riche appartement de Vierzon.

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Voilà, ce sera tout pour cette fois, mais en tout cas, je suis reconnaissant à Sabrina, car je sais maintenant où regarder pour répondre à l’inévitable question […] ça va encore durer longtemps ?