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Mes opéras préférés, Mythologie

MONTAG AUS LICHT, de STOCKHAUSEN (1984-1988)

Licht (Lumière), de Karlheinz Stockhausen, est certainement le projet le plus ambitieux jamais pensé pour l’opéra. En effet, il s’agit d’un cycle de 7 pièces musicales destiné à être joué en 7 jours. Ce cycle n’a à ce jour encore jamais été représenté sous cette forme voulue par l’auteur, même si chaque pièce a été créée de manière individuelle.

Dans Licht, on rencontre 3 forces s’affrontant à l’échelle de l’univers.

Ève, représente l’Esprit-Mère cosmique, mais aussi la séductrice, Marie, la mère de Jésus ou encore Inanna, la déesse sumérienne de la sensibilité de la fertilité et de la procréation, et aussi Lilith, Aphrodite ou Vénus.

Michaël est le créateur du cosmos. Comme Jésus, Michaël devient homme pour naître d’une mère. C’est aussi l’archange qui terrasse le dragon. Son royaume est une galaxie autour du feu central de Sirius.

Lucifer est l’antithèse de Michaël. C’est celui qui nie, qui représente le principe de destruction. Il se moque de son frère Michaël, qu’il tient pour un avorton.

Les deux frères s’affrontent au niveau de l’univers alors qu’Ève cherche à les réconcilier.

La première journée de Licht, Montag aus Licht, est le lundi, Montag, le jour de la lune. Dans beaucoup de mythologies, la lune est associée à la fécondité. Montag aus Licht est donc la première journée du cycle, et c’est aussi le jour d’Ève. C’est une « cérémonie musicale de vénération de la mère », une « célébration de la naissance et de la renaissance de l’humanité ». Stockhausen n’avait pas écrit ces journées dans l’ordre, et il s’agit de la troisième qu’il a composée.

Acte I : Premier enfantement d’Ève.

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Dans la scène 1, on assiste à la naissance de 7 créatures intermédiaires, entre l’animal et l’homme, et celui de sept nains avec barbe et chapeaux pointus. La jeune mère est célébrée par deux Airs de naissance (scène 3), avant le Cri des garçons (scène 4). Ces naissances provoquent la Colère de Lucifer qui insulte l’humanité (scène 5).

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Suivent les grandes lamentations, musique de larmes, pluie de l’âme (scène 6).

Acte II : Deuxième enfantement d’Ève.

L’acte commence par une procession de jeunes filles (scène 1). Après la fécondation (scène 2), sept garçons naissent l’un après l’autre, représentant chaque jour de la semaine (scène 3 : Re-naissance). Ils sont tous musicalement doués. Arrive Cœur de basset (par analogie avec l’instrument appelé Cor de basset) (scène 4 Chant d’Ève). Cœur de basset apprend la musique aux garçons, car « seule la musique peut sauver le monde ».

Acte III : Magie d’Ève.

Message (scène 1). Ève, représentée par Cœur de basset se regarde, penseuse, dans le miroir et demande « Miroir, mon cher miroir, dis-moi qui est la plus belle ». Des femmes arrivent, annonçant la venue d’un musicien d’une grande beauté. C’est Ave, un double inversé d’Ève (Ève se dit Eva en allemand), joueuse de flûte. Les deux faces d’Ève, Cœur de basset et Ave jouent ensemble amoureusement.

Le charmeur d’enfants (scène 2). Des enfants, attirés par Ave, arrivent, et le joueur de flûte leur apprend à son tour sa musique, qu’ils jouent en imitation. Ave a de plus en plus d’emprise sur les enfants et petit à petit les éloigne d’Ève.

Enlèvement (scène 3) : À la fin, Ave et les enfants atteignent les mondes supérieurs et, disparaissant dans les nuages, se transforment en chants d’oiseaux (extraordinaire chœur d’enfants). Ève, vieillie, se métamorphose en montagne. Quand les spectateurs quittent la salle, ils entendent encore une nuée d’enfants-oiseaux.

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(Source principale : la présentation à la presse des représentations à l’opéra de Lille des 18 et 19 janvier 2025).

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histoire

LES POÈMES SYMPHONIQUES

Je vous ai déjà parlé de poèmes symphoniques, notamment de ceux de Liszt, ceux de Richard Strauss, ou ceux de Saint-Saëns, mais qu’est-ce donc au juste qu’un poème symphonique?

Le poème symphonique est une forme musicale apparue au XIXe siècle. L’article de la Philharmonie de Paris sur les poèmes symphoniques définit ce genre comme « une œuvre généralement pour orchestre symphonique, en un seul mouvement, et pour laquelle le compositeur s’inspire d’un sujet non musical ».

On a souvent coutume de dire que Liszt est l’inventeur de ce genre. Pourtant, il avait été précédé par César Franck, qui avait écrit le poème symphonique Ce qu’on entend sur la montagne d’après un poème de Victor Hugo, en 1846, soit un an avant celui de Liszt.

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Un autre grand compositeur de poèmes symphoniques était Camille Saint-Saëns, avec Le Rouet d’Omphale en 1871, Phaéton en 1873 d’après les Métamorphoses d’OVIDELa Danse Macabre en 1874…

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Entre Franck et Saint-Saëns, n’oublions pas Augusta Holmès, une élève de Franck dont les poèmes symphoniques n’ont rien à envier à ceux de ses collègues masculins. Citons notamment les poèmes symphoniques Irlande (1881), Pologne (vers 1881) et Andromède (vers 1883).

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En Russie, Borodine nous a gratifiés de son poème Dans les Steppes de l’Asie centrale, dédié à Liszt.

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On trouve encore des poèmes symphoniques au début du XXe siècle, notamment avec l’Apprenti sorcier de Paul Dukas.

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Et quels peuvent être les précurseurs de cette forme. On peut considérer, pour l’aspect « musique à programme », la Symphonie pastorale de Beethoven comme étant un prototype du poème symphonique puisque, même si Beethoven a gardé la structure de la symphonie, l’aspect programme est pour la première fois développé en correspondance avec la musique qu’elle illustre. À ce titre, la Symphonie fantastique de Berlioz, ainsi qu’Harold en Italie, peuvent également être considérés comme des poèmes symphoniques avant la lettre.

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Compositrices

QUELQUES CHŒURS ÉCRITS PAR DES FEMMES

Vous êtes chef de chœur et vous voulez renouveler votre répertoire ? Voici pour vous une petite sélection de chœurs écrits par des femmes, qui valent largement les chœurs écrits par des hommes.

Vous êtes choriste ? Faites donc suivre cette liste à votre chef de chœur !

Hildegarde von Bingen : Ordo virtutum.

Cliquez sur Ordo virtutum

Barbara Strozzi : Premier livre de madrigaux.

Cliquez sur le 1er livre de madrigaux

Elisabeth Jacquet de la Guerre : Sémélé.

Cliquez sur Sémélé

Fanny Mendelssohn : Scène du deuxième Faust.

Cliquez sur la scène du Faust II

Clara Schumann : Abendfeier in Venedig.

Cliquez sur Abendfeier in Venedig

Clémence de Grandval : Messe.

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Mel Bonis : Le Cantique de Jean Racine.

smyth : Cliquez sur le Cantique de Jean Racine

Ethel Smyth : La Marche des femmes.

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Lili Boulanger : Hymne au soleil.

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Sophie Lacaze : O Sapientia.

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Compositeurs

Marc-Antoine CHARPENTIER (1643-1704)

Marc-Antoine Charpentier naît à Paris en 1643.

On connaît mal sa jeunesse, mais on sait qu’il a séjourné à Rome pendant trois ans au milieu des années 1660. Il étudie la musique auprès de Carissimi.

Au début des années 1670, Charpentier revient à Paris. Il est hébergé par Mademoiselle de Guise, héritière de la fortune familiale, et qui crée un foyer musical qu’elle veut de premier niveau.

Quand Lully et Molière cessent leur collaboration, Molière se tourne vers Charpentier pour lui écrire ses musiques de scène. Cette collaboration commence avec La Comtesse d’Escarbagnas (1671), et par une réécriture des parties musicales du Mariage forcé et durera jusqu’au Malade imaginaire, dernière pièce de Molière.

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Charpentier écrit aussi de la musique pour des pièces de Thomas Corneille et de Donneau de Visé.

Ne pouvant pas écrire d’opéras tant que Lully, qui en a le monopole, est vivant, c’est dans le domaine de la musique sacrée que Charpentier s’illustre particulièrement.

Messe à huit voix et huit violons et flûte (vers 1670-1673).

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Messe à quatre chœurs (vers 1670-1673).

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Te Deum.

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Les Leçons de ténèbres (1670-1673 puis 1687-1693).

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Charpentier introduit en France l’oratorio, forme musicale qu’il avait apprise auprès de son maître Carissimi. Judith sive Bethulia liberata (vers 1675).

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Vers 1680, Charpentier entre au service du Dauphin, pour la chapelle duquel il est compositeur de la musique sacrée. En 1681, Louis XIV entend sa musique, et n’en veut plus d’autres ! Charpentier écrit pour le dauphin la cantate Orphée descendant aux enfers.

En 1683, il se présente au concours pour le recrutement de sous-maîtres de la Chapelle royale, mais devant les méthodes de basse cour qu’il fallait employer, Charpentier se fait déclarer malade. Le roi lui accorde néanmoins une bourse en guise de compensation.

Charpentier écrit un opéra, Philomèle, dont la partition est perdue, et en 1684, opéra de chasse, Actéon.

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Pour mademoiselle de Guise, il écrit Les Arts florissants, un petit opéra en cinq scènes.

Cliquez sur les Arts Flo dans les Arts florissants

À la fin des années 1680, Charpentier devient directeur de la musique à l’église des Jésuites de Saint-Louis. En 1687, il écrit pour les élèves du collège jésuite Louis le grand Celse martyr, encore un opéra perdu. Il écrit un autre opéra, David et Jonathas, qui était joué en même temps qu’une pièce en latin, Saül.

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En 1693, Charpentier est enfin joué à l’opéra, avec la tragédie en musique Médée.

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En 1698, il est nommé maître de musique à la Sainte-Chapelle.

Marc-Antoine Charpentier meurt à Paris le 27 février 1704.

(Source principale : Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous la direction de Marcelle Benoit, Fayard, 1992.)

Divers

LES ANNIVERSAIRES DE 2025 – 3 – LES ŒUVRES QUE C’EST PAS DE L’OPÉRA

Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs et les compositrices » puis « les opéras« , voici maintenant « les œuvres classiques que c’est pas de l’opéra ».

Il y a 400 ans, en 1625, Heinrich Schütz composait ses Cantiones Sacrae.

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Il y a 250 sans, en 1775, Grétry écrit L’Arbre enchanté ou le Tuteur dupé, d’après Jean de la Fontaine.

1775, c’est aussi l’année où est censée se dérouler l’action de Capriccio, de Strauss, dans un château près de Paris.

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L’année 1825, il y a 200 ans donc, est particulièrement riche en création. Il faut dire qu’elle correspond à une période d’activité extraordinaire de Beethoven et de Schubert !

Pour Beethoven, c’est la création/échec du 12e quatuor, alors que la création du 15e quatuor est un vrai succès. Il ébauche aussi le 14e et commence à travailler à la 10e symphonie (!)

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Pour Schubert, 1825 est l’année où il succombe à la Walter Scott-mania, de cet écrivain écossais dont le romantisme a conquis toute l’Europe. Il écrit notamment sept lieder sur La Dame du Lac, les Ellens Gesang. Le troisième de ces lieder est particulièrement connu, puisqu’il s’agit de son Ave Maria ! Il commence sa dernière symphonie, la Grande Symphonie en Ut n°9. Sa réputation croît et ses sonates commencent à être publiées et jouées par les pianistes de son époque.

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En 1825, Berlioz prend des leçons auprès de Lesueur et fait créer sa Messe Solennelle.

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En 1825, Mendelssohn écrit son Octuor opus 20.

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Il y a 150 ans, en 1875, Moussorgski écrit le cycle Chants et danses de la mort.

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Pour Tchaïkovski, 1875 est l’année où il écrit son premier Concerto de piano, qu’il dédie à Hans von Bülow, et que ce dernier va jouer dans le monde entier. En 1875 encore, il écrit sa troisième Symphonie, et il reçoit une commande du Bolchoï : le ballet du Lac des Cygnes.

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En 1875, Grieg écrit pour le dramaturge Ibsen une musique de scène pour sa pièce Peer Gynt, sans doute sa partition la plus connue.

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Il y a 100 ans, en 1925, Albert Roussel écrit La Naissance de la lyre d’après Sophocle.

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Pour Gershwin, 1925 est l’année de son Concerto en fa.

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Il y a 50 ans, en 1975, Britten écrit sa cantate Phaedra.

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Divers

LES ANNIVERSAIRES DE 2025 – 2 – LES OPÉRAS

Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quels événements nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. « Les compositeurs et les compositrices » puis « les opéras », puis encore « les œuvres que c’est pas de l’opéra« .

Il y a 400 ans Francesca Caccini composait la Liberazione di Ruggiero dall’isola d’Alcina (la Libération de Roger de l’île d’Alcina). Cet opéra, le premier écrit par une femme, a été créé le 3 février 1625.

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Il y aura 350 ans en 1675 qu’avait lieu la création de Thésée de Lully, le 15 janvier 1675.

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Il y aura 300 ans le 13 février avait lieu la création de Rodelinda de Haendel.

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Il y a 250 ans ont eu lieu les créations de :

La Finta Giardinera de Mozart, le 13 janvier 1775.

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Il Re pastore de Mozart le 23 avril 1775.

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Il y aura 200 ans le 10 décembre avait lieu la création de La Dame blanche de Boïeldieu (1825).

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1825 est aussi l’année de la création de Guy Mannering (1825) de Louise Bertin, d’après Walter Scott.

Il y a 150 ans avait lieu la création de Carmen de Bizet, le 3 mars.

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Il y a 100 ans étaient créés :

le 21 mars, L’Enfant et les sortilèges de Ravel.

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le 14 décembre Wozzeck de Berg, à Vienne,

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le 18 décembre, L’affaire Makropoulos de Janacek à Brno.

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Il y a 50 ans étaient créés les Exercices de conversation et de diction françaises pour étudiants américains de Gérard Calvi, sur un texte d’Ionesco.

Le Pavillon au bord de la rivière de Betsy Jolas a été créé en juillet 1975.

Compositrices, Divers

LES ANNIVERSAIRES DE 2025 – 1 – LES COMPOSITEURS ET LES COMPOSITRICES

Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs et les compositrices » puis « les opéras« , puis encore « les œuvres que c’est pas de l’opéra« .

Il y a 300 ans le 24 octobre disparaissait Alessandro Scarlatti (1660–1725).

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Il y a 250 ans naissait, le 7 décembre, François-Adrien Boïeldieu.

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Il y a 200 ans disparaissait, le 7 mai, Antonio Salieri (1750-1825).

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C’était aussi le cas de son « frère jumeau », comme on l’appelait à l’époque, Arnoldo Poivrieri (1755-1825), mort le 1er avril.

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Toujours en 1825, mais le 25 octobre, naissait Johann Strauss II.

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Il y a 200 ans disparaissait, le 31 mai, Louise Farrenc.

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Trois jours plus tard, c’est son collègue Georges Bizet (1838–1875) qui disparaissait.

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Maurice Ravel (1875-1937), lui, a eu la bonne idée de naître le 7 mars, quatre jours après la création de Carmen de Bizet.

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Il y a 100 ans, le 26 mars 1925, naissait Pierre Boulez (1925-2016).

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Enfin, il y a 50 ans, le 9 août, disparaissait Dimitri Chostakovitch (1906–1975).

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Mythologie

DIANE

Diane sortant du bain, de Boucher

Dans la mythologie latine, Diane était la déesse de la chasse et de la lune, l’équivalente de l’Artémis grecque.

On trouve plusieurs évocations de Diane dans le domaine lyrique.

Diane était accompagnée de 80 nymphes, qui devaient observer une chasteté absolue.

Les Nymphes de Diane (1755) est un opéra-comique de Favart et Moulinghem.

On retrouve ces nymphes dans le ballet Sylvia, ou la nymphe de Diane, de Léo Delibes.

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Dans le livre II des Métamorphoses d’Ovide, l’auteur nous narre la mésaventure de Callisto, une de ces suivantes, violée par Jupiter. Quand Diane s’en aperçoit, elle chasse Callisto qui finit transformée en ourse par la jalouse Junon. Cette histoire a été mise en musique en 1651 par Cavalli.

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Au début d’Hippolyte et Aricie (1733) de Rameau, Diane et Amour se disputent pour savoir laquelle règne sur le cœur des hommes.

Cliquez sur le temple sacré de Diane

Rameau encore dans l’air « Les nymphes de Diane accompagnent Zéphyre en ces lieux ».

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Dans ses Métamorphoses, Ovide nous conte les malheurs du chasseur Actéon qui, ayant surpris Diane au bain, fut transformé en cerf par la déesse. Actéon a alors été dévoré par sa meute de chiens qui ne l’avaient pas reconnu. Actéon (1684) est un opéra de Marc-Antoine Charpentier.

Charpentier Actéon air de Diane

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Autre nymphe au service de Diane qui abandonne la déesse par amour, Procris quitte son service pour le beau Céphale. Pour se venger, Diane s’arrange pour que Céphale, victime d’un enchantement, tue Procris qu’il prend pour une bête furieuse. Cette légende a été plusieurs fois mise en musique, dont une par Grétry.

Cliquez sur les suivantes de Diane

Dans la version grecque, Endymion était l’amant de Séléné, dont il a eu 50 filles. Diane et Endimion est un opéra-comique de Piccinni. Cupidon, jaloux d’Endymion, cherche à les séparer.

Diane ou la Vengeance de Cupidon est un opéra de Keiser datant de 1712.

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Diane et l’amour (1802) est un opéra anacréontique d’Edelmann.

Dans Iphigénie en Tauride (1779) de Gluck, Iphigénie est envoyée en Tauride par Diane.

Dans l’Olympe hautement fantaisiste d’Orphée aux Enfers d’Offenbach, Diane est outrée que Jupiter ait transformé son amant en cerf.

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L’aspect lunaire de Diane (Séléné) est chanté par Gabriel Fauré dans l’Horizon chimérique, « Diane, Séléné ».

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Compositrices, Divers

LA SOLUCE DU CALENDRIER DE L’AVENT 2024

Voici le récapitulatif de mon calendrier de l’avent 2024, consacré aux compositrices :

Le 2 décembre : Hildegarde von Bingen, O Vis eternitatis.

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Le 3 décembre : Francesca Caccini, La liberazione di Ruggerio dall’isola d’Alcina « Ahi, Melissa ».

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Le 4 décembre : Barbara Strozzi, « Che si puo fare ».

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Le 5 décembre : Elisabeth Jacquet de la Guerre, Le Sommeil d’Ulysse, « La Tempête ».

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Le 6 décembre : Louise Farrenc, Sextuor.

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Le 7 décembre : Louise Bertin, Esmeralda, « Air des cloches ».

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Le 9 décembre : Fanny Mendelssohn Trio avec piano.

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Le 10 décembre : Clara Schumann, Abendfeier in Venedig.

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Le 11 décembre : Pauline Viardot, La chanson du pêcheur.

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Le 12 décembre : Clémence de Grandval, Mazeppa.

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Le 13 décembre : Augusta Holmès, Roland furieux.

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Le 14 décembre : Mel Bonis, Ave Maria.

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Le 16 décembre : Ethel Smyth, La Marche des femmes.

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Le 17 décembre : Germaine Tailleferre, Adagio.

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Le 18 décembre : Lili Boulanger, Du Fond de l’abîme.

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Le 19 décembre : Isabelle Aboulker, Douce et Barbe-Bleue.

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Le 20 décembre : Claire Renard, Orimita.

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Le 21 décembre : Kaija Saariaho, L’Amour de loin.

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Le 23 décembre : Zelda Ocarina, Symphony of the Goddesses.

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Le 24 décembre : Sophie Lacaze, O Sapientia.

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Et pour le 25 décembre, un bonus surprise mystère :

Vous ne croyez quand même pas que je vais vous dire ce qu’est le bonus surprise mystère ?
Mes opéras préférés, Mythologie

ORPHÉE AUX ENFERS, d’OFFENBACH (1858)

Orphée aux Enfers est un opéra-bouffe en 2 actes et 4 tableaux de Jacques Offenbach créé le 21 octobre 1858, sur un livret d’Hector Crémieux et Ludovic Halévy.

Le pitch : Orphée (un violoniste), et Eurydice se trompent l’un l’autre allègrement. Eurydice meurt, mais l’Opinion publique, sous la forme d’une mezzo-soprano, demande à Orphée d’aller la rechercher chez son amant Pluton, aux enfers.

Acte I : Eurydice s’apprête à retrouver le berger Aristée, son amant (Air : « La femme dont le cœur rêve »).

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Orphée arrive et lui fait une scène. Il a préparé un piège (Air : « Ah, c’est ainsi ! »). Aristée entre en scène (Air : Moi, je suis Aristée »), mais c’est Eurydice qui tombe dans le piège d’Orphée.

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Aristée reprend sa véritable forme. C’est Pluton, le dieu des enfers, et il emporte Eurydice chez lui (Air : « La mort m’apparaît souriante »).

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L’opinion publique intime à Orphée l’ordre d’aller rechercher sa femme en enfer (Air : « Viens, c’est l’honneur qui t’appelle »).

Sur le sommet de l’Olympe, Cupidon et Vénus rentrent au petit matin. Diane, elle, est outrée que Jupiter ait métamorphosé son amant Actéon en cerf. (Air : « Quand Diane descend dans la plaine ».)

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Junon, toujours soupçonneuse, pense que c’est son mari Jupiter qui a enlevé Eurydice, mais Mercure lui révèle que c’est Pluton le coupable (Air : « Et hop, et hop, place à Mercure »).

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Pluton arrive et cherche à calmer Jupiter. Alors que dans l’Olympe, les habitants commencent à se fâcher contre les frasques du dieu en chef (Chœur : « Aux armes, dieux et demi-dieux ».), Orphée arrive, en compagnie de l’Opinion publique. Jupiter ordonne à Pluton de relâcher Eurydice. Il décide de descendre lui-même en enfer pour contrôler la bonne exécution de son ordre.

Acte II : Eurydice s’ennuie aux Enfers. Styx cherche à la distraire, en lui contant son passé (Air : « Quand j’étais roi de Béotie »).

Cliquez sur Eurydice et Styx

Jupiter arrive et veut séduire Eurydice. Il est aidé par son fils Cupidon qui le transforme en mouche pour lui permettre d’approcher la jeune femme (Air et duo : « Il m’a semblé sur mon épaule »).

Cliquez sur Jupiter et Eurydice

Pluton organise une fête endiablée (Chœur : « Vive le vin, vive Pluton »).

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Eurydice entonne un hymne à Bacchus (Air : « J’ai vu le dieu Bacchus ».) Jupiter cherche à enlever Eurydice, mais Pluton l’en empêche. C’est le moment où Orphée, toujours accompagné de l’Opinion publique, vient rechercher Eurydice. Jupiter est obligé d’accepter, mais à une condition, qu’Orphée ne se retourne pas en sortant des enfers. Malheureusement, Orphée se retourne, et Jupiter décide de consacrer Eurydice à Bacchus. (Final : « Galop infernal ».)

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