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MON ANNÉE LYRIQUE 2024

J’étais hier soir au Théâtre des Champs-Élysées pour la dernière de Dialogue des Carmélites. Je peux à présent vous présenter un bilan de mon année lyrique 2024, année qui a été particulièrement riche.

Le 19 janvier Dracula de Pierre Henry (orchestré par Louati) à l’Opéra de Lille.

Le 20 janvier Notre-Dame de Paris de Plamondon – Cocciante au Zénith de Lille

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Le 4 février, Zémire et Azor de Grétry au Théâtre municipal de Tourcoing.

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Le 13 février, création de Beatrice di Tenda, de Bellini, à l’opéra Bastille.

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Le 3 mars, création française de l’Ange exterminateur, de Thomas Adès, à l’Opéra de Paris.

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Le 17 mars, Atys de Lully à l’Atelier lyrique de Tourcoing.

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Le 30 mars, une adaptation/trahison de la Esmeralda, de Louise Bertin, à Tours.

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Le 13 avril, Tristan und Isolde de Wagner à Lille.

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Le 28 avril, Médée de Charpentier au palais Garnier.

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Le 2 mai, The Turn of the Screw de Britten à Bruxelles.

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Le 21 mai, Don Quichotte de Massenet à Bastille.

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Le 24 mai, Les Ailes du désir de Louati à Tourcoing.

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Le 4 juin, l’épatante Chauve-Souris de Strauss, mise en scène par Laurent Pelly à Lille.

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Le 29 juin, l’Olimpiade de Vivaldi au Théâtre des Champs-Élysées (TCE).

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Le 10 octobre, les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, au Metropolitan Opera de New York.

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Le 16 octobre, Polifemo de Porpora à l’opéra de Lille.

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Le 6 décembre, David et Jonathas de Charpentier à l’opéra de Lille.

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Et enfin, le 12 décembre, Dialogue des Carmélites de Poulenc au TCE.

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NOTRE-DAME DE PARIS

La construction de la cathédrale Notre-Dame de Paris a commencé, sous l’impulsion de l’évêque Eudes de Sully, en 1163, et a duré environ deux siècles.

Dès l’origine, Eudes de Sully a souhaité que les cérémonies religieuses soient accompagnées de polyphonies, afin de rapprocher les fidèles de Dieu. On a ainsi pu parler du style musical dit « École Notre-Dame », se caractérisant par des polyphonies particulièrement raffinées. Un des maîtres de cette école était Pérotin.

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La cathédrale de Paris est un lieu hautement historique, Paris étant depuis des siècles le siège du pouvoir en France. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la cathédrale a servi à célébrer les victoires des rois ou les naissances de princes par des Te Deum ou par des Requiems pour les enterrements solennels. Écoutons le Requiem de Campra, qui a été maître de chapelle à Notre-Dame.

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Après les rois, l’empereur, et c’est à Notre-Dame de Paris que Napoléon Bonaparte s’est fait couronner par le pape le 2 décembre 1804. (Toute ressemblance avec un président de la République invitant le pape deux siècles plus tard pour célébrer la réouverture de la cathédrale ne saurait être que fortuite). Cette cérémonie du sacre était accompagnée d’une mise en musique de Lesueur.

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On ne peut pas parler de la musique à Notre-Dame de Paris sans parler des grandes orgues. Pendant la révolution; en 1793, Claude Balbastre compose cette Marche des Marseillois. Peut-être en reconnaîtrez-vous le thème.

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Après la révolution, la cathédrale se trouvait dans un triste état et on parlait de la démolir. Parmi les personnes qui ont œuvré à sa restauration figure Victor Hugo, qui en fait l’héroïne de son roman Notre-Dame de Paris. C’est dans ce même mouvement de sauvegarde que Prosper Mérimée confie à Viollet-le-Duc la restauration de la cathédrale. C’est Viollet-le-Duc qui ajoutera la célèbre flèche.

Par son ampleur, le roman de Victor Hugo Notre-Dame de Paris a suscité de nombreuses adaptations musicales, à commencer par La Esmeralda de Louise Bertin, le seul opéra tiré de l’œuvre de VH dont le livret a été écrit par le dramaturge lui-même.

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Ce même livret a servi au Russe Dargomijski, et plus près de nous la comédie musicale Notre-Dame de Paris a connu un très grand succès.

Cliquez sur le Temps des cathédrales

Le 15 avril 2019, un violent incendie a ravagé Notre-Dame de Paris, entraînant la chute de la flèche.

(Source principale : j’avais cet article en tête depuis cinq ans, mais la série récente de France Musique sur « Notre-Dame de Paris et la musique » m’a bien servi, je dois le reconnaître !)

Divers

LE CALENDRIER DE L’AVENT 2024

Il est une tradition d’offrir, quatre semaines avant Noël, des calendriers de l’avent, dont la durée dépend du jour de la semaine où tombe Noël. Il doit commencer un dimanche, quatre semaines avant cette fête. Noël tombant un mercredi en 2024, le calendrier de l’avent commence donc le dimanche 1er décembre.

Cliquez chaque jour sur la pastille pour découvrir une œuvre musicale.

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Cliquez sur le 21 décembre
Cliquez sur le 23 décembre
Cliquez sur le 24 décembre

Joyeux Noël à toutes zet à tous !

Cliquez sur le bonus surprise mystère de Noël (si vous le voulez)

Et pour avoir le récapitulatif de ce calendrier, c’est dans la soluce.

Divers, Religion

LE REQUIEM DE VERDI (1874)

Le Requiem de Verdi est certainement le plus opératique des requiems. Le chef d’orchestre Hans von Bülow ne s’y est pas trompé, qui l’a appelé son dernier opéra (à la date de sa création), tandis que G.-B. Shaw, jamais avare d’un bon mot, a déclaré que c’était son meilleur opéra.

À la mort de Rossini, le 13 novembre 1868, Verdi avait eu l’idée d’écrire une messe à la mémoire de son grand compatriote, messe qui aurait été composée par treize compositeurs italiens, Verdi se réservant le Libera me. Ce projet ne se réalisera pas, mais Verdi a écrit son Libera me dès 1869. La dernière pièce du Requiem se trouve donc être la première écrite.

Ce n’est qu’en 1873, à la mort du poète Manzoni, que l’idée d’écrire un Requiem refait surface chez Verdi. Il travaillera dessus de 1873 à 1874 et le Requiem sera créé le 22 mai 1874, pour le premier anniversaire de la mort de Manzoni, sous la direction de Verdi.

Le Requiem suit les sept mouvements traditionnels de ce genre d’œuvre.

Introït et Kyrie :

Cliquez sur l' »Introït et Kyrie »

Dies irae :

Cliquez sur le « Dies irae »

Offertorio :

Cliquez sur l' »Offertorio »

Sanctus :

Cliquez sur le « Sanctus »

Agnus Dei :

Cliquez sur l' »Agnus Dei »

Lux aeterna :

Cliquez sur le « Lux aeterna »

Libera me :

Cliquez sur le « Libera me »

(Source principale : la partition du Requiem, Carus éditions, 2012)

(P.S. pour information, je chanterai le Requiem de Verdi à Lille à la mi-mars 2025.)

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QUELQUES OPÉRAS QUEERS

Je vous parlais il n’y a guère de David et Jonathas, de Marc-Antoine Charpentier, en signalant qu’il s’agissait d’un opéra crypto-gay. Quels autres opéras peut-on qualifier de « queers » ?

Cliquez sur David et Jonathas

Dans Apollo et Hyacinthus, écrit par un Mozart âgé de 11 ans, Wolfgang Amadeus fait intervenir le dieu Apollon amoureux de Hyacinthe.

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Après avoir écrit deux opérettes sur des livrets de Verlaine, Fisch-Ton-Kan et Vaucochard et fils 1er, Chabrier récidive avec l’Étoile et son « Air du pal ».

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Dans les Aventures du roi Pausole, d’après Pierre Louÿs, Honegger fait apparaître Mirabelle, un personnage de travesti.

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À l’acte II de Lulu (1935), de Berg, la comtesse Geschwitz qui en pince pour la belle Lulu lui offre des fleurs, et l’invite à venir habillée en homme à un « bal de femmes ».

Dans Les Mamelles de Tirésias (1947) de Poulenc, d’après Apollinaire, le héros (ou l’héroïne) a connu les deux sexes puisque Thérèse, refusant de procréer, se métamorphose en homme, Tirésias.

Dans Billy Budd (1951) de Britten, l’action se passe sur un navire de la marine royale britannique pendant la guerre contre les Français, et les relations entre le capitaine Vere et le mousse Billy Budd sont pour le moins ambiguës.

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Britten va plus loin dans l’évocation de l’homosexualité avec Mort à Venise (1973), d’après Thomas Mann, qui nous parle de l’écrivain Aschenbach tombant amoureux d’un bel adolescent qu’il voit danser sur la plage.

Cliquez sur le bel adolescent

Dans Starmania (1978), de Berger, Marie-Jeanne la serveuse est amoureuse du beau Ziggy, malheureusement pour elle, ce n’est pas « un garçon comme les autres ».

Cliquez sur Marie-Jeanne

Après Trouble in Tahiti, Léonard Bernstein a écrit une suite : A quiet Place. Dans cette pièce, on voit évoluer un frère (Junior) et une sœur (Dede) qui vivent avec le même homme. Le comportement choquant de Junior pendant la cérémonie d’enterrement de leur mère va provoquer un scandale.

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Dans Like Flesh (2022) de Eldar, la Femme s’ennuie à côté de son mari le Forestier quand une Étudiante arrive, et lui fait découvrir à nouveau l’amour. Pour fusionner avec l’Étudiante, la Femme ira jusqu’à se métamorphoser en arbre.

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Sur le même sujet, vous pouvez également consulter le site Forum Opéra :

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UN VOYAGE AUX AMÉRIQUES

Vous avez peut-être remarqué une moindre présence de ma part sur WordPress. J’étais en effet parti aux États Unis pour deux semaines de ouacances.

Départ le 30 septembre pour Boston (U.S.A.)

3 octobre : Plymouth et le Mayflower, parc avec reconstitution de villages à l’ancienne (Angleterre et Natives).

4 octobre : visite de la récolte des cranberries et d’une réserve naturelle : « le bout du monde ». Quand les canneberges sont mûres, les paysans inondent les champs, coupent les tiges et les fruits, légers, remontent à la surface où il n’y a plus qu’à les ramasser.

Cliquez sur les cranberries

5 octobre : Noce d’une de nos nièces près de Boston (c’était un peu le prétexte de notre voyage aux États.)

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6 octobre :

7 octobre : de Boston à New York en train, arrêt à Providence

8 octobre : Central Parc + Lincoln Center (le Met)

Cliquez sur central Park (la nuit)

9 octobre : Visite guidée de Harlem avec un extraordinaire concert de Godspel.

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10 octobre : Central Park et les Contes d’Hoffman d’Offenbach au MET, le soir.

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11 octobre, dernière visite à Central Parc, toujours sous le soleil. Croisière autour de Manhattan.

12 octobre, départ, dernier contact avec les bruits de la ville qui caractérisent à certaines heures la grosse Pomme.

Cliquez sur les bruits de la ville

Divers, Religion

LES ORATORIOS DE HAYDN

Parmi les nombreuses œuvres de Josef Haydn, il en est que les choristes aiment particulièrement chanter. Il s’agit de ses oratorios, au nombre de quatre. L’oratorio est une forme musicale proche de l’opéra, mais les sujets en sont religieux ou tirés de la bible, et leurs caractères sacrés font qu’on ne peut les chanter dans un théâtre, et ils sont exécutés dans les églises. Au XVIIIe siècle, pendant la semaine sainte, les théâtres étaient fermés, et le public n’avait d’autre choix que de se rendre à l’église pour entendre de la musique. Haendel, qui était un peu filou, a essayé de faire passer son opéra Sémélé pour un oratorio, pour pouvoir le jouer pendant la semaine sainte, mais le public a bien vu que le sujet en était tiré de la mythologie grecque !

Le premier des oratorios de Haydn date de 1775, il s’agit du Retour de Tobie (Il Ritorno di Tobia) et est une œuvre de (relative) jeunesse.

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Vient ensuite Les sept dernières paroles du Christ en croix (Die sieben letzten Worte unseres Erlösers am Kreuze) (1786) dont le sujet est celui de la Passion.

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Dix ans après les sept paroles…, Haydn a écrit La Création (Die Schöpfung) 1796-1798 qui met en musique la Création du monde, d’après la Genèse. J’adore ce passage au début de l’œuvre où après une ouverture représentant le chaos originel, le chœur entre pianissimo, avant d’annoncer l’arrivée de la lumière sur un « Licht » majestueux !

Cliquez sur les lumières surgissant des ténèbres

Le dernier de ses oratorios est Les Saisons (Die Jahreszeiten) (1799-1801), qui est un oratorio profane célébrant le cycle des saisons.

Cliquez sur l’hiver
Cliquez sur le printemps
Cliquez sur l’été
Cliquez sur l’automne
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ILS OU ELLES ONT JOUÉ DU CLASSIQUE (9e SÉRIE)

Alors que certains chanteurs lyriques ne dédaignent pas chanter de la chanson dite de variété, le contraire est aussi vrai, et certains chanteurs ou interprètes de variété ne dédaignent pas interpréter des airs dits classiques. Après la huitième série de ces airs, en voici donc une nouvelle.

Kathleen Battle et Winton Marsialis dans J.-S. Bach :

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Le chanteur néerlandais Dave dans l’ouverture de Tannhaüser de Wagner.

Cliquez sur la splendeur du jour

La chanteuse libanaise Fairouz rendant hommage à sa ville, Beyrouth, dans Li Beirut, sur le Concerto de Aranjuez, de Rodrigo.

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Sylvie Vartan interprétant une Valse de Chopin dans le Silence.

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Raymond Devos interprète Poète et paysan.

Cliquez sur Raymond Devos

Et si voulez une nouvelle série, cliquez donc sur la dixième.

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NEUF CENTIÈME ARTICLE DU BLOG

Cet article est le 900e que je publie sur mon blog consacré, de manière très ouverte, à la musique et à la littérature !

À ce jour, vous avez été plus de 123 000 visiteurs cumulés, venus de 159 pays, pour regarder plus de 200 000 vues sur ce blog, en presque six ans et demi.

J’ai consacré 145 billets à mes opéras préférés, de l’Orfeo (1607) de Monteverdi aux Ailes du Désir (2023) de Louati, ou d’Adrienne Lecouvreur de Cilea à Zoroastre de Rameau.

monteverdi orfeo savallCliquez sur l’acte de naissance de l’Opéra

Le plus regardé est toujours celui consacré aux Contes d’Hoffmann d’Offenbach, suivi par Jules César en Égypte de Haendel.

barcarolleCliquez sur l’image

J’ai également consacré 91 billets à des compositeurs, dont 18 à des compositrices, de Hildegarde von Bingen à Othman Louati. Le compositeur qui vous a le plus intéressé reste Franz Schubert. 57 de ces compositeurs ou compositrices ont été sélectionnés pour mon premier livre « Compositeurs et compositrices », que je vous conseille d’acheter si ce n’est pas déjà fait.

couverture-du-livre-image

Une autre catégorie pour laquelle j’ai créé un métabillet vous permettant de vous y retrouver facilement est celle des écrivains liés au monde de l’opéra ou de la musique. Il y a à ce jour 63 écrivains passés à ma moulinette, de Homère à Echenoz, le plus consulté étant celui consacré à Victor Hugo. Une cinquantaine d’entre eux feront l’objet de mon second opus Dramaturges, écrivains et librettistes, livre qui devrait sortir prochainement.

Voilà, il y a encore bien d’autres catégories, consacrées à l’histoire, au cinéma, à la nature, à la bande dessinée, à la poésie, à l’OuLiPo, au dessin animé… Une de mes (petites) joies est l’accueil réservé à mes fantaisies sur le nom de Mallarmé (Mallarmuche pour les intimes 🙂), qui cumulent à ce jour plus de 4 800 vues !

Dans ces catégories moins conventionnelles, les billets les plus regardés sont « les sept péchés capitaux – 5 – la Jalousie » « Des opéras pour les enfants« , « ils ou elles ont écrit des Ave Maria » et « les voix (la tessiture)« .

Fin 2020, j’ai commencé une nouvelle série sur l’emploi de musique classique par les réclamiers et, à ma grande surprise, cette série marche très fort puisque le premier billet, toutes catégories confondues, est celui qui vient en tête avec déjà plus de 4 600 vues !

Une des vidéos les plus regardées (si j’excepte les réclames) est Camille jouant les quatre Saisons de Vivaldi.

Vivaldi les 4 saisons l'étéCliquez sur Camille

Elle est suivie de près par l’Ave Maria de Bach chanté par Maria Callas, et l’Ave Maria de Rachmaninov.

Rachmaninoff Ave MariaCliquez sur l’Ave Maria de Rachmaninov

Voilà, j’espère que vous serez encore nombreux à venir partager ma curiosité pour tous ces thèmes qui gravitent autour de la musique et de la littérature !

Et pour finir ce billet, une de mes vidéos préférées, l’arbre phylogénétique de l’opéra !

C’est tout pour aujourd’hui. Si vous aimez la musique et la littérature, parlez de mon blog à vos amis, et si vous n’aimez pas, parlez-en à ceux ceux que vous n’aimez pas !

Divers, Nature, Sciences

MUSIQUE ET MATHÉMATIQUES – 1 – L’HARMONIE : LES ACCORDS ET LES GAMMES

Dans l’antiquité, à l’époque de Pythagore, la musique était une branche des mathématiques. Et la musique était harmonieuse parce qu’elle était mathématique !

Pythagore semble être le premier à avoir théorisé le rapport entre la longueur d’une corde que l’on fait vibrer, et la hauteur du son qu’elle émet en vibrant, sa fréquence. Pour étudier ce phénomène, les pythagoriciens ont inventé un instrument, le monocorde, soit une boîte (de résonance) et une corde dont on pouvait faire varier la longueur tout en la pinçant.

(merci France Musique pour l’image)

Et là, banco ! si on appuie sur le milieu de la corde, on obtient un son plus aigu, mais étrangement harmonieux par rapport au son d’origine. Normal, on joue l’octave, soit une note qui vibre exactement au double de la fréquence originale. Vous pouvez faire l’expérience vous-même si vous avez une guitare, mais un simple élastique tendu entre deux points peut aussi faire l’affaire.

Si vous fixez votre point au quart de la corde, vous obtiendrez encore une note plus aiguë, l’octave de l’octave, soit une note qui vibre quatre fois plus vite que l’originale.

Jusqu’ici, j’ai résonné, avec les pythagoriciens, comme si la note vibrait avec une fréquence pure, une fréquence unique (par exemple, dans notre système musical actuel, la convention que le la des musiciens soit fixé à 440 hertz. Mais dans la nature, les choses sont plus compliquées, et un corps qui vibre le fait avec sa fréquence propre, dite fondamentale, mais aussi avec plein de fréquences supplémentaires, telles que la tierce ou la quinte.

La tierce (majeure) est la note qui vibre avec un rapport de 5/4 par rapport à la fondamentale. La quinte est une note qui vibre avec un rapport de 3/2 par rapport à la fondamentale. On la trouve très facilement en appuyant notre corde ou notre élastique au 2/3 de sa longueur.

En jouant la fondamentale, la tierce majeure et la quinte, on obtient un accord dit parfait. Comme il est naturellement présent dans tous les corps vibrants, nos oreilles sont habituées à l’entendre, même si on n’a aucune connaissance de la musique. On l’entend partout dans la nature, et donc, il nous semble naturel. Beaucoup de musiques, savantes ou populaires, sont bâties sur un tel accord.

Pythagore et ses élèves avaient également trouvé la quarte, soit la note que l’on obtient en appuyant au 3/4 de notre corde vibrante. À partir de ces notes de base, et avec l’aide du calcul des rapports (rappelons que Pythagore était un des plus grands mathématiciens de son époque), ils ont déduit la gamme, constituée de douze notes permettant d’aller d’une fondamentale à son octave. Ainsi, dans la notation musicale telle qu’on l’apprend à l’école, on arrive à cette gamme en do majeur, composée de 6 tons, ou douze 1/2 tons.

(ici : do – ré = un ton, ré -mi = un ton, mi – fa = 1/2 ton, fa – sol = un ton, sol – la = un ton, la – si = un ton et si – do = 1/2 ton).

Cliquez et chantez la gamme avec Julie Andrews

Les choses évoluèrent peu pendant plusieurs siècles, et il faudra que Descartes se penche sur le problème des résonances et de l’harmonie dans son Musicae compendium. Ce livre inspirera Rameau qui achèvera de théoriser les rapports entre la fréquence fondamentaloe d’une corde qui vibre et ses différents harmoniques dans son Traité de l’Harmonie réduite à ses principes naturels. Il y écrit « La musique est une science physico-mathématique; le son en est l’objet et les rapports trouvés entre différents sons en sont l’objet mathématique. Sa fin est de plaire et d’exciter en nous diverses passions. »

Je vous disais plus haut qu’on trouvait ces accords et ces harmonies parfaites dans beaucoup d’œuvres. Je vous propose ici le motet de J.-S. Bach Lobet den Herrn, alle Heiden, qui commence par une belle montée « fondamentale, tierce, quinte, octave » sur o-o-o-o (avant de se compliquer un peu) !

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Le triton, ou diabolus in musica, est composé de trois tons entiers. Il a longtemps été interdit, car étant la musique du diable. Bien entendu, ce tabou a disparu avec le temps et on trouve un très bel exemple de triton dans l’air « Maria » de West Side Story de Bernstein.

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Les accords « de base » ont été pendant des siècles les seuls recommandés pour l’écriture de la musique, mais au fil du temps, et l’oreille des musiciens s’accoutumant à ces accords, les plus audacieux des compositeurs se sont lancés dans leurs œuvres sur des accords auparavant interdits, car jugés trop dissonants. Il semblerait que ce soit Liszt qui ce soit le premier débarrassé du corset de la tonalité, dans sa bagatelle appelée, justement, « sans tonalité », c’est-à-dire qu’il n’y a plus dans cette œuvre de note de référence, de fondamentale, sur laquelle toutes les autres notes s’appuient. Vingt ans après Liszt, le Viennois Arnold Schönberg théorisera cette égalité entre les douze sons de la gamme, en créant le dodécaphonisme (dodéca = 12).

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(Source : même si cela fait longtemps que j’ai envie d’écrire sur ce thème Musique et mathématiques, je dois mentionner ici la série de podcasts que France Musique diffuse cet été.)

Retrouvez ici le deuxième article sur les mathématiques et la musique, consacré à la mesure et à la décomposition du temps.