Il est une tradition d’offrir, quatre semaines avant Noël, des calendriers de l’avent, dont la durée dépend du jour de la semaine où tombe Noël. Il doit commencer un dimanche, quatre semaines avant cette fête. Noël tombant un jeudi en 2025, le calendrier de l’avent commence donc le dimanche 30 novembre.
La Sicile est une île italienne dont la capitale est Palerme. L’excellent site vexillologique de John Duff nous apprend que son drapeau représente une tête de Gorgone entourée de trois épis de blé et de 3 jambes.
Parmi les compositeurs nés en Sicile figure Alessandro Scarlatti (1660-1725).
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Plus près de nous, Vincenzo Bellini (1801-1835) est né à Catane, en Sicile.
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La sicilienne est une danse au caractère bucolique.
Le ténor français Roberto Alagna est d’origine sicilienne. Un de ses albums est titré le Sicilien.
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Verdi a écrit pour l’Opéra de Paris les Vêpres siciliennes en 1855. Historiquement, il s’agit d’un soulèvement des Siciliens contre l’occupant français en 1282.
De nombreux compositeurs ont composé des trilogies, soit un ensemble de trois œuvres liées entre elles par un point commun, dates de composition, sujet ou librettiste.
Par exemple, pour Mozart, on parle souvent de la trilogie Mozart / Da Ponte. Il s’agit des trois opéras que Mozart a composés sur des livrets de Lorenzo da Ponte, à savoir Les Noces de Figaro (1786), Don Giovanni (1787) et Cosi fan Tutte (1789). Trois chefs-d’œuvre en quatre ans.
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Quelques années plus tard, Donizetti écrira ce que l’on appelle la trilogie des Tudors, d’après les heurs et malheurs de la famille royale anglaise : Anna Bolena (1830), Maria Stuarda (1834), et Roberto Devereux (1838).
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Ce que l’on appelle la trilogie de Verdi correspond à Rigoletto (1851), La Traviata (1853) et Le Trouvère (1853). Trois chefs-d’œuvre en trois ans, Mozart est battu !
Enfin, Puccini a écrit ce que l’on appelle son triptyque (il Trittico), à savoir un ensemble de trois pièces en un acte : Il Tabarro, Suor Angelica et Gianni Schicchi en 1918.
Compositeur de l’intime, même son Requiem est doux et apaisé, Gabriel Fauré a écrit beaucoup de mélodies. Ses huit premiers opus sont d’ailleurs des recueils de mélodies.
Je vous propose donc ici une petite sélection de ces mélodies, un genre qu’il affectionnait et qu’il a pratiqué tout au long de sa carrière.
L’Opus 1 contient, « le Papillon et la Fleur », sur un poème de Victor Hugo, et « Mai ».
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L’Opus 4 contient « le Lamento du pêcheur », un texte de Théophile Gautier retenu par Berlioz dans ses Nuits d’été.
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L’Opus 5 contient « Chant d’automne », sur un poème de Charles Baudelaire.
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L’Opus 7 contient le fameux « Après un rêve ».
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L’Opus 39 contient « les Roses d’Ispahan ».
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L’Opus 46 contient son fameux « Clair de lune », sur un poème de Paul Verlaine.
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L’Opus 51 contient « au Cimetière », un autre poème de Gautier retenu par Hector Berlioz dans ses Nuits d’été.
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L’Opus 61, la bonne Chanson, est un recueil de 9 mélodies sur des textes de Paul Verlaine.
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Enfin, un de ses tout derniers ouvrages, l’Opus 118 intitulé l’Horizon chimérique, est un cycle de mélodies sur des poèmes de Jean de la Ville de Mirmont.
Vous connaissez mon intérêt pour les compositrices, aussi quand Françoise Objois m’a parlé de la conférence d’Anne Ibos-Augé sur « les femmes et la musique au Moyen Âge », je n’ai pas pu ne pas y assister. Son livre, divisé en trois parties, est une mine d’informations sur le moyen-âge.
I – Les actrices du monde religieux.
I.1 – la moniale
Herrade de Hohenburg (vers 1125-1195), abbesse du couvent de Hohenburg sur le mont Sainte-Odile. Elle a écrit l’Hortus deliciarum (le Jardin des délices), soit 45000 vers, 67 poèmes lyriques dont 12 notés musicalement, 400 images. C’est une compilation de textes divers, destinée à l’éducation des moniales.
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Organisation de la musique dans les couvents : il s’agissait essentiellement de psaumes et d’hymnes. La cantrix dirigeait le chœur, apprenait à chanter à ses consœurs, mais aussi à lire et écrire la musique.
De cette époque, le Codex de Las Huelgas (XIIIe siècle) est probablement la plus importante source de polyphonies féminines. Planctus o monialis concio.
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I.2 – la béguine
Les béguines étaient des femmes qui vivaient en marge de la société, sans avoir nécessairement prononcé de vœux religieux.
Parmi elles, Hadewijch d’Anvers (première moitié du XIIIe siècle) est une poétesse et, peut-être, compositrice brabançonne. Elle connaissait la poésie courtoise française. À côté de ses 45 poèmes, Hadewijch a écrit 14 visions, ainsi que des lettres. Les Visions (mystiques) figurent un parcours initiatique la menant vers le Christ rédempteur, largement musicales. Vers la fin du XIIIe siècle, les béguines peuvent être payées pour chanter, notamment lors des messes d’enterrement.
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I.3 – la mystique
La plus connue des musiciennes du moyen âge est certainement Hildegarde de Bingen qui a écrit trois livres de « visions », le Scivias écrit en 1151, le Liber vitae meritorium, écrit entre 1158 et 1163, et le Liber divinorum operum écrit à partir de 1158. Dans ces visions, inspirées par l’Esprit-Saint, Hildegarde s’exprime notamment sur « l’essence divine de la musique et sur ses trois principales fonctions : se rappeler la voix d’Adam avant la chute, susciter la dévotion grâce à la beauté, se pénétrer des chants de Dieu » (Page 63).
Dans sa Symphonia armonie celestium revelationum, ses compositions musicales louent la Sainte Trinité, la vierge Marie, les Vierges, les Veuves et les Innocents. Hildegarde est aussi l’autrice du premier drame liturgique, l’Ordo virtutum (Page 65).
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Page 71 Voir en musique. Anne Ibos-Augé nous explique comment la musique peut être un préambule à la vision, la musique « déclenchant » ces visions. Mais la vision déclenchée, la mystique peut entendre de la musique à l’intérieur de cette vision.
I.4 – la copiste
Dans ce chapitre, l’organisation des ateliers de copie est détaillée, ainsi que la fabrication des encres ou des parchemins. On y apprend la différence entre écrire (un texte) et noter ce texte, c’est çà dire mettre des notes sous le texte pour pouvoir le chanter.
Suit une description de la notation musicale au moyen-âge (page 90).
J’évoquais il n’y a guère les marches musicales, en citant notamment les marches funèbres. Si celle de Chopin est probablement la plus célèbre, il en existe quelques autres également très intéressantes. En voici une petite sélection.
Ainsi, Henry Purcell a composé cette musique pour l’enterrement de la reine Mary.
Ayant récemment vu sur ARTE la très belle mise en scène de Cédric Klapisch pour La Flûte enchantée de Mozart, je me suis rendu compte que, dans la caractérisation des différents personnages, on pouvait reconnaître les sept péchés capitaux.
L’orgueil est un des défauts (léger) de l’oiseleur Papageno qui, au début de l’histoire, se vante d’avoir tué le serpent qui menaçait le prince Tamino. Dans ce premier air, on peut aussi entendre un éloge de la paresse.
Cliquez sur l’incarnation de l’orgueil et de la paresse
Je n’ai pas trouvé dans cet opéra d’incarnation de la gourmandise, tout juste peut-on signaler le besoin de boire de Papageno au second acte, avant qu’il ne rencontre sa Papagena qui va lui donner à boire.
La luxure est représentée par Monostatos, l’esclave de la reine de la nuit qui ne pense qu’à assouvir son désir pour la pauvre Pamina.
Cliquez sur l’incarnation de la luxure
Je n’ai pas trouvé dans la Flûte d’incarnation de l’avarice. À la limite, on peut considérer que la haine de la reine de la nuit pour Sarastro vient du fait qu’il a gardé pour lui le cercle sacré d’Isis, qu’il destine aux initiés. Ceci peut également être considéré comme de la jalousie. Décidément, cette reine a tous les défauts.
La colère de la reine de la nuit s’exprime dans un des airs les plus célèbres de la Flûte enchantée, « Der Hölle Rache ».
En effet, Napoléon III avait décidé de lancer une nouvelle salle d’opéra à Paris en lançant un concours d’architecture en 1860. C’est l’architecte Charles Garnier qui emporte ce concours, avec un bâtiment propre à célébrer les fastes de l’empire. Mais les travaux ont duré quinze ans, avec notamment une interruption pendant la guerre de 1870. Quand le palais Garnier est inauguré en 1875, Napoléon III n’est plus empereur des Français, et c’est le président de la République, Mac-Mahon, qui inaugure la nouvelle salle le 5 janvier 1875.
Le GOf n’a pas survécu à la guerre et à la Commune de Paris, et c’est avec des œuvres comme Henry VIII (1883) de Saint-Saëns ou le Cid de Massenet (1885) qu’on renouvelle le répertoire.
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Pourtant, malgré le sentiment anti-allemand dû à la défaite de 1870, les opéras de Wagner entrent au répertoire avec succès. Sans doute l’ouverture du Festspielhaus de Bayreuth en 1876 et la création de la Tétralogie y sont-elles pour quelque chose. En 1891, l’Opéra monte donc Lohengrin. Le site de l’Opéra de Paris nous indique qu’entre 1908 et 1914, les productions wagnériennes représentent le quart des spectacles !
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En 1914, l’Opéra a un nouveau directeur, Jacques Rouché, qui modernise les spectacles, en montant en 31 ans 170 œuvres nouvelles, dont plus de 120 créations. Pour la danse, il fait venir les Ballets russes et, après la mort de Diaghilev, engage Serge Lifar pour diriger le Ballet.
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Pourtant, malgré les efforts de Rouché, l’Opéra est toujours déficitaire, et Rouché menace de démissionner. L’arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936, et la faillite de l’Opéra-Comique la même année, aboutit à la mise en place d’un établissement public, la Réunion des Théâtres lyriques nationaux (RTLN) en 1939. L’Opéra-Comique est officiellement rattaché à l’Opéra de Paris, qui dispose désormais de deux salles.
En 1936, on crée Œdipe, de Georges Enesco, qui est tout de suite reconnu comme une œuvre majeure du XXe siècle.
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Retrouvez ici la suite des aventures formidables de l’Opéra de Paris.
Nous avions laissé notre ami l’Opéra de Paris aux mains de Gluck, qui voulait réformer l’art de l’opéra, en resserrant les liens entre texte et musique, et en redonnant un rôle important aux chœurs, pour se rapprocher de la tragédie grecque. Pour autant, il a dû composer avec une tradition qui s’était instaurée au cours du XVIIIe siècle, à savoir la reprise des anciens succès, notamment de Lully. C’est ainsi qu’en 1777, il écrit un Armide sur le même livret que celui de Lully paru un siècle plus tôt.
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Mais bientôt, un vent de réformes va souffler sur la société française, et l’opéra va traiter de nouveaux sujets. Ainsi, en 1787, Beaumarchais écrit celui de Tarare, qui sera mis en musique par Salieri. Malgré le succès de Tarare, les finances de l’Académie sont toujours menacées, et Viotti produit un mémoire où il se demande s’il est raisonnable pour l’état d’entretenir un établissement qui produit ainsi les déficits. Il propose de racheter le privilège royal. En 1790, Louis XVI confie les destinées de l’Opéra à la ville de Paris.
Las, le 13 janvier 1791 est promulguée une loi sur la liberté des théâtres, mettant fin aux privilèges royaux, et permettant l’ouverture de nombreux établissements. L’Opéra est ouvert à la concurrence ! Le premier gouvernement révolutionnaire pensera qu’il faut sauver l’Opéra et faire perdurer cette institution. Pendant la Terreur, un décret de 1793 met en place un contrôle strict des pièces jouées, privilégiant les sujets « patriotiques », et les ballets disparaissent de la programmation.
En 1802, Napoléon Bonaparte met la main sur l’Opéra et son organisation. S’il supervise tout en personne, il attribue des moyens importants à l’institution, conscient qu’il est d’avoir un outil de propagande à sa disposition.
Après la chute de Napoléon 1er, la Restauration restaure le fonctionnement de l’Opéra tel qu’il existait en 1780.
Le 13 février 1820, le duc de Berry, le dernier descendant mâle de la dynastie des Bourbons, est assassiné à la sortie de l’Opéra, qui se trouvait à l’époque rue Richelieu. La salle de la rue Richelieu est alors définitivement fermée et Louis XVIII demande la construction d’une salle provisoire pour la remplacer. En attendant la construction de cette salle, les représentations auront lieu salle Favart, qui abritait le Théâtre-Italien. L’Académie royale de musique ne restera à Favart qu’un an, avant de s’installer (très provisoirement) salle Louvois. En juin 1821, les locaux de la rue le Peletier sont enfin prêts et l’Opéra s’y installe durablement.
À la fin des années 1820, le prestige de l’Opéra de Paris devient européen avec l’apparition du GOf (Grand Opéra à la française). Dès lors, et pour environ 40 ans, tout compositeur devra se faire jouer et reconnaître à Paris.
En effet, l’Opéra de Paris confie à Auber la composition d’un opéra en cinq actes. Ce sera La Muette de Portici (1828), qui sera un triomphe et fondera les bases d’un nouveau genre, le Grand Opéra à la française (le GOf).
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La monarchie de Juillet (1830) confie la direction de l’Opéra à Veron, véritable entrepreneur qui, en échange d’une subvention, est responsable sur ses fonds propres de l’équilibre budgétaire de l’établissement. Véron fera de l’Opéra un lieu de prestige européen. Après Rossini, qui y créera en 1829 Guillaume Tell, Meyerbeer crée en 1831 Robert le Diable, sur un livret d’Eugène Scribe, le librettiste à la mode.
La collaboration de Scribe et Meyerbeer débute donc avec Robert le Diable, qui est un véritable triomphe. Cette œuvre est considérée, avec la Muette de Portici, comme à l’origine du Grand Opéra à la française (le GOf), un genre nouveau caractérisé par un drame bâti sur une trame historique, avec des décors grandioses et un ballet obligatoire.
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Cinq ans après Robert le Diable, ils produiront Les Huguenots (1836) qui sera un nouveau succès triomphal.
Cliquez sur Marguerite de Valois
Toujours en 1836, Louise Bertin compose pour l’Académie royale de musique son œuvre la plus marquante, laEsmeralda, d’après Notre-Dame de Paris, dont le livret est rédigé par Victor Hugo lui-même (c’est le seul livret d’opéra que composera VH le poète). Hélas, la situation et les querelles politiques font que cette œuvre tombe rapidement, non pas pour des raisons musicales, mais par hostilité envers Louis Bertin et les positions politiques conservatrices qu’il défendait dans son Journal des débats.
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En 1838, c’est Donizetti qui, las du manque de reconnaissance et de la censure qui sévissait en Italie, part s’installer à Paris, capitale européenne de l’art lyrique.
Malheureusement, les successeurs de Veron sont moins habiles pour gérer l’Opéra, qui est à nouveau acculé à la faillite. Devant cette nouvelle ère de déficit, l’empereur Napoléon III décide de revenir à une organisation administrative voisine de celle choisie par son grand-père Napoléon Ier.
Il fait monter à Paris Tannhaüser de Wagner en 1861. Pour répondre au cahier des charges du GOf, Wagner devait introduire une scène de ballet. Wagner place cette scène entre l’ouverture et le premier acte, scène représentant une bacchanale chez Vénus. Mais les membres du Jockey Club qui avaient l’habitude d’arriver au deuxième acte, après avoir soupé, sont furieux de ne pas voir leurs petites amies du ballet danser, et montent une cabale contre lui, et font chuter l’œuvre.
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Verdi, lui, écrit pour l’Opéra de Paris les Vêpres siciliennes en 1855, sur un livret de Scribe, et Don Carlos en 1867. Le demi-échec de Don Carlos marquera la fin de la période glorieuse du GOf, d’autant que la défaite de 1870 ne fera rien pour redorer le blason français.
En 1860, Napoléon III décide la construction d’un nouvel opéra et lance le concours du « Nouvel Opéra », qui sera remporté par Charles Garnier, qui proposera un écrin pour les fastes de l’empire.
La palais Garnier sera inauguré le 5 janvier 1875, et vous pouvez le visiter virtuellement en cliquant sur le lien suivant (c’est magnifique !).
Georg Friedrich Haendel (1685-1756) était l’invité d’honneur des Soirées baroques de Monflanquin de 2025, avec l’Anthem for the Funeral of Queen Caroline, une œuvre composée à l’occasion de la mort de son amie d’enfance, la reine Caroline.
Parmi les concerts programmés lors de ce festival figurait un « Haendel et ses contemporains » qui a pu laisser sur leur faim certains spectateurs il n’y avait pas beaucoup de contemporains de Haendel au programme). Alors, qui étaient les compositrices et compositeurs contemporains de Haendel ?
Un peu plus âgée que Haendel, on trouve d’abord la compositrice française Élisabeth Jacquet de la Guerre (1668-1729). Elle sera la première compositrice a écrire pour l’Académie royale de musique, l’actuel Opéra de Paris.
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À Hambourg, Haendel avait eu l’occasion de rencontrer Giovanni Bononcini (1670-1747). Il le retrouvera quelques années plus tard à Londres, où ils seront à la fois rivaux et collègues (ils collaboreront pour l’écriture de l’opéra Muzio Scevole.)
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Antonio Caldara (1670-1736) était un compositeur vénitien qui a eu l’occasion de rencontrer Haendel à Rome en 1708.
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Le Vénitien Tomaso Albinoni (1671-1751) est l’auteur d’un grand nombre d’opéras, presque tous disparus aujourd’hui. Son œuvre la plus célèbre, l’Adagio, a en réalité été composée par Remo Giazotto, un musicologue spécialiste d’Albinoni.
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Reinhard Keiser (1674-1739) était un compositeur et chef d’orchestre. Il dirige l’opéra de Hambourg de 1703 à 1709, dans l’orchestre duquel le jeune Haendel a travaillé (en 1703) comme violoniste et claveciniste. En 1712, il écrit une Brockes-Passion, tout comme le fera Haendel en 1719.
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L’Italien Antonio Vivaldi (1678-1741) partageait cette année l’affiche des deux concerts finaux du festival de Monflanqin, avec son fameux Gloria. Haendel et Vivaldi ont vécu à Venise en même temps. S’y sont-ils rencontrés ?
Pendant ce temps en Bohème vivait le très intéressant Jan Dismas Zelenka (1679-1745).
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Gerog Philip Telemann (1681-1767) rencontre Haendel en 1701 à Halle, et les deux hommes resteront amis.
Jean-Sébastien Bach (1685-1750) était l’exact contemporain de Haendel. En 1702, les deux hommes résidaient à Halle. S’y sont-ils rencontrés ? Devenus aveugles tous les deux à la fin de leur vie, ils ont été opérés par le même chirurgien, et tous les deux sont morts aujourd’hui. Cherchez le coupable !
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Domenico Scarlatti (1685-1757) est l’exact contemporain de Haendel. Fils d’Allessandro Scarlatti, compositeur napolitain d’opéra, son œuvre est principalement consacrée au clavecin, avec 555 sonates à son actif.
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Né un an après Haendel, son « rival » Nicola Porpora (1686-1768) . En 1710, Porpora est appelé à Rome pour écrire l’opéra Berenice. Haendel, qui était à Rome à cette même époque, en loue les qualités musicales. En 1729, Porpora est invité à Londres par la compagnie Opera of the Nobility, rivale de la Royal Academy of Music de Haendel. Il fait alors venir son ami Farinelli à Londres. Pour la scène londonienne, Porpora compose 5 opéras, dont Polifemo (1735), sur un sujet que Haendel avait mis en musique en 1732.
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L’Allemand Johann Adolph Hasse (1699-1783) a écrit des opéras pour Naples, où il travaille avec Porpora, Dresde et Vienne. Les concurrents de Haendel cherchent à le faire venir à Londres, mais c’est sans sa présence qu’est créé dans cette ville Artaserse, sous la direction de Porpora.
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L’Italien Baldassare Galupppi (1706 – 1785) prendra la succession de Haendel à Londres, où il se rendra en 1741. Il y restera deux ans, y composant trois opéras. À cette époque, Haendel avait arrêté sa production d’opéras pour se consacrer à de la musique religieuse. L’oratorio Le Messie date précisément de 1741.
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Jean-Baptise Pergolèse (1710-1736), qui fait partie des compositeurs morts très jeunes, a composé outre un fameux Stabat Mater, une dizaine d’opéras dont la Servante maîtresse (la Serva padronna) en 1733. C’est à l’occasion d’une représentation de cette oeuvre à Paris en 1752 qu’a éclaté la fameuse Querelle des Bouffons entre Rameau et Rousseau, entre les défenseurs des styles français et italiens.
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Johann Georg Reutter (1708-1772) était un élève de Caldara, ayant travaillé essentiellement à Vienne, avec l’inévitable voyage à Venise et à Rome.
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