Ce mois-ci, l’Agenda Ironique s’en revient chez Jérôme (Carnets paresseux), qui nous propose de souhaiter un joyeux anniversaire à l’Agenda Ironique qui est né il y a tout pile onze ans.
Le hasard calendulaire ne fait pas toujours bien les choses. Ainsi du malheureux Serge Prokofiev qui a eu le mauvais goût de mourir le même jour de 1953 que Staline. La couverture médiatique de la mort du dirigeant soviétique a fait passer sous silence la disparition du compositeur ukrainien.
Prokofiev, qui a mis sa musique au service de Sergeï Eisenstein, n’a pu le faire pour Octobre, film qui datant de 1928 était muet. Il s’est rattrapé avec sa cantate Octobre écrite pour le 40e anniversaire de la révolution d’Octobre.
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Ceux qui ont lu Je me souviens de Georges Perec se souviennent peut-être qu’il nous rappelle que la violoniste Ginette Neveu est morte dans le même accident d’avion que le boxeur Marcel Cerdan, en 1949. C’est peut-être pour ça que le grand public a ignoré la mort de la célèbre violoniste.
Cliquez sur la célèbre violoniste dont la mort a été occultée par un non moins célèbre boxeur
Et à propos de Cerdan, Edith Piaf est morte le même jour d’octobre que Jean Cocteau. C’est peut-être pour ça que le grand public a ignoré la mort du célèbre écrivain.
En tout cas Francis cabrel, lui, s’en est souvenu, en écrivant pour eux sa chanson Octobre.
Hélène Guy naît le 25 février 1857 au château du Croq à Samer, à côté de Boulogne-sur-Mer. Son père était anglais et sa mère française. Bien que son prénom ait été orthographié Hélène sur son acte de naissance, c’est la graphie « Helen » qui est restée pour notre compositrice.
À l’âge de quinze ans, elle se rend pour la première fois en Angleterre avant d’aller à Paris pour étudier au Conservatoire. Là, elle retient l’attention de Charles Gounod, et Jules Massenet l’encourage dans la voie de la composition. Helen Guy prend le nom de Guy d’Hardelot pour signer ses compositions. Hardelot est le nom d’une commune proche de Samer.
Après ses études à Paris, c’est à Londres qu’Helen se rend, où elle a comme professeur Clarence Lucas.
Elle se lie d’amitié avec la cantatrice Emma Calvé (cf. Dilili à Paris), qui fera beaucoup pour défendre sa musique.
En 1891, Helen Guy se marie avec un Anglais, W.T. Rhodes, et donne des cours de chant et de diction dans sa maison de Londres.
En 1896, Helen part en tournée aux États-Unis avec Emma Calvé comme interprète de ses mélodies.
Son œuvre est essentiellement composée de mélodies, mais elle a également écrit un opéra-comique, la Remplaçante, en 1902.
Parmi ses mélodies, Guy d’Hardelot met en musique Victor Hugo, avec Sans toi (1889), et Avec toi (1896).
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C’est avec Because (1900) qu’elle connaît son premier grand succès.
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Helen Guy meurt à Londres le 7 janvier 1936, à l’âge de 78 ans.
L’histoire de Didon, reine de Carthage, nous a été racontée par Virgile dans son Énéide. Comme Didon achevait d’édifier la ville de Carthage, Énée et ses compagnons sont jetés sur le rivage à la suite d’une tempête. Didon accueille les étrangers, mais ce petit coquin de Cupidon la fait tomber amoureuse du bel étranger. Malheureusement, le destin que les dieux avaient réservé à Énée était de fonder l’Italie, et le jeune homme refuse d’épouser Didon, pour reprendre la mer et accomplir ce destin. Folle de douleur devant cette trahison, Didon se donne la mort. (source : Dictionnaire des personnages, Laffont – Bompani, Robert Laffont, collection Bouquins, 1999.)
Cette légende a été adaptée à l’opéra dès 1649 par Cavalli avec sa Didone, représentée à Venise en 1641.
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De nombreuses œuvres musicales ont suivi, la plus connue d’entre elles étant l’opéra baroque Didon et Énée (Dido and Aeneas) d’Henry Purcell, datant de 1689. Il contient un des plus beaux airs du répertoire baroque avec les adieux de Didon à la vie (Air : « When I am laid in earth ».)
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En France, en 1793, Desmarest écrit l’opéra Didon.
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En France encore, et en 1709, Michel Pignolet de Montéclair écrit la cantate la Mort de Didon.
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En 1724, l’Italien Métastase (Pietro Metastasio) écrit son premier livret d’opéra : Didon abandonnée (Didone Abbandonnata), qui sera un des plus adaptés à l’opéra, puisqu’on en compte plus de cinquante, dont celui de Porpora (1725), celui de Galuppi (1740), celui de Jomelli (1747), celui de Piccinni (1770), et jusqu’à celui de Mercadante (1823).
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Revenons en France et au XIXe siècle, avec Les Troyensde Berlioz. Adapté de l’Énéide, cet opéra monumental se décompose en deux parties, la Prise de Troie et les Troyens à Carthage.
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Et puis, si vous aimez les bonus surprises mystères, cliquez donc sur celui-ci :
Cliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous aimez ceux-ci
Le Trouvèrede Giuseppe Verdi contient un des chœurs les plus célèbres du compositeur avec le chœur des forgerons, ou chœurs des enclumes.
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Une de mes scènes de forge préférées se trouve dans Siegfried de Richard Wagner, quand Siegfried forge les débris de Nothung, l’épée léguée par son père.
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Et puis , le Scribe enjoué a publié récemment sur son blog cette valse de Josef Strauss, Feuerfest.
Autre philosophe à mourir sous la plume d’un compositeur, Socrate, dans la Mort de Socrate, de Satie.
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Parmi les jeunes gens désargentés de la Bohème, de Puccini, figure Colline le philosophe.
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Wagner a été sous l’influence de Schopenhauer et Nietzche, et on trouve trace de cette influence dans l’Anneau du Niebelung, à la fin du Crépuscule des dieux, avec la disparition de ceux-ci. Wagner a à son tour provoqué l’admiration de Nietzche.
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Une des œuvres les plus célèbres de Frédéric le moustachu est Ainsi parla Zaratoustra. Cet essai a inspiré à Richard Strauss un poème symphonique du même nom.
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Le pianiste Paul Wittgenstein, le frère du philosophe auteur du Tractatus logico-philosophicus (bon, d’accord, j’avais dit « pas de gros mot »), avait perdu un bras lors de la guerre 14-18. Il a commandé aux principaux compositeurs de son époque, Ravel, Prokofiev, Britten, Korngold, Richard Strauss et Hindemith, des œuvres pour la main gauche.
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Et puis, vous me connaissez, je ne peux pas terminer un article parlant de philosophie sans citer mon cher Wladimir Jankélévitch, qui a si bien su utiliser le mystère de la musique pour illustrer sa pensée philosophique.
Après mon article sur Verdi et la France, il m’est apparu intéressant d’étudier les rapports entre Wagner et la France.
En 1839, Wagner, alors directeur musical à Riga, avait achevé les deux premiers actes de Rienzi.
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L’espoir de faire jouer Rienzi à Paris, capitale de l’opéra, le pousse à s’embarquer pour Londres, première étape de son voyage vers la capitale française. Las, une tempête oblige le navire à s’arrêter dans une crique, et ce sont les chants de l’équipage qui lui donnent l’idée de mettre en musique un texte de Heine sur la légende du Hollandais volant. Ceci nous donnera le premier « grand » opéra de Wagner, connu en France sous le nom de Vaisseau fantôme.
Arrivé en France, il fait la connaissance de Meyerbeer, qui lui promet de l’aider et l’introduit auprès du directeur de l’Opéra de Paris. Malheureusement, celui-ci refuse Rienzi. Les finances s’asséchant, Wagner se voir obligé de faire des travaux alimentaires, notamment en composant la musique d’un vaudeville, la Descente de la courtille.
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C’est de cette époque que date aussi les deux Grenadiers, sur un texte de Heinrich Heine, ainsi que trois mélodies sur des poèmes de Pierre de Ronsard et de Victor Hugo.
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En 1840, il retrouve Meyerbeer qui le met à nouveau en contact avec le directeur de l’opéra, à qui Wagner propose le Vaisseau fantôme. Le directeur trouve le livret intéressant, et propose de l’acheter pour le faire mettre en musique par un autre que Wagner. En 1842, Wagner quitte Paris pour rentrer en Allemagne, où il fait jouer Rienzi et le Vaisseau fantôme.
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En 1859, Wagner, n’arrivant pas à faire jouer Tristan en Allemagne, se rend à Paris avec l’espoir de l’y faire représenter. Il songe aussi à Tannhaüser et à Lohengrin traduits en français. En 1861 enfin, Napoléon III donne l’ordre que l’on monte Tannhaüser à Paris. Mais pour être joué à cette époque, il fallait un ballet. Wagner ajoute donc la scène du Vénusberg, mais pour ne pas rompre la progression dramatique de son œuvre, il l’a placée dès le début, aussitôt après l’ouverture. Ceci mécontente les membres du Jockey Club, qui avaient l’habitude d’aller voir danser leurs petites amies au IIe acte, ce qui leur donnait le temps de souper avant le spectacle. Ils s’arrangèrent alors pour faire tomber l’œuvre, qui ne dépassa pas trois représentations. Charles Baudelaire se désolidarisera de l’accueil des Français dans une lettre où il écrit « Je veux être distingué de tous ces imbéciles ».
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Plus tard, après l’ouverture du Festspielhaus de Bayreuth et la création de la Tétralogie, la France saura reconnaître le génie de Wagner. En 1898, Albert Lavignac écrit le Voyage artistique à Bayreuth, un indispensable vademecum destiné à ceux qui feraient le pèlerinage vers la colline sacrée (je m’en suis servi pour écrire cet article).
Parmi ceux-ci, on peut relever les noms de Gabriel Fauré et André Messager qui ont écrit, à leur retour de Bayreuth, de très amusants Souvenirs de Bayreuth.
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Et que penser de l’invitation faite à Pierre Boulez et Patrice Chéreau de monter la Tétralogie pour le centième anniversaire du festival, rompant ainsi avec une tradition de mises en scène ronronnantes ?
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(Source principale : Albert Lavignac, le Voyage artistique à Bayreuth, librairie Ch. Delagrave, 2e édition, 1898.)
La Passagère est un opéra de Mieczyslaw Weinberg (1919-1996) terminé en 1968, mais jamais joué du vivant du compositeur, victime de la censure et de l’antisémitisme qui régnait en URSS à cette époque. Il sera créé en version de concert à Moscou le 25 décembre 2006, avant une création scénique à Bregenz le 21 juillet 2010. Alors que le livret original de Weinberg est en russe, le metteur en scène de la création à Bregenz fait s’exprimer chaque personnage dans sa propre langue, allemand, polonais, français, russe, yiddish…
La Passagère a été créé en France au Capitole de Toulouse en janvier 2026.
Le pitch : En 1960, un couple d’Allemands se rend en bateau au Brésil, où le mari, Walter, doit prendre un poste de diplomate. Sur le bateau, la femme, Lisa, croit soudain reconnaître une voix. Troublée, elle se voit obligée de révéler à son mari son passé de surveillante SS au camp d’Auschwitz, pendant la guerre. Elle dévoile peu à peu son histoire, et sa relation avec Marta, une prisonnière polonaise.
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Acte I :
Tableau 1 – « Le paquebot ». En 1960, Lisa et Walter font route vers le Brésil. Le voyage est comme une seconde lune de miel pour le couple, marié depuis quinze ans. Parmi les passagers, Lisa croit reconnaître Marta, une femme qu’elle croyait morte depuis longtemps. Pressée de questions par son mari, elle finit par avouer son passé : elle était gardienne SS à Auschwitz, sous le nom de Anne-Liese Franz. Walter découvre alors qu’il vit depuis quinze ans avec une ancienne SS, et s’inquiète pour sa carrière de diplomate. Le steward leur apprend qu’il s’agit d’une anglaise et le couple est soulagé.
Tableau 2 – « L’Appel ». À Auschwitz, en 1943, trois officiers SS conversent avec légèreté de la « solution finale ». Lisa observe les prisonnières et est intriguée par Marta, une Polonaise de 19 ans qui semble avoir une grande force de caractère.
Tableau 3 – « Le Baraquement ». Les déportés, de toutes nationalités, tentent de survivre dans le camp, en faisant preuve de solidarité. (Chœur des prisonniers). On trouve sur Katja, une partisane russe, une lettre en polonais. Lisa demande à Marta de la traduire. Marta la lit, en faisant croire que c’est une lettre d’amour du fiancé, Tadeusz.
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Acte 2 :
Tableau 4 – « L’Entrepôt ». Les SS veulent qu’un prisonnier joue au capitaine du camp sa valse favorite. (Musique de valse qui n’est pas sans rappeler les valses de Chostakovitch.) Marta retrouve au camp son fiancé, un violoniste, qu’elle n’avait plus revu depuis deux ans. C’est lui qui va jouer pour le capitaine. Lisa les autorise à se voir, espérant que toute faveur qu’elle accordera au couple renforcera son emprise sur lui.
Tableau 5 – « L’Atelier ». Lisa examine les travaux de Tadeusz à la menuiserie et découvre un médaillon qu’il a gravé pour Marta, que Lisa surnomme la « Madone du camp ». Lisa lui propose des rencontres secrètes avec sa fiancée, mais Tadeusz refuse toute compromission avec la gardienne.
Tableau 6 : Le Baraquement ». Les détenus organisent en secret une fête pour le vingtième anniversaire de Marta. Tadeusz a réussi à lui faire passer un bouquet de roses. Lisa, pleine de rancune, annonce à Marta que son fiancé ne veut plus la voir. Les gardes SS arrivent et donnent le nom des prisonnières choisies pour la chambre à gaz. (Air a capella de Marta : « Würde er mich rufen, Gott der Herr ».)
Tableau 7 – « Le Paquebot ». Lisa et Walter veulent oublier le passé. Ils se rendent au salon pour danser. Le steward leur annonce qu’il s’est trompé. La passagère est bien anglaise, mais d’origine polonaise. Celle-ci demande à l’orchestre de jouer une valse précise, la valse préférée du commandant d’Auschwitz. Lisa est effrayée et en colère, elle ne comprend pas cette haine que Marta éprouve pour elle, alors qu’elle est persuadée de lui avoir offert des faveurs au camp.
Tableau 8 – « Le concert ». Tadeusz doit jouer pour le commandant sa valse favorite, mais dans un acte de défiance, il joue à la place une chaconne de Bach. On amène Tadeusz pour l’exécuter.
Tableau 8 – Au bord du fleuve ». Marta, sur la rive d’un fleuve, médite sur le passé et la mémoire. Elle évoque ses amies du camp et son fiancé et promet de tout faire pour en préserver la mémoire : « Si un jour vos voix se taisent, nous sombrerons tous. »
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Cliquez sur l’acte II
(Source principale : la création française au Capitole de Toulouse en 2026, et le programme associé.)
Après « Mon rêve familier« , de Verlaine, je vous propose ce mois-ci un autre poème de Verlaine, « À Clymène », paru en 1869 dans le recueil les Fêtes galantes.
(Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)
Mystiques barcarolles, Romances sans paroles, Chère, puisque tes yeux, Couleur des cieux,
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Cliquez sur l’es romances sans paroles
Puisque ta voix, étrange Vision qui dérange Et trouble l’horizon De ma raison,
Puisque l’arôme insigne De ta pâleur de cygne Et puisque la candeur De ton odeur,
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Ah ! puisque tout ton être, Musique qui pénètre, Nimbes d’anges défunts, Tons et parfums,
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A, sur d’almes cadences En ses correspondances Induit mon cœur subtil, Ainsi soit-il !
Après les muses, les nymphes. Ces semi-divinités personnifiant les forces vives de la nature (selon le CNRTL) abondent dans les opéras, surtout à l’époque baroque.
On peut entendre des nymphes chanter dès le premier opéra, puisque dans l’Orfeo de Monteverdi (1607), il y a de nombreux chœurs de bergers et de nymphes.
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En 1673, dans le prologue d’Alceste de Lully, on entend la nymphe de la Seine (sic) déplorer le départ du héros (entendre Loulou XIV) à la guerre.
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Dans Polifemo, de Porpora, les deux nymphes Galatée et Calypso imaginent les peines et les joies qui vont enfler leurs cœurs, quand ils s’ouvriront à l’amour. Polyphème survient, brûlant d’amour pour Galatée. Il veut la couvrir de cadeaux, mais la nymphe se refuse à lui (Air : « M’accendi in sen col guardo »).
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Dans un des plus célèbres opéras de Rameau, Platée (1745), l’héroïne éponyme n’est autre qu’une nymphe des marais.
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Attention spoiler: À la fin des Boréades (1763) de Rameau, on apprend que le héros est le fils d’Apollon et d’une nymphe, et qu’il est donc d’origine divine.
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La légende de Céphale et de la nymphe Procrys a fait l’objet de nombreux opéras, dont celui de Keiser dès 1674, celui de Grétry en 1773 (que j’ai eu l’occasion de chanter Salle Favart), mais aussi celui de l’espagnol Araja qui a écrit en 1755 sur le sujet le premier opéra chanté en russe.
En 1876, Léo Delibes écrit le ballet : Sylvia, ou la nymphe de Diane.
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Dans Rusalka de Dvorak, Rusalka est une naïade c’est-à-dire une nymphe des eaux, mais on rencontre également des dryades, qui sont des nymphes des bois.
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Dans Ariane à Naxos (1911) de Richard Strauss, un trio de nymphes chantent les qualités de Bacchus.
On trouve également beaucoup de nymphes dans le N’allez pas au bois d’Ormonde de Ravel : naïades, ménades, thyades, dryades, hamadryades, à côté d’une foule d’autres créatures légendaires.
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Enfin, je ne peux résister au plaisir de citer l’Après-midi d’un faune, de mon pote Mallarmé, et son premier vers: Ces nymphes, je les veux perpétuer. Ce poëme a été mis en musique par Debussy sous le titre Prélude à l’après-midi d’un faune.
Les coqs et les poules apparaissent parfois sur la scène de l’opéra ou dans la musique dite classique.
La Poule est une pièce de clavecin de Jean-Philippe Rameau.
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On peut citer le Coq d’or de Rimski-Korsakov (saviez-vous que les coqs russes ne chantent pas en faisant « Cocorico », mais en faisant « Kikeriki Koko Koko » ?)
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Il y a aussi un coq dans la petite Renarde rusée de Janacek. Ce coq se pavane dans la basse-cour, entouré de ses poules. La renarde incite les poules à se débarrasser de ce coq qui les exploite, et quand la voie est libre, la renarde se précipite sur les poules pour les manger.
Respighi a adapté la Poule de Rameau pour son recueil des Oiseaux.
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Un autre type de Coq est Charles Lecocq, le compositeur de la Fille de madame Angot. Élève au conservatoire en même temps que Georges Bizet, ils ont écrit chacun une opérette pour un concours, le Docteur Miracle. Ce concours était organisé par Jacques Offenbach, le « roi de l’opérette », pour assurer la relève du genre.