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Cinéma, Woody Allen

TO ROME WITH LOVE, de Woody ALLEN (2012)

To Rome with Love (2012) est un film de la période européenne de Woody ALLEN. Après Match Point et Scoop (Angleterre), Vicky Cristina Barcelona (Espagne) et Minuit à Paris (France), Woody pose donc ses caméras en Italie.

Il y a quatre histoires qui se passent en parallèle dans ce film.

Allen To Rome with love (bande annonce)Cliquez sur la Bande annonce

Celle de Hayley et Michelangelo. Hayley est une jeune touriste américaine qui tombe amoureuse d’un beau romain. Ses parents dont Jerry, le personnage joué par Woody Allen, un impresario et metteur en scène d’opéras à la retraite, prennent l’avion pour rencontrer la famille de leur futur gendre. Il se trouve que le père de Michelangelo, un croque-mort, a un talent inné pour l’opéra, mais il ne chante que sous sa douche.

Celle de Antonio et Milly, deux provinciaux venus passer leur voyage de noces à Rome. Pendant que Sally se perd dans Rome et croise un de ses acteurs favoris, Jack est victime d’une méprise, une call-girl faisant irruption dans sa chambre d’hôtel pour satisfaire tous ses désirs. Sa famille les trouvant ensemble dans la chambre d’hôtel, il se résout à faire passer la call-girl pour sa femme légitime.

Celle de John, un architecte âgé revenu à Rome retrouver le quartier de sa jeunesse, et qui croise Alec un jeune romain qui lui servira de guide. Alec vit avec Sally, qui a invité chez elle Monica, une jeune femme un peu paumée qui draguera Jack.

Et enfin, celle de Pisanello, un employé au quotidien bien ordinaire, qui se retrouve sous les feux de l’actualité télévisée, et qui devient célèbre du jour au lendemain, sans comprendre ce qui lui arrive, dans une satire féroce de la télévision des années Berlusconi.

Jerry, donc, ce metteur en scène d’opéra qui se vante d’avoir monté Rigoletto de VERDI dans une production où les personnages étaient des souris blanches, a l’occasion d’entendre Giancarlo, le père de Michelangelo, chanter sous sa douche. Il réussit, non sans mal, à le convaincre de passer une audition, qui échoue lamentablement. Il invente alors une douche sur roulettes où le ténor peut s’exprimer avec ses dons innés pour l’opéra. Dès lors, le succès arrive pour celui qui s’ignorait ténor.

Avec une telle histoire, il ne faut pas s’étonner que la BOF soit riche en airs classiques.

Le personnage de Giancarlo est chanté par un vrai ténor, Fabio Armiliato, et il interprète « E lucevan le stelle » de Tosca de PUCCINI.

Puccini Tosca E lucevan le stelleCliquez sur Cavaradossi

« Nessun Dorma » de Turandot du même Puccini.

Puccini Turandot Nessun dormaCliquez sur Calaf

Il y a toute la scène où l’on voit une représentation de Paillasse de LEONCAVALLO.

Leoncavaloo Pagliacci Son qua, son quaCliquez sur l’image

Bien sûr, l’air « Vesti la giubba »

Leoncavaloo Pagliacci Vest la giubbaCliquez sur Paillasse

On peut aussi entendre « Amor ti Vieta », extrait de l’opéra vériste  Fedora de GIORDANO.

Giordano Fedora Amor ti vietaCliquez sur l’image

Et si voulez encore un peu de musique extraite de To Rome with Love, cliquez donc sur le bonus qui pourrait vous réserver une surprise.

point-dinterrogationCliquez donc sur le bonus surprise si vous voulez encore un peu de musique

Agenda Ironique, Compositeurs

Erik SATIE (1866 – 1925)

Ce mois-ci, l’Agenda Ironique est hébergé par Photonanie qui nous propose les contraintes suivantes :

J’ai envie que l’action se passe dans un pays froid, l’Islande éventuellement mais pas que.

J’aimerais assez que s’y glissent les mots suivants: ailurophile, syllogomanie, bec à foin et puis aussi coquecigrue parce que j’aime bien ce mot.

Si en plus le texte se présente sous forme d’anadiplose je serai comblée mais si ce n’est pas le cas, je le serai aussi, l’important étant que vous soyez nombreuses et nombreux à participer.

Erik SATIE est né le 17 mai 1866 à Honfleur, un pays froid. Un pays froid, certes, mais pas aussi froid que la Finlande, toutefois. Erik a 4 ans quand sa famille s’installe à Paris. Les leçons de piano données par sa belle-mère le dégoûtent de la musique.

Comme son compatriote Alphonse ALLAIS, Satie développera une sorte d’humour absurde, que l’on retrouve dans les titres de ses pièces. Les titres de ses pièces sont par exemple Trois morceaux en forme de poire, ou Préludes flasques (pour un chien). Ce sens de l’humour décalé de nos deux compères n’en fait pas pour autant des becs à foin.

À 13 ans, il entre quand même au Conservatoire de musique, mais jugé sans talent, il en est vite renvoyé.

En 1887, il s’installe à Montmartre et peu de temps après se lie d’amitié avec les poètes MALLARMÉ ou VERLAINE.

En 1888, il compose les Gymnopédies. Les Gymnopédies sont ses premières pièces à être rentrées au répertoire des pianistes.

Satie Gymnopédie n° 1Cliquez sur la pianiste

En 1890, il fréquente le cabaret du Chat noir, où il fait la connaissance de DEBUSSY.

En 1893, Satie se lie à Suzanne VALADON, mais la blessure amoureuse causée par leur séparation au bout de quelques mois ne guérira jamais. Suite à cette rupture, il écrit Vexations, une phrase musicale courte à jouer 840 fois de suite.

En 1897, en souvenir peut-être de sa ville natale, il écrit ses Pièces froides.

Satie Pièces froidesCliquez sur l’image

En 1898, Satie s’installe à Arcueil, dans une maison où il demeurera jusqu’à la fin de sa vie.

En 1899, il est témoin au mariage de Debussy.

En 1905, il reprend des études de musique en s’inscrivant à la Schola Cantorum de d’INDY et y étudie le contrepoint avec ROUSSEL.

En 1915, Satie fait la connaissance de COCTEAU. C’est le compositeur d’avant-garde Edgar VARÈSE qui les a présentés. Dans le cadre du rapprochement franco-anglais dû à la Première Guerre mondiale, il souhaitait en effet monter à Paris une adaptation musicale du Songe d’une nuit d’été de SHAKESPEARE. Le projet n’aboutira finalement pas, même si Satie a écrit les parties musicales qui lui incombaient. La partie n° 2 est intitulée Coquecigrue (ça ne s’invente pas !).

Satie Cinq grimaces pour le Songe d'une nuit d'été II. CoquecigrueCliquez sur la pianiste

Même si ce projet n’a pas abouti, l’amitié entre Satie et Cocteau était nouée et ensemble, ils écriront pour les ballets russes le ballet Parade, avec un rideau de scène de PICASSO.

Satie ParadeCliquez sur l’image

En 1916, la princesse de POLIGNAC lui commande une œuvre chantée : Socrate, qui sera créée en 1918.

Satie Socrate la Mort de SocrateCliquez sur l’image

En 1923, son ailurophilie le pousse à écrire dans ses Ludions la Chanson du chat.

Satie Ludions chanson du chatCliquez sur l’image

Il meurt le 1er juillet 1925 d’une cirrhose due à une consommation excessive d’absinthe. Après sa mort, on retrouvera dans sa maison, à laquelle il n’avait jamais donné accès à quiconque, une collection impressionnante de parapluies et de faux cols, preuve de sa syllogomanie. On retrouva aussi des partitions inconnues, dont celle de l’opéra Geneviève de Brabant.

Retrouvez ici ma participation suivante à l’A.I.

Elle voulait qu'on l'appelle..., Grandes villes, Maria Callas, Woody Allen

ELLE VOULAIT QU’ON L’APPELLE ROME…

Voleva essere chiamata Roma…

… comme ne l’a pas chanté Julien CLERC.

L’opéra est né en Italie à l’aube du XVIIe siècle, avec l’Orfeo de MONTEVERDI (1607). Très vite, ce genre se répand dans toute l’Italie. À Rome on ouvre des théâtres dès les années 1620. On y donne des représentations où les chœurs prennent une grande importance, notamment à la fin des actes, et où les airs solistes permettent d’exprimer l’émotion des personnages. Parmi les compositeurs romains, citons LANDI (1586 – 1639) avec la morte d’Orfeo (1619) et Il San’ Alessio (1632) et ROSSI (1597 –1653). L’opéra romain disparaît vers les années 1660, supplanté par l’opéra vénitien.

Landi Il Sant'AlessioCliquez sur l’image

En 1642, Monteverdi écrit le Couronnement de Poppée (L’incoronazione di Poppea) dont l’action se passe dans la Rome antique de Néron et Poppée.

monteverdi couronnement de Poppée SénèqueCliquez sur Sénèque à l’heure de sa mort

Durant ses années de « formation », HAENDEL se rend en Italie, et c’est à Rome qu’il écrit, en 1707, son fameux Dixit Dominus.

Haendel Dixit DominusCliquez sur l’exubérant Dixit Dominus

Environ un siècle plus tard, c’est à Rome qu’a lieu en 1816 la création d’un des opéras les plus connus du répertoire, le Barbier de Séville (Il Barbiere di Siviglia) de ROSSINI.

rossini largo al factotumCliquez sur le factotum

Retour à la Rome antique en 1831 avec Norma de BELLINI, œuvre qui se déroule sur le conflit des Gaulois et des Romains, avec une histoire d’amour entre Norma, la prêtresse gauloise et Pollione, un soldat romain.

callas casta divaCliquez sur Norma Callas

En 1837, c’est encore à Rome que se déroule le Benvenuto Cellini de BERLIOZ, qui relate les relations difficiles entre le génial sculpteur Benvenuto Cellini et le pape, qui lui a commandé une statue. Une des pages les plus célèbres de cet opéra est le Carnaval romain.

Berlioz le Carnaval romainCliquez sur l’image

En 1845, WAGNER envoie son héros Tannhäuser faire pardonner ses péchés par la pape à Rome, avec d’autres pèlerins

Wagner Tannhäuser Chœur des pélerinsCliquez sur l’image

VERDI a écrit pour à peu près tous les opéras d’Italie (et d’Europe) et c’est Rome qu’il a créé le Trouvère (Il Trovatore) en1853.

Verdi Il trovatore Vedi le fosche notturneCliquez sur l’image

Même chose en 1859 pour Un ballo in maschera (Un Bal masqué).

L’action de Tosca (1899) de PUCCINI se passe à Rome pendant l’occupation napoléonienne. Cet opéra est doublement romain, puisqu’il a été créé à Rome en 1900. Le prélude du 3e acte nous permet d’écouter l’extraordinaire lever du soleil sur la ville éternelle, avec les sonneries des cloches des différentes églises.

Puccini Tosca prélude acte IIICliquez sur l’image

Le compositeur Ottorino RESPIGHI (1879 – 1936) a été inspiré par Rome dans ses œuvres symphoniques les Pins de Rome (Pini di Roma) ou les Fontaines de Rome (Fontane di Roma.)

Respighi Fontane di RomaCliquez sur l’image

Retour dans la Rome antique avec le Viol de Lucrèce (The Rape of Lucrecia) (1946) de BRITTEN. Dans cet opéra, les soldats de Tarquin en campagne doutent de la fidélité de leurs femmes restées à Rome. Seule Lucrèce serait restée chaste. Tarquin le dépravé viole Lucrèce à son retour à Rome. Accablée par la honte, Lucrèce se suicide.

Britten le Viol de LucrèceCliquez sur l’image

J’aurais aussi pu vous parler du « Prix de Rome », mais je crois que, vu les compositeurs ayant obtenu ce prix, et donc le droit de vivre à la villa Médicis pendant 3 ans, ce Prix de Rome mérite à lui seul un billet complet (à suivre donc…)

Woody ALLEN a situé un des films de sa période européenne à Rome. Dans To Rome with love, un des héros est un chanteur prodigieux, mais qui n’est capable de chanter que sous sa douche. Aussi, son impresario est obligé d’inventer un système de douche à roulettes sur la scène des opéras où le chanteur se produit, pour qu’il puisse exprimer tout son talent. On peut l’entendre dans l’air « Vesti la giubba » de Paillasse de LEONCAVALLO.

Allen To Rome with loveCliquez sur le ténor sous sa douche

Retrouvez une autre grande ville musicale avec Leipzig.

Compositrices, Couleurs

ROSE

Après le vert du printemps, je vous propose de passer au rose.

J’ai déjà écrit sur cette couleur dans mon article « Voici des roses« , mais je vais essayer ici de parler de la symbolique associée au rose.

Mais tout d’abord, retrouvons Hildegarde von BINGEN, herboriste, chanoinesse et musicienne, dans son Vos flores rosarium.

von Bingen vos flores rosariumCliquez sur Vos flores rosarium

En peinture, le rose s’obtient par un mélange de rouge et de blanc. Plus on met de blanc, plus le rose est pâle. D’après les légendes de l’antiquité, la couleur rose proviendrait du sang d’Adonis, l’amant d’Aphrodite, qui aurait coloré lors de sa mort les premières roses. La rose est ainsi associée au symbole de l’amour qui triomphe de la mort, voire à la renaissance.

La légende de Vénus et Adonis (ou Aphrodite et Adonis), racontée par OVIDE dans ses Métamorphoses, a été mise en musique par John BLOW.

Blow Vénus & AdonisCliquez sur l’image

Dans la religion chrétienne, la symbolique de la rose pour la renaissance spirituelle liée à l’amour divin a ainsi été reprise pour la vierge Marie. Une de ses appellations est la Rose mystique, la rose sans épines. Le rosaire est ainsi un ensemble de « Je vous salue Marie » et son nom vient de la guirlande de roses qui couronne Marie selon cette symbolique.

Tallis Ave rosa sine spinisCliquez sur l’image

À l’époque médiévale, la rose est associée à l’amour courtois des troubadours. On la retrouve dans le Roman de la Rose ou, un peu plus tard, dans la célèbre poésie de RONSARD, Mignonne allons voir si la rose.

Ronsard Mignonne allons voir si la roseCliquez sur l’image

De l’autre côté du Channel, la guerre des Deux-Roses est le nom donné à la lutte pour le trône d’Angleterre entre la maison d’York, qui avait une rose blanche sur son blason et la maison des Lancaster, qui avait une rose rouge sur son blason. Cet épisode de l’histoire d’Angleterre a été raconté par SHAKESPEARE dans sa première tétralogie sur Henry VI et Richard III. Richard III a fait l’objet d’un opéra de BATTISTELLI en 2005.

Battistelli Richard IIICliquez sur l’image

(Source principale pour la partie symbolique : Encyclopédie des symboles, le livre de poche, collection la Pochothèque, 1996.)

Retrouvez d’autres nuances de ROSE sur le blog « Nervures et entailles » de Joséphine.

Et retrouvez mes autres billets consacrés aux couleurs :

Blanc

Bleu

Rouge

Vert

Et pourquoi ne pas prolonger ce billet avec un bonus surprise ?

point-dinterrogationPourquoi ne prolongeriez-vous pas ce billet en cliquant sur le bonus surprise ?

Agenda Ironique

ET LA FÉE D’AVRIL EST…

A voté !

Les résultats de la votation d’avril 2022 pour l’Agenda Ironique sont tombés.

Votre texte préféré est celui de La Licorne : Les Fées sont d’exquises danseuses. Suivent de près Photonanie : Agenda Ironique d’avril 2022 et Gibulène : Onésime et les fées.

Concernant le passage de témoin pour l’organisation de l’A.I. de mai 2022, le résultat est serré, partagé entre Lyssamara et La Licorne, que l’on applaudit bien fort 👏.

(P.S. la Licorne ne pouvant assurer l’A.I. de mai 2022, j’ai donc proposé à Lissamara de s’en occuper.)

(P.P.S. finalement Photonanie a accepté de prendre le relais, vous pouvez-trouver son cahier des charges ICI, qu’elle en soit remerciée. )

Et laissez-moi remercier encore tous les participants, qui ont accepté de se coller à mes contraintes, souvent avec beaucoup d’ingéniosité.

Et cliquez donc sur le bonus surprise si vous voulez fêter le 1er mai.


point-dinterrogationCliquez donc sur le bonus surprise si vous voulez fêter le 1er mai

Cinéma, Compositeurs, Compositrices, Divers

QUELQUES COMPOSITEURS SUISSES

On connaît généralement peu de ce côté des Alpes les compositrices et compositeurs suisses. Pourtant, on gagne à écouter leurs musiques. Je vous en propose ici une petite sélection.

Caroline BOISSIER-BUTINI est née à Genève en 1786. D’abord pianiste, sa réputation dépasse vite les frontières de la Suisse. En 1818, elle se rend à Londres et à Paris et a l’occasion de se confronter aux meilleurs pianistes de sa génération. Son œuvre est essentiellement pianistique, mais elle a également écrit des concertos (pour piano) et des symphonies. Elle meurt près de Genève en 1836.

Boissier-Butini Sonate pour piano n° 2Cliquez sur la pianiste

Louis NIEDERMEYER est né en 1802 à Nyon. Après des études à vienne et à Rome, il compose son premier opéra pour Naples en 1820, à l’âge de 18 ans. Il s’installe à Paris en 1836, ville où il écrit encore trois opéras, avant d’écrire une Messe solennelle et de se tourner vers la musique sacrée. Il dirige ainsi l’école de musique religieuse de Paris, dont la mission était de séparer la musique religieuse et la musique profane, école plus connue aujourd’hui d’école Niedermeyer de Paris. Parmi les professeurs qui y ont enseigné figure SAINT-SAËNS, qui y a eu comme élèves FAURÉ et MESSAGER.

Niedermeyer le Lac (de Lamartine)Cliquez sur le Lac (de Lamartine)

Émile JAQUES-DALCROZE est né en 1865. Il suit ses études musicales au Conservatoire de Genève avant de les poursuivre à Paris, auprès de FAURÉ et DELIBES, et à Vienne auprès de BRUCKNER. Il est l’inventeur d’une méthode d’enseignement de la musique basée sur l’étude physique de la rythmique, méthode toujours en vigueur aujourd’hui et qui porte son nom. Il meurt à Genève en 1950.

Jaques-Dalcroze la VeilléeCliquez sur l’image

Ernest BLOCH est né à Genève en 1880. Il suit ses études à Genève, notamment avec Jaques-Dalcroze, puis à Bruxelles, Francfort et Paris. En 1904, il compose un opéra, Macbeth, d’après SHAKESPEARE. En 1913, il s’installe aux États-Unis où il enseigne la composition à Cleveland, avant de prendre la direction du Conservatoire de San Francisco. Son œuvre est nourrie d’inspirations juives, comme dans la suite hébraïque Schelomo. Il meurt à Portland en 1959.

Bloch SchelomoCliquez sur le célèbre violoncelliste.

Franck MARTIN naît à Genève en 1890. Il travaille la musique en cachette de ses parents et en 1926, il fonde la Société de musique de chambre de Genève. Il enseigne aussi à l’institut Jaques-Dalcroze et au Conservatoire de Genève. Parmi ses œuvres, on peut noter des pièces religieuses, mais aussi un opéra Der Sturm, d’après la Tempête de Shakespeare. Il meurt aux Pays-Bas en 1974.

Martin Messe pour double chœur a capellaCliquez sur l’image

Arthur HONEGGER, né en 1892 au Havre et mort à Paris en 1955 est le plus français des compositeurs suisses. Il étudie la musique à Zurich avant d’entrer au Conservatoire de Paris. Il fait partie du groupe des Six. Plus tard, il enseignera au Conservatoire de Paris où il aura comme élève notamment Olivier MESSIAEN. Il est l’auteur de musique symphonique, d’oratorios, d’opéras (l’Aiglon d’après ROSTAND), mais aussi de nombreuses musiques de film, dont le Napoléon d’Abel GANCE ou Regain de PAGNOL, et de l’opérette le Roi Pausole.

Honegger l'AiglonCliquez sur l’image

Willy BURCKARD est né dans le canton de Berne en 1900. Il poursuit ses études de musique à Leipzig, Munich et Paris, avant d’enseigner lui-même la composition et le piano à Berne. Il meurt en 1955 à Zurich.

Burckard Concertino pour violoncelleCliquez sur l’image

Heinrich SUTERMEISTER naît en 1910 et commence ses études de musique à Bâle. Plus tard, il travaillera à Paris et à Munich, où il rencontrera Carl ORFF. Sutermeister est surtout connu pour ses opéras, dont Raskolnikov d’après DOSTOÏEVSKI, Madame Bovary d’après FLAUBERT, ou encore Romeo und Julia d’après Shakespeare. Il meurt en 1995 à Sorges.

Sutermeister Romeo und JuliaCliquez sur l’image

Bernard REICHEL est né en 1901 à Neuchâtel. Après des études au Conservatoire de Bâle, il suit l’enseignement de Jaques-Dalcroze à Genève, puis passe un an à Paris. Il enseigne ensuite la musique au Conservatoire de Genève où il côtoie Franck Martin. Son œuvre comporte de la musique pour orgue (il était organiste), de la musique de chambre et de la musique religieuse. Il meurt en 1922 à Lutry.

Reichel MagnificatCliquez sur l’image

On pourrait encore citer dans cette liste Rolf LIEBERMANN (1910 – 1999) qui, outre ses fonctions de directeur de l’Opéra de Paris de 1973 -1980, a lui-même composé des opéras. C’est lui qui a convaincu Messiaen d’écrire son opéra Saint-François d’Assise.

(Un grand merci à Béatrice et Christiane, mes deux amies choristes [et suisses] de l’ensemble « Les Vocalistes européens », qui m’ont aidé à établir cette liste.)

(merci également à Sergio Belluz pour m’avoir suggéré quelques corrections ou ajouts https://www.sergiobelluz.com/ )

Agenda Ironique

QUI SERA LA FÉE D’AVRIL 2022 ?

Tout d’abord, merci de vos participations riches zet variées à l’Agenda Ironique d’avril 2022, pour lequel vous aviez eu l’imprudence (ou l’inconscience) de me confier le sujet. Place donc aux votes de fin de mois.

Voici le récapitulatif des participations pour cet Agenda d’avril :

La licorne : https://filigrane1234.blogspot.com/2022/04/les-fees-sont-dexquises-danseuses.html

fée clochetteCliquez sur la fée

Iotop : https://ledessousdesmots.wordpress.com/2022/04/04/et-converge-vers-un-seul-fruit/

Gibulène : https://laglobule2.wordpress.com/2022/04/03/onesime-et-les-fees-a-i-avril-2022/

Tchaïkovski Casse-Noisette pas de deux de la fée dragée et du prince OrgeatCliquez sur la fée Dragée et le prince Orgeat

Polesiaque : https://polesiaque.wordpress.com/2022/04/04/agenda-ironique-davril-2022/

renee fleming rusalkaCliquez sur la naïade

Mijoroy : https://marie-josee-roy.esprit-livre.school/missions-des-fees/

Pergolèse le marchand de sableCliquez sur Pergolèse

Tout l’opéra (ou presque) : https://toutloperaoupresque655890715.com/2022/04/08/les-fees-sont-dexquises-danseuses/

Debussy les Fées sont d'exquises danseusesCliquez sur le champion du monde de piano (toutes catégories)

Lyssamara : https://lyssamara.wordpress.com/2022/04/10/agenda-ironique-du-jour/

John Duff : https://touslesdrapeaux.xyz/agenda_ironique.html

Chopin Prélude opus 28 n° 4 (Wang)Cliquez sur l’héroïne du polar de John Duff

VH le pouet : VH ne disposant pas de blog a posté directement sa participation en commentaire. La voici :

« Mon copain Mallarmuche m’a parlé de cet Agenda Ironique. Étant un adepte des homophonies, je vous propose ces deux-ci (cidsous), chaque deuxième vert étant obtenu par palimpsestie du premier.
Laurent Pichat, coup hardi, virant, bat Empis.
Lors Empis, chavirant, couard dit : « Bah, tant pis »
et encore :
Gaal, amant de la reine, alla, tour magnanime,
Galamment de l’arène à la tour Magne à Nîmes.
Voilà, et pour l’archéoptéryx, je le laisse à Stéph’, je sais qu’il aime les rimes en « ixe ».« 

Fauré les DjinnsCliquez sur les Djinns de VH

Photonanie : https://photonanie.com/2022/04/24/agenda-ironique-davril-2022/

Arno les Yeux de ma mèreCliquez sur Arno qui nous a quitté le 23 avril  

Et maintenant, place au vote (3 choix possibles) :

Et à qui souhaitez vous confier les rennes du traîneau de l’A.I. de mai 2022 ?

Et cliquez ici pour connaître le résultat du vote.

Écrivains, littérature

Léon TOLSTOÏ (1828 – 1910)

Léon TOLSTOÏ est un des plus fameux écrivains russes du XIXe siècle. Il est né le 9 septembre 1828 à Iasnaïa Poliana. Il est issu d’une famille de l’aristocratie russe et grandit à la campagne. Sa mère meurt alors qu’il a à peine 2 ans.

Alors qu’il est âgé d’environ 8 ans, sa famille s’installe à Moscou, mais son père meurt d’un coup de sang dans la rue alors que Léon n’a que 9 ans. Il est alors mis sous tutelle d’une de ses tantes, qui elle-même meurt quatre ans plus tard.

À 16 ans, Tolstoï s’inscrit à l’université étudiant les langues orientales, puis le droit, mais il n’a pas réellement de goût pour des études qu’il interrompt rapidement.

Après un passage dans l’armée (il se bat au Caucase), il rédige en 1852 ses souvenirs d’enfance, Enfance, qui connaissent le succès. Enfance est suivi par Adolescence (1854) et Jeunesse (1855).

Après ces succès littéraires, il rejoint l’armée et participe à la bataille de Sébastopol, en Crimée.

Fin 1855, il est envoyé à Saint-Pétersbourg, où il fait la rencontre de TOURGUÉNIEV, qui lui fait rencontrer son cercle littéraire.

Il fait ensuite le tour de l’Europe : France, Suisse, Allemagne, Italie, Angleterre. En 1858, il écrit la nouvelle un Musicien déchu, où il compare les émotions que peuvent apporter la musique ou la littérature.

En 1862, il rencontre Sophie BEHRS, une jeune femme qui avait seize ans de moins que lui, et le (presque) vieil homme solitaire tombe amoureux à 34 ans. Ils se marient en septembre de cette même année.

Ils se retirent alors à Iasnaïa Poliana, et Tolstoï peut se consacrer à l’écriture. Après les Cosaques (1863), il s’attelle à Guerre et Paix, vaste fresque historique qui l’occupera de 1863 à 1869, qui se passe pendant l’invasion de la Russie par les armées de Napoléon. Ce roman a inspiré Woody ALLEN pour son film Guerre et amour.

Prokofiev Guerre et PaixCliquez sur l’image

En 1873, il commence Anna Karénine, roman qu’il terminera en 1877. Sa rédaction a été retardée par une succession de drames familiaux, puisqu’il perd un de ses fils à l’âge de dix-huit mois, et le suivant à l’âge d’un an. Anna Karénine fera l’objet d’un ballet de CHTCHEDRINE.

Chtchédrine Anna KarénineCliquez sur l’image

En 1876, il fait la connaissance de TCHAÏKOVSKI et au cours d’un concert de celui-ci, éclate en sanglots pendant l’andante du Quatuor en ré majeur.

Tchaïkovski Quatuor en ré majeur AndanteCliquez sur le quatuor

En 1879, il se tourne vers un christianisme non violent, ce qui l’amènera à correspondre avec GANDHI ou Romain ROLLAND.

En 1889, il publie la Sonate à Kreuzer, roman sur les rapports hommes / femmes dans le couple, qui reflète des positions que l’on qualifierait aujourd’hui de machistes. Sa femme Sophie qui, en effet, est restée à la maison pour s’occuper des tâches domestiques et élever ses 13 enfants répondra à cette vision par À qui la faute et Romance sans paroles.

Beethoven Sonate à KreutzerCliquez sur l’image

Si le titre est directement inspiré de la Sonate à Kreuzer de BEETHOVEN, œuvre que jouent deux des protagonistes du roman, il a également inspiré le titre du premier quatuor de JANACEK.

Janacek Quatuor n° 1 sonate à KreutzerCliquez sur le quatuor

En 1899, il écrit le roman Résurrection, qui servira d’argument à Albert ROUSSEL en 1903 pour sa première œuvre symphonique.

Roussel RésurrectionCliquez sur l’image

Résurrection fera également l’objet d’un opéra d’ALFANO en 1904.

Alfano ResurrezioneCliquez sur l’image

Tolstoï meurt d’une pneumonie le 20 novembre 1910, à l’âge de 82 ans.

Compositeurs

Georges ENESCO (1881 – 1955)

Georges ENESCO (ENESCU en roumain) est né le 19 août 1881 en Moravie roumaine.

Il apprend le violon dès ses 4 ans et, à l’âge de 7 ans, part au Conservatoire de Vienne où il se fait déjà remarquer par la précocité de ses dons musicaux.

À l’âge de 14 ans, il entre au Conservatoire de Paris, où il a comme professeurs de composition MASSENET et FAURÉ. C’est à Paris qu’il écrit ses premières compositions et en 1898, son opus 1, le Poème roumain est créé.

Enesco Poème roumainCliquez sur l’image

En 1901 et 1902, il écrit ses deux Rhapsodies roumaines, peut-être ses œuvres les plus connues.

Enesco Rhapsodie roumaine n°1Cliquez sur l’orchestre

En 1907 – 1908, il écrit le cycle mélodique 7 chansons de Clément Marot.

Enesco Sept chansons de Clément Marot IV Estrene de la roseCliquez sur l’image

En 1916 – 1918, il compose sa troisième symphonie avec chœur, œuvre qu’il remaniera en 1920 et qui sera créée à Paris en 1921.

Enesco Troisème symphonie avec chœurCliquez sur l’image

Après la Première Guerre mondiale, il partage son temps entre la France et sa Roumanie natale. En 1926, il écrit sa 3e sonate pour violon et piano « dans le caractère populaire roumain » .

Enesco sonate paino violon n° 3Cliquez sur Enesco pour l’entendre interpréter sa propre sonate pour piano et violon n° 3

En 1927, il crée la sonate pour piano et violon de son ami RAVEL, qu’il avait connu au Conservatoire de Paris.

Ravel sonate piano violon BluesCliquez sur la violoniste et la pianiste

Entre 1923 et 1931, il se consacre à la composition de son opéra Œdipe.

Enesco Oedipe Acte ICliquez sur l’image

Outre son activité de compositeur et de soliste, il a également eu de nombreux élèves au violon, tels que Yehudi Menuhin, Christian Ferras, Ivry Gitlis ou Arthur Grumiaux.

Bach Double concerto in D minor Enesco MenuhinCliquez sur Menuhin et Enesco

En 1937, il se marie avec la princesse roumaine Marie CANTACUZÈNE.

Tout au long de sa vie, il enchaînera les tournées internationales, aussi bien en tant que violoniste qu’en tant que chef d’orchestre.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rentre en Roumanie, mais l’instauration du régime communiste après la guerre le mène à s’exiler.

Dans ses œuvres tardives, il revient aux formes apaisées de la musique de chambre. En 1954, il écrit ainsi sa dernière œuvre, la Symphonie de chambre.

Enesco Symphonie de chambreCliquez sur la partition

Enesco meut à Paris le 4 mai 1955.

Contes et légendes, Mes opéras préférés

PARSIFAL, de WAGNER (1882)

WAGNER était féru de légendes antiques (sa bibliothèque personnelle à Bayreuth est assez impressionnante) et il a eu l’idée d’utiliser le personnage de Parsifal dès 1845, à l’époque où il écrivait Lohengrin (qui se trouve être le fils de Parsifal). Plus tard, en 1856, il a aussi songé à faire apparaître Parsifal dans une scène de Tristan und Isolde, en opposant ainsi l’amour profane et l’amour divin. Finalement il écrira le livret de son Parsifal en 1877, d’après Parzival et le conte du Graal de CHRÉTIEN de TROYES, et en composera la musique de 1877 à 1882.

Parsifal a été créé en 1882 à Bayreuth, et Wagner ne voulait pas qu’on le joue ailleurs. Ce sont les États-Uniens qui ont jugé que cet interdit n’était pas valable pour l’Amérique (déjà !) et qui l’ont monté sur scène à New York en 1903. Il faudra attendre 1913 pour que l’exclusivité tombe pour le reste du monde.

Le pitch : Dans le château de Montsalvat où a été recueilli le calice contenant le sang du Christ crucifié, et la lance qui a provoqué sa blessure, les chevaliers du Graal veillent sur ces reliques. Le magicien Klingsor, un prétendant à cette confrérie qui en a été rejeté veut s’emparer du Graal. Pour ce faire, il a créé au pied du château un jardin enchanté peuplé de ses créatures, les filles-fleurs, qui vampent les chevaliers. Ça a été le cas du roi Amfortas, qui s’est laissé séduire par Kundry, une femme à l’effrayante beauté sous l’emprise maléfique de Klingsor. Klingsor en a alors profité pour voler la lance sacrée et en frapper Amfortas. Depuis, celui-ci souffre d’une blessure qui ne guérit pas et répugne à diriger son office. Seul un innocent au cœur pur pourra récupérer la lance et le guérir. Cet innocent, ce sera Parsifal.

Le personnage de Kundry est intéressant. Au naturel, elle ne rêve que de servir les chevaliers, mais quand elle est sous l’emprise magique de Klingsor, c’est à leur perte qu’elle se voue.

Prélude de l’acte I : Dans son prélude, Wagner expose les principaux leitmotivs de son drame sacré : la Cène, le Graal, la Foi et la Lance.

Wagner Parsifal Prélude acte ICliquez sur l’image

Acte I : Dans la forêt entourant le château du Graal, auprès d’un lac, Gurnemanz et deux écuyers attendent l’arrivée d’Amfortas, leur roi, qui vient prendre son bain. Les chevaliers du Graal ont comme mission de veiller sur le Saint-Graal, un vase qui contient le sang du Christ, et sur la lance qui a percé le flanc du Christ sur la croix.

Kundry, une femme inquiétante au service des chevaliers, apparaît.  Elle apporte une fiole d’un baume censé apaiser les douleurs d’Amfortas. Autrefois, Amfortas a succombé à ses charmes, et Klingsor en a profité pour lui voler la lance sacrée, lui causant au passage une blessure qui ne peut pas guérir. Arrive le cortège des chevaliers accompagnant Amfortas au bain, censé soulager ses douleurs. Gurnemanz lui présente le baume de Kundry. Il explique aux écuyers que Klingsor est un ancien prétendant à la confrérie des chevaliers du Graal, mais que ne pouvant respecter le vœu de chasteté qu’exige cette charge, il s’est mutilé et a été rejeté par les chevaliers. Pour se venger, il a créé un jardin magique, peuplé de belles femmes vouées à détourner les chevaliers de leur mission sacrée afin de les perdre. Un seul homme pourra récupérer la lance sacrée : un innocent au cœur pur.

Un jeune homme apparaît, poursuivant un cygne. Il tue le cygne, animal sacré, devant l’assemblée effarée qui le conduit devant Gurnemanz. Le jeune homme ne sait pas répondre aux questions de Gurnemanz, il ne connaît même pas son propre nom. La seule chose qu’il peut dire, c’est qu’il a grandi seul dans la forêt. Kundry raconte son histoire. Le jeune homme a été élevé par sa mère pour éviter qu’il ne suive son père, un ancien chevalier du Graal parti en quête d’aventure, et qui est mort au combat. Parsifal a grandi comme un innocent, sans éducation. Un jour, voyant des chevaliers en armure brillante, il les a suivis. Kundry est alors prise d’une étrange torpeur. Le roi revient du bain et Gurnemanz propose à Parsifal de les accompagner au château du Graal, Montsalvat.

À Montsalvat, les chevaliers entrent solennellement pour la cérémonie. Titurel demande à son fils Amfortas de dévoiler le Graal, comme sa fonction l’y oblige. Ceci réveille sa blessure et il résiste. Il finit par célébrer la Cène et au cours de la cérémonie, le Graal remplit de vin les verres des chevaliers, et dépose à côté un pain, symbole de la manne nourricière. Parsifal a assisté en silence, apparemment inconscient de la symbolique de ce qu’il voit. Mécontent de ce comportement, Gurnemanz le chasse du château.

Wagner Parsifal Wein und BrotCliquez sur les chevaliers recevant le vin et le pain (Wein und Brot)

Acte II : Dans son château, Klingsor tire Kundry de son sommeil pour qu’elle séduise Parsifal, qui se dirige vers son château. Parsifal se bat contre la garde de Klingsor, composée des chevaliers qu’il a détournés de leur devoir. Devant la bravoure au combat de Parsifal, la garde s’enfuit. Le château de Klingsor s’enfonce alors sous la terre, faisant place à un magnifique jardin peuplé des créatures de Klingsor, les filles-fleurs. Elles entourent Parsifal et cherchent à le séduire, mais Parsifal leur résiste.

Wagner Parsifal Acte II Hier war das Tosen (les filles-fleurs)Cliquez sur les filles-fleurs

Kundry apparaît à son tour, et lui raconte son histoire. Elle lui donne son nom « Fol si pur » (Parsifal) qui lui rappelle que sa mère l’appelait ainsi. Elle lui annonce alors que sa mère est morte quand il est parti. Elle profite du trouble de Parsifal pour lui donner un baiser, mais ce baiser dissipe l’enchantement et Parsifal, revivant la scène du Graal, revit également les souffrances d’Amfortas et le baiser qu’il a reçu de Kundry et qui a provoqué sa chute et sa blessure. Il la repousse. Kundry explique qu’elle a été condamnée pour avoir ri du Christ dans sa Passion, et que le baiser de Parsifal la délivrera de son sort. Parsifal refuse encore, car accepter, ce serait les condamner tous les deux.

Wagner Parsifal Amfortas, Die WundeCliquez sur Parsifal

Kundry appelle Klingsor à l’aide. Celui-ci apparaît, porteur de la lance sacrée. Il la jette vers Parsifal, mais elle s’arrête en l’air sans l’atteindre au-dessus de la tête de Parsifal. Parsifal s’en saisit alors, et traçant un signe de croix, fait ainsi disparaître le château de Klingsor et tous ses enchantements.

Acte III : Gurnemanz vit en ermite au pied du Burg de Montsalvat. Entendant des gémissements dans un fourré, il tire Kundry d’un long sommeil magique, et celle-ci ne pense plus qu’à une chose, servir.

Wagner Parsifal Von dorther kam das StöhnenCliquez sur l’image

Un chevalier en armure noire apparaît. Gurnemanz lui demande de baisser les armes en ce lieu sacré et en ce jour du Vendredi saint. Le chevalier s’exécute et Gurnemanz reconnaît Parsifal, qui le salue. Il dit qu’il vient voir Amfortas, persuadé qu’il est de pouvoir le sauver. Gurnemanz explique alors que depuis le départ de Parsifal, Amfortas, voulant mourir, n’a plus assuré le service du Graal, tarissant la source qui leur apportait la manne céleste qui les protégeait de la vieillesse. Titurel vient d’ailleurs d’en mourir. Quand Gurnemanz reconnaît la lance sacrée dans les mains de Parsifal, il sait qu’il a en face de lui l’innocent au cœur pur, seul capable de cet exploit. Kundry lave les pieds de Parsifal et Gurnemanz ses cheveux, puis il oint Parsifal, le sacrant nouveau prêtre du Graal. Parsifal donne le baptême à Kundry et tous trois entrent dans le château du Graal. C’est le Vendredi saint (l’enchantement du Vendredi saint).

Wagner Parsifal acte III Enchantement du vendredi saintCliquez sur Kundry, Gurnemanz et Parsifal

Dans la grande salle, les chevaliers entrent en un double cortège. Les uns portent la dépouille mortelle de Titurel, les autres Gurnemanz sur sa couche. Les chevaliers demandent à Amfortas de dévoiler le Graal, mais celui-ci refuse. Parsifal entre alors, et, touchant la blessure d’Amfortas de la pointe de la lance, le guérit. Il demande alors que l’on dévoile la châsse où se trouve le Graal. Celui-ci s’illumine et une colombe descend du plafond de la coupole et vole au-dessus de la tête de Parsifal. Les chevaliers et des chœurs célestes rendent hommage au nouveau roi. Kundry, délivrée, tombe à terre et meurt.

Wagner Parsifal Höchsten Heiles WunderCliquez sur l’image