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250e BILLET DU BLOG

Eh oui, ceci est le 250e billet de mon blog!

En presque deux ans, j’ai écrit quarante-huit billets consacrés à mes opéras préférés, de l’Orfeo de MONTEVERDI à Tommy des WHO, trente-cinq billets consacrés aux compositeurs, de Monteverdi à BRITTEN et vingt-huit billets consacrés à des écrivains, de l’ARIOSTE à ECHENOZ.

Mon objectif au travers de ce blog est de parler de tout sujet (ou presque) en rapport avec l’opéra (ou la musique), même si ces rapports peuvent paraître a priori lointains.

Ainsi, les billets peuvent se ranger sous différentes catégories telles qu’Histoire, Nature, Mythologie, BD, Cinéma, Poésie, animation… ce qui me permet de vous parler aussi bien de MALLARMÉ que de Tex AVERY, ou de passer des mythes d’Orphée ou de Faust à une invitation à flâner dans le quartier de l’Opéra (à Paris), en passant par le studio GHIBLI ou les Pokémons.

Pour fêter ce 250e billet, je vous ai préparé une nouvelle vidéo présentant l’histoire de l’opéra (après l’arbre phylogénétique du 200e billet.)

Je vous livre à part les vidéos complètes dont sont extraites les illustrations sonores de cette vidéo :

monteverdi image

Cliquez sur l’Orfeo

Lully Atys image

Cliquez sur Atys

Malena Ernman

Cliquez sur Didon et Enée

Haendel Lascia ch'io pianga image

Cliquez sur Lascia ch’io pianga

Gluck j'ai perdu mon Eurydice image

Cliquez sur Orphée et Eurydice

Mozart Le Nozze image

Cliquez sur les Noces de Figaro

wagner walkyrie chevauchée

Cliquez sur la Walkyrie

Verdi nabucco va pensieroCliquez sur Nabucco

Gounod faust air des bijoux

Cliquez sur Faust

Tchaikovski Onéguin air de la lettre

Cliquez sur Eugène Onéguine (Tatiana)

Puccini o mio babbino caro image

Cliquez sur Gianni Schicchi

Strauss Rosenkavalier image

Cliquez sur le Chevalier à la rose

Divers, Grands chœurs, Publicité

LES GRANDS CHŒURS DE VERDI

Il n’y a guère, je vous parlais des grands chœurs composés par WAGNER dans ses opéras. Son exact contemporain, VERDI (1813 – 1901), a lui aussi composé de très beaux chœurs, parmi les plus populaires de cet art, et que l’on retrouve souvent, par exemple, dans les publicités.

Ainsi Nabucco (1841), son premier grand succès, contient le fameux « chœur des esclaves » (Va pensiero), presque le second hymne national italien.

Verdi nabucco va pensieroCliquez sur l’image

Dans Macbeth (1847), il y a plusieurs chœurs, dont celui des sorcières (Tre volte miagola la gatta).Verdi Macbeth Tre volte miagola la gattaCliquez sur les sorcières

Dans Le Trouvère (1853), on trouve le célébrissime « chœur des enclumes » (« Vedi ! Le fosche notturno spoglie »).

Verdi Il trovatore Vedi le fosche notturneCliquez sur le chœur

Toujours en 1853, il écrit La Traviata, qui contient deux chœurs tout aussi célébrissimes, le « Libiamo » du 1er acte et le chœur des gitanes du 2d acte (Noi siamo zingarella).

Verdi Traviata Libiamo publicitéCliquez sur la publicité pour du fromage

Verdi Traviata publicitéCliquez sur la publicité pour du jambon

(et encore vous avez échappé aux serviettes périodiques)

Dans Don Carlos (1867) on peut entendre le chœur « Charles Quint, l’auguste empereur ».

Verdi Don Carlos Choeur Charles Quint auguste empereur

À la fin d’Aïda (1871), on entende le peuple commenter la condamnation de Radamès (Spirto del nume).

Verdi Aïda Spirto del numeCliquez sur l’image

Dans Otello (1886), le peuple chante la beauté et la bonté de Desdémone (Dove guardi splendono raggi).

Et enfin Falstaff, son dernier opéra (1892) se termine par un extraordinaire octuor avec chœur, ébouriffant comme un final de ROSSINI !

Verdi Falstaff finalCliquez sur l’image

Voilà, il y a bien entendu d’autres chœurs dans les opéras de Verdi. N’hésitez pas à me signaler ceux que vous préférez !

Divers, Mythologie

C’EST NOËL (2019) !

Après le billet consacré à Noël 2018, voici une nouvelle sélection d’airs inspirés par Noël.

En 1741, HAENDEL a écrit avec son oratorio Le Messie une de ses œuvres les plus connues. Écoutons en un air.

Haendel Messiah He was despisedCliquez sur le contre-ténor

Autre oratorio avec L’Enfance du Christ (1854) de BERLIOZ. Berlioz avait d’abord écrit (en 1850) une œuvre dans le style ancien qu’il prétendait avoir découverte et déchiffrée. Plus tard, il révélera la supercherie et la complétera pour donner cet oratorio.

Berlioz l'Enfance du ChristCliquez sur l’image

On l’a vu dans le billet consacré à Noël 2018, une des œuvres les plus importantes consacrées à cette fête est l’Oratorio de Noël (Weihnachtoratorium) de J.S.BACH. Un bon siècle plus tard, SAINT-SAËNS lui rendra hommage avec son Oratorio de Noël.

Saint-Saëns Oratorio de NoëlCliquez sur l’image

La Bohème (1896) de PUCCINI commence pendant la nuit de Noël. C’est histoire d’artistes dans la misère. Mimi, une voisine frappe à la porte pour chercher du feu pour rallumer sa pauvre bougie éteinte. Rodolfo l’écrivain lui ouvre et très vite, ils se déclarent leur amour. (Miracle de la nuit de Noël ?) Je ne voudrais pas espoiler le billet à venir sur La Bohème, mais sachez quand même que ça se terminera mal !

Puccini La Bohème Si, mi chiamano MimiCliquez sur l’image

En 1915, DEBUSSY écrit le tragique « Noël des enfants qui n’ont plus de maison ».

Debussy Noël des enfants...Cliquez sur la partition

En 1942, BRITTEN a écrit, sur le bateau qui le ramenait des USA vers l’Angleterre, une série de chants de Noël : A ceremony of Carols.

Britten a ceremony of CarolsCliquez sur l’image

Joyeux Noël à toutes zet à tous !

 

Divers, Grands chœurs

LES GRANDS CHŒURS DE WAGNER

Dans les opéras de WAGNER, le chœur a souvent une grande importance. En effet, Wagner qui rêvait de retrouver l’art total du drame antique, qui mêlait théâtre, musique et danse, donne sa place au chœur, non pas pour souligner ou commenter l’action mais comme partie prenante des drames qu’il met en musique.

Dès son troisième opéra, Rienzi (1841), il nous montre qu’il maîtrise déjà l’emploi du chœur.

Wagner Rienzi choeurCliquez sur l’image

Le premier de ses opéras « de la maturité », Le Vaisseau fantôme (1842), ne manque pas de chœurs. On y trouve notamment les deux « tubes » que sont « le chœur des marins » et « le chœur des fileuses ».

Wagner Vaisseau fantôme choeur des matelotsCliquez sur le chœur des matelots

Autre tube, le « chœur des pèlerins », extrait de Tannhäuser (1845).

Wagner Tannhaüser choeur des pélerinsCliquez sur l’image

La marche nuptiale de Lohengrin (1850) est restée célèbre, même pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de Wagner.

Wagner Lohengrin Marche nuptialeCliquez sur l’image

J’aime bien aussi le chœur des hommes de Hagen dans Le Crépuscule des dieux (1874).

Wagner crépuscule choeur des vassauxCliquez sur l’image

Enfin, terminons par un peu de douceur avec les filles-fleurs de Parsifal (1882).

Wagner Parsifal filles-fleursCliquez sur les filles-fleurs

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L’ESPAGNE ET L’OPÉRA (4) : L’ESPAGNE À L’OPÉRA

Après l’Espagne vue (de manière parfois pittoresque) par les compositeurs étrangers, terminons notre voyage avec les opéras qui se passent EN Espagne, mais qui n’ont pas été écrits par des Espagnols.

Un des plus fameux est certainement Don Giovanni (1787) de MOZART, dont l’action se passe à Séville.

don giovanni la ci daremCliquez sur Zerline et Don Giovanni

Non moins fameux est Le Barbier de Séville (1816), de ROSSINI, dont l’action se passe à … Séville !

Rossini Le Barbier de Séville Una poco faCliquez sur Rosine

Deux des opéras de VERDI se passent en Espagne : Le Trouvère (1853) et Don Carlos (1867).

Verdi Don Carlos KaufmannCliquez sur Don Carlos

Parmi les opéras se passant en Espagne, il y a bien évidemment le Carmen (1875) de BIZET.

Bizet Carmen OuvertureCliquez sur l’orchestre

Moins connu, mais pourtant très beau, est Le Cid (1885) de MASSENET d’après CORNEILLE.

Massenet Le Cid O SouverainCliquez sur Le Cid

Massenet avait d’ailleurs déjà mis l’Espagne en musique avec son premier opéra « complet », Don César de Bazan (1872), d’après le Ruy Blas de Victor HUGO.

RAVEL n’a pas écrit que l’Enfant et les Sortilèges, il a aussi commis l’Heure espagnole (1911) sur un livret très franchouillard de FRANC-NOHAIN.

Ravel l'heure espagnol pitoyable aventure

Quant au trop rarement joué ZEMLINSKY, il a écrit son opéra Le Nain (Der Zwerg) (1922) d’après une nouvelle du sulfureux Oscar WILDE.

Zemlinsky Le NainCliquez sur l’infante d’Espagne et son cadeau d’anniversaire (le nain)

Et maintenant, je vous propose un complément avec un zoume sur les opéras qui se passent à Séville.

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L’ESPAGNE ET L’OPÉRA (3) : L’ESPAGNE VUE PAR LES COMPOSITEURS ÉTRANGERS

Après les billets consacrés aux musiciens espagnols, poursuivons notre voyage en Espagne avec cette fois l’Espagne mise en musique par des compositeurs étrangers. En effet, au XIXe siècle, l’Espagne a inspiré bien des compositeurs.

Ainsi Mikhaïl GLINKA (1804 – 1857), le père de la musique russe, reviendra-t-il d’un séjour en Espagne vers 1845 avec deux Ouvertures ibériques.

Glinka Ouverture espagnole n 2Cliquez sur l’ouverture espagnole n° 2

Le pianiste virtuose (mais pas que) et hongrois Franz LISZT (1811 – 1886) a composé une brillante Rhapsodie espagnole en 1867 qui n’a rien à envier à ses Rhapsodies hongroises en ce qui concerne la virtuosité pianistique.

Liszt Rhapsodie espagnoleCliquez sur le pianiste

Le Lillois Édouard LALO (1823 – 1892) écrit pour le violoniste espagnol Pablo de SARASATE une Symphonie espagnole (1874).

Lalo Symphonie espagnoleCliquez sur la violoniste

l’Auvergnat Emmanuel CHABRIER (1841 – 1894) écrit en 1883 une rhapsodie pour orchestre, le populaire España.

Chabrier EspanaCliquez sur le chef d’orchestre

Un autre Russe, RIMSKY-KORSAKOV (1844 – 1908) écrit en 1887 un Capriccio espagnol.

Rimsky-Korsakov Capriccio espagnolCliquez sur l’image

Cette passion pour l’Espagne se poursuivra au début du XXe siècle avec le Basque Maurice RAVEL (1875 – 1937) qui écrit une de ses premières œuvres orchestrales en 1907 : sa Rapsodie espagnole.

Ravel rapsodie espagnoleCliquez sur l’orchestre

L’année suivante, c’est son frère ennemi le Parisien Claude DEBUSSY (1862 – 1918) qui publiera son Iberia.

Debussy IberiaCliquez sur l’image

Et retrouvez sur ce blog les opéras qui se passent en Espagne, main non écrits par des Espagnols.

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LES PLUS BEAUX DUOS D’AMOUR… (les années 1880 – 1915)

Poursuivons notre anthologie des duos d’amour, que nous avions laissée aux années 1850 – 1880.

Comme on l’a vu dans le billet consacré à l’histoire de l’opéra pour cette période, les années 1880 – 1915 sont marquées par deux grands noms, PUCCINI (1854 – 1924) et STRAUSS (1864 – 1949).

Pour autant, VERDI était encore en activité, et en 1884, il écrit un de ses plus beaux duos d’amour dans Otello.

Verdi Otello Gia nella notte densaCliquez sur Otello et Desdémone

1884 est aussi l’année ou MASSENET achève son Manon. Au début du deuxième acte figure le très beau duo « On l’appelle Manon ».

Massenet Manon On l'appelle Manon Alagna NebretkoCliquez sur Des Grieux et Manon

En 1892, TCHAÏKOVSKI écrit Iolanta. Écoutons l’amour s’éveiller entre Godefroid et Iolanta.

Tchaïkovsku Iolanta DuoCliquez sur l’image

En 1895, Puccini termine le 1er acte de La Bohême (1896) de Puccini par un duo d’amour entre Rodolfo et Mimi qui viennent de se rencontrer.

Puccini Bohème final act 1Cliquez sur Rodolfo et Mimi

Rebelote pour Puccini avec Madame Butterfly (1902 – 1903) et le duo d’amour entre Cio-cio-san et Pinkerton à la fin du 1er acte.

Puccini Butterfly duo d'amourCliquez sur Cio-Cio-San et Pinkerton

L’autre grand compositeur est donc Richard Strauss. Dans son Rosenkavalier, il nous offre un très beau duo entre Octavian et Sophie.

strauss act II mir ist die Ehre widerfahrenCliquez sur Octavian et Sophie

Et retrouvez donc ici quelques duos d’amour offerts pour la Saint-Valentin.

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L’ESPAGNE ET L’OPÉRA (2) : LES OPÉRAS ESPAGNOLS

Après vous avoir présenté les principaux musiciens (classiques) espagnols, voyons maintenant leur production dans le domaine de l’opéra.

On l’a vu, le précurseur de la forme Opéra en Espagne est la Zarzuela baroque. En voici une de José de NEBRA, Iphigenia en Tracia (1747).

Zarzuela Philippe IVCliquez sur la zarzuela

Felipe PEDRELL (1841 – 1922) fera revivre la zarzuela. Il a également écrit des opéras dont Quasimodo (1875), d’après Notre-Dame de Paris de VH et Los Pirineos (Els Pirineus) (1902).

Pedrell los Pirineos (Els Pirineus)Cliquez sur la partition

Enrique GRANADOS (1867 – 1916) a écrit principalement pour le piano. Il a également composé des opéras autour des années 1900. Le plus connu d’entre eux est Goyescas (1916), écrit d’après une œuvre éponyme écrite pour le piano.

Granados GoyescasCliquez sur l’image

Isaac ALBENIZ (1860 – 1909) écrira pour la guitare, par exemple son célébrissime Asturias. Il composera également des opéras, dont un Merlin (1909).

Albeniz MerlinCliquez sur l’image

Il sera suivi par Manuel DE FALLA (1876 – 1946) qui écrira, outre des zarzuelas, le drame lyrique La Vie brève (La Vida breve) (1904 – 1905) et Les Tréteaux de Maître Pierre (1922).

De Falla La vida breveCliquez sur l’image

Au XXe siècle, la zarzuela est toujours vivante en Espagne, dans une forme proche de notre opérette moderne. Écoutons en une de Federico ROMERO.

Romero El CaserioCliquez sur la zarzuela

Et retrouvez sur ce blog l’Espagne mise en musique par des compositeurs étrangers, de GLINKA à DEBUSSY en passant par CHABRIER et LISZT.

Divers, Géographie, Histoire de l'opéra

L’ESPAGNE ET L’OPÉRA (1) : COMPOSITEURS ESPAGNOLS

Si l’Italie, la France et l’Allemagne sont reconnues comme « terres d’opéra », les liens entre l’Espagne et l’opéra (et plus généralement la musique classique) sont peut-être moins évidents du coté nord des Pyrénées.

Ce billet est donc le premier d’une série de quatre, et traite de quelques musiciens espagnols connus. Il sera suivi par un billet sur les opéras écrits par des Espagnols, puis par un sur la représentation de l’Espagne par des musiciens étrangers, en enfin par un sur les opéras qui se passent en Espagne.

Dans l’arbre phylogénétique de l’opéra, le rameau espagnol a poussé sur la zarzuela, du théâtre chanté qui date du milieu du XVIIe siècle (la première date de 1648) qui a été très populaire pendant un siècle environ. Cependant la déferlante italienne qui s’est répandue sur l’Europe a atteint l’Espagne, et du milieu du XVIIIe jusqu’au milieu du XIXe, point de salut pour l’opéra en Espagne si ce n’est chanté en italien.

La zarzuela donc (des représentations données pour Philippe IV d’Espagne qui ont ensuite atteint les couches populaires), est proche du Singspiel allemand.

Le XVIIIe siècle est marqué par la personnalité du padre SOLER (1729 – 1783), auteur de nombreuses pièces pour le clavecin.

Soler fandangoCliquez sur l’image

Felipe PEDRELL (1841 – 1922) fera revivre la zarzuela. Il a également écrit un opéra, Quasimodo (1875), d’après Notre-Dame de Paris de VH.

Pedrell QuasimodoCliquez sur le livre

Enrique GRANADOS (1867 – 1916) a écrit principalement pour le piano. Il a également composé des opéras autour des années 1900. Le plus connu d’entre eux est Goyescas (1916), écrit d’après une œuvre éponyme écrite pour le piano.

Granados GoyescasCliquez sur Granados au piano

Isaac ALBENIZ (1860 – 1909) écrira pour la guitare, par exemple son célébrissime Asturias.

Albeniz AsturiasCliquez sur le guitariste

Il composera également des opéras, dont un Merlin (1909).

Il sera suivi par Manuel DE FALLA (1876 – 1946) qui écrira, outre des zarzuelas, Le Tricorne (el Sombrero de tres picos), l’Amour sorcier, La Vie brève (1904 – 1905) et Les Tréteaux de Maître Pierre (1922). Il écrira également une de ses pièces les plus connues, les Nuits dans un jardin d’Espagne (1915).

De Falla Nuits dans les jardins d'EspagneCliquez sur l’image

Plus proche de nous figure le très subtil Federico MOMPOU (1893 – 1986), qui a écrit pour le piano mais aussi pour la voix. Et puisque je vous ai présenté des Ave Maria il n’y a guère, je vous propose d’écouter celui de Mompou. Je vous avais déjà parlé de Mompou dans mon billet consacré à Wladimir JANKÉLÉVITCH.

Mompou Ave MariaCliquez sur l’image

Enfin, je ne peux pas ne pas citer ici Joachin RODRIGO (1901 – 1990) et son œuvre la plus connue, le Concierto de Aranjuez.

Rodrigo Concierto de AranjuezCliquez sur le guitariste

Retrouvez la suite des aventures de l’Espagne musicale avec les opéras écrits par des Espagnols.

Divers, Nature, Sciences

FÊTE DE LA SCIENCE 2019 La science à l’opéra

Du 5 au 13 octobre a lieu la fête de la Science partout en France métropolitaine. La fête de la Science est une manifestation qui a pour but de faire découvrir la science

  • Sensibiliser le grand public à la culture scientifique
  • Favoriser le partage des savoirs et les échanges entre les chercheurs et les citoyens
  • Faciliter l’accès à une information scientifique de qualité
  • Faire découvrir le travail des scientifiques et les métiers issus de la recherche
  • Valoriser le travail de la communauté scientifique
  • Permettre à chacun de s’approprier les enjeux des évolutions scientifiques pour une participation active au débat public
  • Susciter des vocations chez les jeunes en stimulant leur l’intérêt pour la science et la curiosité à l’égard des carrières scientifiques

Passons rapidement sur la période baroque où les livrets d’opéra étaient essentiellement tirés de la mythologie ou de la vie d’hommes illustres.

Les premiers « scientifiques » que l’on rencontrera seront les médecins, en particulier le Diaphoirus du Malade imaginaire de MOLIÈRE et Marc-Antoine CHARPENTIER.

Charpentier Molière le Malade imaginaireCliquez sur l’image

C’est avec le personnage de Faust que la figure du scientifique fait son apparition dans le monde de l’opéra. C’est le grand GOETHE qui a contribué à rendre populaire ce personnage du savant du moyen-âge qui, ayant passé sa vie à la recherche du savoir, se rend compte à la fin de sa vie qu’il n’a justement rien connu de la vie.

berlioz damnation de Faust merci doux crépuscule KaufmannCliquez sur Faust

Si vous regardez la vidéo précédente, vous aurez la surprise de voir le personnage de Stephen HAWKING sur la scène. Ne vous étonnez pas, c’est une maladresse du metteur en scène qui illustre de manière très lourde le rapport entre Faust et ce représentant médiatique de la science en action.

On trouve un inventeur au premier acte des Contes d’Hoffmann (1881) d’OFFENBACH. En effet, l’inventeur Spalanzani a fabriqué une poupée mécanique, Olympia, dont le poète Hoffmann tombe amoureux.

Offenbach Contes d'Hoffmann oiseaux dans la charmille N.DessayCliquez sur la poupée

Il faudra ensuite attendre le XXe siècle pour trouver des scientifiques à l’opéra. Par exemple, dans Wozzeck (1917 – 1922) de BERG, où le héros « vend » son corps à la science, c’est-à-dire au médecin militaire qui fait des expériences sur lui.

Berg Wozzeck le docteurCliquez sur le docteur

Les choses deviennent plus intéressantes dans la deuxième moitié du siècle. En 1976, Philip GLASS, l’un des papes de la musique répétitive, met en scène Albert EINSTEIN dans son opéra Einstein on the Beach.

Glass Einstein on the BeachCliquez sur l’image

Et comme l’opéra est un art toujours vivant, en 2005 encore, l’Américain John ADAMS fait vivre le physicien OPPENHEIMER, le « père de la bombe atomique », dans son opéra Doctor Atomic.

Adams Doctor AtomicCliquez sur John OPPENHEIMER

Et pour savoir ce qui se passe à côté de chez vous, un seul lien, celui du site officiel de la fête de la Science 2019.

fête de la Science 2019Cliquez sur l’affiche

Pour tout savoir (ou presque) sur l’utilisation de la science à l’opéra, c’est ici.