Blog

Compositrices

BETSY JOLAS, née en 1926

Betsy Jolas naît le 5 août 1926 à Paris.

À l’âge de 14 ans, Betsy part aux États-Unis avec sa famille. En 1946, elle retourne en France et s’inscrit au Conservatoire de Paris, où elle a comme professeurs Darius Milhaud et Olivier Messiaen.

Son travail musical porte beaucoup sur la voix. Ainsi en 1961 sa cantate L’Œil égaré dans les plis d’obéissance du vent, d’après Victor Hugo en 1961 ou en 1964 son Quatuor II pour soprano colorature, violon alto et violoncelle, où la voix est considérée comme un instrument à cordes comme les autres.

Cliquez sur quatuor à cordes
Cliquez sur le Caprice à une voix

Un autre centre d’intérêt pour Betsy Jolas est sa recherche sur l’équilibre des formes instrumentales. Points d’aube, pour alto solo et treize instruments à vent, date de 1968. Le Trio « Les Heures », pour trio à cordes, de 1991 et Wanderlied, pour violoncelle solo et petit ensemble instrumental date de 2003.

Cliquez sur Wanderlied
Cliquez sur les Onze lieder pour trompette et orchestre de chambre

Autre exemple de son souci de la jouabilité de sa musique avec A little Summer Suite (2015). Pour cette commande de l’Orchestre philharmonique de Berlin, Betsy Jolas a précisé que, pour honorer cette commande, elle a voulu faire plaisir aux instrumentistes et ainsi écrit beaucoup de solos permettant à ceux-ci de briller.

Cliquez sur la petite suite d’été

En ce qui concerne l’opéra, elle écrit en 1975 Le Pavillon au bord de la rivière, et en 1986 Le Cyclope.

En 1995, elle revient à l’opéra avec Schliemann, sur le découvreur de la ville de Troie. En 2013, elle écrit une nouvelle version de cette œuvre : Iliade l’amour.

Outre sa carrière de compositrice, Betsy Jolas a aussi enseigné l’analyse et la composition, à Yale et à Harvard aux États-Unis, et au Conservatoire de Paris où elle succède à Messiaen.

Betsy Jolas est titulaire de nombreux grands prix internationaux, et en 1982, la SACEM récompense son travail par son grand prix de la SACEM. Betsy Jolas est également commandeure dans l’ordre de la Légion d’honneur (2021)

(Source principale : la fiche biographique de la Philharmonie de Paris).

littérature, Oulipo, Poésie

« LA BEAUTÉ », de Baudelaire

Après Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos, de Mallarmé, le poème « mis en musique » de ce mois est La Beauté, de Charles Baudelaire. Ce poème est paru en 1857 dans Les Fleurs du mal.

(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,

Cliquez sur l’homme de pierre

Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Éternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris ;
J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ;

Cliquez sur l’image

Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j’ai l’air d’emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d’austères études ;

Car j’ai, pour fasciner ces dociles amants,

Cliquez sur la nuit paisible et sereine des amants


De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :

Cliquez sur le miroir


Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !

Citations musicales :

un rêve de pierre : Mozart Don Giovanni « l’uomo di marbro ».

la blancheur des cygnes : Wagner Lohengrin, entrée de Lohengrin.

ces dociles amants : Berlioz Béatrice et Bénédict « Nuit paisible et sereine ».

De purs miroirs : Pauline Viardot Le Miroir (O Vénus éternelle).

Divers

LE CALENDRIER DE L’AVENT 2024

Il est une tradition d’offrir, quatre semaines avant Noël, des calendriers de l’avent, dont la durée dépend du jour de la semaine où tombe Noël. Il doit commencer un dimanche, quatre semaines avant cette fête. Noël tombant un mercredi en 2024, le calendrier de l’avent commence donc le dimanche 1er décembre.

Cliquez chaque jour sur la pastille pour découvrir une œuvre musicale.

Cliquez sur le 2 décembre
Cliquez sur le 3 décembre
Cliquez sur le 4 décembre
Cliquez sur l’image
Cliquez sur le 6 décembre
Cliquez sur le 7 décembre
Cliquez sur le 9 décembre
Cliquez sur le 10 décembre
Cliquez sur le 11 décembre
Cliquez sur le 12 décembre
Cliquez sur le 13 décembre
Cliquez sur le 14 décembre
Cliquez sur le 16 décembre
Cliquez sur le 17 décembre
Cliquez sur le 18 décembre
Cliquez sur le 19 décembre
Cliquez sur le 20 décembre
Cliquez sur le 21 décembre
Cliquez sur le 23 décembre
Cliquez sur le 24 décembre

Joyeux Noël à toutes zet à tous !

Cliquez sur le bonus surprise mystère de Noël (si vous le voulez)

Et pour avoir le récapitulatif de ce calendrier, c’est dans la soluce.

Contes et légendes, Mythologie, Nature

SOUS L’OCÉAN

Qu’y a-t-il sous l’océan ? Tout le monde s’est posé la question un jour ou l’autre. Et si la réponse nous venait des compositeurs.

Parmi les figures marines qui nagent sous la surface figurent les redoutables sirènes, dont le chant sublime attirait les marins, qui se jetaient à l’eau pour les rejoindre et se noyaient. On trouve un duo de sirènes dans le King Arthur(1691) de Purcell (Two daughters…) suivi du sublime « How hapy the lovers ».

Cliquez sur l’image

Lili Boulanger aussi a mis en musique Les Sirènes.

Cliquez sur l’image

Et que dire de ces Sirènes de Cécile Chaminade ?

Cliquez sur les sirènes

Debussy, lui, nous offre cette Cathédrale engloutie.

Cliquez sous la cathédrale

Et Lalo a mis en musique la légende de la ville d’Ys, engloutie sous les eaux, dans son Roi d’Ys.

Cliquez sur l’image

Et pour ceux zet celles qui aiment les bonus surprise mystère, vous pourriez aimer celui-ci :

Cliquez sur le bonus surprise mystère
Divers, Religion

LE REQUIEM DE VERDI (1874)

Le Requiem de Verdi est certainement le plus opératique des requiems. Le chef d’orchestre Hans von Bülow ne s’y est pas trompé, qui l’a appelé son dernier opéra (à la date de sa création), tandis que G.-B. Shaw, jamais avare d’un bon mot, a déclaré que c’était son meilleur opéra.

À la mort de Rossini, le 13 novembre 1868, Verdi avait eu l’idée d’écrire une messe à la mémoire de son grand compatriote, messe qui aurait été composée par treize compositeurs italiens, Verdi se réservant le Libera me. Ce projet ne se réalisera pas, mais Verdi a écrit son Libera me dès 1869. La dernière pièce du Requiem se trouve donc être la première écrite.

Ce n’est qu’en 1873, à la mort du poète Manzoni, que l’idée d’écrire un Requiem refait surface chez Verdi. Il travaillera dessus de 1873 à 1874 et le Requiem sera créé le 22 mai 1874, pour le premier anniversaire de la mort de Manzoni, sous la direction de Verdi.

Le Requiem suit les sept mouvements traditionnels de ce genre d’œuvre.

Introït et Kyrie :

Cliquez sur l' »Introït et Kyrie »

Dies irae :

Cliquez sur le « Dies irae »

Offertorio :

Cliquez sur l' »Offertorio »

Sanctus :

Cliquez sur le « Sanctus »

Agnus Dei :

Cliquez sur l' »Agnus Dei »

Lux aeterna :

Cliquez sur le « Lux aeterna »

Libera me :

Cliquez sur le « Libera me »

(Source principale : la partition du Requiem, Carus éditions, 2012)

(P.S. pour information, je chanterai le Requiem de Verdi à Lille à la mi-mars 2025.)

Agenda Ironique

IL FAUT LAISSER LUCIE FAIRE

Ce mois-ci, c’est chez Lyssamara que se tient l’Agenda Ironique.

Et kouacékèlnoudemande, Lyssamara, et bien voilà :

Puisque tendre est la nuit, le thème serait la lumière et tous les moyens – sauf l’électrique – de déjouer son absence. À vos bougies, cierges, feux – follets ou non -, allumettes, miroirs réfléchissants, lampes à huile, grandeur d’âme, spiritualité à la louche, etc., pour éclairer ce moi parfois lugubre.

Il commencerait par ces mots chipés à un auteur hospitalier, en attribuant la filiation à qui vous voudriez:

« Le père et la mère de … habitaient un château, au milieu des bois, sur la pente d’une colline. »

Vous pourriez lui donner la forme que vous désireriez, à condition bien sûr qu’elle reste dans le lit de l’ironie et du calendrier.

Les termes à jouer cette fois-ci, sans restriction aucune, seraient:

pompon, tango, lignage, s’évanouir et s’accoutumer.

Voilà, y’aurait plus qu’çà!

Vous pouvez trouver le règlement sur son site :

Le père et la mère de Lucie habitaient un château, au milieu des bois sur la pente de la colline de Saint-François. Quand on venait leur rendre visite, on ne frappait pas, car ceux qui vivaient là avaient jeté la clé. Un soir que Momo et Yuja voulaient voir Lucie et son frère Lizo, ils trouvèrent le château vide.

Où êtes vous, Lizo et Lucie, ne partez pas, attendez-nous.

Cliquez sur l’image

Alors là, c’est le pompon, s’exclama Momo ! V’là t’y pas qu’ils s’évanouissent quand on arrive.

Ne t’en fais pas, Momo, rétorqua alors Yuja, je connais le moyen de faire revenir Lucie, elle n’a jamais su résister à un tango. Et sortant le piano gonflable qu’elle avait toujours dans son sac à dos, elle entreprit de le gonfler avant de jouer le Liber Tango d’Astor Piazzola.

Cliquez sur l’image

L’effet ne se fit pas attendre, et même si les fées ne se firent pas attendrir, Lucie qui n’en était pas une, accourut bientôt, porteuse comme de bien entendu de son mignon lumignon, et suivie par Lizo. Elle distribua alors à chacun chacune des bougies, puis, les ayant allumées, le joyeux quatuor entonna l’Hymne à la nuit de Rameau.

Cliquez sur Lizo, Momo, Yuja et Lucie

(J’espère que John Duff ne m’en voudra pas trop d’avoir emprunté ses personnages fétiches, mais depuis le temps qu’il nous ravit tous les mois avec ses histoires, j’ai fini par m’accoutumer à eux.)

Et si vous en voulez un peu plus, suivez le lignage du bonus surprise mystère en cliquant dessus.

Cliquez sur le bonus surprise mystère si vous en voulez un peu plus
littérature, Théâtre

Jean-Baptiste POQUELIN, dit MOLIÈRE (1622-1673)

Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, a été baptisé le 15 janvier 1622 à Paris. Il est donc probablement né le 13 ou le 14 janvier.

En 1631, son père achète un office de tapissier et de valet de chambre du roi. En 1632, la mère de Molière meurt. Son père se remarie l’année suivante.

Molière suit des études de droit et devient avocat en 1640. En 1643 il fonde, avec d’autres comédiens, « l’Illustre Théâtre ». Au début, cette troupe connaît de graves difficultés financières. En 1645, ils partent en tournée en province.

En 1654, ils jouent à Lyon la première pièce de Molière, L’Étourdi. Cette pièce sera suivie en 1662 par Le Dépit amoureux. En 1658, la troupe s’installe à Rouen, sans doute avec l’espoir de revenir à Paris. Molière fait la connaissance de Corneille.

Fin 1658, la troupe joue à nouveau à Paris et obtient les faveurs du roi. Dans leur répertoire figurent des pièces de corneille. En 1659, Molière écrit sa troisième pièce, Les Précieuses ridicules, alors qu’en 1660, ce sera Sganarelle, ou le Cocu imaginaire.

En 1661, il fait jouer L’École des maris et crée le genre comédie-ballet avec Les Fâcheux. Lully compose une danse pour cette dernière pièce. (La comédie-ballet est un genre qui s’apparente à l’opéra (voir l’arbre phylogénétique de l’opéra).

Début 1662, Molière se marie avec Armande Béjart, une actrice de la troupe de vingt ans sa cadette. À la fin de cette même année, on joue la première de L’École des femmes.

En 1664 naît le petit Louis, qui aura pour parrain le roi et pour marraine la duchesse d’Orléans. Louis ne vivra que dix mois. 1664 est l’année des fêtes des Plaisirs de l’île enchantée avec la comédie-ballet Le Mariage forcé et une musique de Lully. Plus tard, quand Molière se sera brouillé avec Lully, Charpentier écrira d’autres musiques pour Le Mariage forcé.

En 1665, c’est la création de Dom Juan et de L’Amour médecin. Molière a une petite fille, Esprit-Madeleine, ce sera le seul enfant qui lui survivra. Dom Juan suscitera un des plus fameux opéras de Mozart avec son Don Giovanni (1787).

Cliquez sur le trio des masques

En 1666, Molière écrit Le Misanthrope et Le Médecin malgré lui. Il a de plus en plus d’ennuis avec son théâtre, qui est accusé d’immoralité. Alors que Molière a été malade en 1667, il fait jouer Georges Dandin et Amphitryon en 1668 et le Tartuffe début 1669. Le prolifique Grétry composera en 1786 son propre Amphitryon.

Cliquez sur Grétry

Après Monsieur de Pourceaugnac en 1669 et Les Amants magnifiques début 1670, on joue Le Bourgeois gentilhomme à la fin de cette année. En 1671, c’est Psyché et Les Fourberies de Scapin.

Sa collaboration avec Lully, le musicien officiel de Louis XIV, porte notamment sur Monsieur de Pourceaugnac (1669), Le Bourgeois Gentilhomme (1670) et surtout Psyché (1671), pour le livret duquel il se fera aider par Thomas Corneille.

lullt le bourgeois gentilhomme
Cliquez sur l’image

En 1672, c’est la brouille avec Lully pour de sombres histoires de droits d’auteur (Lully a obtenu le privilège du roi pour l’impression de la musique qu’il composait, mais aussi des vers mis en musique par lui. Ainsi, une pièce de Molière mise en musique par Lully devenait propriété de Lully). Molière collaborera désormais avec Marc-Antoine Charpentier, notamment pour Le Malade Imaginaire (1673). C’est après une représentation de cette pièce que Molière meurt à Paris, le 17 février 1673, à l’âge de 51 ans. Un petit siècle plus tard, notre Gounod national écrira un opéra-comique d’après Le Médecin malgré lui (1858).

gounod le médecin malgré lui
Cliquez sur l’image
Charpentier Molière le Malade imaginaire
Cliquez sur l’image

Enfin, on trouve un dernier avatar de l’esprit de Molière dans l’opéra Ariane à Naxos (1912), de Richard Strauss, cet opéra étant censé être joué à la fin d’une représentation du Bourgeois Gentilhomme.

Divers

QUELQUES OPÉRAS QUEERS

Je vous parlais il n’y a guère de David et Jonathas, de Marc-Antoine Charpentier, en signalant qu’il s’agissait d’un opéra crypto-gay. Quels autres opéras peut-on qualifier de « queers » ?

Cliquez sur David et Jonathas

Dans Apollo et Hyacinthus, écrit par un Mozart âgé de 11 ans, Wolfgang Amadeus fait intervenir le dieu Apollon amoureux de Hyacinthe.

Cliquez sur l’image

Après avoir écrit deux opérettes sur des livrets de Verlaine, Fisch-Ton-Kan et Vaucochard et fils 1er, Chabrier récidive avec l’Étoile et son « Air du pal ».

Cliquez sur l’image

Dans les Aventures du roi Pausole, d’après Pierre Louÿs, Honegger fait apparaître Mirabelle, un personnage de travesti.

Cliquez sur l’image

À l’acte II de Lulu (1935), de Berg, la comtesse Geschwitz qui en pince pour la belle Lulu lui offre des fleurs, et l’invite à venir habillée en homme à un « bal de femmes ».

Dans Les Mamelles de Tirésias (1947) de Poulenc, d’après Apollinaire, le héros (ou l’héroïne) a connu les deux sexes puisque Thérèse, refusant de procréer, se métamorphose en homme, Tyrésias.

Dans Billy Budd (1951) de Britten, l’action se passe sur un navire de la marine royale britannique pendant la guerre contre les Français, et les relations entre le capitaine Vere et le mousse Billy Budd sont pour le moins ambiguës.

Cliquez sur l’image

Britten va plus loin dans l’évocation de l’homosexualité avec Mort à Venise (1973), d’après Thomas Mann, qui nous parle de l’écrivain Aschenbach tombant amoureux d’un bel adolescent qu’il voit danser sur la plage.

Cliquez sur le bel adolescent

Dans Starmania (1978), de Berger, Marie-Jeanne la serveuse est amoureuse du beau Ziggy, malheureusement pour elle, ce n’est pas « un garçon comme les autres ».

Cliquez sur Marie-Jeanne

Après Trouble in Tahiti, Léonard Bernstein a écrit une suite : A quiet Place. Dans cette pièce, on voit évoluer un frère (Junior) et une sœur (Dede) qui vivent avec le même homme. Le comportement choquant de Junior pendant la cérémonie d’enterrement de leur mère va provoquer un scandale.

Cliquez sur l’image

Dans Like Flesh (2022) de Eldar, la Femme s’ennuie à côté de son mari le Forestier quand une Étudiante arrive, et lui fait découvrir à nouveau l’amour. Pour fusionner avec l’Étudiante, la Femme ira jusqu’à se métamorphoser en arbre.

Cliquez sur l’image

Sur le même sujet, vous pouvez également consulter le site Forum Opéra :

Mes opéras préférés

DAVID ET JONATHAS, de CHARPENTIER (1688)

Tragédie biblique de Marc-Antoine Charpentier créée le 28 février 1688. Cet opéra qui raconte une histoire d’amitié entre David et Jonathas, tirée de la Bible, peut être considéré comme un opéra crypto-gay. Lors de la création, les actes de David et Jonathas alternaient avec les actes d’une autre tragédie, Saül.

Avant l’histoire : Le roi Saül, emporté par son hubris et jaloux du succès de David qu’il considérait comme son propre fils, a rejetté celui-ci.

Prologue : Saül, le roi d’Israël, va voir la pythonisse (i.e. une devineresse) pour connaître le résultat de la bataille qui va avoir lieu entre Israéliens et Philistins (« Où suis-je ? Qu’ai-je fait ? ?).

Cliquez sur l’image

La Pythonisse lui prédit qu’il va tout perdre, ses enfants, ses amis, et que David montera sur son trône. (Scène de la pythonisse « Retirez-vous, affreux tonnerre ».)

Cliquez sur la pythonisse

Acte I : David a été banni par Saül, jaloux de lui. Il se réfugie chez les Philistins. Il libère des prisonniers et ce geste est salué par un chœur de guerriers, de pasteurs et des captifs libérés. (« Marche triomphante ».)

Cliquez sur la marche triomphante

David souhaite que son ami Jonathas, le fils de Saül, soit épargné.

Cliquez sur l’image

Le chef des Philistins, Achis, annonce à David qu’il doit rencontrer Saül pour décider de faire la guerre ou la paix. David choisit la paix.

Acte II : Profitant de la trêve souhaitée par David, David et Jonathas se retrouvent. Joabal, un général israélite jaloux de la gloire de David, voudrait que celui-ci combatte, espérant le faire périr au combat. David refuse. Joabal déçu va dire à Saül que le plan de paix n’est qu’une ruse de David pour lui nuire.

Acte III : Joabal a réussi à persuader Saül que David complote contre lui. Saül accepte la paix à condition qu’on lui livre David. David paraît devant Saül avec Jonathas, mais Saül l’accuse de trahison. Étonné, David se retire. Saül va le suivre et Joabal se réjouit du succès de son plan.

Acte IV : Saül décide d’engager la bataille contre les Philistins. Les armées sont prêtes pour la guerre. David rencontre Jonathas dans le camp des Philistins et il lui promet que, loin de vouloir se batte contre Saül, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour les sauver, lui et Jonathas.

Acte V : À l’issue de la bataille, perdue par l’armée de Saül, Jonathas est mortellement blessé. Il meurt dans les bras de David.

Air « A-t-on jamais souffert ? » de Jonathas.

Cliquez sur l’image

Devant la perte de son fils, Saül se perce de sa propre épée. Achis annonce à David que les Israélites l’ont choisi comme nouveau roi, mais ceci ne console pas David de la perte de son si cher ami.

Cliquez sur le chœur final

(Source principale : le livret original disponible sur le site de la BNF : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k716307/f34.item.r=David+et+Jonathas.langFR).

Compositeurs

Paul DUKAS (1865-1935)

Paul Dukas naît à Paris le 1er octobre 1865.

Fils d’un banquier et d’une mère bonne pianiste, Paul perd sa mère alors qu’il n’a que cinq ans.

À l’âge de seize ans, Paul entre au Conservatoire de Paris, où il a comme condisciple et ami Claude Debussy. De cette époque datent deux ouvertures, Goetz de Berlichingen et le Roi Lear. En 1888, il ne remporte pas le prix de Rome et quitte le Conservatoire pour se consacrer à la critique musicale et à la composition.

En 1891, il écrit une ouverture pour Polyeucte, de Corneille.

Cliquez sur l’image

En 1897, Paul Dukas écrit la partition pour laquelle il est resté célèbre, l’Apprenti sorcier, d’après un texte de Goethe.

Cliquez sur l’image

Créée en 1897 également, sa Symphonie en ut connaîtra moins de succès.

Cliquez sur l’image

En 1901, il écrit sa Sonate en mi bémol mineur et en 1903 ses Variations sur un thème de Rameau.

Cliquez sur l’image

En 1907, on crée son opéra Ariane et Barbe-Bleue, d’après la pièce symboliste de Maeterlinck.

En 1909, il écrit le  Prélude élégiaque sur le nom de Haydn pour le centenaire de la mort de Haydn.

De 1910 à 1913, Dukas enseigne l’orchestration au Conservatoire de Paris.

En 1912, on joue son ballet La Péri, une des dernières œuvres à avoir échappé à son perfectionnisme. En effet, jamais content de lui, Paul Dukas a détruit la majorité de ses partitions.

Cliquez sur l’image

En 1916, il se marie avec Suzanne Pereyra avec qui ils auront une fille.

En 1920, Dukas publie La Plainte au loin du faune en hommage à son ami Debussy.

Cliquez sur l’image

Fin 1927, Paul Dukas succède à Widor au Conservatoire de Paris comme professeur de composition. Parmi ses élèves, on peut relever Elsa Barraine, Maurice Duruflé, Jean Langlais, Joaquin Rodrigo, Darius Milhaud ou Olivier Messiaen.

Paul Dukas meurt à Paris d’une crise cardiaque le 17 mai 1935, à l’âge de 69 ans.

Et si vous en voulez un peu plus, vous pouvez toujours cliquer sur le bonus surprise mystère !

Cliquez sur le bonus surprise mystère si vous en voulez un peu plus