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Fables de la Fontaine, littérature, Oulipo

LE LION ET LE RAT

Après El Desdichado, et Le Vierge, le vivace et le bel aujourd’hui, je vous propose un autre poème traité à la sauce OuLiPo, choisi dans les fables de La Fontaine. (Rappel du principe, je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les substantifs de ce poème par des citations musicales en rapport avec ce substantif.)

Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
De cette vérité deux Fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.
Entre les pattes d’un Lion

Grétry Richard Coeur de lion si l'universCliquez sur l’image

Un Rat sortit de terre assez à l’étourdie.

Berlioz Damnation de faust BranderCliquez sur Brander

Le Roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu’il était, et lui donna la vie.

Saint-Saens Carnaval des animaux le lionCliquez sur l’image

Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu’un aurait-il jamais cru
Qu’un Lion d’un Rat eût affaire ?
Cependant il advint qu’au sortir des forêts

Wagner Siegfried murmures de la forêt 2Cliquez sur la forêt

Ce Lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire Rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu’une maille rongée emporta tout l’ouvrage.
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

 

Citations musicales : Pour illustrer cette fable, j’ai choisi :

Le Lion : GRÉTRY, Richard Cœur de lion.

Le Rat : BERLIOZ, la Damnation de Faust, chanson de Brander.

Le roi des animaux : SAINT-SAËNS, le Carnaval des animaux, le lion.

Les forêts : WAGNER, Siegfried, les murmures de la forêt.

Divers, histoire

LES OUVERTURES DE WAGNER

​Dans le découpage d’un opéra figure l’ouverture. Historiquement, les ouvertures étaient des morceaux de musique que l’on mettait avant que l’action ne commence. Elles permettaient aux retardataires de s’installer sans trop perturber le spectacle.

C’est à peu près avec MOZART que l’ouverture devient un morceau à part entière de l’opéra, avec l’introduction des thèmes principaux.

Ainsi, les ouvertures de WAGNER sont particulièrement développées, et ceci dès le Vaisseau fantôme (1842). Elles exposent les leitmotivs, c’est-à-dire des cellules musicales qui servent de base à la narration musicale, en parallèle à la narration dramatique du livret.

Commençons par l’ouverture de Tannhaüser (1845).

Wagner Tannhaüser ouverure SoltiCliquez sur l’image

Viendront ensuite le prélude de Lohengrin (1850),

Wagner Lohengrin préludeCliquez sur l’image

le prélude de Tristan und Isolde (1858 – 1859)

Wagner Tristan prélude mehtaCliquez sur l’image

et l’ouverture des Maîtres chanteurs de Nuremberg (1861).

Wagner les Maîtres chanteurs ouvertureCliquez sur l’image

Terminons ce billet avec le prélude de Parsifal (1882), ce « drame sacré » qui est le dernier opéra de Wagner.

Wagner Parsifal préludeCliquez sur l’image

P.S. Je me suis limité ici aux cinq opéras qui seront donnés cette année au festival de Bayreuth, mais je reviendrai ultérieurement sur les ouvertures « de jeunesse » de Wagner.

Cinématographe, Compositeurs

Richard STRAUSS (1864 – 1949)

Richard STRAUSS (aucun lien de parenté avec les Johann STRAUSS) est l’un des compositeurs majeurs dans le domaine de l’opéra au XXe siècle.

Né à Munich d’un père corniste à l’opéra de Bavière et d’une mère pianiste, il est élevé dans le culte des grands anciens (MOZART, HAYDN, BEETHOVEN). Il publie son opus I, une Marche de fête, à l’âge de 12 ans.

Vers 1880, c’est la rencontre décisive avec le très wagnérien Hans von Bülow. Malgré l’interdiction de son père de fréquenter les « modernes » (WAGNER, LISZT), il assiste en 1882 à la création de Parsifal à Bayreuth.

En 1885, il est nommé chef d’orchestre suppléant à Meiningen, avant d’être nommé troisième chef à Munich, et répétiteur à Bayreuth. Il esquisse sa première œuvre lyrique, Guntram, et compose des poèmes symphoniques (Dom Juan en 1888, Mort et Transfiguration en 1889).

En 1889, il quitte Munich pour Weimar, où il est nommé Maître de Chapelle. Atteint d’une pneumonie en 1891, il part en convalescence dans le Sud (Egypte, Italie, Grèce), ce qui lui laisse le temps d’achever son Guntram, créé à Weimar en 1894. Cette œuvre est unanimement rejetée, par les wagnériens comme par les anti-wagnériens, ce qui blesse Strauss. Cette blessure est toutefois partiellement compensée par le bonheur qu’il a de diriger Tannhaüser à Bayreuth (et par son mariage avec la cantatrice qui tenait le rôle d’Elizabeth). À l’automne, il devient chef d’orchestre à Munich.

En 1895, il compose Till Eulenspiegel, et en 1896, une de ses œuvres les plus connues Also spracht Zarathoustra, poème symphonique d’après NIETZSCHE, révélé au grand public par le génial 2001 Odyssée de l’espace de KUBRICK.

Strauss zarathoustraCliquez sur l’image

En 1897, il écrit Don Quichotte, une pièce pour violoncelle et orchestre, et en 1898, le poème symphonique La vie d’un héros. En 1898, il part à Berlin, et donne par ailleurs des concerts dans toute l’Europe. En 1901, il crée avec succès son deuxième ouvrage lyrique, Feuersnot.

En 1905, il compose Salomé, son premier chef-d’œuvre dans le domaine de l’opéra, d’après l’œuvre d’Oscar Wilde.

Strauss Salomé danse des 7 voiles LiègeCliquez sur Salomé

Il entame ensuite une collaboration artistique extrêmement fructueuse avec Hugo von HOFMANNSTAHL, d’où sont issus Elektra (1907 – 1908), Le Chevalier à la Rose (1909 – 1910), où il cherche à retrouver l’esprit des Noces de Figaro de Mozart, Ariane à Naxos (1911 – 1912), La Femme sans ombre (1918) sur un thème proche d’Ondine de E.T.A. Hoffmann, Hélène d’Egypte (1925 – 1926) et Arabella (1933). Cette production est entrecoupée par un ballet, La Légende de Joseph, créé à Paris en 1914 par les Ballets russes de Diaghilev, et la Symphonie Alpestre en 1915.

En 1919, il prend la direction artistique de l’opéra de Vienne. Il écrit en 1923 Intermezzo créé à Dresde en 1924. Début 1925, il démissionne de l’Opéra de Vienne.

Après la mort d’Hofmannstahl en 1929, il continue avec Stéphane ZWEIG (La Femme silencieuse [1935]), Joseph GREGOR (Daphné [1937]) et Clemens KRAUS (Cappriccio [1941], où il se livre à une réflexion sur la querelle des gluckistes et des piccinnistes).

En 1936, il compose l’hymne olympique des jeux de Berlin.

Après un dernier opéra, Cappriccio (1941), il compose en 1948 son chant du cygne, les bouleversants et crépusculaires Quatre derniers lieders, avant de mourir en 1949.

Strauss Im abendrot 2Cliquez sur l’image

Et voici un autographe de Strauss, extrait de ma collection personnelle :

autographe Strauss

écrivains, littérature

Stefan ZWEIG (1) : LE MONDE D’HIER

Écrivain viennois, Stefan ZWEIG (1881 – 1942) s’est naturellement intéressé à la musique. Humaniste profond, ami de Romain ROLLAND ou R.M.RILKE, son œuvre a connu un immense succès avant l’arrivée des nazis au pouvoir en Allemagne et en Autriche, et sa mise à l’index.

ZWEIG a écrit des poèmes (dans sa jeunesse), des nouvelles, des romans, des pièces de théâtre et des biographies (FOUCHÉ, MARIE-ANTOINETTE). Il a traduit en allemand les poèmes de Paul VERLAINE ou d’Émile VERHAEREN, avec qui il se liera d’amitié.

Son dernier livre, le recueil de souvenirs Le Monde d’hier est une réflexion poignante sur le destin de l’humanité. C’est plus qu’une autobiographie, car il se sert des différentes étapes de sa vie d’un homme, l’enfance, les études, le début dans le monde… pour faire ressortir ce qui est propre à l’humain, tout en nous racontant les différents événements qu’a connus l’Europe au cours de la première moitié du XXe siècle. On y voit une Autriche assoupie avant la 1re guerre mondiale, puis l’horreur de cette guerre, l’écroulement de l’Allemagne et de l’Autriche après elle, les années folles à Berlin avec le relâchement des mœurs, puis la montée au pouvoir des différents fascismes en Allemagne, en Italie et en Espagne. Le livre se termine avec le début de la Seconde Guerre mondiale. À chacune de ces catastrophes, Zweig et ses amis se répétaient : ce n’est pas possible, ça ne peut pas arriver, et pourtant, à chaque fois, la catastrophe survenait. Zweig se suicide en 1942.

En ces temps où la montée des populismes menace face à un libéralisme totalement débridé, il me semble important de relire ce témoignage pour que nous non plus nous ne puissions dire à nos enfants : nous ne savions pas.

Auteur viennois donc, la musique et l’opéra sont omniprésents dans ce recueil de souvenirs, où il nous parle de ses amitiés avec des écrivains comme RILKE, ROLLAND, Verhaeren, YEATS, PIRANDELLO, JOYCE ou FREUD, mais aussi avec des peintres comme ENSOR ou des musiciens comme REGER, BUSONI et les chefs d’orchestre TOSCANINI ou Bruno WALTER, et surtout Richard STRAUSS pour qui il a écrit le livret de La Femme silencieuse.

Chapitre I : Le monde de la sécurité. Dans ce chapitre où Zweig raconte son enfance, il évoque évidemment la présence de la pléiade de compositeurs viennois GLUCK, HAYDN, MOZART, BEETHOVEN, SCHUBERT, STRAUSS (Johann), de l’opéra de Vienne dirigé par le jeune Gustav MAHLER, et du fait que, avant, toute la société vivait au rythme de la musique, de Marie-Thérèse choisissant Gluck pour enseigner la musique à ses filles à Joseph II discutant en connaisseur avec Mozart de ses opéras.

Chapitre II : L’école au siècle passé. Dans ce chapitre, Zweig raconte son passé d’étudiant dans une société où il fallait être vieux pour commencer à vivre, alors qu’un siècle auparavant, Mozart avait achevé son œuvre à 36 ans et Schubert à 31. Il découvre les timbres et rythmes « nouveaux » de MOUSSORGSKI, DEBUSSY, STRAVINSKY et SCHÖNBERG.

Chapitre III : Eros matutinus

Chapitre IV : Universitas Vitae. En 1901 Zweig écrit et publie ses premiers poèmes (Cordes d’argentSilberne Saiten). Le compositeur Max REGER les met en musique. En tant qu’étudiant, il côtoie HERZL, FREUD et Rudolf STEINER.

Reger Zweig Ein DrangenCliquez sur l’image

Chapitre V : Paris, ville de l’éternelle jeunesse. Il fait la connaissance d’André GIDE.

Chapitre VI : Détours vers moi-même. Il rencontre Cosima WAGNER, fille de LISZT et femme de Wagner.

Chapitre VII : Au-delà des frontières de l’Europe. Il nous parle des grandes premières auxquelles il a assisté, notamment le Chevalier à la Rose de Strauss et la 10e symphonie de Mahler.

Mahler 10e symphonieCliquez sur l’image

Chapitre VIII : Splendeur et misère de l’Europe. Il nous parle de son amitié avec Romain ROLLAND, qu’il a entendu au piano, ainsi que Reger, BUSONI ou Bruno WALTER qu’il a entendus en privé.

Chapitre IX : Les premières heures de la guerre de 1914.

Chapitre X : La lutte pour la fraternité spirituelle.

Chapitre XI : Au cœur de l’Europe. Ferruccio BUSONI et son Doktor Faust.

Chapitre XII : Retour en Autriche. Dans ce chapitre, Zweig nous parle de la très grande misère qui s’est abattue sur l’Autriche après la 1re guerre, et nous décrit une représentation à l’opéra, où malgré les privations subies tout le monde reste digne pour servir l’Art. Cette détresse a été suivie par une recherche effrénée de la modernité et du jeunisme, et c’est ainsi qu’il nous décrit des « vieilles danseuses de l’opéra impérial dansant, au trois quarts nues en se contorsionnant sur l’Appassionata de Beethoven ou La Nuit transfigurée de Schönberg. »

Schönberg Verklärte NachtCliquez sur l’image

Chapitre XIII : De nouveau dans le monde.

Chapitre XIV : Crépuscule. Zweig a quitté Vienne pour une maison à Salzburg. Là, il reçoit H.G. WELLS, RAVEL, BARTOK, Bruno Walter et Arturo TOSCANINI, Richard Strauss et BERG.

Verdi Traviata prélude acte 1 ToscaniniCliquez sur Arturo

Chapitre XV : Incipit Hitler. Dans ce chapitre où les juifs commencent à avoir de sérieux problèmes avec le régime, Zweig nous décrit sa collaboration avec Strauss sur l’opéra la Femme silencieuse. C’est l’occasion aussi de faire un portrait de Strauss sous le régime nazi, qui est un sujet que l’on aborde généralement peu.

Strauss la Femme silencieuse Du süssester engelCliquez sur l’image

Chapitre XVI : L’Agonie de la paix. Dans ce chapitre qui raconte ses années en exil en Angleterre, il nous parle de la rencontre entre G.B.SHAW et H.G.WELLS dont il compare les caractères.

Mes opéras préférés

LA LÉGENDE DE JOSEPH EN ÉGYPTE

Parmi les musiciens « révolutionnaires » dont je parlais dans mon billet précédent figure Nicolas MÉHUL. Parmi ses opéras figure la Légende de Joseph en Égypte, créé en 1807 d’après la légende biblique de Joseph. Cet opéra a une place particulière pour moi, puisque j’ai eu l’occasion de le chanter (dans les chœurs) en 1989, l’année de la célébration du bicentenaire de la Révolution française. C’était une grande première pour moi, surtout si l’on sait que dans la distribution figurait une jeune débutante prometteuse, une certaine Nathalie DESSAY (!) et que nous avons chanté sur les Champs-Élysées (au théâtre du Rond-Point) le 16 juillet 1989 !

Acte I : Dans son palais en Égypte, Joseph, qui a pris le nom de Cléophas, songe à son destin. Il raconte à son confident Utobal que quand il était enfant ses frères, jaloux de l’amour que lui portait leur père Jacob, l’ont vendu à un marchand d’esclaves (Air : « À peine au sortir de l’enfance »). Il était bien vu par son maître, mais la femme de celui-ci, madame Putiphar, lui a fait des avances auxquelles il n’a pas répondu. Furieuse, elle l’a dénoncé faussement et on l’a alors jeté en prison. Là, ayant su interpréter les rêves obscurs de Pharaon, celui-ci en a fait son ministre.

On annonce l’arrivée d’un groupe d’Hébreux. Ce sont les frères de Joseph, envoyés en Égypte par Jacob avec leur plus jeune frère Benjamin. La famine n’y sévit pas, grâce à Joseph qui a su constituer des stocks de nourriture quand celle-ci était abondante. Siméon, le principal responsable de la déchéance de Joseph est pris de remords et voudrait dire la vérité, mais ses frères lui recommandent de se taire.

Méhul Joseph partie 1Cliquez sur l’image

Joseph les reconnaît aussitôt, et il leur demande des nouvelles de leur père. Sans se faire reconnaître, il leur demande d’aller le chercher, leur offrant l’asile (Air : « Allez tous au devant d’un père »).

Acte II : Les Hébreux se sont installés aux portes de la ville. Ils chantent la prière du matin (Chœur : « Dieu d’Israël »), Joseph demande à Benjamin de rencontrer Jacob (Air : « Allez tous au-devant d’un père »). Benjamin explique à Joseph, qu’il n’a pas reconnu, comment la perte de Joseph a affecté Jacob. Jacob se réveille, il a vu Joseph vivant dans un songe.

Méhul Joseph partie 2Cliquez sur Joseph

Utobal vient dire à Joseph que le peuple veut lui faire un triomphe pour l’avoir protégé de la famine. Joseph fait monter Jacob et Benjamin avec lui sur le char triomphal. Ils reconnaissent alors Cléophas.

Acte III : Joseph offre un festin à sa famille. Seul Siméon est absent, rongé par la honte d’avoir vendu son frère Joseph. Des jeunes filles chantent un hymne à la nature (Air et chœur : « Aux accents de notre harmonie »).

Méhul Joseph aux accents de notre harmonieCliquez sur l’image

Utobal vient dire à Joseph que le pharaon lui reproche d’avoir donné de tels honneurs à des étrangers. Joseph part s’expliquer auprès de pharaon. Les frères reviennent avec Siméon, qui avoue son forfait à son père. Jacob les maudit tous, à l’exception de Benjamin. Joseph revient et s’agenouille devant son père en se faisant reconnaître comme Joseph et lui demande de pardonner à ses fils. Jacob, ému, pardonne. Pharaon offre l’hospitalité aux hébreux.

Méhul Joseph partie 3Cliquez sur l’image

P.S. Les vidéos présentées ici ne correspondent pas complètement au spectacle donné en 1989. Il s’agit d’un film tourné en 1991 et destiné à présenter le Théâtre Impérial de Compiègne qui allait ouvrir ses portes (j’y étais aussi, dans Gustave III, roi de Suède de D.F.E. AUBER, mais ça, c’est une autre histoire). C’est pourquoi on ne voit pas les choristes dans ce film, mais des figurants.

 

Historique

LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (2)

Après un premier billet consacré à la présence de la Révolution française à l’opéra, je vais parler ici des musiciens qui ont composé POUR la Révolution.

Dans ces années révolutionnaires, donc, la volonté de donner une conscience politique au peuple passait par l’organisation de grandes fêtes nationales et solennelles. Celles-ci étaient organisées notamment par GOSSEC pour la musique, DAVID pour la peinture et CHÉNIER pour la poésie. Pour ces fêtes, on commandait des hymnes ou des chœurs grandioses. Ainsi, pour la fête de la Fédération (14 juillet 1790), Gossec écrivit-il un Te Deum. De Gossec, écoutons cette splendide marche lugubre :

Gossec Marche lugubre 1790Cliquez sur l’image

Outre Gossec, des musiciens comme MÉHUL, CHERUBINI ou LE SUEUR ont également étaient pourvoyeurs de musique révolutionnaire. De Méhul, il faut évidemment citer le Chant du départ, sur des paroles de Chénier.

Méhul le chant du départCliquez sur l’image

En 1815, à la fondation de l’Institut de France, Méhul et Gossec sont associés au prolifique GRÉTRY, qui avait servi Louis XV et Louis XVI, pour représenter la musique dans les classes des Beaux-Arts.

Ces musiciens ont d’ailleurs brillé à l’opéra, Méhul avec Euphrosine (1790), Le Sueur avec la Caverne (1793), Gossec avec le Triomphe de la République (1794) et Cherubini avec Médée (1797).

Cherubini Médée final CallasCliquez sur l’image

Le Sueur aura en outre une grande influence sur la musique du XIXe siècle puisqu’il compte parmi ses élèves BERLIOZ, GOUNOD ou encore Ambroise THOMAS.

Le Chevalier de Saint-Georges, lui, ralliera la Garde nationale en 1791, tout en gardant des activités musicales et c’est à Lille qu’il compose son dernier opéra Guillaume tout cœur.

(Source principale : Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous la direction de Marcelle BENOIT, éditions Fayard, 1992).

 

Divers

UN BEAU CONCERT CE 12 JUILLET

Bonjour à tous, je vous signale un beau concert spectacle qui s’est déroulé ce vendredi 12 juillet à Lambersart (près de Lille) et où je chantais dans le chœur :

affiche chromatic vocal group

L’académie d’été du Chromatic Vocal group vous a invités à un voyage en chansons sur le thème des 4 saisons. Le spectacle était illustré graphiquement par les stagiaires de l’atelier animé par le dessinateur WINOC.

Et un petit rappel pour retrouver quelques belles musiques sur le thème des saisons :

L’hiver

Le printemps

L’été

L’automne (à venir le 21 septembre prochain).

Voici le clip du concert :

Et voici donc, pour accompagner ce clip les quatre saisons illustrées pendant le concert par ALICE et les stagiaires.

Chromatic 4 saisons 1 1

Chromatic 4 saisons 2 1

Chromatic 4 saisons 4 1

Chromatic 4 saisons 3 1

Retrouvez Alice sur son site :

www.adelboe.wixsite.com/artiste