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Écrivains, Compositeurs, littérature, Théâtre

Arrigo BOÏTO (1861-1918)

Arrigo Boïto naît à Padoue le 24 février 1842.

Issu d’une famille intellectuelle, Arrigo étudie le violon, le piano et la composition entre 1855 et 1860 au Conservatoire de Milan. En 1860, à l’époque de l’unification de l’Italie, il compose une cantate patriotique, Il quattro Giugno, et se rapproche de Garibaldi. En récompense, le roi Victor-Emmanuel II lui octroie une bourse lui permettant de voyager pendant deux ans. Il se rend à Paris où il découvre la musique française de son époque.

Revenu à Milan, Boïto se lance dans la composition de son premier opéra, Mefistofele, d’après le Faust de Goethe. La création le 5 mars 1868 à la Scala de Milan est un échec, et l’œuvre est vite retirée de l’affiche.

Cliquez sur le final de Mefistofele

Compositeur ET librettiste, Boïto écrit des livrets d’après Shakespeare (Amleto pour Faccio) ou Victor Hugo (La Gioconda pour Ponchielli).

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En 1875, Ricordi, l’éditeur de Verdi, met les deux hommes en relation. Leur collaboration commence par une réécriture du livret de Simon Boccanegra,

Cliquez sur Simon

et se poursuit avec les deux derniers opéras de Verdi, Otello et Falstaff.

Cliquez sur Otello et Desdemona
Cliquez sur le final de Falstaff

Outre Mefistofele, Boïto travaille à la fin de sa vie à Nerone, un second opéra qu’il n’achève toutefois pas.

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Arrigo Boïto meurt à Milan le 10 juin 1918, à l’âge de 76 ans.

Compositrices, Fables de la Fontaine

Isabelle ABOULKER (née en 1938)

Isabelle Aboulker est née à Boulogne-Billancourt le 23 octobre 1938. Son père, Marcel Aboulker, était cinéaste et écrivain, et lui transmet très tôt le goût de la littérature. Sa mère, Henriette Février, était la fille du compositeur Henry Février, et la sœur du pianiste légendaire Jacques Février.

Isabelle suit des études d’écriture et d’accompagnement au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. C’est là qu’elle rencontre Edmond Rosenfeld, qui deviendra son mari. En 1959, Isabelle interrompt ses études auprès de Maurice Duruflé pour s’occuper de son premier fils, David. En 1963, elle obtient le premier prix d’accompagnement.

Parallèlement à ces études, Isabelle commence à écrire des musiques pour le théâtre, le cinéma ou la télévision.

En 1968, c’est la naissance de son second fils, Michael. Michael sera également compositeur et professeur de musique.

C’est dans un poste d’assistante de la classe de chant de la soprano Jeannine Micheau au Conservatoire que s’affirme son goût pour la vocalité dans la pédagogie musicale et la composition.

En 1981, Isabelle Aboulker est professeur d’accompagnement au Conservatoire d’Amiens. En 1983, elle prend le poste de professeur de formation musicale et déchiffrage pour les élèves chanteurs du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, poste où elle restera jusqu’en 2003. Elle écrit des ouvrages pédagogiques destinés aux chanteurs.

Dans ses compositions, Isabelle Aboulker est attentive aux liens entre la prosodie et la musique, et attache une grande importance au choix de ses livrets. Elle s’attache également à écrire pour les plus jeunes avec des contes musicaux ou des opéras « jeunes publics ».

En 1977 (?), elle écrit un opéra de poche, Jean de la Fontaine parmi nous. Isabelle Aboulker reviendra souvent à la Fontaine et à ses fables.

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En 1978, c’est la Lacune, d’après Eugène Ionesco.

1979 voit la création de sa première œuvre lyrique, Les Surprises de l’enfer, sur un texte de Jean-Pierre Vaguier, opéra qui remporte un beau succès.

En 1983, Isabelle Aboulker écrit pour l’Atelier lyrique de Tourcoing les Leçons de français aux étudiants américains, sur un texte d’Ionesco.

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En 1989, elle obtient le prix « musique » de l’Académie des Beaux-Arts.

En 1998, elle compose l’oratorio 1918, l’homme qui titubait dans la guerre, une commande d’état à l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la 1re guerre mondiale.

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En 2001, c’est les Enfants du Levant, créé au CRÉA (Centre de CRÉAtion vocale et artistique) d’Aulnay-sous-Bois, dont le sujet est le bagne pour enfants installé par Napoléon III sur l’île du Levant.

En 2002, Isabelle Aboulker répond à une commande de Radio-France avec le conte-opéra Douce et Barbe-Bleue, d’après Charles Perrault.

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2002 est également l’année de l’opéra pour enfants Cendrillon, d’après des contes de Perrault.

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En 2015, Isabelle compose Myla et l’Arbre-bateau, une pièce commandée pour les maternelles. Elle y aborde le thème de la mort pour ce (très) jeune public.

En 2018, Isabelle Aboulker est nommée Chevalière de l’Ordre des Arts et Lettres. C’est l’année de création de Olympe la rebelle, dont l’héroïne est Olympe de Gouge, cette révolutionnaire féministe morte sur l’échafaud pendant la terreur.

En 2021, elle reçoit le Grand Prix du répertoire jeune public en 2021 de la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique (SACD).

Sa dernière création (à ce jour) est Archipel(s), une commande de l’Opéra-Comique.

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Et pour en savoir (beaucoup) plus, allez sur son site :

http://www.isabelle-aboulker.com/2024-03-27.html

Agenda Ironique

ESPRIT ES-TU LÀ ?

Ce mois-ci l’Agenda Ironique est hébergé par la Licorne sur son blog Filigrane

Et qu’est-ce qu’elle nous demande donc, la Licorne ? Eh bien d’écrire un texte sur un thème très ésotérico-halloweeno-hugolien : « Esprit es-tu là ? »

Ce texte devra être parsemé avec esprit d’expressions contenant le mot « esprit » et assaisonné avec de petites touches de calinotades, d’escogriffes, de cacochymes et de paperasser(s).

Bon, eh bien je commence. Et comme d’habitude, je suppose que je vais avoir l’esprit d’escalier, ne pensant à telles ou telles plaisantes trouvailles que lorsque l’exercice sera terminé.

En tout cas, de tous les compositeurs dont je parle au fil du temps sur mon blog, il y en a que j’aime beaucoup, c’est Daniel François Esprit Auber. C’est en effet en chantant Gustave III, ou le Bal masqué de ce compositeur, qui n’était pas un escogriffe, que j’ai eu l’occasion d’inaugurer le Théâtre impérial de Compiègne. Grâce ici lui soit rendue !

Une autre œuvre qui me vient à l’esprit, c’est la Damnation de Faust, de Berlioz. Alors que l’adaptation du génial Faust du grand Goethe par Gounod est faite avec un esprit très français, celle réalisée par Berlioz est au contraire très spirituelle. On peut y entendre l’esprit malin, incarné par Mephistophélès, invoquer les esprits follets dans le menuet des Follets.

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Et un peu plus tôt dans la partition c’est l’esprit de vin qui est invoqué dans l’air de la taverne.

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Un de nos dramaturges les plus spirituels est Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière. Il a su traduire avec esprit les travers de l’humanité, nous offrant toute une catégorie de personnages, l’avare, le pédant, le cacochyme, la femme savante, le Don Juan, … Retrouvons-le ici dans le Malade imaginaire.

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« Mens sana in corpore sano ». Cette expression latine qui signifie « Un esprit sain dans un corps sain » pourrait être un symbole de l’olympisme. Pourtant, dans l’Olimpiade, de Vivaldi, le héros est prêt à tricher pour avoir l’amour de la belle Aristea.

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Mais assez paperassé, foin de calinotade, terminons ce petit tour d’esprit avec Wagner et son Parsifal, qui se termine par un enchantement du Vendredi saint de toute beauté.

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Mes opéras préférés, Mythologie

POLIFEMO, de PORPORA (1735)

L’opera seria Polifemo de Porpora est écrit d’après divers épisodes de la mythologie. D’une part, on y trouve l’histoire, qui se trouve dans les Métamorphoses d’Ovide, du cyclope Polyphème qui est amoureux de la nymphe Galatée, elle-même amoureuse du berger Acis, d’autre part on y trouve l’histoire, qui se trouve dans l’Odyssée d’Homère, d’Ulysse abordant sur l’île de Polyphème, et de l’amour que la nymphe Calypso éprouve pour Ulysse.

Polifemo a été créé à Londres où Porpora avait été appelé pour faire de la concurrence à Haendel le 1er février 1735. Le rôle d’Acis a été écrit pour le célèbre castrat Farinelli, un des élèves de Porpora.

Acte I : Sur une plage au pied de l’Etna, les deux nymphes Galatée et Calypso imaginent les peines et les joies qui vont enfler leurs cœurs, quand ils s’ouvriront à l’amour. Polyphème survient, brûlant d’amour pour Galatée. Il veut la couvrir de cadeaux, mais la nymphe se refuse à lui (Air : « M’accendi in sen col guardo »).

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Ulysse et ses marins accostent (Air : »Core avvezzo al furore dell’armi »).

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Acis prévient Ulysse que cette île est celle d’un féroce cyclope mangeur d’hommes et lui conseille de partir vite, mais Ulysse tombe sous le charme de Calypso, déguisée en pêcheuse. Polyphème arrive et offre sa protection à Ulysse et ses hommes contre les autres cyclopes. Ulysse n’est pas dupe, mais ne peut échapper à la « protection » de Polyphème.

Acte II : Calypso qui ne voit plus Ulysse soupçonne Polyphème de l’avoir capturé avec ses hommes, quand elle voit arriver son héros, guidant le troupeau de moutons du cyclope. Il projette de se servir des trésors qu’il ramène sur son bateau et Calypso est prête à l’aider dans son dessein. Polyphème qui cherche toujours à séduire Galatée est à nouveau repoussé, et il jure de se venger, alors que Galatée cherche Acis pour lui proposer un rendez-vous galant.

Calypso apparaît à Ulysse sous ses traits de nymphe. Elle lui apporte les trésors destinés à amadouer le cyclope. Pendant ce temps, Acis et Galatée échangent des serments d’amour.

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Acte III : Polyphème jaloux aperçoit Acis et Galatée enlacés. Furieux, il arrache un rocher de l’Etna écrase Acis dessous. Galatée implore le secours de Jupiter.

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Polyphème, content de sa vengeance, décide de grignoter quelques-uns de ses prisonniers. Ulysse lui sert un vin qu’il avait dans son navire et Polyphème s’endort profondément. Ulysse et ses compagnons lui crèvent l’œil avec un épieu rougi au feu, afin de pouvoir s’échapper.

Jupiter, touché par la supplique de Galatée, décide d’accorder l’immortalité à Acis.

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Polyphème apprend cette nouvelle et fulmine, alors que les deux couples d’amants se réjouissent de la défaite du cyclope et chantent leur amour.

Divers

UN VOYAGE AUX AMÉRIQUES

Vous avez peut-être remarqué une moindre présence de ma part sur WordPress. J’étais en effet parti aux États Unis pour deux semaines de ouacances.

Départ le 30 septembre pour Boston (U.S.A.)

3 octobre : Plymouth et le Mayflower, parc avec reconstitution de villages à l’ancienne (Angleterre et Natives).

4 octobre : visite de la récolte des cranberries et d’une réserve naturelle : « le bout du monde ». Quand les canneberges sont mûres, les paysans inondent les champs, coupent les tiges et les fruits, légers, remontent à la surface où il n’y a plus qu’à les ramasser.

Cliquez sur les cranberries

5 octobre : Noce d’une de nos nièces près de Boston (c’était un peu le prétexte de notre voyage aux États.)

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6 octobre :

7 octobre : de Boston à New York en train, arrêt à Providence

8 octobre : Central Parc + Lincoln Center (le Met)

Cliquez sur central Park (la nuit)

9 octobre : Visite guidée de Harlem avec un extraordinaire concert de Godspel.

Cliquez sur le lien

10 octobre : Central Park et les Contes d’Hoffman d’Offenbach au MET, le soir.

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11 octobre, dernière visite à Central Parc, toujours sous le soleil. Croisière autour de Manhattan.

12 octobre, départ, dernier contact avec les bruits de la ville qui caractérisent à certaines heures la grosse Pomme.

Cliquez sur les bruits de la ville

littérature, Mallarmé, Oulipo, Poésie

« MES BOUQUINS REFERMÉS SUR LE NOM DE PAPHOS », de MALLARMÉ

Après Mignonne, allons voir si la rose, de Ronsard, le poème « mis en musique » de ce mois est Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos (1847) de Mallarmé.

(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)

Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos,

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Il m’amuse d’élire avec le seul génie
Une ruine, par mille écumes bénie
Sous l’hyacinthe, au loin, de ses jours triomphaux.

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Coure le froid avec ses silences de faulx,
Je n’y hululerai pas de vide nénie

Cliquez sur la déploraison funèbre

Si ce très blanc ébat au ras du sol dénie
À tout site l’honneur du paysage faux.

Ma faim qui d’aucuns fruits ici ne se régale
Trouve dans leur docte manque une saveur égale :
Qu’un éclate de chair humain et parfumant !

Le pied sur quelque guivre où notre amour tisonne,
Je pense plus longtemps peut-être éperdument
À l’autre, au sein brûlé d’une antique amazone.

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Citations musicales :

Paphos : Rameau Pygmalion « Ouverture ». Paphos était un des deux enfants que Pygmalion avait eu avec sa sculpture, dont il était tombé amoureux.

L’hyacinte : Duparc, L’Invitation au voyage, mise en musique du poème de Baudelaire.

Vide nénie : Monteverdi Le couronnement de Poppée, « Non morir, Seneca » (la nénie est un chant funèbre de l’Antiquité)

Un éclate de chair humain : Aboulker Douce et Barbe-bleue. Qui d’autre que l’ogre Barbe-Bleue pour apprécier cette chair humaine et parfumée ?

Amazone : Rameau Hippolyte et Aricie, Duo Phèdre et Hippolyte « Ma fureur va tout entreprendre ». (Hippolyte était le fils de Théseé et d’une amazone).

Et si vous voulez lire ce poème sans être encombré par mes élucubrations musicales :

Agenda Ironique

AND ZE OUINEURE IZE (A.I. de septembre 2024)

Vous avez voté !

Les résultats de la votation de septembre 2024 pour l’Agenda Ironique sont tombés, heureusement sans se casser.

Félicitations à Filigrane qui obtient la majorité dans la catégorie « Texte préféré », devançant Gibulène, John Duff et Tout l’ Op’, ainsi que dans la catégorie « Qui pour tenir l’Agenda d’octobre 2024 ».

Vous pouvez retrouver son texte ici : Du bon usage des crises.

On l’applaudit bien fort !

Compositeurs

Nicola PORPORA (1686-1768)

Nicola Porpora naît le 10 août 1686 à Naples.

Fils d’un libraire, Nicola suit ses études musicales au conservatoire de Naples. Il commence sa carrière de compositeur avec l’opéra Basilio re di Oriente.

En 1708, il présente son premier opéra, Agrippina.

En 1710, Porpora est appelé à Rome pour écrire l’opéra Berenice. Haendel qui était à Rome à cette même époque en loue les qualités musicales.

De retour à Naples, Porpora écrit l’opéra Flavio Anicio Olibrio (1711) ainsi que des œuvres religieuses.

En 1712, Porpora qui était également pédagogue ouvre à Naples une école de chant. Le plus illustre des chanteurs qu’il a formé est le castrat Carlo Broschi, dit Farinelli, Gaetano Majorano, dit Caffarelli et Antonio Uberti, dit Porporino.

En 1719, il fait représenter l’opéra Faramondo. Cette même année, Porpora est nommé au conservatoire de Naples, où il avait suivi des études dans sa jeunesse. Parmi ses élèves, on peut noter l’Allemand Hasse, mais aussi celle du grand librettiste qu’était Métastase.

En 1725, Porpora se rend à la cour de l’empereur Charles VI à Vienne. L’empereur n’appréciant pas les ornements de la musique baroque italienne, Porpora se trouve obligé d’écrire un oratorio sans fioritures pour s’attirer les faveurs de l’empereur.

En revenant de Vienne, Porpora s’arrête à Venise où il compose Sifece (1726). Grâce au succès de cette œuvre, il est nommé maître au conservatoire des Incurables. Toujours à Venise, il compose en 1727 Arianna e Teseo (Ariane et Thésée).

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En 1729, Porpora est invité à Londres par la compagnie Opera of the Nobility, rivale de la Royal Academy of Music de Haendel. Il fait alors venir son ami Farinelli à Londres. Pour la scène londonienne, Porpora compose 5 opéras, dont Polifemo (1735), sur un sujet que Haendel avait mis en musique en 1732.

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En 1736, il reprend et modifie pour Londres un opéra créé à Rome en 1730, Mitridate.

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Après Mitridate, Porpora quitte l’Angleterre et revient s’installer à Venise où il séjourne deux ans. En 1738, il retourne à Naples, sa ville natale, où il est maître de chapelle jusqu’en 1741.

En 1748, il est appelé à la cour du prince-électeur de Saxe, à Dresde. Il retrouve son ancien élève Hasse, devenu un concurrent.

En 1752, Porpora quitte Dresde et se rend à Vienne, où il a pour élève (et valet) Josef Haydn. Ses affaires périclitent et en 1760, Porpora revient à Naples où il crée son dernier opéra, Il Trionfo di Camilla, et se consacre à l’enseignement de la musique dans les conservatoires de cette ville.

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En plus de la cinquantaine d’opéras qu’il a écrit, on trouve dans ses œuvres de la musique religieuse : cantates, messes et motets et de la musique de chambre.

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Nicola Porpora meurt à Naples le 3 mars 1768, à l’âge de 81 ans.

Postérité. Si, comme je l’espère, vous avez lu Consuelo de George Sand, il vous reviendra que dans ce roman, la jeune chanteuse vénitienne a pour maître de musique Porpora, et que pour cela, on la surnomme « la Porporina ».

Par ailleurs, le castrat Antonio Uberti, un des élèves de Porpora, était surnommé « Il Porporino ». On le retrouve dans le beau roman Porporino, ou les Mystères de Naples de Dominique Fernandez, paru chez Grasset en 1974, et qui s’est vu attribuer le prix Médicis cette même année.

Agenda Ironique

LES CHANSONS DE L’ÉCHANSON. VOICI VENU LE TEMPS DE LA VOTATION.

Ce mois-ci (septembre 2024), le thème était « les Chansons de l’échanson ».

Puisque vous avez eu l’aimable inconscience de me confier l’Agenda Ironique de septembre 2024, voici ce que je vous propose. Le thème principal sera « les chansons de l’échanson ». Je vous propose donc de nous proposer un texte où apparaîtront des chansons, enfantines ou non, populaires ou non, sophistiquées ou non.

En contrainte supplémentaire, que diriez-vous d’utiliser des mots tels qu’échanson, vistemboir, saxifrage et sigillographie, ainsi que l’expression « le diable est dans les beffrois » Je vous laisse libre du choix de la forme : pièce de théâtre (avec ou sans didascalie), opéra, nouvelles, poème, dictée ou toute autre forme qu’il vous plaira d’utiliser.

Et voici donc vos participations dans l’ordre d’arrivée :

Voici venu le temps du vote.

Gibulène avec Grand-Père Aymeric.

Filigrane – la licorne Du bon usage des crises.

tiniak Mes chansonges.

Tout l’opéra (ou presque) Lama – Delon vient nous servir à boire.

John Duff la Fièvre de vendredi soir.

Photonanie Ma proposition.

Vous pouvez voter dans le tableau cidsous :

Et pour savoir qui hébergera l’Agenda Ironique d’octobre 2024 :

littérature, Maria Callas, Théâtre

Francesco PIAVE (1810-1876)

Francesco Maria Piave est né le 18 mai 1810 à Murano, où son père possédait une verrerie.

Il part à Pesaro (la ville de Rossini) puis à Rome, et après des études au séminaire fréquente les milieux littéraires. En 1838, il revient à Venise où il travaille chez un éditeur.

En 1844, Piave commence une collaboration extrêmement fructueuse avec Verdi, pour qui il écrit le livret d’Ernani, d’après Victor Hugo. Suivront I due Foscari (1844), Macbeth (1847), Il Corsaro (1848), Stiffelio (1850), Rigoletto (1851), La Traviata (1853), d’après Alexandre Dumas fils, Simon Boccanegra (1857), Aroldo (1857) et La Forza del destino (1862).

Cliquez sur les sorcières de Macbeth
Cliquez sur Gilda de Rigoletto
Cliquez sur la Traviata
Cliquez sur Simon Boccanegra
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Comme Verdi, Piave s’engage pour le Risorgimento, ce mouvement qui aboutira à l’unité italienne.

Piave n’a pas écrit que pour Verdi. Pour Mercadante, il écrit La schiava saracena, ovvero Il campo di Gerosolima (1848).

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Pour Pacini, il écrit les livrets de Il Duca d’Alba (1842), Lorenzino de Medici (1845), d’après Alexandre Dumas père, Allan Cameron (1848), La Donna delle isole (1853) et Don Diego di Mendoza (1867) toujours d’après Alexandre Dumas père.

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Pour Ricci, il écrit les livrets de Estella di Murcia (1846) et Griselda (1847).

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Piave a également écrit un livret pour le compositeur irlandais Balfe, Pittore e Duca (1856).

En 1870, il est pressenti pour écrire le livret d’Aïda, mais une attaque cérébrale, qui le laissera très affaibli, l’en empêche.

Francesco Piave meurt à Milan le 5 mars 1876, à l’âge de 65 ans. Après sa mort, Verdi soutiendra sa veuve financièrement.