Compositrices

ALMA MAHLER (1879-1964)

Alma Schindler naît à Vienne le 31 août 1879.

Fille d’un peintre et d’une cantatrice, Alma grandit dans le milieu artistique viennois de la fin du XIXe siècle. Tout naturellement, elle suit des études artistiques, devenant amie du peintre Gustav Klimt, qui fait d’elle plusieurs portraits.

Dans un autre domaine, elle étudie la musique auprès d’Alexandre von Zemlinsky, qui tombe amoureux d’elle. Alma ne veut pas de cet amour, ce qui marquera Alexandre. On trouve probablement une trace de cet amour malheureux dans son opéra Le Nain (Der Zwerg), où le héros est nain difforme offert à une princesse pour son anniversaire (Zemlinsky était petit et laid). La princesse joue avec son cadeau en lui faisant croire qu’elle l’aime puis, quand elle en a assez de son jouet, le rejette en lui dévoilant sa difformité, ce qui lui brise le cœur.

Cliquez sur le nain

En 1902, Alma Mahler se marie avec le compositeur et chef d’orchestre Gustav Mahler, qui spécifie par contrat que par ce mariage, Alma doit renoncer à la composition. Elle se résout donc à devenir une bonne maîtresse de maison au service de son seigneur et maître, mais l’ennui de cette vie bien rangée la prend vite. Le couple aura deux filles, Marie et Anna. Marie meurt à l’âge de 5 ans. Alma entretient une liaison avec l’architecte Walter Gropius, ce qui perturbe Gustav, qui en parle avec son ami Siegmund Freud. C’est peut-être ce dernier qui lui suggère de laisser un peu de liberté créatrice à sa femme. Gustav l’encourage dès lors à composer et fait paraître un premier recueil de ses lieder en 1910.

Cliquez sur l’image

Après la mort de Gustav en 1911, Alma entretient une liaison avec le peintre Oscar Kokoshka, qui fait plusieurs portraits d’elle.

En 1915, Alma se marie avec Walter Gropius. Elle fait paraître un second recueil de lieder.

Cliquez sur l’image

En 1916, le couple a une petite fille, Manon. En 1924, Alma fait paraître un troisième recueil de lieder.

Cliquez sur l’image

En 1934, Manon meurt de la poliomyélite à l’âge de 18 ans. C’est en souvenir de Manon qu’Alban Berg écrira son Concerto à la mémoire d’un ange. Le couple divorce à la fin de la Première Guerre mondiale et Alma se remarie avec l’écrivain Franz Werfel en 1929.

Cliquez sur le concerto à la mémoire de Manon

Comme beaucoup d’autres, le couple doit fuir l’Europe à la fin des années 1930, et c’est à New York qu’Alma meurt le 11 décembre 1964, à l’âge de 85 ans.

(Source principale : l’Encyclopedia Universalis.)

Retrouvez ici la vie d’Alma Mahler par La Boîte à pépites.

Cliquez sur l’image
Compositrices

CAMILLE PÉPIN (née en 1990)

Camille Pépin naît le 17 novembre 1990 à Amiens.

Elle commence le piano à l’âge de 6 ans, puis étudie au Conservatoire d’Amiens avant d’aller à Paris et d’intégrer le Conservatoire national supérieur de musique et de danse, où elle obtient cinq premiers prix en orchestration, analyse, harmonie, contrepoint et fugue et formes après avoir étudié notamment auprès de Guillaume Connesson, Marc-André Dalbavie et Thierry Escaich.

En 2015, Camille Pépin écrit Vajrayana et obtient le Grand prix SACEM Musique Symphonique jeune compositeur.

Cliquez sur l’image

En 2016, elle écrit en hommage à Dutilleux Sonnets sur des poèmes de Baudelaire, pour quatuor et voix.

Cliquez sur l’image

En 2017, Camille Pépin écrit Indra pour violon et piano en hommage à Lili Boulanger, une commande du festival Présences féminines et reçoit le prix encouragement musique de l’Académie des Beaux-Arts.

Cliquez sur l’image

En 2018, elle compose la Source d’Yggdrasil pour orchestre.

Cliquez sur l’image

En 2019, Camille Pépin compose Laniakea (paradis céleste incommensurable), vaste fresque pour orchestre, du nom hawaïen d’un superamas de galaxies.

Cliquez sur l’image

En 2020, elle est élue « Compositrice de l’année » aux Victoires de la musique classique pour son œuvre The Sound of Trees (2019).

Concernée par les effets du réchauffement climatique, elle compose Pluie, larmes de la Terre en 2022, Iridescence – glace en 2023 et Appels en 2025.

Cliquez sur l’image

Dans Les Eaux célestes (2022), qui s’inspire d’une ancienne légende chinoise, Camille Pépin explore la spatialisation et les couleurs que lui inspire la nature.

En 2023, elle écrit Le Sommeil a pris ton empreinte, un concerto pour violon et orchestre et en 2024 Ce que raconte le vent, un concerto pour flûte, harpe et orchestre.

Cliquez sur l’image

En 2024, Camille Pépin obtient le Grand prix SACEM de la musique classique contemporaine.

(Source principale, le site officiel de Camille Pépin, que je vous encourage vivement à visiter : https://www.camillepepin.com/about )

Compositrices

QUELQUES CHŒURS ÉCRITS PAR DES FEMMES

Vous êtes chef de chœur et vous voulez renouveler votre répertoire ? Voici pour vous une petite sélection de chœurs écrits par des femmes, qui valent largement les chœurs écrits par des hommes.

Vous êtes choriste ? Faites donc suivre cette liste à votre chef de chœur !

Hildegarde von Bingen : Ordo virtutum.

Cliquez sur Ordo virtutum

Barbara Strozzi : Premier livre de madrigaux.

Cliquez sur le 1er livre de madrigaux

Elisabeth Jacquet de la Guerre : Sémélé.

Cliquez sur Sémélé

Fanny Mendelssohn : Scène du deuxième Faust.

Cliquez sur la scène du Faust II

Clara Schumann : Abendfeier in Venedig.

Cliquez sur Abendfeier in Venedig

Clémence de Grandval : Messe.

Cliquez sur l’image

Mel Bonis : Le Cantique de Jean Racine.

smyth : Cliquez sur le Cantique de Jean Racine

Ethel Smyth : La Marche des femmes.

Cliquez sur la suffragette

Lili Boulanger : Hymne au soleil.

Cliquez sur l’hymne au soleil

Sophie Lacaze : O Sapientia.

Cliquez sur l’image
Compositeurs

Marc-Antoine CHARPENTIER (1643-1704)

Marc-Antoine Charpentier naît à Paris en 1643.

On connaît mal sa jeunesse, mais on sait qu’il a séjourné à Rome pendant trois ans au milieu des années 1660. Il étudie la musique auprès de Carissimi.

Au début des années 1670, Charpentier revient à Paris. Il est hébergé par Mademoiselle de Guise, héritière de la fortune familiale, et qui crée un foyer musical qu’elle veut de premier niveau.

Quand Lully et Molière cessent leur collaboration, Molière se tourne vers Charpentier pour lui écrire ses musiques de scène. Cette collaboration commence avec La Comtesse d’Escarbagnas (1671), et par une réécriture des parties musicales du Mariage forcé et durera jusqu’au Malade imaginaire, dernière pièce de Molière.

Cliquez sur l’image

Charpentier écrit aussi de la musique pour des pièces de Thomas Corneille et de Donneau de Visé.

Ne pouvant pas écrire d’opéras tant que Lully, qui en a le monopole, est vivant, c’est dans le domaine de la musique sacrée que Charpentier s’illustre particulièrement.

Messe à huit voix et huit violons et flûte (vers 1670-1673).

Cliquez sur l’image

Messe à quatre chœurs (vers 1670-1673).

Cliquez sur l’image

Te Deum.

Cliquez sur l’image

Les Leçons de ténèbres (1670-1673 puis 1687-1693).

Cliquez sur l’image

Charpentier introduit en France l’oratorio, forme musicale qu’il avait apprise auprès de son maître Carissimi. Judith sive Bethulia liberata (vers 1675).

Cliquez sur l’image

Vers 1680, Charpentier entre au service du Dauphin, pour la chapelle duquel il est compositeur de la musique sacrée. En 1681, Louis XIV entend sa musique, et n’en veut plus d’autres ! Charpentier écrit pour le dauphin la cantate Orphée descendant aux enfers.

En 1683, il se présente au concours pour le recrutement de sous-maîtres de la Chapelle royale, mais devant les méthodes de basse cour qu’il fallait employer, Charpentier se fait déclarer malade. Le roi lui accorde néanmoins une bourse en guise de compensation.

Charpentier écrit un opéra, Philomèle, dont la partition est perdue, et en 1684, opéra de chasse, Actéon.

Cliquez sur l’image

Pour mademoiselle de Guise, il écrit Les Arts florissants, un petit opéra en cinq scènes.

Cliquez sur les Arts Flo dans les Arts florissants

À la fin des années 1680, Charpentier devient directeur de la musique à l’église des Jésuites de Saint-Louis. En 1687, il écrit pour les élèves du collège jésuite Louis le grand Celse martyr, encore un opéra perdu. Il écrit un autre opéra, David et Jonathas, qui était joué en même temps qu’une pièce en latin, Saül.

Cliquez sur l’image

En 1693, Charpentier est enfin joué à l’opéra, avec la tragédie en musique Médée.

Cliquez sur l’image

En 1698, il est nommé maître de musique à la Sainte-Chapelle.

Marc-Antoine Charpentier meurt à Paris le 27 février 1704.

(Source principale : Dictionnaire de la musique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, sous la direction de Marcelle Benoit, Fayard, 1992.)

Compositrices, Divers

LES ANNIVERSAIRES DE 2025 – 1 – LES COMPOSITEURS ET LES COMPOSITRICES

Après les anniversaires de 2024, voyons quels anniversaires nous pourrons célébrer en 2025 (ou quelques événements que nous pourrons commémorer). Comme pour 2024, devant l’abondance de dates à commémorer, j’ai décidé de faire cette présentation en trois parties. Les « compositeurs et les compositrices » puis « les opéras« , puis encore « les œuvres que c’est pas de l’opéra« .

Il y a 300 ans le 24 octobre disparaissait Alessandro Scarlatti (1660–1725).

Cliquez sur l’image

Il y a 250 ans naissait, le 7 décembre, François-Adrien Boïeldieu.

Cliquez sur l’image

Il y a 200 ans disparaissait, le 7 mai, Antonio Salieri (1750-1825).

Cliquez sur l’image

C’était aussi le cas de son « frère jumeau », comme on l’appelait à l’époque, Arnoldo Poivrieri (1755-1825), mort le 1er avril.

Cliquez sur l’image

Toujours en 1825, mais le 25 octobre, naissait Johann Strauss II.

Cliquez sur l’image

Il y a 200 ans disparaissait, le 31 mai, Louise Farrenc.

Cliquez sur l’image

Trois jours plus tard, c’est son collègue Georges Bizet (1838–1875) qui disparaissait.

Cliquez sur l’image

Maurice Ravel (1875-1937), lui, a eu la bonne idée de naître le 7 mars, quatre jours après la création de Carmen de Bizet.

Cliquez sur l’image

Il y a 100 ans, le 26 mars 1925, naissait Pierre Boulez (1925-2016).

Cliquez sur l’image

Enfin, il y a 50 ans, le 9 août, disparaissait Dimitri Chostakovitch (1906–1975).

Cliquez sur l’image
Compositrices, Divers

LA SOLUCE DU CALENDRIER DE L’AVENT 2024

Voici le récapitulatif de mon calendrier de l’avent 2024, consacré aux compositrices :

Le 2 décembre : Hildegarde von Bingen, O Vis eternitatis.

Cliquez sur l’image

Le 3 décembre : Francesca Caccini, La liberazione di Ruggerio dall’isola d’Alcina « Ahi, Melissa ».

Cliquez sur l’image

Le 4 décembre : Barbara Strozzi, « Che si puo fare ».

Cliquez sur l’image

Le 5 décembre : Elisabeth Jacquet de la Guerre, Le Sommeil d’Ulysse, « La Tempête ».

Cliquez sur l’image

Le 6 décembre : Louise Farrenc, Sextuor.

Cliquez sur l’image

Le 7 décembre : Louise Bertin, Esmeralda, « Air des cloches ».

Cliquez sur l’image

Le 9 décembre : Fanny Mendelssohn Trio avec piano.

Cliaquez sur l’image

Le 10 décembre : Clara Schumann, Abendfeier in Venedig.

Cliquez sur l’image

Le 11 décembre : Pauline Viardot, La chanson du pêcheur.

Cliquez sur l’image

Le 12 décembre : Clémence de Grandval, Mazeppa.

Cliquez sur l’image

Le 13 décembre : Augusta Holmès, Roland furieux.

Cliquez sur l’image

Le 14 décembre : Mel Bonis, Ave Maria.

Cliquez sur l’image

Le 16 décembre : Ethel Smyth, La Marche des femmes.

Cliquez sur l’image

Le 17 décembre : Germaine Tailleferre, Adagio.

Cliquez sur l’image

Le 18 décembre : Lili Boulanger, Du Fond de l’abîme.

Cmliquez sur l’image

Le 19 décembre : Isabelle Aboulker, Douce et Barbe-Bleue.

Cliquez sur l’image

Le 20 décembre : Claire Renard, Orimita.

Cliquez sur l’image

Le 21 décembre : Kaija Saariaho, L’Amour de loin.

Cliquez sur l’image

Le 23 décembre : Zelda Ocarina, Symphony of the Goddesses.

Cliquez sur l’image

Le 24 décembre : Sophie Lacaze, O Sapientia.

Cliquez sur l’image

Et pour le 25 décembre, un bonus surprise mystère :

Vous ne croyez quand même pas que je vais vous dire ce qu’est le bonus surprise mystère ?
Compositrices

BETSY JOLAS, née en 1926

Betsy Jolas naît le 5 août 1926 à Paris.

À l’âge de 14 ans, Betsy part aux États-Unis avec sa famille. En 1946, elle retourne en France et s’inscrit au Conservatoire de Paris, où elle a comme professeurs Darius Milhaud et Olivier Messiaen.

Son travail musical porte beaucoup sur la voix. Ainsi en 1961 sa cantate L’Œil égaré dans les plis d’obéissance du vent, d’après Victor Hugo en 1961 ou en 1964 son Quatuor II pour soprano colorature, violon alto et violoncelle, où la voix est considérée comme un instrument à cordes comme les autres.

Cliquez sur quatuor à cordes
Cliquez sur le Caprice à une voix

Un autre centre d’intérêt pour Betsy Jolas est sa recherche sur l’équilibre des formes instrumentales. Points d’aube, pour alto solo et treize instruments à vent, date de 1968. Le Trio « Les Heures », pour trio à cordes, de 1991 et Wanderlied, pour violoncelle solo et petit ensemble instrumental date de 2003.

Cliquez sur Wanderlied
Cliquez sur les Onze lieder pour trompette et orchestre de chambre

Autre exemple de son souci de la jouabilité de sa musique avec A little Summer Suite (2015). Pour cette commande de l’Orchestre philharmonique de Berlin, Betsy Jolas a précisé que, pour honorer cette commande, elle a voulu faire plaisir aux instrumentistes et ainsi écrit beaucoup de solos permettant à ceux-ci de briller.

Cliquez sur la petite suite d’été

En ce qui concerne l’opéra, elle écrit en 1975 Le Pavillon au bord de la rivière, et en 1986 Le Cyclope.

En 1995, elle revient à l’opéra avec Schliemann, sur le découvreur de la ville de Troie. En 2013, elle écrit une nouvelle version de cette œuvre : Iliade l’amour.

Outre sa carrière de compositrice, Betsy Jolas a aussi enseigné l’analyse et la composition, à Yale et à Harvard aux États-Unis, et au Conservatoire de Paris où elle succède à Messiaen.

Betsy Jolas est titulaire de nombreux grands prix internationaux, et en 1982, la SACEM récompense son travail par son grand prix de la SACEM. Betsy Jolas est également commandeure dans l’ordre de la Légion d’honneur (2021)

(Source principale : la fiche biographique de la Philharmonie de Paris).

Compositeurs

Paul DUKAS (1865-1935)

Paul Dukas naît à Paris le 1er octobre 1865.

Fils d’un banquier et d’une mère bonne pianiste, Paul perd sa mère alors qu’il n’a que cinq ans.

À l’âge de seize ans, Paul entre au Conservatoire de Paris, où il a comme condisciple et ami Claude Debussy. De cette époque datent deux ouvertures, Goetz de Berlichingen et le Roi Lear. En 1888, il ne remporte pas le prix de Rome et quitte le Conservatoire pour se consacrer à la critique musicale et à la composition.

En 1891, il écrit une ouverture pour Polyeucte, de Corneille.

Cliquez sur l’image

En 1897, Paul Dukas écrit la partition pour laquelle il est resté célèbre, l’Apprenti sorcier, d’après un texte de Goethe.

Cliquez sur l’image

Créée en 1897 également, sa Symphonie en ut connaîtra moins de succès.

Cliquez sur l’image

En 1901, il écrit sa Sonate en mi bémol mineur et en 1903 ses Variations sur un thème de Rameau.

Cliquez sur l’image

En 1907, on crée son opéra Ariane et Barbe-Bleue, d’après la pièce symboliste de Maeterlinck.

En 1909, il écrit le  Prélude élégiaque sur le nom de Haydn pour le centenaire de la mort de Haydn.

De 1910 à 1913, Dukas enseigne l’orchestration au Conservatoire de Paris.

En 1912, on joue son ballet La Péri, une des dernières œuvres à avoir échappé à son perfectionnisme. En effet, jamais content de lui, Paul Dukas a détruit la majorité de ses partitions.

Cliquez sur l’image

En 1916, il se marie avec Suzanne Pereyra avec qui ils auront une fille.

En 1920, Dukas publie La Plainte au loin du faune en hommage à son ami Debussy.

Cliquez sur l’image

Fin 1927, Paul Dukas succède à Widor au Conservatoire de Paris comme professeur de composition. Parmi ses élèves, on peut relever Elsa Barraine, Maurice Duruflé, Jean Langlais, Joaquin Rodrigo, Darius Milhaud ou Olivier Messiaen.

Paul Dukas meurt à Paris d’une crise cardiaque le 17 mai 1935, à l’âge de 69 ans.

Et si vous en voulez un peu plus, vous pouvez toujours cliquer sur le bonus surprise mystère !

Cliquez sur le bonus surprise mystère si vous en voulez un peu plus
Écrivains, Compositeurs, littérature, Théâtre

Arrigo BOÏTO (1861-1918)

Arrigo Boïto naît à Padoue le 24 février 1842.

Issu d’une famille intellectuelle, Arrigo étudie le violon, le piano et la composition entre 1855 et 1860 au Conservatoire de Milan. En 1860, à l’époque de l’unification de l’Italie, il compose une cantate patriotique, Il quattro Giugno, et se rapproche de Garibaldi. En récompense, le roi Victor-Emmanuel II lui octroie une bourse lui permettant de voyager pendant deux ans. Il se rend à Paris où il découvre la musique française de son époque.

Revenu à Milan, Boïto se lance dans la composition de son premier opéra, Mefistofele, d’après le Faust de Goethe. La création le 5 mars 1868 à la Scala de Milan est un échec, et l’œuvre est vite retirée de l’affiche.

Cliquez sur le final de Mefistofele

Compositeur ET librettiste, Boïto écrit des livrets d’après Shakespeare (Amleto pour Faccio) ou Victor Hugo (La Gioconda pour Ponchielli).

Cliquez sur l’image

En 1875, Ricordi, l’éditeur de Verdi, met les deux hommes en relation. Leur collaboration commence par une réécriture du livret de Simon Boccanegra,

Cliquez sur Simon

et se poursuit avec les deux derniers opéras de Verdi, Otello et Falstaff.

Cliquez sur Otello et Desdemona
Cliquez sur le final de Falstaff

Outre Mefistofele, Boïto travaille à la fin de sa vie à Nerone, un second opéra qu’il n’achève toutefois pas.

Cliquez sur l’image

Arrigo Boïto meurt à Milan le 10 juin 1918, à l’âge de 76 ans.

Compositrices, Fables de la Fontaine

Isabelle ABOULKER (née en 1938)

Isabelle Aboulker est née à Boulogne-Billancourt le 23 octobre 1938. Son père, Marcel Aboulker, était cinéaste et écrivain, et lui transmet très tôt le goût de la littérature. Sa mère, Henriette Février, était la fille du compositeur Henry Février, et la sœur du pianiste légendaire Jacques Février.

Isabelle suit des études d’écriture et d’accompagnement au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. C’est là qu’elle rencontre Edmond Rosenfeld, qui deviendra son mari. En 1959, Isabelle interrompt ses études auprès de Maurice Duruflé pour s’occuper de son premier fils, David. En 1963, elle obtient le premier prix d’accompagnement.

Parallèlement à ces études, Isabelle commence à écrire des musiques pour le théâtre, le cinéma ou la télévision.

En 1968, c’est la naissance de son second fils, Michael. Michael sera également compositeur et professeur de musique.

C’est dans un poste d’assistante de la classe de chant de la soprano Jeannine Micheau au Conservatoire que s’affirme son goût pour la vocalité dans la pédagogie musicale et la composition.

En 1981, Isabelle Aboulker est professeur d’accompagnement au Conservatoire d’Amiens. En 1983, elle prend le poste de professeur de formation musicale et déchiffrage pour les élèves chanteurs du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, poste où elle restera jusqu’en 2003. Elle écrit des ouvrages pédagogiques destinés aux chanteurs.

Dans ses compositions, Isabelle Aboulker est attentive aux liens entre la prosodie et la musique, et attache une grande importance au choix de ses livrets. Elle s’attache également à écrire pour les plus jeunes avec des contes musicaux ou des opéras « jeunes publics ».

En 1977 (?), elle écrit un opéra de poche, Jean de la Fontaine parmi nous. Isabelle Aboulker reviendra souvent à la Fontaine et à ses fables.

Cliquez sur l’image

En 1978, c’est la Lacune, d’après Eugène Ionesco.

1979 voit la création de sa première œuvre lyrique, Les Surprises de l’enfer, sur un texte de Jean-Pierre Vaguier, opéra qui remporte un beau succès.

En 1983, Isabelle Aboulker écrit pour l’Atelier lyrique de Tourcoing les Leçons de français aux étudiants américains, sur un texte d’Ionesco.

Cliquez sur l’image

En 1989, elle obtient le prix « musique » de l’Académie des Beaux-Arts.

En 1998, elle compose l’oratorio 1918, l’homme qui titubait dans la guerre, une commande d’état à l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la 1re guerre mondiale.

Cliquez sur l’image

En 2001, c’est les Enfants du Levant, créé au CRÉA (Centre de CRÉAtion vocale et artistique) d’Aulnay-sous-Bois, dont le sujet est le bagne pour enfants installé par Napoléon III sur l’île du Levant.

En 2002, Isabelle Aboulker répond à une commande de Radio-France avec le conte-opéra Douce et Barbe-Bleue, d’après Charles Perrault.

Cliquez sur l’image

2002 est également l’année de l’opéra pour enfants Cendrillon, d’après des contes de Perrault.

Cliquez sur l’image

En 2015, Isabelle compose Myla et l’Arbre-bateau, une pièce commandée pour les maternelles. Elle y aborde le thème de la mort pour ce (très) jeune public.

En 2018, Isabelle Aboulker est nommée Chevalière de l’Ordre des Arts et Lettres. C’est l’année de création de Olympe la rebelle, dont l’héroïne est Olympe de Gouge, cette révolutionnaire féministe morte sur l’échafaud pendant la terreur.

En 2021, elle reçoit le Grand Prix du répertoire jeune public en 2021 de la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique (SACD).

Sa dernière création (à ce jour) est Archipel(s), une commande de l’Opéra-Comique.

Cliquez sur l’image

Et pour en savoir (beaucoup) plus, allez sur son site :

http://www.isabelle-aboulker.com/2024-03-27.html