Eh oui, mon opus 2 vient de sortir aux éditions Le Lys bleu.
Ce deuxième volume est consacré aux Écrivains, dramaturges et librettistes et contient cinquante-huit biographies d’écrivains dont les œuvres ont suscité des opéras ou des pièces musicales.
Les écrivains choisis vont des tragiques Grecs (Eschyle, Sophocle et Euripide) à Boris Vian, en passant par Shakespeare, Cervantès et Molière ou encore Goethe, Pouchkine et Scribe. Comme pour le premier livre, j’ai inséré un QR Code qui vous permettra, en l’activant, d’arriver sur la page idoine de mon site, et donc d’écouter toutes les jolies musiques que je cite dans le livre.
Vous pouvez le commander directement sur le site de l’éditeur :
Si vous optez pour cette solution, n’hésitez pas à saisir le code promo LLB5 pour bénéficier d’une réduction de 5%.
Vous pouvez également le commander chez votre libraire ou dans votre grande surface culturelle préférée.
(P.S. il me reste quelques exemplaires de mon opus 1, Compositeurs et compositrices, que vous pouvez me commander via le formulaire de contact de mon site.)
(P.P.S. : vous pouvez aussi me commander l’opus 2, je vous ferai bénéficier du prix auteur, et vous pourrez avoir une chouette dédicace personnalisée).
Sivan ELDAR naît le 1er septembre 1985 à Tel-Aviv. Elle commence à étudier le piano et le chant à 5 ans. À l’âge de 15 ans, Sivan part aux États-Unis où elle étudie à l’United World College la composition, le piano et l’ethnomusicologie. Elle poursuit ses études à Boston, où elle suit en parallèle des cours sur les études éthiques et sur la politique, puis en 2009 à Berkeley où elle obtient un doctorat en composition. À Berkeley, elle fera partie, de 2009 à 2016, des instructeurs au « John Adams composer youngs program », destiné à des jeunes de moins de 18 ans. C’est dans ce cadre que Sivan écrit en 2014 Tarr.
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En 2012-2013, dans le cadre de son année Fulbright à Prague, Sivan a l’occasion d’aborder la scène, dans une collaboration avec le groupe de théâtre physique Spitfire Company (Mirenka Čechová), projet qui a ensuite été créé à Oslo en 2015.
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En 2014 également, la Terezin Music Foundation lui commande deux œuvres chorales pour la commémoration du soixante-dixième anniversaire de la libération des camps de concentration. Mother Tongue et The Song About the Child sont ainsi créés à Boston le 5 octobre 2015.
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En 2016-2017, Sivan Eldar rejoint l’IRCAM (Institut de Recherche et de Création Acoustique/Musique) où elle étudie la composition et l’informatique musicale. Elle y sera en résidence de 2020 à 2025. C’est à l’IRCAM qu’elle écrit la pièce électroacoustique You’ll drown, dear, avec la collaboration de Cordelia Lynn, d’après La Princesse blanche de Rainer Maria Rilke.
En 2018, elle écrit Solicitations pour quatuor à cordes.
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Vous pouvez aussi avoir un enregistrement audio, de meilleure qualité, en cliquant sur le lien suivant Solicitations.
Heave (2018), écrit en collaboration avec l’IRCAM (Augustin Muller) sur un texte de Cordelia Lynn, est créé au festival « Voix nouvelles » de la fondation Royaumont.
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De 2019 à 2022, Sivan est compositrice en résidence à l’Opéra de Montpellier où elle anime plusieurs ateliers internationaux pour les compositeurs, les écrivains et les chefs, incluant Paroles et musiques dirigé par Ted Huffman.
Una Mujer derramada (2019) écrit pour l’Opéra de Montpellier et l’Orchestre de chambre de Paris.
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En 2020, elle écrit After Arethusa pour le chœur Accentus et l’Opéra de Montpellier. After Arethusa est créé à Venise en 2021.
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En 2021, Sivan Eldar écrit avec Cordelia Lynn Like Flesh, son premier opéra, une fable écologico-queer d’après les Métamorphoses d’Ovide. La création a lieu à l’Opéra de Lille le 21 janvier 2022, avant Montpellier, Nancy et Anvers. Like Flesh a obtenu le prix Fedora Opéra en 2021. (Fedora est un prix décerné par le cercle européen des mécènes de l’opéra et du ballet, ayant pour objectif le renouvellement du répertoire lyrique et chorégraphique.) (Like Flesh est une des plus belles créations qu’il m’a été donné de voir ces dernières années.) Like Flesh a été repris à Bâle en octobre 2025.
Caroline Sonrier (directrice de l’Opéra), Cordelia Lynn (librettiste), Silvia Costa (metteuse en scène), Sivan Eldar (compositrice), Maxime Pascal (chef d’orchestre), lors de la présentation à la presse de la création de Like Flesh à Lille
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Sivan Eldar reçoit de nombreux prix et distinctions. En 2022-2023, elle obtient le Grand Prix de Rome, en 2023 le Prix Nouveau Talent Musique 2023 de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) et en 2024 le Prix Opera America Discovery. En 2025, elle est nommée Chevalière de l’ordre des Arts et Lettres.
Sivan Eldar a également bénéficié d’une aide de la part de la Villa Albertine. Il s’agit d’un programme mis en place par la France en 2021 pour soutenir la création française aux États-Unis. Sivan s’est servi de cette aide en 2022 pour travailler avec Peter Sellars et Ganavya Doraiswamy à son opéra The nine jewelled Deer.
The Stone, the Tree the Well (2024), écrit pour le chœur Accentus, le chœur de la radio lettonne et le chœur Spirito de Lyon, est créé à la chapelle du lycée Corneille de Rouen.
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En 2025, elle crée avec Ganavya Doraiswamy (voix et livret), Lauren Groff (co-librettiste), Peter Sellars à la mise en scène et Julie Mehretu pour la scénographie, son second opéra The Nine Jewelled Deer, créé au festival d’Aix-en-Provence le 6 juillet 2025.
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À partir de septembre (2025), Sivan Eldar est professeur de composition à la Norwegian Academy of Music à Oslo.
Sivan Eldar travaille actuellement à un troisième opéra pour le Grand Théâtre de Genève, en coproduction avec Nancy et le Luxembourg. Le livret sera de Cordelia Lynn, inspiré par le Palais de glace (Is-slottet) de Tarjei Vessas. La création aura lieu en octobre 2028.
Également à venir, pour la saison 2025-2026, le troisième volet de la trilogie écrite pour le chœur Accentus. Il s’agira d’une pièce pour chœur et orchestre.
Et pour en savoir plus sur Sivan Eldar, allez donc sur son site internet.
(Cet article a été écrit en collaboration avec Sivan Eldar, qui m’a aimablement reçu à l’IRCAM.)
Louis Joseph Ferdinand Hérold naît à Paris le 28 janvier 1791. Son père, professeur de piano, lui apprend naturellement à jouer de cet instrument, et Ferdinand montre une remarquable précocité. Il n’a que onze ans quand il compose ses premières œuvres.
À la mort de son père en 1802, sa mère va voir Grétry avec une des partitions de son fils à la main. Le verdict du maître est sans appel : Ferdinand doit continuer la musique. À quinze ans, Hérold entre au Conservatoire où il a comme professeurs Louis Adam, Kreutzer pour le violon et Méhul pour la composition. En 1812, Hérold emporte le Grand Prix de Rome.
Après son séjour à Rome, où il compose sa première symphonie, il se rend à Naples où il devient professeur de musique des filles du roi de Naples, Murat. Il se mêle à la vie musicale italienne et en 1815, il fait jouer son premier opéra, la Gioventù di Enrico Quinto.
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Après Naples, Hérold se rend à Vienne où il est reçu par Salieri.
À la fin de l’été 1815, il rentre à Paris, où il occupe le poste de pianiste au Théâtre-Italien. Boïeldieu lui demande de le seconder dans l’écriture d’un opéra pour l’Opéra-Comique, Charles de France. Il écrit ensuite son premier succès parisien, les Rosières. Malheureusement, les livrets qu’on lui confie sont souvent de qualité médiocre et le succès n’est pas toujours à la hauteur de ses ambitions. En 1823, il écrit pour l’Opéra Lasthénie.
En 1825, le directeur de l’opéra lui propose un bon livret, et Marie est un vrai succès. Hérold se décide alors à quitter le Théâtre-Italien pour l’Opéra, où il est chef de chant. On lui commande de la musique de ballet, dont la Somnambule (1827), la Fille mal gardée (1828), et la Belle au bois dormant (1829).
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En 1831, il écrit pour l’Opéra-Comique le Corsaire, ensuite rebaptisé Zampa.
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En 1832, il crée son ultime chef-d’œuvre : le Pré-aux-Clercs, d’après une nouvelle de Mérimée. Cette fois, c’est un triomphe, mais Hérold n’en profitera pas longtemps puisqu’il meurt le 19 janvier 1833, cinq semaines après la première. Il avait 41 ans.
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(Source principale : le programme des représentations de Zampa, ou la fiancée de marbre, à l’Opéra-Comique en 2008.)
Graciane Finzi naît le 10 juillet 1945 à Casablanca dans une famille de musiciens. Son père était violoniste et sa mère pianiste. À l’âge de 3 ans, Graciane jouait déjà du piano.
Après des études au Conservatoire de Casablanca, Graciane entre à l’âge de dix ans au Conservatoire National Supérieur de Paris en solfège spécialisé et à douze ans en classe de piano. Elle obtient très tôt ses prix d’harmonie (1962), de contrepoint (1964), de fugue (1964) et de composition. Elle écrit d’ailleurs sa première œuvre pour passer le concours d’entrée dans la classe de composition. Elle a comme professeurs Elsa Barraine pour la lecture à vue et Tony Aubin en classe de composition.
En 1979, Graciane Finzi est nommée professeur au CNSM.
Elle a reçu de nombreux prix et distinctions :
En 1982, elle reçoit le Prix de la promotion symphonique de la SACEM et en 1989 le Prix Georges Enesco.
En 1992, le Prix SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) pour son opéra Pauvre assassin
En 2001, le Grand Prix Sacem pour l’ensemble de son œuvre
En 2006, le Prix Chartier de l’institut de France
En 2013, le Grand Prix Musique SACD
En 2020, le Prix Florent Schmitt de l’Institut de France. Graciane Finzi est nommée Chevalière des Arts et Lettres
En 2024, le Grand prix de l’UNAC
Le 14 juillet 2025, Graciane Finzi est promue Chevalière de La Légion d’honneur.
Le répertoire de Graciane Finzi compte environ 180 œuvres, dont sept opéras et 4 œuvres lyriques pour enfants. Très intéressée par l’apprentissage de la musique pour les enfants, elle écrit le Clavier fantastique (1999), d’après Jules Verne, un « opéra pédagogique » qui s’adresse à des enfants de tous les milieux.
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Parmi ses opéras, citons entre autres Le dernier jour de Socrate (1988), livret de Jean-Claude Carrière ou Fraülein Else (2013), opéra de chambre d’après Schnitzler.
Plusieurs de ses œuvres symphoniques sont des commandes de Radio-France, et ont été créées par les orchestres de cette maison.
Entre 2001 et 2003, Graciane Finzi est compositrice en résidence à l’Orchestre National de Lille.
Ses œuvres sont dirigées par des chefs d‘orchestre tels que Myung-Whun Chung, Jésus Lopez Cobos, Jean-Claude Casadesus, Adrian Sunshine…
Là-bas peut-être, opéra pour adolescents et tout public, commande de l’Orchestre National de Lille.
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Outre ses œuvres symphoniques et lyriques, le répertoire de Graciane Finzi comporte de la musique de chambre et de la musique lyrique. Elle a ainsi mis en musique des classiques comme Lamartine (la Vie, l’Amour), Hugo, Verlaine (C’est l’heure exquise, Marine, 2022) ou Mallarmé (Un coup de dés jamais… 1998), et des contemporains comme Michel Cassé.
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Impression Tango (2005) pour violon (ou alto, ou violoncelle) et accordéon.
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L’Attente et le Retour, pour erhu, suonà et orchestre, créé à Shanghaï en 2007.
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Diane et Actéon (2010), pour quatuor et cordes et soprano, d’après les Métamorphoses d’Ovide.
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Ouverture pour une symphonie (2020)
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En 2022, Graciane Finzi écrit L’existence du possible (2022) pour la finale du concours de cheffes d’orchestre « la Maestra » à la Philharmonie de Paris organisé par le Paris Mozart Orchestra dirigé par Claire Gibault.
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Et voici un dernier extrait musical : Océan sonore.
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Pour suivre l’actualité de Graciane Finzi, le mieux est d’aller sur son site internet Graciane-Finzi.fr, avec beaucoup d’informations et de vidéos de sa musique.
(Cet article a été aimablement relu et corrigé par Graciane Finzi, qu’elle en soit ici remerciée.)
La compositrice Isabella Leonarda est née à Novara dans le Piémont le 6 septembre 1620. Issue de la noblesse de cette ville, elle entre à 16 ans au Collegio di Sant’ Orsola, un couvent des Ursulines.
Elle y apprend la musique et très vite se découvre des talents de compositrice. Elle occupe le poste de professeur de musique de son couvent et dispose ainsi d’un chœur pour interpréter ses œuvres à l’occasion des célébrations religieuses.
Magnificat
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Dixit Dominus
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Ave Regina Caelorum
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Ad arma, o spiritus
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En 1676, elle devient mère supérieure de son couvent.
Ses œuvres, majoritairement écrites pour les besoins de la vie monastique, comportent beaucoup de motets, mais également des sonates.
En 1693, à l’âge de 73 ans, elle publie un recueil de 12 sonates qui, d’après le CNSMD de Lyon, seraient les premières sonates publiées par une femme. Dans ces sonates, elle fait éclater le cadre strict de cette forme, limitée à quatre mouvements, en allant jusqu’à treize.
Sonata Duodecima
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Trio en Ut mineur opus 16 n° 5
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Sa renommée musicale semble n’avoir pas dépassé sa région, mais à Novara, elle était considérée comme « la Musa novarese » (la muse de Novare).
Isabella Leonarda meurt le 25 février 1704 à Novara, à l’âge de 84 ans.
Darius Milhaud est né à Marseille le 4 septembre 1892. Ses parents sont musiciens amateurs et Darius montre vite des dispositions pour la musique. En 1909, il étudie au Conservatoire de musique de Paris, où il a comme professeur Charles-Marie Widor et Paul Dukas. Il se lie d’amitié avec Georges Auric et Arthur Honegger
En 1912, il rencontre le poète Francis Jammes et le dramaturge Paul Claudel, écrivains qu’il mettra en musique. Il compose notamment des musiques de scène pour la traduction par Claudel de l’Orestie d’Eschyle.
Quand Claudel est nommé diplomate à Rio de Janeiro, en 1917, il propose à Milhaud de le suivre en tant que secrétaire. C’est l’occasion pour Darius de découvrir les rythmes sud-américains, qu’il intègre à ses ballets l’Homme et son désir (1917), sur un argument de Claudel, et le Bœuf sur le toit.
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À son retour à Paris en 1918, on l’intègre au Groupe des Six, aux côtés de Georges Auric, Germaine Tailleferre, Francis Poulenc, Louis Durey et Arthur Honnegger. En 1921, il collabore ainsi aux Mariés de la tour Eiffel, une œuvre commune à ce groupe sur un texte de Cocteau.
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En 1920, le même Cocteau avait détourné Le bœuf sur le toit de Darius Milhaud, souvenirs musicaux de son passé au Brésil, en déposant un texte sur cette musique. Les décors étaient de Raoul Dufy et la chorégraphie de Massine.
La dernière œuvre de Cocteau pour les Ballets russes est le Train bleu (1924), toujours avec une musique de Milhaud.
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En 1925, Darius se marie avec une de ses cousines, Madeleine Milhaud. Ils auront un fils, Daniel.
En 1930, Milhaud compose l’opéra Christophe Colomb, sur un texte de Claudel.
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En 1933, Milhaud écrit deux chansons pour Madame Bovary, de Flaubert.
En 1939, il s’empare du mythe de Médée dans un opéra qui porte ce nom.
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En 1940, Milhaud doit fuir la France occupée, sous le double titre de Juif et de compositeur de musique dégénérée. Il part donc aux États-Unis où il enseigne la musique à l’université d’Oakland en Californie. Parmi ses élèves, on trouve Burt Bacharach, ou les minimalistes Steve Reich et Philip Glass.
En 1947, à son retour en France, Milhaud est nommé professeur au Conservatoire de musique de Paris, tout en gardant son activité d’enseignant aux États-Unis. À Paris, il aura comme élève notamment Betsy Jolas.
En 1958, Boris Vian écrit Fiesta une comédie-musicale avec une musique de Darius Milhaud.
La mère coupable (1792), la troisième pièce de la trilogie de Figaro formée par le Mariage de Figaro et le Barbier de Séville de Beaumarchais, est adaptée à l’opéra en 1966 par Darius Milhaud.
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Darius Milhaud meurt à Genève le 22 juin 1974, à l’âge de 81 ans.
La Pologne est un pays d’Europe, entré dans l’Union européenne en 2004, qui est en pleine évolution.
Quand on parle musique classique et Pologne, le premier nom qui (me) vient à l’esprit est celui de Frédéric Chopin (1810-1849). Schumann, critique musical, lance en 1831 lors de l’arrivée sur la scène européenne du jeune Chopin, âgé de tout juste vingt ans, son fameux « Chapeau bas, messieurs, un génie ! » Écoutez quelques transcriptions pour piano d’airs d’opéra.
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Parmi les œuvres de Chopin figurent bien évidemment des polonaises.
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Karol Szymanowski (1882-1937), héritier de la musique de Chopin avant de s’ouvrir aux compositeurs de son temps comme Debussy, Ravel ou Stravinsky, puis de renouer avec ses racines populaires polonaises. Il a écrit l’opéra le Roi Roger entre 1918 et 1924.
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Witold Lutoslawski (1913-1994), d’abord inspiré par Szymanowski, reviendra ensuite aux racines musicales populaires de son pays.
Kristof Penderecki (1933-2020) a commencé sa carrière de compositeur par une période sérielle, conformément aux canons de son époque, avant de revenir à une musique tonale plus classique, comme dans son Requiem polonais. Dans le domaine de l’opéra, il s’est illustré notamment par les Diables de Loudun (1969).
Cliquez sur la scène de l’exorcisme
Henrik Gorecki (1933-2010) a commencé comme Penderecki par une musique proche du sérialisme, avant de se simplifier. De lui, j’aime particulièrement sa Symphonie n° 3, dite des Chants plaintifs.
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Zbigniew Preisner, né en 1955, a composé la musique de la plupart des films de Krzisztof Kieslowski. À la mort de celui-ci, il a composé Requiem for my friend à la mémoire de son ami.
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Wlodek Pawlik, né en 1958, et Leszek Mozdzer, né en 1971, se sont illustrés dans la musique de jazz.
Hania Rani, née en 1990, représente une nouvelle génération de compositrices. Ses compositions les plus connues sont les Inner Symphonies, pour violoncelle, voix, célesta, piano et synthétiseur.
Antonia Bembo, dont l’opéra Ercole Amante sera monté la saison prochaine à l’Opéra de Paris, est une compositrice italienne née à Venise vers 1643.
Fille d’un médecin, Giacomo Padoani, elle reçoit une éducation raffinée, et apprend la musique auprès de Francesco Cavalli, notamment le chant et la guitare.
En 1659, elle se marie avec Lorenzo Bembo, issu d’une des plus anciennes familles de la noblesse vénitienne, avec qui ils auront 3 enfants. Mais en 1670, Lorenzo part faire la guerre en Crête, laissant Antonia seule avec ses trois enfants, et à peine de quoi subvenir à ses besoins. La situation s’envenime au retour du mari, et Antonia demande une procédure de divorce, rejetée par les autorités.
En 1676, elle fuit Venise et vient à Paris, où sa réputation de chanteuse l’avait précédée. Louis XIV exprime le désir de l’entendre. Conquis, le roi lui octroie une pension à vie, qui lui permet de vivre à Paris, au couvent de Notre-Dame des Bonnes Nouvelles.
Le plus ancien des manuscrits musicaux d’Antonia, les Produzioni Armoniche, date des 1695-1700, et ce recueil est dédié à Louis XIV. C’est dans ce recueil qu’on trouve son air le plus célèbre, le Lamento della Vergine.
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Alors que la plupart de ses mélodies sont en italien, on y trouve aussi un air écrit en français, « ah, que l’absence ».
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En 1707, elle écrit l’opéra l’Ercole amante, sur le même livret que celui commandé à Cavalli en 1660 pour le mariage du roi français.
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Outre les œuvres déjà citées, le catalogue d’Antonia Bembo comporte de nombreux airs, des psaumes et des motets.
Léo Delibes naît le 21 février 1836 à Saint-Germain-du-Val, dans la Sarthe.
Au Conservatoire de Paris, il a comme professeur Adolphe Adam, et il en sort en 1850 avec un prix de solfège.
Il compose des opérettes, Deux vieilles gardes (1856), Maître Griffard (1857), l’Omelette à la Follembûche (1859), sur un livret de Labiche, le Serpent à plumes (1864) et a l’occasion de se faire repérer comme compositeur de ballets.
En 1863, il est chef des chœurs à l’Opéra de Paris et travaille avec le compositeur de ballet Minkus pour la Source (1866). On lui confie alors l’écriture d’un autre ballet, Coppélia, ou la fille aux yeux d’émail (1870), est inspiré par la nouvelle l’Homme de sable d’E.T.A. Hoffmann. Cette nouvelle a également inspiré Offenbach pour le personnage de Coppélia dans ses Contes d’Hoffmann.
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En 1872, Léo se marie avec Léontine Denain.
En 1876, Léo Delibes écrit un autre ballet : Sylvia, ou la nymphe de Diane.
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En 1880, il est nommé professeur de composition au Conservatoire de Paris. Parmi ses élèves figure Émile Jacques-Dalcroze, auteur d’une méthode musicale novatrice.
En 1883, Léo Delibes écrit son opéra Lakmé, librement inspiré d’un roman de Pierre Loti. Lakmé comporte quelques scènes restées célèbres, comme le redoutable « Air des clochettes », ou le duo des fleurs « Où vas-tu, Malika ? ».
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Léo Delibes meurt le 16 janvier 1891 à Paris, à l’âge de 64 ans.
La musique de Léo Delibes a été particulièrement pillée par les réclamiers pour vendre toutes sortes de produits dispensables.
Hélène de Nervo est née à Lyon le 2 mars 1764. Issue d’une famille de la noblesse, elle passe une partie de sa jeunesse à Paris où elle étudie le piano. Élève très douée, son professeur déclare qu’il n’a plus rien à lui apprendre alors qu’Hélène n’a encore que treize ans.
Hélène a l’occasion d’exercer ses talents de pianiste dans le « bureau d’esprit » (le salon) de son père, ainsi que dans les salons de la peintre Elisabeth Vigée-Lebrun ou de l’écrivaine madame de Staël.
En 1784, elle se marie avec le marquis de Montgeroult et, en 1785, elle fait la connaissance du violoniste Viotti.
En 1793, son mari est nommé ambassadeur à Naples, mais sur le chemin de cette ville, la famille est attaquée et ils sont faits prisonniers par les Autrichiens. Le marquis de Montgeroult meurt en prison.
De retour à Paris, Hélène passe devant le Comité de salut public, et elle sauve sa tête en improvisant au piano sur l’air de la Marseillaise.
Début 1795, Hélène de Montgeroult a un fils que le père, Charles-Antoine Hys, reconnaît par son mariage avec la marquise en 1797.
En 1795, à la création du conservatoire de musique de Paris, Hélène de Montgeroult est nommée professeur de la classe pour hommes de piano-forte. C’est aussi l’année de parution de ses trois premières sonates pour piano. Dans son enseignement, elle est une des rares personnes à étudier et faire étudier encore les œuvres de Jean-Sébastien Bach, mort en 1750.
En 1800 paraissent les trois sonates de l’opus 2.
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En 1806, elle publie Six nocturnes pour chant et piano, sur des textes de Métastase.
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En 1812, elle achève son grand œuvre, son Cours complet pour l’enseignement du forte-piano, avec ses cent quatorze études pour piano, préfigurant celles de Chopin quelques années plus tard. Le cours sera publié en 1820.
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Hélène de Montgeroult, qui n’a jamais joué pour le grand public, joue pour ses amis dans l’intimité de son salon, dans le cadre des « lundis de madame de Montgeroult ».
En 1820, elle se marie à nouveau avec le comte de Charnage, qui mourra en 1826.
En 1834, Hélène a des problèmes de santé et elle quitte Paris pour s’installer en Italie. C’est à Florence qu’Hélène de Montgeroult meurt le 20 mai 1836, à l’âge de 72 ans.
En 1836, Schumann comme Chopin avaient 26 ans et on peut penser, on peut entendre, que les compositions d’Hélène de Montgeroult ont exercé une influence sur eux. On peut donc considérer qu’elle a bâti un pont entre J.-S. Bach et les romantiques.