Compositeurs, Divers, Histoire de l'opéra

8 Mars – Journée internationale de la Femme

Ce n’est pas parce que le 8 Mars est la journée internationale de la Femme (en France, on ajoute des droits de la Femme) qu’il faut en conclure que les 364 autres jours de l’année sont des journées de l’homme, messieurs.

Je vais vous parler ici de quelques femmes compositrices, en commençant par Élisabeth JACQUET DE LA GUERRE (1665 – 1729), qui a écrit et joué pour Louis XIV et Louis XV. Dans le domaine de l’opéra, elle a composé la tragédie lyrique Céphale et Procris, mais devant le peu de succès rencontré, elle s’en est arrêtée là. D’elle sont restées des cantates et des pièces pour clavecin.

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Au XIXe siècle, on peut citer Louise BERTIN (1805 – 1877), qui a écrit La Esmeralda dont le livret a été écrit par le grand VH lui-même, d’après son Notre Dame de Paris. Fille du directeur de l’important Journal des Débats, elle a également écrit un Faust. Sa position sociale et son statut de femme l’ont empêchée de connaître un succès qu’elle aurait pourtant mérité, comme en témoigne l’estime que BERLIOZ lui témoignait.

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Pendant ce temps en Allemagne, Fanny MENDELSSOHN (1805 – 1847) jouait du piano et composait, malgré l’avis de son père, et de son frère Félix. Ce n’est qu’après son mariage qu’elle pourra développer son art musical, et se faire jouer et publier. Elle a surtout écrit des pièces pour piano, des romances et des cantates. Quand vers la fin de sa vie, elle se lance pour faire connaître sa musique, ses contemporains ne veulent pas croire qu’une femme ait composé cette musique, et l’accusent d’avoir pillé son frère !

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Clara SCHUMANN (1819 – 1896) composait également, mais ce sont ses talents de pianiste qui étaient reconnus, pas ceux de compositrice, et c’est son Robert (SCHUMANN) de mari qui est resté pour la postérité comme un génie de la composition.

clara schumann

Mélanie BONIS (1858 – 1937) choisit comme pseudonyme Mel BONIS pour ses compositions musicales, pour ne pas être reconnue comme femme compositeur. Elle entre au conservatoire à 18 ans. C’est là qu’elle rencontre un chanteur-poète, qui sera le grand amour de sa vie, mais sa famille lui impose un mariage « sérieux ». Elle mettra en musique bien des poèmes de son amour. Sur la fin de sa vie, elle se consacre à de la musique religieuse.

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Pour le XXe siècle, on peut citer Germaine TAILLEFER (1892 – 1983), seule femme du groupe des six. Elle a écrit une œuvre abondante dans différents styles (piano, mélodie, musique de chambre, musique de films, concertos, opéras…). Elle a participé aux Mariés de la Tour Eiffel, sur un texte de COCTEAU, mais a également écrit un opéra de chambre sur un texte de IONESCO : Le Maître.

Deux autres femmes compositrices se sont distinguées, Lili et Nadia BOULANGER. Lili, la cadette, a été la première femme à gagner le grand prix de Rome. Sa carrière a malheureusement été trop brève, car elle est morte à l’âge de 24 ans, en laissant inachevé son opéra La Princesse Maleine, d’après MAETERLINCK. Sa grande sœur Nadia est beaucoup plus connue, car au cours des 70 ans qu’elle a consacrés à la formation musicale, elle a vu passer plus de 1000 élèves, dont les compositeurs Aaron COPLAND, Vladimir COSMA, Philip GLASS, Pierre HENRY, Michel LEGRAND ou Lazlo SCHIFFRIN. Outre ses activités de pédagogue, elle a également écrit de la musique, dont des mélodies sur des textes de VERLAINE, HEINE, VH ou Maeterlinck. Elle a également composé un opéra, La Ville morte, sur un livret de D’ANNUNZIO.

Compositeurs

Gioacchino ROSSINI

Gioacchino ROSSINI (1792 – 1868) a été un compositeur aussi précoce que fécond, puisqu’il a écrit son premier opéra à l’âge de 14 ans.

Né à Pesaro, en Italie (d’où son surnom de Cygne de Pesaro), il monte ses premiers opéras à Venise, et connaît la gloire avec l’Italienne à Alger (1813).

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Ses succès vénitiens lui ouvrent les portes de la Scala de Milan, où il crée son chef-d’œuvre Le Barbier de Séville en 1816. Il écrit cette pièce en 13 jours, mais il faut dire que, comme VIVALDI le faisait avant lui, il recyclait des airs à succès d’un opéra sur l’autre.

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Comme ses prédécesseurs du siècle précédent, il a dû aussi composer avec les caprices des divas et divos, qui lui faisaient changer sa musique pour pouvoir se mettre en valeur et briller à coups de vocalises vertigineuses.

En 1817, il écrit La Cenerentola (Cendrillon) et La Gazza ladra (La Pie voleuse).

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De 1815 à 1822, il dirige le théâtre royal de Naples, tout en continuant à alimenter les scènes de Rome ou de Milan.

Après un passage à Vienne, où la grande vague de sa musique balaie les tentatives de créer un opéra allemand (WEBER et SCHUBERT en seront les victimes), puis à Londres, il s’installe à Paris en 1823, où il prend la direction du Théâtre Italien. Il y monte Le voyage à Reims, écrit à l’occasion du sacre du roi Charles X. Cette œuvre de commande servira de matériau musical quelques années plus tard au Comte Ory (1828).

La gloire de Rossini est alors telle que STENDHAL écrit sa biographie dès 1824.

Il crée également à Paris un autre de ses chefs d’œuvre, Guillaume Tell, d’après le drame de SCHILLER, en 1829.  Âgé alors de 37 ans, il décide d’arrêter d’écrire pour le théâtre.

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Il ne quitte pas pour autant la musique, écrivant son Stabat Mater en 1832, une Petite Messe solennelle qui n’a de petite que le nom en 1864, ainsi que diverses petites pièces, qu’il appelle ses péchés de vieillesse, incluant Le duo des chats.

Bon vivant, il est aussi l’inventeur d’une recette à laquelle il a laissé son nom, le tournedos Rossini.

Il meurt à Passy en 1868.

De nos jours, Rossini reste populaire non seulement au travers de ses opéras, mais aussi au travers de la pub ou du cinéma, qui n’hésitent pas à utiliser ses musiques tout de suite accrocheuses. Je pense ici par exemple à Orange mécanique de KUBRICK et bien sûr à Tex AVERY.

 

Compositeurs

Georges BIZET (1838 – 1875)

Georges BIZET, le créateur de Carmen, est né à Paris en 1838. Sa mère, pianiste, lui donne ses premières leçons de musique.

Il entre au conservatoire à l’âge de 10 ans et, pianiste doué, obtient son premier prix de piano à 14 ans. Il apprend la composition auprès d’HALÉVY, l’auteur de La Juive. À 17 ans, il écrit sa Symphonie en ut et l’année d’après il participe à un concours d’opérette organisé par OFFENBACH, concours dont il gagne le premier prix avec Le Docteur miracle. À 19 ans, il obtient le grand prix de Rome et part à la Villa Médicis.

 Les Pêcheurs de perles (1863) est sa première grande œuvre montée sur scène. On y trouve le fameux duo Au fond du temple saint et l’air Je crois entendre encore. En 1866, il écrit La jolie fille de Perth d’après Walter SCOTT.

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En 1869, il épouse Geneviève, la fille de son professeur de composition Halévy.

En 1872, il écrit une musique de scène pour L’Arlésienne de Daudet, avec sa célèbre Marche des rois.

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En 1874, il reçoit une commande pour une pièce légère avec une fin heureuse de la part de l’Opéra Comique : ce sera l’opéra Carmen sur un livret de Meilhac et Halévy. Cet Halévy était d’ailleurs de sa famille puisqu’il était le cousin de sa femme Geneviève.

Après des débuts difficiles en raison du sujet jugé scabreux, Carmen devient un des plus grands succès mondiaux de l’opéra, mais Bizet ne connaîtra pas ce succès : il meurt 3 mois après la première en 1875.

Le succès de Carmen n’est pas que public puisque TCHAÏKOVSKI idolâtrait cette partition et que NIETZSCHE, quand il s’est défait de l’emprise wagnérienne, reconnaissait en Carmen l’antidote au « poison wagnérien ».

La célèbre scène des enfants (nous marchons la tête haute) a d’ailleurs inspiré bien des compositeurs qui ont incorporé une scène d’enfants au début de leurs opéras, que ce soit Tchaïkovski dans La dame de pique, RIMSKI-KORSAKOV dans Snegourotchka, ou PUCCINI dans La Bohème.

Et allez, c’est aujourd’hui dimanche, et je vous propose un bis pour l’air Je crois entendre encore des Pêcheurs de perles, vous pourrez comparer avec la version présentée plus haut (et m’écrire ce que vous en pensez).

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Compositeurs

Jacques OFFENBACH (1819 – 1880)

Je me propose de commencer les commémorations de 2019 par Jacques OFFENBACH.

Musicien d’origine allemande, Jacques Offenbach (1819 – 1880) vient suivre sa formation musicale à Paris.

Après des débuts comme violoncelliste à l’Opéra-Comique, il devient chef d’orchestre à la Comédie Française. En 1855, il prend la direction des Bouffes-Parisiens, un théâtre réservé à la production d’opéras-bouffes, un genre qui était limité à l’époque à un acte unique et quatre personnages. Cette contrainte réglementaire est levée en 1858, et Offenbach peut alors écrire des œuvres plus vastes dans la forme, quoique toujours légères sur le fond.

Il produit alors Orphée aux enfers (1859) qui connaît un grand succès.

duo de la moucheCliquez sur l’image

En 1860, il se fait naturaliser français et en 1864 il écrit sa partition sans doute la plus connue, La belle Hélène (1864) qui connaît un triomphe planétaire.

la belle HélèneCliquez sur l’image

Le chef Auguste ESCOFFIER a même créé un dessert qu’il a appelé Poire Belle Hélène en hommage à cet opéra-bouffe.

Dès lors, les succès se succèdent avec La Vie parisienne (1866) et son fameux French Cancan, La Grande-Duchesse de Gérolstein (1867), La Périchole, Les Brigands, pièce dans laquelle on entend le bruit de bottes des carabiniers qui arrivent toujours trop tard, d’où vient l’expression « arriver comme les carabiniers d’Offenbach ».

Offenbach Les BrigandsCliquez sur les carabiniers

Il rend un hommage à FAVART, le père de l’opéra-comique au travers de son opérette Madame Favart.

Offenbah madame Favart ouvertureCliquez sur l’image

Soucieux de reconnaissance, celui que WAGNER appelait le petit MOZART des Champs-Élysées se tourne vers le grand opéra (le vrai!), avec les Contes d’Hoffmann, d’après l’œuvre d’E.T.A. Hoffmann. Malheureusement, il mourra quelques mois avant la création de cet opéra.

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Enfin, en souvenir des attentats du 13 Novembre, saviez-vous qu’Offenbach avait écrit en 1855 un opéra-bouffe, une chinoiserie appelée BA-TA-CLAN, et que la salle de spectacle qui porte ce nom a ouvert ses portes dix ans plus tard, en 1865?

Compositeurs

Ambroise THOMAS

Enfant prodige, Ambroise THOMAS (1811 – 1896) est contemporain de Franz LISZT (1811 – 1886).

Au Conservatoire, il a comme professeur LE SUEUR, un des maîtres de BERLIOZ. Prix de Rome en 1832, il a l’occasion de rencontrer Berlioz (1802 – 1869) à la villa Médicis (Berlioz avait obtenu le prix de Rome en 1830).

De retour à Paris, le petit Ambroise se tourne vers le genre à succès de son époque : l’Opéra. Il compose notamment une des dernières adaptations de La Jérusalem délivrée de l’ARIOSTE avec Angélique et Médor (1843). Il écrira également un Songe d’une nuit d’été (1850), d’après SHAKESPEARE. (J’ai eu l’occasion de chanter dans les chœurs une reprise de cette œuvre, d’où est tirée la vidéo qui suit.)

Thomas SongeCliquez sur l’image

En 1851, il est élu à l’Académie des Beaux-Arts, devant Berlioz qui n’obtient pas une seule voix. Sa célébrité au XIXe siècle n’a d’égal que l’oubli où il est tombé aujourd’hui.

Ses plus grands succès seront Mignon (1866), d’après l’œuvre de GOETHE,

Thomas Mignon Connais tu le paysCliquez sur l’image

et Hamlet (1868) d’après Shakespeare, très grand succès à son époque mais un peu oublié depuis, et que l’on a pu voir récemment à l’Opéra-Comique.

Thomas Hamlet chanson d'OphélieCliquez sur Ophélie

Nommé professeur au Conservatoire de Paris (1856), il a comme élève MASSENET.

En 1871, le directeur du Conservatoire Daniel François Esprit AUBER, un des fondateurs du GOf, meurt dans ses bras et Thomas le remplace à la Direction du Conservatoire. Ainsi, Thomas fait le lien entre Auber qui fut son prédécesseur et Massenet qui fut son élève. Mettant alors de côté sa carrière de compositeur, il écrira encore un Françoise de Rimini (1874), d’après DANTE et un ballet, La Tempête (1889), toujours d’après Shakespeare. (Le Francesca da Rimini de Tchaïkovski date de 1876).

Compositeurs

Gaetano DONIZETTI

Gaetano Donizetti est un compositeur italien, né à Bergame en 1797.

Il commence ses études musicales à Bergame, avant d’aller se perfectionner à Bologne en 1815.

Il s’engage à l’armée, et écrit son premier opéra pendant ses temps libres, en 1818. Dès lors, compositeur prolixe, il écrit dix-neuf opéras sur la période 1818 – 1828 pour différentes scènes italiennes. Stylistiquement, ses opéras sont le fleuron du bel canto.

En 1830, Anna Bolena connaît un triomphe à Milan, et ne tarde pas être monté dans toute l’Europe. Ce succès est suivi en 1832 par L’Elisire d’Amore. En 1833, il écrit Lucrezia Borgia, d’après le Lucrèce Borgia (1833) de Victor HUGO. On peut noter qu’entre 1830 et 1833, GLINKA, le père de la musique russe, a fait un séjour en Italie pour soigner sa santé fragile, et qu’il y a rencontré BELLINI et Donizetti.

En 1834, il est nommé professeur au conservatoire de Naples, où il donne Marie Stuart (1834) d’après SCHILLER  et Lucia di Lammermoor (1835) d’après Walter SCOTT. Dès les répétitions, la censure très active à cette époque à Naples demande des modifications, et la pièce est interdite dès le lendemain de la générale par le roi de Naples. En 1835, il réussit à la faire jouer à la Scala de Milan, mais l’opéra est à nouveau interdit début 1836.

A la mort de Bellini en 1835, il écrit une Missa di Requiem à la mémoire de son rival (musical) et ami.

En 1838, las du manque de reconnaissance et de la censure qui sévissait en Italie, Donizetti part s’installer à Paris, capitale européenne de l’art lyrique, comme l’avaient déjà fait ses compatriotes CHERUBINI, ROSSINI ou Bellini. En 1839, il fait représenter une version française d’un de ses succès italiens : Lucia di Lammermoor, et en 1840 l’adaptation de son Poliuto (Polyeucte, d’après CORNEILLE) sous le nom de Les Martyrs.

Il commence une collaboration avec l’inévitable SCRIBE, d’où proviennent : La Fille du régiment et La Favorite (1840), ainsi que Don Pasquale (1843).

Donizetti voyage ensuite beaucoup en Europe, avant que les effets de la syphilis ne l’empêche de travailler. Il sombre dans la folie, telle son héroïne Lucia di Lammermoor (un de ses airs les plus connus étant justement l’air de la folie). Après avoir été interné près de Paris, il est rapatrié à Bergame, où il meurt en 1848.

Outre ses 71 (!) opéras, il a laissé des symphonies, des cantates et de la musique de chambre en quantité.

Compositeurs

Giacomo PUCCINI (1858 – 1924)

Aujourd’hui, je vais vous parler du représentant le plus connu de l’école vériste, PUCCINI.

Puccini, né en 1858 à Lucques, est issu d’une longue lignée de musiciens, ses quatre aïeux paternels étant compositeurs d’opéras !

Très jeune, il reçoit sa première formation musicale à Lucques. En 1876, il compose sa Missa de Gloria, et en 1879, il entre au conservatoire de Milan où il a comme maître PONCHIELLI.

Avec l’aide d’Arigo BOÏTO, il monte son premier opéra, La Villi, à la Scala de Milan en 1884, opéra qui attire l’attention de Giuseppe VERDI.

Son premier succès est Manon Lescaut (1893), et son premier chef d’œuvre La Bohème (1896). Viennent ensuite Tosca (1900)

Puccini Tosca Vissi d'arte CallasCliquez sur l’image

et Madame Butterfly (1904)

Puccini Butterfly Un bel di vedremoCliquez sur madame Butterfly

Fort de ses succès, il laisse passer plusieurs années avant son ouvrage suivant, La fille du Far-West, (La Fanciulla del West) qui date de 1910.

Suivront encore La Rondine (1917) écrite pour l’Opéra de Vienne et le Triptyque (1918), une trilogie de trois opéras en un acte, sans lien entre eux. (L’air O mio babbino caro de Gianni Schicci, troisième volet du triptyque, resplendit dans l’ouverture du film A room with a view, de James Ivory.)

Il laisse inachevé son dernier opéra Turandot, commencé en 1920, lorsqu’il meurt d’un cancer de la gorge en 1924.

Puccini Turandot Nessun dormaCliquez sur l’image

Je reviendrai bien sûr sur la plupart des opéras cités ici dans des billets spécifiques.