Divers

L’OPÉRA DE LILLE FÊTE SES 100 ANS

La tradition lyrique de Lille date de l’époque où cette ville, conquise par Louis XIV, devint française. Pascal Colasse reçoit des privilèges royaux pour fonder des opéras à Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Lille. En 1700, après une représentation du Médée de Charpentier, le feu, cet ennemi des opéras, détruit la salle et elle est reconstruite grâce à une dotation de Loulou XIV.

Charpentier Médée Noires filles du StyxCliquez sur l’image

En 1785 débutent les travaux d’un théâtre plus grand. Cette nouvelle salle est inaugurée en 1787. C’est à Lille que le Chevalier de Saint-Georges donnera pendant la Révolution, en 1790, un de ses derniers opéras, Guillaume tout cœur.

C’est dans ce bâtiment qu’a eu lieu la création française du Vaisseau fantôme de Wagner en 1893.

wagner vaisseau fantome ouvertureCliquez sur l’image

En 1903, la salle est détruite à son tour par un incendie et, en attendant la construction d’un nouvel opéra, un théâtre provisoire est construit place Sébastopol. (C’est du provisoire qui dure, puisque le théâtre Sébastopol est toujours en activité en 2023.) La mairie lance un concours pour la construction du nouveau bâtiment, concours remporté par Louis Marie Cordonnier. Les travaux commencent en 1907, et le théâtre est presque achevé lorsqu’en 1914, les Allemands entrent dans la ville. Ils achèvent les travaux et donnent le nom de Théâtre allemand à l’opéra de Lille.

Il est inauguré le 25 décembre 1915, avec une représentation d’Iphigénie, de Goethe, et de pièces de Liszt, dont le poème symphonique Festklange (Bruit de Fête). Pendant les quatre ans d’occupation allemande seront données une centaine de représentations.

Liszt Bruits de fête (Festklange)Cliquez sur l’image

La fin de la guerre permet une restauration de l’Opéra, qui ouvre officiellement ses portes le 7 octobre 1923, il y a un siècle. C’est à Lille que le baryton belge Edgar P. Jacobs débutera en 1929. Il y chantera les rôles de Brétigny dans Manon de Massenet ou Méphistophélès dans la Damnation de Faust de Berlioz. Las, la crise de 1929 passe par là, et les étrangers sont priés de rentrer chez eux.

voici des rosesCliquez sur l’image

Après la Seconde Guerre, malgré une programmation de qualité, l’Opéra subit divers aléas jusqu’en 1998, date à laquelle il doit fermer. Il rouvrira en 2003, et cette année est donc également l’année du vingtième anniversaire de cette réouverture, avec Don Giovanni de Mozart. C’est avec ce même opéra que s’ouvrira la saison 2023-2024.

Mozart Don Giovanni Deh, vieni alla finestraCliquez sur l’image

Compositrices, Divers

ILS OU ELLES SONT ENTERRÉ(E)S AU PÈRE-LACHAISE – partie 2 les XXe et XXIe siècles

Après vous avoir récemment parlé des compositeurs et compositrices enterré(e)s dans le cimetière du Père-Lachaise, voici une deuxième série, ceux et celles enterré(e)s aux XXe et XXIe siècles.

Le compositeur d’opérettes Robert Planquette (les Cloches de Corneville) y fut inhumé en 1903.

Planquette les Cloches de Corneville Chanson des clochesCliquez sur l’image

Son collègue Charles Lecoq (la Fille de madame Angot) en 1918.

Lecoq la Fille de madame Angot chanson politiqueCliquez sur l’image

Le compositeur et mélodiste Henry Duparc en 1933.

Duparc Chanson tristeCliquez sur l’image

Gabriel Pierné en 1937.

Pierné la Croisade des enfantsCliquez sur l’image

Reynaldo Hahn (Ciboulette) en 1947.

Hahn Ciboulette Moi, j'm'appelle CibouletteCliquez sur Ciboulette

Le Roumain Georges Enesco en 1955.

Enesco (Enescu) rhapsodie roumaineCliquez sur l’image

L’auteur de Louise, Gustave Charpentier, en 1959.

Charpentier Louise Depuis le jour où je me suiis donnéeCliquez sur Louise

Mon cher Francis Poulenc en 1963.

Poulenc Dialogue des Carmélites scène finaleCliquez sur l’image

Le Rouennais Emmanuel Bondeville en 1987.

Bondeville Emma BovaryCliquez sur l’image

Georges Delerue y a son monument, érigé en 1994, mais son corps est enterré en Californie, à Glendale, Delerue ayant fait une grande partie de sa carrière à Hollywood.

Delerue La Nuit américaineCliquez sur l’image

Jean Françaix en 1997.

Françaix Petit quatuorCliquez sur le petit quatuor

Le compositeur et chef d’orchestre Manuel Rosenthal en 2003.

Rosenthal la Souris d'AngleterreCliquez sur la souris d’Angleterre

La Finlandaise Kaija Saariaho en 2023.

Saariaho L'Amour de loinCliquez sur l’image

Divers

LE CARNAVAL DES ANIMAUX, de SAINT-SAËNS (1886)

Le Carnaval des animaux est une « fantaisie zoologique » composée par Camille Saint-Saëns en 1886 pour un concert organisé chez son ami violoncelliste, Charles Lebouc, à l’occasion du Mardi gras. Après quelques représentations, Saint-Saëns en interdira l’exécution de son vivant, à l’exception du « Cygne ».

Elle est composée de 14 pièces, décrivant différents animaux, parmi lesquels figurent les pianistes et les critiques.

Introduction et marche royale du lion. La première pièce est une marche classique, majestueuse.

Poules et coqs. Saint-Saëns se souvient ici de la Poule de Rameau, imitant le caquetage des gallinacés de basse-cour.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux Poules et coqsCliquez sur les poules

Hémiones. L’hémione est un âne sauvage d’Asie. Ce morceau est réservé au piano, avec une vélocité virtuose.

Tortues. Après les hémiones, un mouvement très rapide, voici les tortues, un mouvement très lent. Saint-Saëns s’inspire ici d’un thème d’Orphée aux Enfers d’Offenbach, mais joué à un tempo ralenti.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux TortuesCliquez sur l’image

L’éléphant. Après les tortues jouées aux violoncelles et aux altos, l’éléphant est joué par les contrebasses. Saint-Saëns s’inspire ici de la Danse des Sylphes, de la Damnation de Faust de Berlioz.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux l'ÉléphantCliquez sur le contrebassiste

Kangourous.

Aquarium.

Personnages à longues oreilles. Ces personnages aux grandes oreilles sont évidemment les ânes, mais ils représentent aussi les critiques musicaux.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux Personnages à longues oreillesCliquez sur l’image

Le coucou au fond des bois. Pauvre clarinettiste, obligé de répéter 21 fois le même motif de deux notes !

Saint-Saëns le Carnaval des animaux le coucou au fond des boisCliquez sur l’image

La volière. Ici, c’est la flûte qui joue le beau rôle.

Les pianistes. Saint-Saëns se moque ici des pianistes qui passent leur temps à faire des gammes. À la fin, l’orchestre excédé gronde « Assez, assez ! ».

Saint-Saëns le Carnaval des animaux les pianistes

Les fossiles. Cette pièce nous propose de vieux airs « fossilisés », comme Ah vous dirai-je maman de Mozart ou Au Claire de la lune de Lully. Et puis fossiles obligent, Saint-Saëns se parodie lui-même avec une reprise de sa Danse macabre.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux FossilesCliquez sur l’image

Le cygne. Cette pièce est la plus connue du Carnaval des animaux, et les violoncellistes solistes n’hésitent pas à la programmer dans leurs concerts.

Saint-Saëns le Carnaval des animaux le cygneCliquez sur l’ancien vilain petit canard qui a mal tourné

Final.

Et si vous voulez un peu plus de zizique, cliquez donc sur le bonus surprise mystère.

point-dinterrogationCliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez un peu plus de zizique

Compositrices, Divers, Maria Callas

ILS OU ELLES SONT ENTERRÉ(E)S AU PÈRE-LACHAISE – 1ère partie, au XIXe siècle

Parmi les lieux parisiens les plus visités par les touristes se trouve le cimetière du Père-Lachaise. Une des tombes les plus fréquentées est celle de Jim Morrison, le chanteur des Doors.

The Doors the EndCliquez sur la star fauchée dans la fleur de l’âge

Mais quels autres compositeurs ou compositrices sont enterré(e)s au Père-Lachaise ? Sans viser l’exhaustivité, en voici une petite liste.

André Grétry, le compositeur liégeois mort en 1813, y a sa tombe, même si son cœur repose dans le socle de sa statue, à Liège.

Nicolas Méhul, mort en 1817.

La compositrice de salon Sophie Gaïl est morte en 1819.

Gaïl N'est-ce pas d'elleCliquez sur les interprètes

Le compositeur révolutionnaire Gossec, mort en 1829, repose lui aussi au Père-Lachaise.

Gossec Marche lugubre 1790Cliquez sur la marche lugubre

François Boïeldieu (1834). Son cœur est à Rouen, au cimetière monumental.

Boïeldieu la Dame blanche Viens, gentille dameCliquez sur l’image

Vincenzo Bellini (1835). Bellini est mort à Puteaux et a été enterré au Père-Lachaise, mais il ne reste aujourd’hui qu’un cénotaphe, car sa dépouille a été transférée à Catane en 1876.

Bellini Norma Casta Diva FlemingCliquez sur la diva

Le Sueur, mort en 1837, a été un des professeurs de Berlioz ou d’Ambroise Thomas.

Le Sueur Messe du sacre de NapoléonCliquez sur l’image

Hippolyte Monpou (1841)

Cherubini (1842)

Cherubini Médée final CallasCliquez sur l’image

Chopin (1849)

Chopin Marche funèbreCliquez sur le pianiste

Gioacchino Rossini (1868). Rossini est mort à Passy et a été enterré au Père-Lachaise, mais il ne reste aujourd’hui qu’ un cénotaphe, car sa dépouille a été transférée à Florence en 1887.

rossini barbierCliquez sur le divo

D.F.E. Auber (1871)

amour sacré de la patrieCliquez sur le Manneken

Georges Bizet (1875)

Bizet les pêcheurs de perle je crois entendre encore GilmourCliquez sur la star du rock progressif

Louise Bertin (1877)

Gounod (Bertin) Si la mort est le butCliquez sur l’image

Édouard Lalo (1892)

Lalo Symphonie espagnoleCliquez sur le violoniste

Chausson (1899)

Chausson poème de l'amour et de la merCliquez sur l’image

Retrouvez ici la deuxième partie, avec les compositeurs et compositrices enterré(e)s aux XXe et XXIe siècles.

Divers

MUSIQUE BAROQUE DU NOUVEAU MONDE – LES SOIRÉES BAROQUES DE MONFLANQUIN 2023

Le thème des Soirées baroques de Monflanquin 2023 était le Baroque du Nouveau Monde. Nous y avons donné une sélection de musique baroque soit importée d’Europe par les jésuites partis évangéliser les Amériques, soit de musique baroque écrite par les indigènes dans les missions évangéliques.

Je vous propose ici de retrouver une partie du programme travaillé, puis donné en concert pendant le seconde quinzaine de juillet 2023. Les œuvres sont en latin (Messe, Beatus Vir), en espagnol, voire en quechua !

Bocanegra (XViie siècle) Hanacpachap.

Bocanegra HanacpachapCliquez sur l’image

Zipoli (1688-1726) Beatus Vir.

Zipoli Beatus VirCliquez sur l’image

Sumaya (1678-1755) Misa a cinco voces.

Sumaya Misa a cinco voces (Kyrie Gloria)Cliquez sur l’image

Zéspedes (1619-1678) Convidando esta la noche.

Zéspedes convidando esta la nocheCliquez sur l’image

de Araujo (1648-1712) Los Coflades de la Estleya.

Araujo Los Coflades de la EstleyaCliquez sur l’image

de Salazar -1659-1709) A la estrella.

de Salazar A la EstrellaCliquez sur l’image

Salas (1725-1803) Una noticia alegre.

Salas Una noticia alegreCliquez sur l’image

Fernandes (1565-1629) Xicochi xicochi.

Fernandes Xicochi xicochiCliquez sur l’image

Fernandes Tleycantimo choquililla.

Fernandes Tleycantimo choquilillaCliquez sur l’image

de Araujo Baya de Gira.

de Araujo Baya de GiraCliquez sur l’image

(Source principale : le programme des Soirées baroques de Monflanquin 2023.)

Divers

QUELQUES SÉRÉNADES – PARTIE 2 (PAS À L’OPÉRA)

Après les sérénades chantées à l’opéra, voici une deuxième série de sérénades, écrites cette fois pour des instruments (et des voix). (Rappel : la sérénade est un concert que l’on donne en début de soirée (ou la nuit), à une personne à qui on veut plaire, souvent dans un contexte amoureux.)

Mozart a écrit plusieurs sérénades. Parmi celles-ci, la sixième est appelée Sérénade nocturne (Serenata notturna).

Mozart Sérénade nocturneCliquez sur l’image

SCHUBERT a écrit Standchen (Sérénade), un lied repris dans le recueil posthume le Chant du Cygne.

Schubert Standchen (Sérénade)Cliquez sur l’image

Quant à TCHAÏKOVSKI, il nous a proposé cette Sérénade pour cordes op. 48.

Tchaïkovski Sérénade pour cordes op. 48Cliquez sur l’orchestre

Parmi les premières œuvres orchestrales de BRAHMS figurent deux sérénades. La seconde est dédiée à Clara SCHUMANN :

Brahms Sérénade n 2Cliquez sur la sérénade

En 1890, Ethel Smyth écrit la Sérénade en Ré majeur.

Smyth Sérénade en ré majeur

Dans les Préludes de DEBUSSY, le neuvième est intitulé « la Sérénade interrompue« .

Debussy Préludes la sérénade interrompueCliquez sur le pianiste

BRITTEN, lui, a écrit cette Sérénade pour ténor, cor et cordes op. 31

Britten sérénade pour cor, ténor et cordes op 31Cliquez sur le corniste et le ténor

Divers

QUELQUES SÉRÉNADES : PARTIE 1, À L’OPÉRA

La sérénade est un concert que l’on donne en début de soirée (ou la nuit), à une personne à qui on veut plaire, souvent dans un contexte amoureux. Il ne faut pas la confondre avec l’aubade, qui est un concert donné à l’aube. Comme il est souvent question d’amour à l’opéra, il n’est dès lors pas étonnant d’y trouver moult sérénades !

Mozart en était un spécialiste, ainsi dans Cosi fan tutte :

Mozart Cosi Secondate, aurette amicheCliquez sur l’image

ou dans Don Giovanni :

Mozart Don Giovanni Deh, vieni alla finestraCliquez sur Don giovanniCliquez sur Don Giovanni

Il sera suivi par Rossini avec son Barbier de Séville :

Rossini Barbier ecco ridente in cieloCliquez sur l’image

puis par Donizetti et son Don Pasquale (1843)

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plus tard ce seront Berlioz et sa Damnation de Faust :

voici des rosesCliquez sur l’image

et Gounod et son Faust :

Gounod Faust Vous qui faites l'endormieCliquez sur l’image

Dans les Maîtres chanteurs de Nuremberg de Wagner, le héros David croyant que son rival Beckmesser donne la sérénade à son aimée provoque un beau charivari en plein milieu de la nuit.

Wagner les Maîtres Chanteurs final acte II

LeonCavallo nous propose dans Paillasse la sérénade « O Colombina ».

Leoncavallo Paillasse (Pagliacci) O ColombinaCliquez sur l’image

Divers, Mythologie

AUBES ET AURORES (AU PETIT MATIN…)

« – Comment cela s’appelle-t-il, quand le jour se lève, comme aujourd’hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que l’air pourtant se respire, et qu’on a tout perdu, que la ville brûle, que les innocents s’entre-tuent, mais que les coupables agonisent, dans un coin du jour qui se lève ?
– Cela a un très beau nom, femme Narsès. Cela s’appelle l’aurore. »

Giraudoux : Électre

Après le billet consacré au crépuscule du soir, en voici un consacré au crépuscule du matin, encore appelé aube ou aurore.

Éos, déesse grecque de l’aurore était sœur d’Hélios (le soleil) et de Séléné (la lune). On la trouve dans un mythe souvent mis en musique, celui de Céphale et Procris, et ce dès 1694 avec la tragédie lyrique d’Élisabeth Jacquet de la Guerre, puis dans le premier opéra écrit en russe par l’Italien Araja en 1755, et en 1773 dans l’opéra de Grétry et encore en 1934 dans l’opéra de Krenek.

céphale et procris jacquet de la guerre

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céphale et procris araja

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La Khovantchina de Moussorgski commence à l’aube quand une patrouille de soldats se rémémore avec joie les massacres qu’ils ont fait la veille.

Moussorgski la Khovantchina danses persanes 2Cliquez sur l’image

Dans Tosca (1899) de Puccini, au début du 3e acte, on entend un extraordinaire concert des cloches de Rome qui sonnent pour saluer le lever du jour. Juste après, Cavaradossi, le héros condamné à mort, chante l’air  » E lucevan le stelle  » (un des grands airs du répertoire), dans lequel il se souvient des bons moments passés sous les étoiles auprès de son amante Flora Tosca.

tosca acte 3

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Divers

QUELQUES ŒUVRES INACHEVÉES (MAIS TERMINÉES PAR D’AUTRES)

L’histoire de la musique ne manque pas d’œuvres laissées inachevées à la mort du compositeur. Dans certains cas, la partition a été terminée par quelqu’un d’autre. En voici une petite liste.

À sa mort, Purcell a laissé inachevé son semi-opéra the Indian Queen. C’est son frère Daniel qui l’a terminé.

Purcell The indian Queen OuvertureCliquez sur l’image

Autre grande œuvre restée inachevée à la mort de l’auteur, le Requiem de Mozart a été terminé par Süssmayer.

mozart requiemCliquez sur l’image

Parmi les adaptations du mythe de Don Juan, le Russe Dargomijski a adapté la nouvelle de Pouchkine le Convive de Pierre. Laissé inachevé à sa mort, l’opéra a été complété par ses amis Cui et Rimski-Korsakov.

Dargomyjsky Le convive de pierreCliquez sur l’image

Autre opéra russe laissé inachevé à la mort de Borodine, son auteur, le Prince Igor a été terminé par Glazounov et l’incontournable Rimski-Korsakov.

Borodine le Prince Igor IaroslavnaCliquez sur Iaroslavna

Debussy ne terminera pas la Chute de la maison Usher d’après Egar Allan Poe.

Quant à César Franck, ce sont deux opéras qu’il laissera inachevés : Hulda et Ghiselle.

Franck Hulda Voici que le soleil se plonge dans la merCliquez sur l’image

Lili Boulanger n’aura pas eu le temps de terminer sa Princesse Maleine, d’après Maeterlinck, et personne ne pourra reprendre le flambeau, car sa partition a été perdue.

Puccini aura plus de chance avec Turandot. C’est le compositeur Alfano qui terminera le 3e acte, et lors de la création de cet opéra, le chef d’orchestre Arturo Toscanini stopera la représentation à la mesure même où Puccini s’était arrêté.

Puccini Turandot finalCliquez sur l’image

Les membres de la seconde école de de Vienne seront victimes de la terrible malédiction aussi et Schönberg laissera inachevé son Moïse et Aaron, alors que son élève Berg ne terminera pas Lulu, qui sera terminé 40 ans plus tard par Friedrich Cerha.

Berg Lulu FinalCliquez sur Lulu

Et beaucoup plus près de nous, Philippe Boesmans n’a pu terminer la partition de On purge Bébé, d’après Feydeau, et c’est son élève Benoît Mernier qui a finalisé la composition, avec un problème toutefois. Boesmans n’a pas laissé de traces ou de brouillon de la musique qu’il comptait écrire, et Mernier a dû faire du « à la manière de… »

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QUELQUES AIRS DE MOZART…

… chantés dans ma jeunesse.

Une des chansons populaires que je chantais quand j’étais encore un tout petit enfant était Ah vous dirais-je maman. Je ne connaissais bien évidemment pas à l’époque les 12 variations pour piano que Mozart a écrites sur cet air populaire.

Mozart Variations sur Ah vous dirais-je maman KV 265Cliquez sur les Variations

Pas beaucoup d’années plus tard, dans la chorale de l’école primaire, nous chantions en canon l’Alphabet. C’est probablement à cette occasion que j’ai fait ma première fugue !

Mozart AlphabetCliquez sur l’alphabet

Une vingtaine d’années plus tard quand, jeune adulte travaillant à Paris et hantant les salles de concert, je me suis dit qu’il fallait que je fasse de la musique, je me suis inscrit au Centre d’Études polyphoniques de Paris pour apprendre le chant et le solfège. Un des premiers airs « sérieux » que j’ai travaillé était le « Non piu andraï » des Noces de Figaro.

Mozart Les Noces de Figaro Non piu andraiCliquez sur le Non piu andraï

Dans le prolongement de ces études, j’ai eu l’occasion de faire un stage Chant / Foie gras dans le Périgord, où j’ai eu travaillé le duo « La ci darem la Mano », du Don Giovanni.

don giovanni la ci daremCliquez sur la ci darem la mano

Après ces cours de chant, j’ai effectué des stages Musique Montagne, où j’ai eu le bonheur de chanter le Requiem de Mozart sous la direction de Michel Piquemal.

Mozart Requiem LacrimosaCliquez sur le Requiem

Grâce à des personnes rencontrées dans ces stages, j’ai eu ensuite la chance d’entrer dans l’ensemble vocal Intermezzo, sous la direction de Claire Marchand. Intermezzo étant une chorale affiliée au mouvement à Chœur Joie, nous avons pu chanter avec d’autres chorales de ce mouvement la Missa Brevis K. 194.

Mozart Missa Brevis K 194Cliquez sur la Missa Brevis K. 194

Un peu plus tard, et prenant des cours avec un excellent professeur de chant, il m’a fait travailler le « Donne mie la fate » du Cosi fan Tutte.

Mozart Cosi fan Tutte Donne mie , la fate a tantiCliquez sur le Donne mie la fate a tanti

Lors d’un stage d’été avec le même professeur, il m’a fait travailler le duo Pamina Papageno de la Flûte enchantée, et nous avons répété tous ensemble l’Ave verum.

Mozart Zauberflöte Duo Pamina PapagenoCliquez sur la Zauberflöte

Mozart Ave verum CorpusCliquez sur l’Ave verum corpus