Ce mois-ci (décembre 2023) l’Agenda Ironique fait escale chez La Licorne :
https://filigrane1234.blogspot.com/2023/11/agenda-ironique-jeu-89-decembre-ou-les.html#comment-form
Et qu’est-ce qu’elle nous demande, la Licorne ? Elle nous demande de dérouler, d’égrener, de raconter, l’attente du jour « magique » de Noël ; pour aider (ou pas), elle nous propose de nous inspirer (ou pas, c’est selon, ça dépend, faut voir), d’une photographie tirée du film Miracle sur la 34e rue ; ainsi qu’un titre de livre (là, c’est obligatoire) : « Décembre ou les 24 jours de Juliette » d’Hélène Desputeaux.
Et quoi encore ? les 7 mots suivants : Juliette, mètre, vespéral, surenchérir, péroreur, guipure et buissonnière, ainsi que cette phrase de Georges Perros : « La mémoire est comme le dessus d’une cheminée. Pleine de bibelots qu’il sied de ne pas casser, mais qu’on ne voit plus. »
Juliette, ou la clé des songes, est une pièce de théâtre d’inspiration surréaliste de Georges Neveux datant de 1930. En 1950, Marcel Carné en tirera un film avec Gérard Philippe, mais c’est surtout l’opéra de Bohuslav Martinů, créé en 1937, que j’ai choisi de retenir.
Le pitch : « La mémoire est comme le dessus d’une cheminée. Pleine de bibelots qu’il sied de ne pas casser, mais qu’on ne voit plus. »
Michel, un commis voyageur, arrive dans un ville de province un 1er décembre. Il y entend une jeune femme avec une très jolie guipure (Juliette) interpréter une chanson d’amour. De retour à Paris, la mémoire de ce moment l’obsède. Trois ans plus tard, passant à nouveau dans cette ville, il cherche à retrouver la jeune femme, mais la jeune femme semble ne pas avoir laissé de trace dans la mémoire du lieu. Heureusement, Michel finit par retrouver Juliette qui lui donne rendez-vous sous un Balcon dans la forêt.
Avant de retrouver Juliette pour ce rendez-vous aussi vespéral que buissonnier, Michel croise plusieurs personnages, dont le marchand de souvenirs qui, en tant qu’habile péroreur, persuade Juliette qu’elle connaît Michel depuis longtemps et qu’ils partagent de nombreux souvenirs. Quand Michel cherche à la raisonner, Juliette prend la fuite. Ce petit jeu dure 24 jours, ce sont les 24 jours de décembre de Juliette.
Finalement, Michel embarque sur un bateau qui le mène au Bureau central des rêves. Là, on lui explique que maintenant qu’il a réalisé son rêve, il doit revenir dans le monde réel, sous peine de sombrer dans la folie. Michel décide de rester dans le monde des rêves, à quelques mètres de Juliette.
Dans le film de Carné, le scénariste surenchérit en rajoutant que Juliette est courtisée par un mystérieux châtelain, qui n’est autre que Barbe-Bleue (eh oui, le monde est petit !)
Que messieurs Neveux, Martinu et Carné me pardonnent si j’ai (un peu) tordu leur histoire, c’était pour le bien de l’Agenda Ironique.




Cliquez sur Carmen
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Arvedson la devineresse
Cliquez sur la sphinge
Cliquez sur l’image
Cliquez sur la malheureuse Amina qui ne distingue plus le rêve de la réalité
Cliquez sur Roméo et Juliette
Cliquez sur Nadir
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur le bateau à voiles
Cliquez sur la Japonaise
Cliquez sur la maison qui fuyait (sur ses pattes de poule)
Cliquez sur la Joie du sang des étoiles
Cliquez donc sur le bonus surprise mystère pour en avoir un peu plus
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur un peu de zizique pour l’été
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Ophélie
Cliquez sur Brünnehilde chantant la mort d’Isolde
Cliquez sur l’image
Cliquez sur le voyageur borgne qui modifie le destin des personnages
Cliquez sur Desdémone
Cliquez sur la sonate de Beethoven qui porte le même nom
Cliquez sur Harold (en Italie)
Cliquez sur Carmen Callas
Cliquez sur Alice se préparant à découvrir ce qu’il y a de l’autre côté du miroir (ou pas…)
Cliquez sur Ulysse
Cliquez sur Pénélope
Cliquez sur Arvedson
Cliquez sur l’image