Après ses aventures à Vienne, nous retrouvons Consuelo à Berlin, à la cour de FRÉDÉRIC II, où celui-ci l’a fait venir pour chanter dans son opéra royal. Dès le premier chapitre, nous l’entendons chanter un air de la Clemenza di Tito, de Hasse, sur un livret de Metastase.
(On connaît mieux de nos jours l’opéra que Mozart a écrit en 1791, d’après ce même livret.
Il y a moins de musique dans la Comtesse que dans Consuelo. En effet, George Sand transporte son héroïne à la cour du roi de Prusse et en profite pour faire des descriptions de cette cour, et des idées qui s’y échangeaient. On y trouve un certain Voltaire (oui, oui, celui que vous connaissez). Le despote éclairé a fait mettre Consuelo en prison pour avoir refusé de trahir les secrets de sa sœur la princesse, et elle sort de cette prison à l’aide d’un groupe mystérieux, les Invisibles, groupe auquel appartient le Comte de Saint-Germain, mais aussi l’imposteur Cagliostro.
Plus avant dans le roman (feuilleton), alors que Consuelo se trouve dans un enfermement plus ou moins volontaire près du château des Invisibles, elle se rappelle les chansons qu’elle a composées quand elle était dans la prison de Frédéric II de Prusse, et elle se met à chanter le sublime « Lascia ch’io pianga », extrait de Rinaldo de Haendel.
Les Invisibles l’initient aux rites de leur société secrète, société qui ressemble à la Franc-Maçonnerie.
On retrouve Haendel quand, vers la fin du livre, Consuelo se rend à une fête où elle entend chanter « Chantons la gloire de Juda vainqueur » extrait de l’oratorio Judas Macchabée.
À la fin de son initiation, et emportée par son émotion, elle reprend l’air « I cieli immensi narrano » de Marcello, que l’on avait déjà entendu dans la première partie.
Moyennant un léger anachronisme, il me plaît d’imaginer qu’elle aurait pu entendre cette Marche funèbre maçonnique de Mozart ! (Mozart est né en 1756, alors que le roman est censé se passer dans les années 1750.)
Enfin, pour célébrer les retrouvailles de Consuelo et Albert, tout le monde chante « O hymen, o hyménée », écrit pour l’occasion par Porpora.
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