Puisque Les feuillets du patrimoine a eu l’amabilité de me citer récemment, je me suis dit rendons lui la pareille en rebondissant sur son billet sur la Révolution (ou plutôt sur le « rien » du journal de Louis XVI au 14 juillet 1789). Ceci me permet en outre de tester les liens inter-blogs (j’espère que ça va fonctionner 😀).
La Révolution française a inspiré directement ou indirectement maints opéras ou sujets d’opéra.
La pièce Le Mariage de Figaro, de Beaumarchais, est considérée comme un préfigurateur de la Révolution. Elle a inspiré notamment le chef-d’œuvre mozartien Les Noces de Figaro. Sur l’aspect prérévolutionnaire, voir l’air « Se vuol ballare… » (Le comte a des vues sur la fiancée de son valet Figaro, qui lui chante [je traduis approximatif : Si le baron veut danser, je saurais l’accompagner à la guitare…])

Le plus connu des opéras inspirés par la Révolution française est Fidélio (1814), de BEETHOVEN (1770 – 1827). Beethoven était épris de liberté, et les idéaux de la Révolution française avaient une résonance en lui. Aussi choisit-il Léonore ou l’amour conjugal, une pièce française inspirée d’un fait divers de la Révolution, pour sujet de son unique opéra.
À l’époque où il écrivait la première version de Fidélio, Beethoven composait sa 3e symphonie, initialement dédiée à Bonaparte, le sauveur des idées de la Révolution française. Quand il apprend en 1804 que Bonaparte se fait couronner empereur, Beethoven déchire la dédicace, et renomme sa symphonie Héroïque.
Parmi les compositeurs ayant écrit pour la Révolution figure MÉHUL (1763 – 1817), dont le Chant du départ nous est resté. Méhul a composé une trentaine d’opéras, dont Joseph (1807), qui a connu le succès dans toute l’Europe. (Si vous écoutez bien la vidéo du Chant du départ, vous pourrez m’entendre dans le chœur 😀.)
Le destin tragique du poète révolutionnaire André CHÉNIER (1760 – 1794) a servi de trame à l’opéra vériste Andrea Chénier (1896) de l’italien GIORDANO.
Enfin, last but not LISZT comme disent les musiciens, il faut noter le poignant Dialogues des Carmélites (1953), de POULENC (1899 – 1963), d’après BERNANOS, qui raconte l’histoire de religieuses qui finissent guillotinées par les révolutionnaires pour n’avoir pas voulu abjurer leur foi. Écoutons la poignante scène finale où les religieuses chantent le Salve Regina en montant à l’échafaud, leur chant s’éteignant petit à petit au fur et à mesure que tombe le couperet de la guillotine.
Retrouvez ici d’autres musiques composées pour la révolution française.
Post-Scriptum : j’allais oublier l’opéra-rock La Révolution française (1973) de Claude Michel SCHÖNBERG, un des plus gros succès de la comédie musicale française.
Cliquez sur Figaro
Cliquez sur les prisonniers
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’oreille pour accéder directement à la liste de lecture
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Ophélie
Cliquez sur Dona Elvira et Leporello
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Don Giovanni
Cliquez sur l’image


Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Poliuto
Cliquez sur Polyeucte
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Don Giovanni
Cliquez sur l’image
Cliquez sur les fausses pélerines
Cliquez sur l’image
Cliquez sur le chœur des buveurs
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Domingo, Netrebko et Villazon !
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Varlaam
Cliquez sur Hoffmann
Cliquez sur l’image
Cliquez sur le bonus mystère
Cliquez sur l’oreille pour accéder directement à la liste de lecture
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Marie et Tonio
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Loulou XIV
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Loulou XIV, le Héros de la nymphe de la Seine
Cliquez sur le prologue
Cliquez sur l’orchestre
Cliquez sur l’orchestre
Cliquez sur l’image
Cliquez sur l’image
Cliquez sur Rusalka