Fils d’un banquier et d’une mère bonne pianiste, Paul perd sa mère alors qu’il n’a que cinq ans.
À l’âge de seize ans, Paul entre au Conservatoire de Paris, où il a comme condisciple et ami Claude Debussy. De cette époque datent deux ouvertures, Goetz de Berlichingen et le Roi Lear. En 1888, il ne remporte pas le prix de Rome et quitte le Conservatoire pour se consacrer à la critique musicale et à la composition.
En 1891, il écrit une ouverture pour Polyeucte, de Corneille.
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En 1897, Paul Dukas écrit la partition pour laquelle il est resté célèbre, l’Apprenti sorcier, d’après un texte de Goethe.
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Créée en 1897 également, sa Symphonie en ut connaîtra moins de succès.
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En 1901, il écrit sa Sonate en mi bémol mineur et en 1903 ses Variations sur un thème de Rameau.
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En 1907, on crée son opéra Ariane et Barbe-Bleue, d’après la pièce symboliste de Maeterlinck.
En 1909, il écrit le Prélude élégiaque sur le nom de Haydn pour le centenaire de la mort de Haydn.
De 1910 à 1913, Dukas enseigne l’orchestration au Conservatoire de Paris.
En 1912, on joue son ballet La Péri, une des dernières œuvres à avoir échappé à son perfectionnisme. En effet, jamais content de lui, Paul Dukas a détruit la majorité de ses partitions.
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En 1916, il se marie avec Suzanne Pereyra avec qui ils auront une fille.
En 1920, Dukas publie La Plainte au loin du faune en hommage à son ami Debussy.
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Fin 1927, Paul Dukas succède à Widor au Conservatoire de Paris comme professeur de composition. Parmi ses élèves, on peut relever Elsa Barraine, Maurice Duruflé, Jean Langlais, Joaquin Rodrigo, Darius Milhaud ou Olivier Messiaen.
Paul Dukas meurt à Paris d’une crise cardiaque le 17 mai 1935, à l’âge de 69 ans.
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Edvard Grieg est un musicien norvégien principalement connu pour son Concerto de piano et sa musique de scène pour Peer Gynt, d’Ibsen. Les réclamiers ont abondamment puisé dans son œuvre pour vendre leurs produits.
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Le concerto a servi pour une pub pour le café Legal.
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Il a également servi à faire vendre de la bière (1664 de Kronenbourg).
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Parmi les nombreux extraits de Peer Gynt se distinguent deux morceaux. La « chanson de Solveig », et « le Palais du roi sous la montagne ».
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Grieg Peer Gynt Pub pour Petit Billy (chanson de Solveig)
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La musique du roi de la montagne a servi pour une pub pour le jambon cru d’Aoste.
(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)
— Va-t’en, me dit la bise.
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C’est mon tour de chanter. — Et, tremblante, surprise, N’osant pas résister,
Fort décontenancée Devant un Quos ego, Ma chanson est chassée Par cette virago.
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Pluie. On me congédie
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Partout, sur tous les tons. Fin de la comédie. Hirondelles, partons.
Grêle et vent. La ramée Tord ses bras rabougris ; Là-bas fuit la fumée,
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Blanche sur le ciel gris.
Une pâle dorure Jaunit les coteaux froids. Le trou de ma serrure Me souffle sur les doigts.
Ariane et Barbe-Bleue est un opéra de Paul Dukas écrit entre 1899 et 1906 sur un livret du poète symboliste Maeterlinck, et créé le 10 mai 1907 à l’Opéra-Comique. Le drame de Maeterlink est lui-même une adaptation du conte de PerraultBarbe-Bleue. Maeterlinck avait promis le livret à Grieg mais, celui-ci n’en ayant finalement pas voulu, c’est Dukas qui a eu le privilège de mettre en musique.
L’action se situe au château d’Orlamonde, nom que Maeterlinck a donné à sa dernière demeure. Maeterlinck a donné aux cinq femmes précédentes de Barbe-Bleue le nom d’héroïnes de ses drames passée. Et l’une d’elles s’appelle même Mélisande !
Acte I : Les paysans, hostiles à Barbe-Bleue, assistent à l’arrivée d’Ariane au château d’Orlamonde. Ils lui crient de faire demi-tour, pour éviter la mort qu’ont connue ses cinq femmes précédentes (Chœur : À mort !).
Cliquez sur le prélude de l’acte I
Ariane entre dans le château avec sa nourrice, qui essaie de l’en dissuader. Ariane veut percer le secret de Barbe-Bleue. Celui-ci lui a confié six clés en argent, dont elle a le droit de se servir, et une clef en or, qui lui est interdite. Seule la clef d’or l’intéresse (« tout ce qui est permis ne nous apprendra rien »). La nourrice ouvre les cinq premières portes les unes après les autres, révélant des trésors de perles et de pierres précieuses. Quand elle ouvre la sixième porte, une septième se révèle dont Ariane s’approche. On entend les cinq femmes d’Orlamonde qui ont avant elle voulu ouvrir la porte interdite (Ensemble : « Les cinq filles d’Orlamonde »). Ariane est attirée vers cette septième porte.
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Barbe-Bleue paraît, attristé qu’Ariane ait succombé comme les autres. (« Vous aussi. Moi surtout »). Il cherche à l’emmener mais Ariane résiste et crie. Les paysans qui attendaient dehors cherchent à entrer. Barbe Bleue lache Ariane et tire son épée, mais Ariane repousse les paysans et referme la porte.
Acte II : Dans les souterrains du château, Ariane dit à sa nourrice apeurée que Barbe-Bleue est vaincu, même s’il ne le sait pas encore.
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Entrant dans une salle, elle perçoit plus qu’elle ne voit les cinq femmes sortir de leurs cachots. Elle touche leurs cheveux, essayant de les deviner dans l’obscurité. Heureuse de les savoir vivantes, elle leur annonce qu’elle vient les délivrer, les remonter vers la lumière.
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Sa torche s’éteint. Elles lui montrent des traces de clarté dans les ténèbres. Ariane se dirige vers la lueur, mais des barres de fer barrent le passage. Elle réussit à les lever et se retrouve dans la lumière. Peu à peu les femmes se rapprochent de la lumière et découvrent la mer, le ciel, les arbres. Elles font des signes aux paysans dans le lointain et dansent au le soleil.
Cliquez sur la fin de l’acte II
Acte III : Les femmes n’ont pu sortir du château enchanté, mais l’important est que Barbe-Bleue soit parti en les laissant seules. Ariane les incite à se faire belles, leur distribuant perles et pierreries.
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La nourrice intervient, annonçant que Barbe-Bleue revient, avec ses gardes. Les paysans se battent contre lui pour sauver Ariane et le capturent. Ariane va leur ouvrir la porte. Ils leur livrent Barbe-Bleue, blessé et ligoté. Les cinq femmes le plaignent et le soignent. Ariane coupe ses liens. Elle embrasse Barbe-Bleue et s’apprête à partir. Elle propose à chacune de la suivre, mais toutes refusent, préférant rester avec Barbe-Bleue. Elle les quitte en leur souhaitant d’être heureuses.
(source : la production du Liceu de Barcelone, diffusée sur Mezzo (21/09/2014) et le livret)
Issu d’une famille intellectuelle, Arrigo étudie le violon, le piano et la composition entre 1855 et 1860 au Conservatoire de Milan. En 1860, à l’époque de l’unification de l’Italie, il compose une cantate patriotique, Il quattro Giugno, et se rapproche de Garibaldi. En récompense, le roi Victor-Emmanuel II lui octroie une bourse lui permettant de voyager pendant deux ans. Il se rend à Paris où il découvre la musique française de son époque.
Revenu à Milan, Boïto se lance dans la composition de son premier opéra, Mefistofele, d’après le Faust de Goethe. La création le 5 mars 1868 à la Scala de Milan est un échec, et l’œuvre est vite retirée de l’affiche.
Cliquez sur le final de Mefistofele
Compositeur ET librettiste, Boïto écrit des livrets d’après Shakespeare (Amleto pour Faccio) ou Victor Hugo (La Gioconda pour Ponchielli).
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En 1875, Ricordi, l’éditeur de Verdi, met les deux hommes en relation. Leur collaboration commence par une réécriture du livret de Simon Boccanegra,
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et se poursuit avec les deux derniers opéras de Verdi, Otello et Falstaff.
Cliquez sur Otello et Desdemona
Cliquez sur le final de Falstaff
Outre Mefistofele, Boïto travaille à la fin de sa vie à Nerone, un second opéra qu’il n’achève toutefois pas.
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Arrigo Boïto meurt à Milan le 10 juin 1918, à l’âge de 76 ans.
Isabelle Aboulker est née à Boulogne-Billancourt le 23 octobre 1938. Son père, Marcel Aboulker, était cinéaste et écrivain, et lui transmet très tôt le goût de la littérature. Sa mère, Henriette Février, était la fille du compositeur Henry Février, et la sœur du pianiste légendaire Jacques Février.
Isabelle suit des études d’écriture et d’accompagnement au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. C’est là qu’elle rencontre Edmond Rosenfeld, qui deviendra son mari. En 1959, Isabelle interrompt ses études auprès de Maurice Duruflé pour s’occuper de son premier fils, David. En 1963, elle obtient le premier prix d’accompagnement.
Parallèlement à ces études, Isabelle commence à écrire des musiques pour le théâtre, le cinéma ou la télévision.
En 1968, c’est la naissance de son second fils, Michael. Michael sera également compositeur et professeur de musique.
C’est dans un poste d’assistante de la classe de chant de la soprano Jeannine Micheau au Conservatoire que s’affirme son goût pour la vocalité dans la pédagogie musicale et la composition.
En 1981, Isabelle Aboulker est professeur d’accompagnement au Conservatoire d’Amiens. En 1983, elle prend le poste de professeur de formation musicale et déchiffrage pour les élèves chanteurs du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, poste où elle restera jusqu’en 2003. Elle écrit des ouvrages pédagogiques destinés aux chanteurs.
Dans ses compositions, Isabelle Aboulker est attentive aux liens entre la prosodie et la musique, et attache une grande importance au choix de ses livrets. Elle s’attache également à écrire pour les plus jeunes avec des contes musicaux ou des opéras « jeunes publics ».
En 1977 (?), elle écrit un opéra de poche, Jean de la Fontaine parmi nous. Isabelle Aboulker reviendra souvent à la Fontaine et à ses fables.
1979 voit la création de sa première œuvre lyrique, Les Surprises de l’enfer, sur un texte de Jean-Pierre Vaguier, opéra qui remporte un beau succès.
En 1983, Isabelle Aboulker écrit pour l’Atelier lyrique de Tourcoing les Leçons de français aux étudiants américains, sur un texte d’Ionesco.
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En 1989, elle obtient le prix « musique » de l’Académie des Beaux-Arts.
En 1998, elle compose l’oratorio 1918, l’homme qui titubait dans la guerre, une commande d’état à l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la 1re guerre mondiale.
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En 2001, c’est les Enfants du Levant, créé au CRÉA (Centre de CRÉAtion vocale et artistique) d’Aulnay-sous-Bois, dont le sujet est le bagne pour enfants installé par Napoléon III sur l’île du Levant.
En 2002, Isabelle Aboulker répond à une commande de Radio-France avec le conte-opéra Douce et Barbe-Bleue, d’après Charles Perrault.
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2002 est également l’année de l’opéra pour enfants Cendrillon, d’après des contes de Perrault.
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En 2015, Isabelle compose Myla et l’Arbre-bateau, une pièce commandée pour les maternelles. Elle y aborde le thème de la mort pour ce (très) jeune public.
En 2018, Isabelle Aboulker est nommée Chevalière de l’Ordre des Arts et Lettres. C’est l’année de création de Olympe la rebelle, dont l’héroïne est Olympe de Gouge, cette révolutionnaire féministe morte sur l’échafaud pendant la terreur.
En 2021, elle reçoit le Grand Prix du répertoire jeune public en 2021 de la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique (SACD).
Sa dernière création (à ce jour) est Archipel(s), une commande de l’Opéra-Comique.
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Et pour en savoir (beaucoup) plus, allez sur son site :
Et qu’est-ce qu’elle nous demande donc, la Licorne ? Eh bien d’écrire un texte sur un thème très ésotérico-halloweeno-hugolien : « Esprit es-tu là ? »
Ce texte devra être parsemé avec esprit d’expressions contenant le mot « esprit » et assaisonné avec de petites touches de calinotades, d’escogriffes, de cacochymes et de paperasser(s).
Bon, eh bien je commence. Et comme d’habitude, je suppose que je vais avoir l’esprit d’escalier, ne pensant à telles ou telles plaisantes trouvailles que lorsque l’exercice sera terminé.
En tout cas, de tous les compositeurs dont je parle au fil du temps sur mon blog, il y en a que j’aime beaucoup, c’est Daniel François Esprit Auber. C’est en effet en chantant Gustave III, ou le Bal masqué de ce compositeur, qui n’était pas un escogriffe, que j’ai eu l’occasion d’inaugurer le Théâtre impérial de Compiègne. Grâce ici lui soit rendue !
Une autre œuvre qui me vient à l’esprit, c’est la Damnation de Faust, de Berlioz. Alors que l’adaptation du génial Faust du grand Goethe par Gounod est faite avec un esprit très français, celle réalisée par Berlioz est au contraire très spirituelle. On peut y entendre l’esprit malin, incarné par Mephistophélès, invoquer les esprits follets dans le menuet des Follets.
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Et un peu plus tôt dans la partition c’est l’esprit de vin qui est invoqué dans l’air de la taverne.
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Un de nos dramaturges les plus spirituels est Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière. Il a su traduire avec esprit les travers de l’humanité, nous offrant toute une catégorie de personnages, l’avare, le pédant, le cacochyme, la femme savante, le Don Juan, … Retrouvons-le ici dans le Malade imaginaire.
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« Mens sana in corpore sano ». Cette expression latine qui signifie « Un esprit sain dans un corps sain » pourrait être un symbole de l’olympisme. Pourtant, dans l’Olimpiade, de Vivaldi, le héros est prêt à tricher pour avoir l’amour de la belle Aristea.
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Mais assez paperassé, foin de calinotade, terminons ce petit tour d’esprit avec Wagner et son Parsifal, qui se termine par un enchantement du Vendredi saint de toute beauté.
L’opera seria Polifemo de Porpora est écrit d’après divers épisodes de la mythologie. D’une part, on y trouve l’histoire, qui se trouve dans les Métamorphoses d’Ovide, du cyclope Polyphème qui est amoureux de la nymphe Galatée, elle-même amoureuse du berger Acis, d’autre part on y trouve l’histoire, qui se trouve dans l’Odyssée d’Homère, d’Ulysse abordant sur l’île de Polyphème, et de l’amour que la nymphe Calypso éprouve pour Ulysse.
Polifemo a été créé à Londres où Porpora avait été appelé pour faire de la concurrence à Haendel le 1er février 1735. Le rôle d’Acis a été écrit pour le célèbre castrat Farinelli, un des élèves de Porpora.
Acte I : Sur une plage au pied de l’Etna, les deux nymphes Galatée et Calypso imaginent les peines et les joies qui vont enfler leurs cœurs, quand ils s’ouvriront à l’amour. Polyphème survient, brûlant d’amour pour Galatée. Il veut la couvrir de cadeaux, mais la nymphe se refuse à lui (Air : « M’accendi in sen col guardo »).
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Ulysse et ses marins accostent (Air : »Core avvezzo al furore dell’armi »).
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Acis prévient Ulysse que cette île est celle d’un féroce cyclope mangeur d’hommes et lui conseille de partir vite, mais Ulysse tombe sous le charme de Calypso, déguisée en pêcheuse. Polyphème arrive et offre sa protection à Ulysse et ses hommes contre les autres cyclopes. Ulysse n’est pas dupe, mais ne peut échapper à la « protection » de Polyphème.
Acte II : Calypso qui ne voit plus Ulysse soupçonne Polyphème de l’avoir capturé avec ses hommes, quand elle voit arriver son héros, guidant le troupeau de moutons du cyclope. Il projette de se servir des trésors qu’il ramène sur son bateau et Calypso est prête à l’aider dans son dessein. Polyphème qui cherche toujours à séduire Galatée est à nouveau repoussé, et il jure de se venger, alors que Galatée cherche Acis pour lui proposer un rendez-vous galant.
Calypso apparaît à Ulysse sous ses traits de nymphe. Elle lui apporte les trésors destinés à amadouer le cyclope. Pendant ce temps, Acis et Galatée échangent des serments d’amour.
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Acte III : Polyphème jaloux aperçoit Acis et Galatée enlacés. Furieux, il arrache un rocher de l’Etna écrase Acis dessous. Galatée implore le secours de Jupiter.
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Polyphème, content de sa vengeance, décide de grignoter quelques-uns de ses prisonniers. Ulysse lui sert un vin qu’il avait dans son navire et Polyphème s’endort profondément. Ulysse et ses compagnons lui crèvent l’œil avec un épieu rougi au feu, afin de pouvoir s’échapper.
Jupiter, touché par la supplique de Galatée, décide d’accorder l’immortalité à Acis.
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Polyphème apprend cette nouvelle et fulmine, alors que les deux couples d’amants se réjouissent de la défaite du cyclope et chantent leur amour.
Vous avez peut-être remarqué une moindre présence de ma part sur WordPress. J’étais en effet parti aux États Unis pour deux semaines de ouacances.
Départ le 30 septembrepour Boston (U.S.A.)
3 octobre : Plymouth et le Mayflower, parc avec reconstitution de villages à l’ancienne (Angleterre et Natives).
4 octobre : visite de la récolte des cranberries et d’une réserve naturelle : « le bout du monde ». Quand les canneberges sont mûres, les paysans inondent les champs, coupent les tiges et les fruits, légers, remontent à la surface où il n’y a plus qu’à les ramasser.
Cliquez sur les cranberries
5 octobre : Noce d’une de nos nièces près de Boston (c’était un peu le prétexte de notre voyage aux États.)
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6 octobre :
7 octobre : de Boston à New York en train, arrêt à Providence
8 octobre : Central Parc + Lincoln Center (le Met)
Cliquez sur central Park (la nuit)
9 octobre : Visite guidée de Harlem avec un extraordinaire concert de Godspel.
(Rappel du principe de ces « mises en musique » : je prends un poème parmi mes préférés, et j’illustre les images évoquées par ce poème par des citations musicales en rapport [pour moi] avec ces images.)
Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos,
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Il m’amuse d’élire avec le seul génie Une ruine, par mille écumes bénie Sous l’hyacinthe, au loin, de ses jours triomphaux.
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Coure le froid avec ses silences de faulx, Je n’y hululerai pas de vide nénie
Cliquez sur la déploraison funèbre
Si ce très blanc ébat au ras du sol dénie À tout site l’honneur du paysage faux.
Ma faim qui d’aucuns fruits ici ne se régale Trouve dans leur docte manque une saveur égale : Qu’un éclate de chair humain et parfumant !
Le pied sur quelque guivre où notre amour tisonne, Je pense plus longtemps peut-être éperdument À l’autre, au sein brûlé d’une antique amazone.
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Citations musicales :
Paphos : Rameau Pygmalion « Ouverture ». Paphos était un des deux enfants que Pygmalion avait eu avec sa sculpture, dont il était tombé amoureux.
L’hyacinte : Duparc, L’Invitation au voyage, mise en musique du poème de Baudelaire.
Vide nénie : Monteverdi Le couronnement de Poppée, « Non morir, Seneca » (la nénie est un chant funèbre de l’Antiquité)
Un éclate de chair humain : AboulkerDouce et Barbe-bleue. Qui d’autre que l’ogre Barbe-Bleue pour apprécier cette chair humaine et parfumée ?
Amazone : Rameau Hippolyte et Aricie, Duo Phèdre et Hippolyte « Ma fureur va tout entreprendre ». (Hippolyte était le fils de Théseé et d’une amazone).
Et si vous voulez lire ce poème sans être encombré par mes élucubrations musicales :