Ce mois-ci, l’Agenda Ironique est hébergé par Tiniak. Et qu’est-ce qui nous est demandé par Tiniak ? Voici :
Alors, puisque le climat comprime ses demi-saisons, tel un député réprimant sa demi-mesure, et que nous basculons subito de l’hiver en été (et rincés proprement), je vous propose, pour thème générique de l’Agenda Ironique : “Joindre les deux bouts”.

Alors…
Il s’agira de produire un texte (récit, poésie, brèves de comptoir… faites-vous plaisir) dans lequel vous ferez le lien entre deux opposés – NB : au-delà de 2, toujours fonctionner par paires, hein ?
Subséquemment, vous devrez trancher (à l’os) – tels les O’Hara et les O’Timmins (ou alors les Capulet et les Montaigu – ‘nzbâ, JL ?), entre le parti-pris des ABS ou celui des GPS, lesquels tiennent fermement sur leurs lignes de liste, sachant…
Mots imposés chez les ABS (au moins 1 par initiale) :
- Abscons / Ajoignement / Ajoppé(e)
- Boudiche / Barbarella / Bangalore
- Salsa du démon / Saucisse-frites / Sapajou
Mots imposés chez les GPS (au moins 1 par initiale) :
- Gluer / Gabeler / Goo goo g’joob!
- Pétrir / Ploion / Peccadille
- Sauf-conduit / Samaritaine / Sous-fifre

Alors, vous pouvez soit, opter pour ne traiter que l’une ou l’autre de ces catégories, soit les opposer l’une à l’autre dans un même texte.
Enfin, merci d’employer (au moins) l’une de ces expressions en sus : “Ne pas être contre un tour de moulin” ; “Briller dans les ruelles” ou alors “Ne pas s’asseoir sur le compte-gouttes”.
Bonus ludique : je vous propose d’utiliser, à l’envi mais sans en abuser, cette possibilité d’écrire à l’envers en suivant ce lien : SᴚƎΛNƎ,Ꞁ ∀ ƎᴚᴉᴚϽƎ – https://www.dcode.fr/ecriture-a-l-envers…
Mais tout ceci est tellement mieux esspliqué sur le blog poLétique et tocs :
Or donc, Tiniak nous propose de produire des textes faisant des liens entre deux concepts opposés, i.e. de produire des oxymores (ou oxymorons). Le plus célèbre des oxymores se trouve dans Le Cid, de Corneille, avec « cette obscure clarté qui tombe des étoiles ». Le Cid a été porté à l’opéra par Massenet.
Je pourrais rester un instant avec Massenet et son Don Quichotte, qui n’a jamais été contre un tour de moulin à vent, mais des différentes versions musicales du Quichotte, je préfère la version comédie musicale de Jacques Brel, avec sa Quête.
On peut trouver un autre occis maure à la fin d’Otello de Verdi, quand le général maure Otello, qui a tué sa femme Desdemona par jalousie, se donne la mort sur le corps de celle-ci.

À la fin du second acte de Tosca, de Puccini, Floria Tosca exige de Scarpia, le fourbe et cruel chef de la police, un sauf-conduit pour délivrer son amant Cavaradossi.
Puisque Tiniak m’y invite (discrètement), je peux aussi vous parler du mythe de Roméo et Juliette, ces rejetons de deux familles que tout oppose, les Montaigu et les Capulet, et pourtant tombés amoureux au premier regard. Bien entendu, la pression sociale exercée par les familles empêchera leur ajoignement.
Un autre oxymoron, à la croisée de la bande dessinée, de la science-fiction et de la musique, est la rencontre entre le personnage (érotique) de Jean-Claude Forest, Barbarella, et de l’Ange. Et croyez-moi, cette rencontre n’est pas une peccadille ! Barbarella a fait l’objet en 1968 d’une version filmique où le personnage principal était incarné par Jane Fonda. Barbarella a également fait l’objet d’un spectacle musical de David Stewart en 2004.
Arrivés là de mon délire, vous pouvez vous demander le pourquoi du titre « Joindre les debouts ». Eh bien, dans l’Hymne des nations, de Verdi, on trouve une surprenante citation de l’Internationale, « Debout les damnés de la Terre », coincée entre une citation du God Save the King et une de la Marseillaise.











































