C’est au cours d’un repos de famille qu’il eut une raie vélation. Aucun membre n’avait comme lui des yeux de merlan frit, mais tous avaient quelque chose de poisson heureux. Le Thon-thon, par exemple, c’était son air saumon.
Le père, qui avait le rein beau, aurait voulu montrer aux enfants ces dorades du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants. Pour cela il fallait aller à la pêche, tel Peter Grimes.
Cliquez sur le marché aux poissons
Mais ce qu’ils voulaient, les enfants, c’était rencontrer Ponyo, le poisson rouge qu’ils avaient vu dans Ponyo sur la falaise de Miyazaki.
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La grand-mère, elle, n’en avait cure, car elle n’aimait que les coquillages et les crustacés.
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Le grand-père, qui avait appris la musique dans sa jeunesse, ne savait chanter qu’un air de fado : la raie dorée l’a mis, la sole.
Et si vous voulez reprendre du poisson , cliquez donc sur le bonus surprise mystère.
Cliquez donc sur le bonus surprise mystère si vous voulez reprendre un peu de poisson
Ce mois-ci, c’est Isabelle-Marie qui s’occupe de l’Agenda Ironique. Et que nous demande-t-elle, Isabelle-Marie ? Eh bien, c’est esspliqué ici :
Tu n’as pas vu l’heure passer, tu n’as rien entendu, bref, peu importe comment c’est arrivé, mais tu t’es laissé enfermer dans un magasin, peu importe lequel, je te laisse le choix.
Comment vas-tu t’en sortir ? Sachant que l’alarme ne se met pas en route ou du moins, tu n’arrives pas à la déclencher. Tu vas devoir chanter, danser, faire du bruit et surtout, tu dois absolument être sortie pour faire des crêpes car, mois de février oblige, c’est la Chandeleur.
Mais… tu n’es pas seul(e) dans le magasin. Ce ne serait pas moi si je ne te rajoutais pas des lutins, des fées, des gnomes, des gentils ou des méchants, je te laisse le choix.
N’oublie pas, les lutins adorent les crêpes et ils sont très farceurs.
Consignes pour t’en sortir… peut-être…
* Chanter un air d’opéra pour tenter de déclencher l’alarme (j’attends des paroles existantes ou pas),
* Glisser l’expression Appuyer sur le champignon,
* Quelques mots à ajouter : bigre, diantre, mugueter et babillard.
Et pour finir, ta recette de crêpes, existante ou pas 😁.
Bigre, je ne sais pas comment je m’y suis pris, mais toujours est-il que je me suis trouvé enfermé dans ce magasin où j’étais entré pour choisir mon futur cercueil. J’ai beau appeler, secouer la porte, chanter à tue-tête la Danse macabre de Saint-Saëns pour déclencher l’alarme, rien n’y fait, nulle alarme ne se déclenche et personne ne vient.
Cliquez sur la danse macabre
Personne ? Vraiment ? Mais qui sont ces petits êtres qui soudain m’entourent ? Diantre, je les reconnais, ce sont les sept nains de Blanche-Neige qui sont venus chercher du crêpe pour mettre à leurs bonnets, après la mort de leur charmante invitée.
Coquets comme ils sont, ils veulent vite que je leur fasse des galettes de crêpes pour se couvrir le chef. S’il est trop tard pour mugueter auprès de Blanche-Neige, ils tiennent quand même à être présentables pour se recueillir auprès de son cercueil. C’est le plus babillard d’entre eux, Bavard, qui s’adresse à moi. Dis, monsieur, dessine nous un modèle de bonnet à crêpe ! Prof, lui, se transforme vite en ordonnateur de pompes funèbres : pour la musique, je veux la Marche funèbre de Chopin.
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Gourmand, lui, veut à tout prix connaître la recette du crêpe. C’est assez simple, pour réussir ce tissu à fils torsadés, il faut de la farine et lier la farine avec des zœufs et du lait.
Cliquez sur Farinelli
Après, il faut bien mélanger et laisser reposer deux heures. À ces mots dormeur se prend pour la belle au bois dormant et s’endort aussitôt pour une petite sieste de cent ans.
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Si vous voulez des crêpes salées, encore appelées galettes, vous pouvez les faire cuire avec du jambon, en appuyant sur le champignon que vous aurez au préalable émincé. Si vous voulez des crêpes sucrées, il existe plusieurs accompagnements. Un de mes préférés est le fameux carasel au beurre malais (la difficulté étant de trouver du beurre malais frais.)
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Et si vous voulez un bonus surprise mystère, vous pouvez cliquer sur l’image cidsous.
Cliquez sur l’image si vous voulez un bonus surprise mystère.
Ce mois-ci, c’est chez Lyssamara que se tient l’Agenda Ironique.
Et kouacékèlnoudemande, Lyssamara, et bien voilà :
Puisque tendre est la nuit, le thème serait la lumière et tous les moyens – sauf l’électrique – de déjouer son absence. À vos bougies, cierges, feux – follets ou non -, allumettes, miroirs réfléchissants, lampes à huile, grandeur d’âme, spiritualité à la louche, etc., pour éclairer ce moi parfois lugubre.
Il commencerait par ces mots chipés à un auteur hospitalier, en attribuant la filiation à qui vous voudriez:
« Le père et la mère de … habitaient un château, au milieu des bois, sur la pente d’une colline. »
Vous pourriez lui donner la forme que vous désireriez, à condition bien sûr qu’elle reste dans le lit de l’ironie et du calendrier.
Les termes à jouer cette fois-ci, sans restriction aucune, seraient:
pompon, tango, lignage, s’évanouir et s’accoutumer.
Le père et la mère de Lucie habitaient un château, au milieu des bois sur la pente de la colline de Saint-François. Quand on venait leur rendre visite, on ne frappait pas, car ceux qui vivaient là avaient jeté la clé. Un soir que Momo et Yuja voulaient voir Lucie et son frère Lizo, ils trouvèrent le château vide.
Où êtes vous, Lizo et Lucie, ne partez pas, attendez-nous.
Cliquez sur l’image
Alors là, c’est le pompon, s’exclama Momo ! V’là t’y pas qu’ils s’évanouissent quand on arrive.
Ne t’en fais pas, Momo, rétorqua alors Yuja, je connais le moyen de faire revenir Lucie, elle n’a jamais su résister à un tango. Et sortant le piano gonflable qu’elle avait toujours dans son sac à dos, elle entreprit de le gonfler avant de jouer le Liber Tango d’Astor Piazzola.
Cliquez sur l’image
L’effet ne se fit pas attendre, et même si les fées ne se firent pas attendrir, Lucie qui n’en était pas une, accourut bientôt, porteuse comme de bien entendu de son mignon lumignon, et suivie par Lizo. Elle distribua alors à chacun chacune des bougies, puis, les ayant allumées, le joyeux quatuor entonna l’Hymne à la nuit de Rameau.
Cliquez sur Lizo, Momo, Yuja et Lucie
(J’espère que John Duff ne m’en voudra pas trop d’avoir emprunté ses personnages fétiches, mais depuis le temps qu’il nous ravit tous les mois avec ses histoires, j’ai fini par m’accoutumer à eux.)
Et si vous en voulez un peu plus, suivez le lignage du bonus surprise mystère en cliquant dessus.
Cliquez sur le bonus surprise mystère si vous en voulez un peu plus
Et qu’est-ce qu’elle nous demande donc, la Licorne ? Eh bien d’écrire un texte sur un thème très ésotérico-halloweeno-hugolien : « Esprit es-tu là ? »
Ce texte devra être parsemé avec esprit d’expressions contenant le mot « esprit » et assaisonné avec de petites touches de calinotades, d’escogriffes, de cacochymes et de paperasser(s).
Bon, eh bien je commence. Et comme d’habitude, je suppose que je vais avoir l’esprit d’escalier, ne pensant à telles ou telles plaisantes trouvailles que lorsque l’exercice sera terminé.
En tout cas, de tous les compositeurs dont je parle au fil du temps sur mon blog, il y en a que j’aime beaucoup, c’est Daniel François Esprit Auber. C’est en effet en chantant Gustave III, ou le Bal masqué de ce compositeur, qui n’était pas un escogriffe, que j’ai eu l’occasion d’inaugurer le Théâtre impérial de Compiègne. Grâce ici lui soit rendue !
Une autre œuvre qui me vient à l’esprit, c’est la Damnation de Faust, de Berlioz. Alors que l’adaptation du génial Faust du grand Goethe par Gounod est faite avec un esprit très français, celle réalisée par Berlioz est au contraire très spirituelle. On peut y entendre l’esprit malin, incarné par Mephistophélès, invoquer les esprits follets dans le menuet des Follets.
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Et un peu plus tôt dans la partition c’est l’esprit de vin qui est invoqué dans l’air de la taverne.
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Un de nos dramaturges les plus spirituels est Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière. Il a su traduire avec esprit les travers de l’humanité, nous offrant toute une catégorie de personnages, l’avare, le pédant, le cacochyme, la femme savante, le Don Juan, … Retrouvons-le ici dans le Malade imaginaire.
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« Mens sana in corpore sano ». Cette expression latine qui signifie « Un esprit sain dans un corps sain » pourrait être un symbole de l’olympisme. Pourtant, dans l’Olimpiade, de Vivaldi, le héros est prêt à tricher pour avoir l’amour de la belle Aristea.
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Mais assez paperassé, foin de calinotade, terminons ce petit tour d’esprit avec Wagner et son Parsifal, qui se termine par un enchantement du Vendredi saint de toute beauté.
Les résultats de la votation de septembre 2024 pour l’Agenda Ironique sont tombés, heureusement sans se casser.
Félicitations à Filigrane qui obtient la majorité dans la catégorie « Texte préféré », devançant Gibulène, John Duff et Tout l’ Op’, ainsi que dans la catégorie « Qui pour tenir l’Agenda d’octobre 2024 ».
Ce mois-ci (septembre 2024), le thème était « les Chansons de l’échanson ».
Puisque vous avez eu l’aimable inconscience de me confier l’Agenda Ironique de septembre 2024, voici ce que je vous propose. Le thème principal sera « les chansons de l’échanson ». Je vous propose donc de nous proposer un texte où apparaîtront des chansons, enfantines ou non, populaires ou non, sophistiquées ou non.
En contrainte supplémentaire, que diriez-vous d’utiliser des mots tels qu’échanson, vistemboir, saxifrage et sigillographie, ainsi que l’expression « le diable est dans les beffrois » Je vous laisse libre du choix de la forme : pièce de théâtre (avec ou sans didascalie), opéra, nouvelles, poème, dictée ou toute autre forme qu’il vous plaira d’utiliser.
Et voici donc vos participations dans l’ordre d’arrivée :
Ce mois-ci, l’Agenda Ironique a été imprudemment confié à tout l’opéra (ou presque) (c’est moi). Le thème en est « Les Chansons de l’échanson« , et il y est question de chansons.
En contrainte supplémentaire, il faut utiliser des mots tels qu’échanson, vistemboir, saxifrage et sigillographie, ainsi que l’expression « le diable est dans les beffrois ».
En découvrant ces contraintes biscornues, je me suis aussitôt mis à mon grattage occiputal, tentant ainsi de faire germer une ou plusieurs idées. Comme en ce moment la mort de l’acteur Alain Delon a remis ce monsieur a l’honneur, il m’est revenu qu’Alain n’était pas seulement acteur, mais qu’il avait également formé un duo avec le chanteur Serge Lama. Une partie du programme Lama-Delon était composée de chansons à boire, dite encore chansons de l’échanson. Je vous propose ici une version de leur succès Lama-Delon Viens nous servir à boire. (P.S. je dois cet excellent jeu de mots à Gotlib, qui en avait fait la base d’une des ses fables express).
Cliquez sur l’image
Saviez-vous que le saxophone avait été inventé par Adolphe Sax ? Ses premiers essais étaient fabriqués en verre, car il cherchait la sonorité de l’harmonica de verre (glass harmonica).
Cliquez sur le glass harmoniciste
Hélas, les prototypes de ces sax si fragiles cassaient les uns après les autres, et notre bon Adolphe dut se résoudre à employer un matériau plus solide, le cuivre. La première apparition d’un saxophone (en cuivre) dans un orchestre d’opéra a été dans Hamlet, d’Ambroise Thomas. On l’entend en particulier dans l’acte II, après une chanson à boire (décidément) « Ô vin, dissipe la tristesse », quand Hamlet accuse son père et sa belle-mère d’avoir tué sa mère.
Cliquez sur Hamlet
Cliquez sur le final de l’acte II
Pour le vistemboir, il s’agit bien évidemment de l’objet inconnu de la nouvelle Le Machin, (1955) de Jacques Perret. Dans ce recueil de nouvelles, Perret nous invite à voir « une petite suite pour mirliton, violoncelle et timbale ».
Le Diable dans le beffroi est un conte d’Edgar Allan Poe paru dans les Nouvelles histoires extraordinaires. Il raconte l’irruption d’un étranger dans la vie bien réglée des habitants d’une petite ville. Cet étranger, qui joue du violon, introduit un jour un treizième coup de midi, qui terrifiera la ville. Debussy a commencé un opéra sur ce sujet, alors que Gérard Pesson en a fait un des ces Trois contes.
Cliquez sur l’image
Le personnage de la Castafiore apparaît pour la première fois dans l’album Le Sceptre d’Ottokar d’Hergé. Dans ce même album apparaît un curieux personnage, le professeur Halambique (décidément…), spécialiste en sigillographie. C’est avec lui que Tintin partira en Syldavie, à la recherche du fameux sceptre, et qu’il fera connaissance du rossignol milanais.
Cliquez sur le rossignol milanais
Et si vous voulez plus de chansons à boire, cliquez donc ici.
Puisque vous avez eu l’aimable inconscience de me confier l’Agenda Ironique de septembre 2024, voici ce que je vous propose. Le thème principal sera « les chansons de l’échanson ». Je vous propose donc de nous proposer un texte où apparaîtront des chansons, enfantines ou non, populaires ou non, sophistiquées ou non.
En contrainte supplémentaire, que diriez-vous d’utiliser des mots tels qu’échanson, vistemboir, saxifrage et sigillographie, ainsi que l’expression « le diable est dans les beffrois » Je vous laisse libre du choix de la forme : pièce de théâtre (avec ou sans didascalie), opéra, nouvelles, poème, dictée ou toute autre forme qu’il vous plaira d’utiliser.
Vous pouvez jouer en mettant vos participations en commentaire de ce billet jusqu’au 26 septembre, date à laquelle j’ouvrirai la votation pour le ou les gagnants, pour pouvoir transmettre le flambeau avant la fin du mois.
Cliquez sur la chanson
Voila, je vous laisse, moi je dois pratiquer le grattage occiputal pour trouver comment je vais répondre à ces consignes aussi far que felues.
Cet été, c’est John Duff qui a été désigné pour notre plus grand plaisir pour piloter l’Agenda Ironique. Il est pour ce faire hébergé chez l’ami Tiniak. Et voici donc ses consignes, à l’ami John Duff :
Il y faudra, bien sûr, un bon peu d’ironie, mais surtout ce qui suit, sous le thème générique de LA CHUTE :
un mandarin et sa mandarine
un personnage en marcel
une locution latine (même détournée)
les mots :camembert, sinémurien, ouroboros et conchoïdale
Mon histoire commence dans le lointain Orient, encore appelé extrême Orient. Il y a de cela fort longtemps les mandarins zet les mandarines discutaient autour d’une tasse de thé, comme le rappelle très bien l’éminent orientaliste qu’était Maurice Ravel dans son Enfant et les Sortilèges.
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On le sait peu, mais dans la Bohème de Puccini, le peintre Marcello était peintre sur porcelaine, et c’est lui qui a décoré les charmantes tasses qui ont inspiré à Ravel le morceau que vous venez d’entendre. Marcello avait pour habitude pour peindre de s’habiller d’un marcel (c’est de là que vient le nom de cette vêture), et quand il était habillé en pingouin, comme dans l’extrait cidsous, Mimi se faisait fort de le lui reprocher.
Cliquez sur Mimi
Locution latine, dura lex, fiat lux !
Peut-être vous êtes-vous déjà demandé quels étaient les fossiles mis en musique par Saint-Saëns dans son Carnaval des animaux ? Eh bien, de récentes découvertes en musicologie comparée ont révélé qu’il s’agissait d’acanthoceras rothomagenses, célèbres pour leur aspect conchoïdal. Ces coquillages repliés sur eux-mêmes semblent se mordre la queue, tel l’ouroboros que l’on trouve chez Hergé dans Tintin au Congo quand Tintin, pour se débarrasser d’un redoutable serpent, lui met la queue dans la bouche. Je dois dire que cette scène, quand j’étais petit, me plongeait dans des abîmes de perplexité, me demandant comment tout celà pouvait finir. Est-ce que le serpent allait devenir de plus en plus petit, pour ne plus finir que comme un cercle de rayon nul ?
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Le plus étrange dans tout celà c’est que, contrairement à ce que l’on croit trop souvent, l’acanthoceras (rothomagenses) ne fait pas partie de l’étage sinémurien, cet étage géologique qui doit son nom à la ville de Semur-en-Auxois, sympathique petite ville où j’ai chanté dans ma folle jeunesse la petite messe solennelle de Rossini.
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Bon, et bien après ces divagations géologico-musicales, il me faut trouver une chute. J’irai la chercher chez le philosphe latin Gracchus confucius, qui n’hésitait pas à dire « Dura Lex, Fiat Lux », ce que l’on doit pouvoir traduire approximativement par « plus dure sera la chute ».
Ce mois-ci, l’Agenda Ironique s’est installé chez Sabrina, et kwak elle nous demande Sabrina ? Voici ses consignes :
Je vous propose de mettre à l’honneur des gens ordinaires, (Normal people), leurs tracas, leurs tralalas, leurs tragédies comme il vous chante, un matin de changement ! Comédie musicale, extrait théâtral, composition florale… Vous choisissez la catégorie de votre épreuve !
Mais il faudra dans tous les cas, créer au moins une locution introuvable (à la manière de l’OULIPO) à partir d’expression et locutions déjà connues (ex : avoir la tête dans le guidon + la balle est dans ton camp = avoir la tête dans ton camp… ou la balle est dans le guidon…).
Le parcours initiatique de nos êtres ordinaires se retrouvera semé de quelques obstacles à placer : porte-fenêtre / whisky / discorde / toupet / perce-neige / bouilleur de cru (vraiment dans mon dico)…
Et pour les plus courageux.ses, en option, il pourra être ajouté en début ou bout de course, cette phrase, toujours tirée de mon dictionnaire d’idiomes : « J’en suis reconnaissant.e car je sais maintenant où regarder pour répondre à l’inévitable question […] ça va encore durer longtemps ? »
« Ouh la la ! » me suis-je exclamé en découvrant le sujet du mois, ça va encore être le roi et la canebière, ce mois-ci. Pour un gars bien ordinaire comme moi, c’est toujours un tracas de trouver un sujet permettant de respecter les consignes de l’A.I., tout en y apportant la contrainte supplémentaire qui est d’y rajouter des tralalas folâtres et musicaux.
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Raconter la vie de gens ordinaires, et non plus celle de figures issues de la mythologie ou des têtes couronnées, c’était le credo des véristes. Le vérisme est un mouvement musical italien qui a duré environ 20 ans, et héritier du naturalisme à la Zola. Mais du naturalisme au vérisme, y a quoi, tu crois ? Juste assez, ou presque ! Une illustration de ce mouvement naturaliste sera Louise, de Gustave Charpentier.
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Pour les véristes, dont le représentant le plus célèbre est Puccini, la situation se gâte vite. Autant si la Bohème de ce dernier représente bien le petit peuple de Paris, en quoi la vie d’une cantatrice ou d’une princesse chinoise est-elle figurative de la vraie vie des vraies gens ? Dans la Bohème, on peut entendre la pauvre Mimi essayer de vendre de petits bouquets de perce-neige pour pouvoir se payer les médicaments qui la sauveraient d’une mort tragique.
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Un exemple d’être (humain) ordinaire à l’opéra est le malheureux Wozzeck. Dans l’opéra de Berg, il est soldat et sa femme le trompe avec le tambour-major alors que le sergent-major se livre à des expériences scientifiques sur lui. À la fin, Wozzeck a le toupet de tuer sa femme, avant que d’aller se noyer.
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Berg encore avec sa Lulu, sirotant un whisky maturé par un des meilleurs bouilleurs de cru (vous avez de la chance, j’ai résisté à la tentation d’utiliser une des nombreuses contrepèteries possibles avec ce mot) dans ses années fastes, appuyée à la porte-fenêtre de son riche appartement de Vierzon.
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Voilà, ce sera tout pour cette fois, mais en tout cas, je suis reconnaissant à Sabrina, car je sais maintenant où regarder pour répondre à l’inévitable question […] ça va encore durer longtemps ?