Mes opéras préférés, Shakespeare

FALSTAFF de VERDI

La pièce Les Joyeuses Commères de Windsor de SHAKESPEARE, où apparaît le personnage de Falstaff, a inspiré bien des compositeurs.

Parmi eux, citons SALIERI, ce contemporain de MOZART qui a écrit un très mozartien Falstaff en 1799.

Salieri Falsatff HighlightsCliquez sur le très mozartien Falstaff de Salieri

Dans son amusant Songe d’une nuit d’été, Ambroise THOMAS fait intervenir les personnages de Falstaff et de Shakespeare himself, dont la reine Élizabeth aurait été secrètement amoureuse.

Mais le plus connu des opéras consacrés à Falstaff est celui de VERDI. Après la collaboration fructueuse de Verdi et BOÏTO sur Otello, le librettiste propose au compositeur une adaptation des Joyeuses Commères de Windsor, de Shakespeare. Le compositeur, qui approche des 80 ans, accepte avec enthousiasme, enchanté à l’idée d’écrire, enfin, une comédie. Dernier opéra écrit par Verdi, il est créé avec succès à La Scala de Milan début 1893, et repris très rapidement sur les principales scènes lyriques.

Acte I : À l’auberge de la Jarretière, où Falstaff et ses valets Pistole et Bardolfe sont attablés, le docteur Cajus les accuse de l’avoir volé. Les valets nient et Falstaff se moque de lui. Cajus sort, et l’aubergiste présente la note à Falstaff, dont la bourse est vide. Falstaff dévoile à ses valets ses projets : il veut tenter sa chance auprès d’Alice Ford et Meg Page. Il demande à Pistole et Bardolfe de porter à chacune une lettre d’amour, mais ceux-ci refusent au nom de leur honneur. Falstaff confie les lettres à un page et congédie ses valets en raillant leur sens de l’honneur.

Alice et Meg se rendent compte qu’elles ont reçu la même lettre d’amour. Elles décident alors de jouer un tour à Falstaff, avec l’aide de Quickly et de Nanetta, la fille d’Alice et Ford.

Verdi Falstaff Fulgida Alice ! Amor t'offroCliquez sur l’image

Le quatuor de femmes sort et entrent Ford, Cajus, Fenton ainsi que les deux valets congédiés qui, pour se venger, révèlent à Ford les projets amoureux de Falstaff. Pendant que les femmes préparent leur coup, les hommes trament une autre vengeance : Ford ira voir Falstaff sous un faux nom et lui tendra un piège. Pendant ce temps, Nanetta vit son amour avec Fenton. (Duo : « Bocca baciata non perde ventura ».)

Acte II : Les valets faussement repentants reviennent auprès de Falstaff. Ils font entrer Quickly, qui joue l’entremetteuse entre Falstaff et Alice. À la sortie de Quickly, c’est Ford qui arrive, sous le nom de Fontana. Il demande à Falstaff de séduire Alice dont il est amoureux, mais qui le dédaigne, pour vaincre sa chasteté et créer ainsi un précédent dont il pourrait ensuite profiter. Falstaff accepte, révélant qu’il a déjà rendez-vous avec Alice le jour même et qu’il va cocufier son mari. Resté seul, Ford enrage de se voir ainsi trompé (Air : « É sogno ? O realtà ? ».)

Verdi Falstaff E sogno O realtàCliquez sur Ford

Quickly fait à Alice et Meg le récit de sa rencontre avec Falstaff. Nanetta arrive, malheureuse parce que son père veut la marier à Cajus. Alice lui dit que ce mariage ne se fera pas. Les femmes préparent leur piège. Falstaff arrive à son rendez-vous et tente de séduire Alice. Interrompu par l’arrivée de Meg, Falstaff se cache derrière un paravent. Meg annonce l’arrivée de Ford, furieux. Ford entre en effet avec Cajus, Fenton, les deux valets et des voisins. Pendant qu’ils fouillent la maison, les femmes cachent Falstaff dans le panier à linge. Ford et Cajus, pensant trouver Falstaff et Alice, interrompent Fenton et Nanetta qui s’étaient isolés pour se dire leur amour. Alice profite de la diversion pour faire jeter le panier à linge dans la Tamise.

Acte III : À l’auberge, Falstaff trempé se plaint sur son sort. Quickly arrive et lui dit qu’Alice veut le revoir et lui fixe rendez-vous à minuit dans le parc royal. Il devra être déguisé en Chasseur Noir. Quickly distribue les rôles pour le soir. Dehors, Ford rappelle à Cajus sa promesse de le marier à sa fille le soir même, mais Quickly qui les a entendus veille.

Fenton chante une chanson pour sa belle (Air : « Dal labbre il canto »). Minuit sonne et Falstaff entre dans la forêt, des bois de cerfs sur la tête. Alice arrive et Falstaff commence ses manœuvres. On entend des cris, Alice s’enfuit, disant que le sabbat commence. Falstaff se jette au sol. Nanette, déguisée en fée, invoque les esprits (Air et chœur : « Sul fil d’un soffio etesio »).

Verdi Falstaff Sul fil d'un soffio etesioCliquez sur l’image

Toute la bande déguisée tourmente Falstaff, le pinçant et le piquant. Falstaff se repent. Découvrant alors la vérité, il l’accepte de bon cœur. Ford annonce qu’il va marier sa fille. Alice lui demande de marier également un autre couple déguisé. À l’issue de la cérémonie, il se rend compte qu’il a marié Fenton à Nanetta et Cajus à Bardolphe. Ford comprend qu’il a été dupé, et bénit le mariage de sa fille. Avant de partir festoyer chez Falstaff, tous se retrouvent dans un extraordinaire « octuor avec chœur » digne du Rossini du début du siècle.

Verdi Falstaff finalCliquez sur l’image

Mes opéras préférés

TURANDOT, de PUCCINI

Dernier opéra de PUCCINI, inachevé à la mort du compositeur en 1924, Turandot est terminé par Franco ALFANO, à la demande du chef Arturo TOSCANINI, qui avait commencé à travailler à cette partition avant la mort de l’auteur. Il existe une autre version, celle complétée par Luciano BERIO en 2001. La lune tient une grande place dans cette œuvre, comparée qu’elle est à la tête tranchée des prétendants à la main de la princesse Turandot.

L’argument est inspiré d’une légende perse :

Acte I : Dans un Pékin antique et légendaire, un héraut annonce que la princesse Turandot n’acceptera de se marier qu’à un prince qui saura résoudre ses trois énigmes. Si un prétendant échoue, il aura la tête tranchée. Le dernier à avoir essayé, le prince de Perse, doit pour cela être décapité à la prochaine pleine lune. Dans la foule qui attend ce spectacle se cachent Timour, roi des Tartares en exil et aveugle, et Liu, son esclave qui l’accompagne. Un jeune homme le reconnaît, c’est Calaf, son fils. Timour lui apprend que, après sa défaite, Liu l’a secouru et soigné. La foule assoiffée de sang implore la lune (chœur : « Perché tarda la luna »). Quand le prince de Perse arrive, le peuple saisi par sa beauté demande sa grâce, mais Turandot, qui ne connaît pas la pitié, reste inflexible. Calaf, séduit par la beauté de Turandot, veut passer l’épreuve des trois énigmes. Timour, puis les trois ministres chinois, Pim, Pam et Poum, Ping, Pang et Pong tentent de l’en dissuader. Liu à son tour révèle son amour  pour Calaf, mais en vain (Air : « Signore, ascolta ».)

Puccini Turandot Signore, ascoltaCliquez sur l’image

Calaf s’avance et frappe le gong, signe qu’il demande à passer la redoutable épreuve.

Acte II : Ping, Pang et Pong, faisant le sinistre décompte des victimes de la princesse, se désolent de son comportement. Sans descendance, ce sera la fin de la dynastie royale et de la Chine. Ils souhaitent que Turandot rencontre enfin l’amour.

Sur la place de Pékin, devant le palais impérial, la foule s’est rassemblée pour assister à l’épreuve des énigmes. L’empereur tente une nouvelle fois de dissuader Calaf, qui par trois fois demande à affronter l’épreuve. Turandot paraît et révèle les raisons de sa rigueur : autrefois, un prince étranger s’est rendu coupable d’un crime envers son aïeule, et elle veut la venger la mort de son ancêtre (air : « In questa reggia ».)

Puccini turandot In questa reggiaCliquez sur Turandot et Calaf

Turandot énonce ses énigmes, mais Calaf répond à chaque fois, faisant croître la colère de Turandot. Quand Calaf a répondu aux trois énigmes, Turandot supplie son père de ne pas la forcer au mariage, mais l’empereur lui répond que c’est la loi. Calaf déclare alors qu’il n’obligera pas Turandot à se marier contre son gré. Il propose à son tour une énigme : si elle réussit à trouver son nom avant l’aube, il acceptera de mourir comme les prétendants précédents.

Acte III : Turandot a ordonné que nul ne dorme cette nuit, car il faut trouver le nom de l’inconnu (Chœur : Cosi commande Turandot). Calaf, sûr de lui, songe à sa princesse (Air : « Nessun dorma ».)

Turandot puccini Nessun Dorma PavarotttiCliquez sur Calaf

Ping, Pang et Pong vont le voir, le tentent avec des femmes ou des richesses et l’exhortent à fuir, mais Calaf reste, car seule Turandot l’intéresse. On amène Timour et Liu, qu’on a vu parler avec le prince la veille, pour les faire parler sous la torture. Liu déclare qu’elle est la seule à connaître le nom cherché. Intriguée, Turandot lui demande ce qui la fait résister. Liu répond que c’est l’amour. En se taisant, elle se condamne et lègue son amour à Turandot. Arrachant un poignard, elle se suicide (Air : « Tu che di gel sei cinta ».)

Puccini Turandot Tu che di gel sei cintaCliquez sur la Callas

Timour et le peuple déplorent sa mort. Restés seuls, Calaf embrasse Turandot. La princesse reconnaît alors qu’elle l’aime, mais lui demande pourtant de quitter Pékin. Alors que l’aube va poindre, Calaf révèle son nom à Turandot, mettant ainsi sa vie entre ses mains.

Au matin, Turandot annonce à son père qu’elle connaît le nom de l’étranger : son nom est… Amour ! Calaf et Turandot s’embrassent.

Puccini Turandot finalCliquez sur l’image

(Petit clin d’œil : dans son roman le plus connu, Zazie dans le métro, Raymond QUENEAU a appelé un de ses personnages Turandot.)

Mes opéras préférés

FIDÉLIO, de BEETHOVEN

L’argument de Fidélio, de BEETHOVEN, est issu de Léonore, ou l’amour conjugal, une pièce française tirée d’un fait divers sous la révolution française, représentée en 1798, et qui exalte les notions de liberté et de fraternité, deux thèmes chers à Beethoven.

Mise en chantier en 1803, l’œuvre est achevée et donnée en 1805, sous le titre Léonore. Devant le mauvais accueil du public, Beethoven remanie son opéra, et en donne une deuxième version en 1806. Mais Beethoven se fâche avec le directeur du théâtre et reprend sa partition après la deuxième représentation. Il faudra alors attendre 1814 pour avoir la version définitive, titrée Fidélio.

À l’occasion de ces remaniements, Beethoven a écrit plusieurs ouvertures, qui sont encore jouées au concert (dont celle dite de Léonore III.)

Stylistiquement, Beethoven a suivi la voie ouverte par Mozart en 1791 avec sa Flûte enchantée, un des premiers opéras écrits en langue allemande, et Fidélio préfigure l’opéra romantique allemand, qui n’allait pas tarder à venir avec le Freischütz (1821) de Weber.

Suivant la classification de G.B.SHAW, nous sommes là en présence d’une structure du type (S+T)/B.

Acte I : Marceline, la fille de Rocco, le geôlier, repousse les avances de Jacquino, l’assistant de son père. Marceline est amoureuse de Fidélio, un gardien qui vient d’arriver (Air : « O wär ich schon ».)

Beethoven Fidélio O wär ich schonCliquez sur l’image

Rocco arrive avec Fidélio pour faire les comptes de la prison. Il est content de son travail, et verrait bien un mariage entre sa fille et Fidélio. Marceline se laisse aller à son amour pour Fidélio, ce qu’il/elle ne supporte pas (il/elle chante en aparté qu’il/elle est Léonore, la femme de Florestan, un prisonnier politique qu’elle est venue délivrer), Rocco approuve les sentiments de sa fille, alors que Jacquino croie être dans un mauvais rêve (Quatuor : « Mir ist so wunderbar ».)

Beethoven Fidélio Mir ist so wunderbarCliquez sur le quatuor

Fidélio réussit à faire dire à Rocco qu’il y a un prisonnier qui est là sur l’ordre d’un supérieur et demande à le voir, mais Rocco lui dit qu’il doit avoir la permission de Pizzaro, le gouverneur. On annonce la venue d’un ministre qui vient inspecter la prison.

Entrent Pizzaro et sa garde (« marche militaire »). Pizzaro ordonne que l’on fasse tuer Florestan avant la venue du ministre. Fidélio qui a tout entendu chante son indignation (Air : « Komm Hoffnung ».) À la demande de Fidélio, Jacquino permet aux prisonniers de sortir pour la promenade. Ils chantent leur joie de respirer à l’air libre (Chœur : « O welche Lust ».)

Beethoven Fidélio O welche LustCliquez sur le chœur 

Rocco informe Fidélio que Pizzaro lui a donné la permission de l’embaucher comme assistant et de descendre avec lui aux cachots, mais pour creuser une tombe pour Florestan. Pizzaro revient, fâché qu’on ait laissé sortir les prisonniers. Rocco s’excuse et les fait rentrer (« Quintette avec chœur ».) Pizzaro lui dit que quand la tombe sera creusée, il descendra dans le cachot et tuera Florestan.

Acte II : Dans son cachot, Florestan chante sa solitude, expliquant qu’il est au cachot pour avoir dit la vérité, mais que ce qui le soutient, c’est la conscience d’avoir fait son devoir (Air : « Gott, Welch Dunkel hier ».) Il évoque son amour pour Léonore avant de s’endormir.

Beethoven Fidélio Gott welch Dunkel hierCliquez sur Florestan

Rocco et Fidélio arrivent. Tout d’abord, ils croient Florestan mort, avant de se rendre compte qu’il dort. Rocco ordonne à Fidélio de vider une citerne où on jettera le corps de Florestan. Le travail fini, Florestan se réveille. Rocco lui donne à boire, mais quand Florestan apprend qu’il est au cachot sur l’ordre de Pizzaro, il se sent perdu et demande qu’on prévienne sa femme, Léonore (« Trio »).

Rocco appelle Pizzaro, qui arrive et dit à Florestan qu’il va le tuer. Léonore se dévoile alors et menace Pizzaro avec un pistolet. À ce moment, des trompettes annoncent l’arrivée du ministre. Pizzaro s’enfuit. Les deux époux se retrouvant expriment l’amour qui les unit (Duo : « O namenlose Freude ».)

beethoven fidelio o namenlose freudeCliquez sur Florestan et Léonore

Les prisonniers et le peuple lancent au ministre un appel à la liberté. Rocco lui raconte toute l’histoire et le ministre demande à Léonore d’ôter elle-même les chaînes de son époux. Tous rendent gloire à dieu (« Sextuor & chœur : Heil sei dem Tag ».)

Beethoven Fidélio finale Heil sei dem TagCliquez sur l’image

littérature, Mes opéras préférés, Mythologie

SAMSON & DALILA, de SAINT-SAËNS

À l’origine, Camille SAINT-SAËNS voulait adapter sous forme d’oratorio Samson, un livret d’opéra que VOLTAIRE avait écrit pour RAMEAU. C’est LEMAIRE, son librettiste, qui lui propose d’en faire un opéra biblique. Saint-Saëns en commence l’écriture dès 1859 et il destinait le rôle de Dalila à Pauline VIARDOT.

Il a été créé en 1877 sous l’impulsion de Franz Liszt, à Weimar et en allemand, et ne sera créé en France, au théâtre des Arts de Rouen, que quinze ans plus tard.

En traitant ce sujet Saint-Saëns, déjà intéressé par l’Orient, surfait sur la vague d’orientalisme de son époque (que l’on songe à DELACROIX en peinture, ou à FLAUBERT dont le Salammbô est exactement contemporain de la genèse de Samson et Dalila.)

Acte I  : Le peuple hébreu, sous la domination des Philistins, lance une prière à son dieu (Chœur : « Dieu d’Israël ».) Samson essaie de donner du courage à ses frères. Abimelech, le satrape de Gaza, arrive et raille le dieu d’Israël qui n’a pas su les protéger. Samson, invoquant son dieu, le tue.

Saint-Saens Samson et Dalila dieu d'IsraelCliquez sur l’image

Le grand prêtre de Dagon, le dieu des Philistins, sort du temple et demande aux Philistins de prendre les armes. Un messager annonce l’arrivée de Samson et des Hébreux et le grand prêtre fuit avec les Philistins (Air : « Maudite soit à jamais la race »).

Saint-Saens Samson et Dalila maudite soit à jamais la raceCliquez sur l’image

Comme les Hébreux se réjouissent de la victoire (Chœur des Hébreux : « Hymne de joie, hymne de délivrance »).

Saint-Saens Samson et Dalila hymne de joieCliquez sur l’image

Les femmes philistines, guidées par Dalila, arrivent. Dalila veut séduire Samson (Air : « Printemps qui commence ».) Un vieillard juif cherche à prévenir Samson de la malignité de Dalila.

Saint-Saens Samson et Dalila printemps qui commence CallasCliquez sur Maria Callas

Acte II  : Dalila attend Samson dans sa maison (Air : « Amour, viens aider ma faiblesse ».)

Saint-Saens Samson et Dalila amour, viens aider ma faiblesseCliquez sur Elina Garanca

Le grand prêtre vient lui demander de venger son peuple des juifs qui, libérés de leurs chaînes, ont pris leur ville. Il lui offre de l’or, mais Dalila ne veut que se venger de Samson (Duo : Il faut / je veux pour assouvir ma haine.) Celui-ci arrive, décidé à dire adieu à Dalila, que pourtant il aime. Dalila lui fait le coup de la séduction (Air : « Mon cœur s’ouvre à ta voix »), et Samson cède à son amour.

saint-saens samson et dalilaCliquez sur Olga Borodina et Placido Domingo

Dalila réussit à lui faire dire le secret de sa force, qui réside dans sa chevelure jamais coupée. Dalila triomphante appelle les Philistins qui, après avoir coupé les cheveux de Samson, le font prisonnier.

Acte III : Samson est enchaîné, et le peuple hébreu lui reproche sa trahison, qui les a conduits à l’esclavage (Chœur : « Samson, qu’as-tu fait de tes frères ? ») Dans le temple de Dagon, les Philistins se livrent à une Bacchanale.

Saint-Saens Samson et Dalila bacchanaleCliquez sur la bacchanale

On amène Samson, toujours enchaîné, et les Philistins se moquent de lui avant de le donner en sacrifice à Dagon. Avant de mourir, il adresse une prière à Dieu, lui demandant son pardon pour avoir cédé devant Dalila et ainsi condamné son peuple.

Dieu lui rend alors ses forces, et Samson, tirant sur ses chaînes, fait s’écrouler le temple sur les Philistins.

 

Cinématographe, Jazz, Mes opéras préférés

PORGY & BESS, de GERSHWIN

Remarquable fusion entre l’opéra et la musique noire (jazz et spiritual), Porgy and Bess a été composé par GERSHWIN en 1935, deux ans avant sa mort. Cet opéra est relativement difficile à monter sur scène parce que par disposition testamentaire de George et Ira (son frère), il ne doit être joué que par des noirs.

Il existe une version cinématographique jouée par des noirs, dont l’acteur Sidney POITIER, mais les droits en sont actuellement bloqués par la famille qui estime que cette version n’est pas fidèle à l’original.

Acte I : Par un soir d’été, Clara chante une berceuse à son bébé (Air : « Summertime »).

Gershwin Porgy and Bess SummertimeCliquez sur Clara berçant son bébé

Les hommes se préparent à jouer aux dés. Serena, la femme de Robbins a un mauvais pressentiment. Porgy, l’infirme, les rejoint. L’assemblée se moque de lui, et de son intérêt pour Bess. Crown, un docker, arrive avec son amie, Bess. Sporting Life, le dealer, lui fournit de la drogue. Crown, battu aux dés, s’en prend à Robbins, le gagnant, et le tue. La foule se disperse avant que la police n’arrive. Sporting Life propose à Bess qui lui a demandé de la drogue de le suive à New York, mais elle refuse. Porgy recueille chez lui Bess qui ne sait où aller.

La communauté pleure la mort de Robbins (Chœur : « Where is broder Robbins »).

Gershwin Porgy and Bess where is broder RobbinsCliquez sur le théâtre

Une quête est organisée pour payer l’enterrement, Porgy arrive avec Bess, mais on refuse l’argent de celle-ci avant qu’elle n’annonce qu’elle n’est plus avec Crown, mais avec Porgy. La police arrive et accuse Peter. Celui-ci dénonce Crown et est embarqué au poste en tant que témoin, le temps que la police attrape Crown.

Le croque-mort arrive, et commence par refuser d’enterrer Robbins pour si peu d’argent, avant de se laisser convaincre. Bess entonne un spiritual et Serena chante son chagrin.

Acte II : Plus tard, Clara chante sa crainte à l’approche de la saison des ouragans. Jake dit son intention d’aller en bateau aux Blackfish Banks. Porgy chante (Air : « I got plenty o’ nuttin’ »), et Clara fait remarquer à quel point il a changé depuis qu’il est avec Bess.

Gershwin Porgy and Bess I got plenty o'Nuttin'Cliquez sur Porgy

Le dealer se fait chasser par la tenancière. Un avocat cupide paraît pour arranger le divorce de Crown et Bess, mais il se fait payer plus cher quand il apprend qu’ils n’étaient pas mariés ! Archdale annonce à Porgy qu’il va payer la caution de Peter. La communauté s’apprête à partir en pique-nique, mais Bess préfère rester seule. Le dealer l’encourage dans cette voie, et lui propose de la drogue. Elle refuse mais il insiste. Porgy le menace, mais il rit de son infirmité avant de partir. Duo d’amour entre Porgy et Bess (Duo : « Bess, you is my woman now ») où Porgy demande à Bess d’aller au pique–nique et de s’amuser.

Gershwin Porgy and Bess Bess, you is my Woman nowCliquez sur Porgy et Bess

Sur l’île, le pique-nique bat son plein. Le dealer donne une lecture blasphématoire de la bible (« It ain’t necessary so… »), reprise par le chœur.

Gershwin Porgy and Bess It ain't necessarily soCliquez sur Cab Calloway

Ils sont interrompus par Serena qui leur reproche leur impiété et leur hypocrisie. Mais déjà il est l’heure de prendre le bateau pour rentrer. Bess est interpellée par Crown, qui avait trouvé refuge sur l’île. Il lui dit qu’il reviendra la chercher et assure son emprise sur Bess, qui rate le bateau.

Une semaine plus tard, Jake s’apprête à prendre la mer. Bess, revenue après 48 heures et malade depuis une semaine est en proie au délire. On voit arriver Peter, sorti de prison. Serena prie Jésus pour la guérison de Bess (« Oh, Dr. Jesus »).

Gershwin Porgy and Bess Oh Doctor Jesus Ella FitzgeraldCliquez sur Ella Fitzgerald

Les commerçants se succèdent pour vendre leurs marchandises et pour essayer de sortir Bess de son état. Bess appelle Porgy à son chevet. Porgy lui dit qu’il sait qu’elle a revu Crown. Elle répond qu’il va venir la chercher et qu’elle est trop faible pour lui résister (elle l’a dans la peau). Porgy demande « et s’il n’existait pas ». Bess répond qu’alors elle resterait avec lui parce que c’est lui qu’elle aime.

On retrouve Clara qui attend sur l’embarcadère son mari Jake. La cloche annonçant l’ouragan sonne. La communauté se rassemble et prie (reprise de : « Oh, Dr.Jesus »). Clara reprend la prière pour son enfant (sur l’air de « Summertime »). Porgy demande à Bess ce qui la préoccupe, et lui dit que personne ne peut survivre sur l’île dans cette tempête. Des coups sont frappés à la porte. Les superstitieux pensent que c’est la mort, mais en fait c’est Crown qui arrive. Il est revenu chercher Bess, qui lui répond que son nouvel homme, c’est Porgy. Crown porte la main sur Bess, Porgy veut intervenir, mais il est repoussé par Crown. À Clara qui le menace du châtiment divin, il répond en blasphémant. Clara voit par la fenêtre le bateau dérivant de Jack. Elle sort dans la tempête, suivie de Crown qui lance un défi à Porgy.

Acte III : Après la tempête, on enterre Clara (Chœur : « Clara, Clara »). Sporting Life est le seul à ne pas s’affliger.

Gershwin Porgy and Bess Clara, ClaraCliquez sur l’image

Bess s’occupe du bébé de Clara (Summertine). Le soir, Crown réapparaît et s’approche de la maison de Porgy. Porgy le tue.

Des policiers arrivent et veulent voir Serena. Elle fait croire qu’elle est alitée depuis trois jours. Ils interrogent alors Porgy et lui demandent de venir identifier le corps de Crown. Sporting Life lui fait peur en lui disant que si son regard porte sur Crown, ses blessures se remettront à saigner, révélant ainsi sa culpabilité. Après le départ de Porgy, Sporting Life donne de la drogue à Bess et tente de la convaincre de le suivre à New York.

Une semaine plus tard, Porgy revient, la police n’a rien pu retenir contre lui. Il explique qu’il a gagné beaucoup d’argent en prison grâce a ses dés et distribue des cadeaux à ses amis. Il appelle Bess, mais nul sinon l’écho ne répond à sa voix. Voyant le bébé dans les bras de Serena, il se précipite dans sa maison qu’il trouve vide. Les femmes lui disent qu’elle a suivi Sporting Life à New-York. Il part la chercher à New York (Oh lawd, I’m on my way).

Mes opéras préférés, Valse

LA CHAUVE-SOURIS (DIE FLEDERMAUS)

En 1865, Johann STRAUSS (le fils) a 40 ans. Il est déjà roi de la valse à Vienne. Il rencontre OFFENBACH dont les opérettes triomphaient dans toute l’Europe, qui lui déclare « Vous devriez écrire des opérettes, Monsieur Strauss ». Mais Strauss hésite. Ce qu’il sait écrire, c’est de la danse, pas du théâtre mis en musique. Après moult atermoiements et hésitations, Strauss se lance dans l’opérette en 1871, deux ans après sa célèbre valse Le beau Danube bleu. Mais faute de livrets intéressants, ses premiers essais sont des échecs.

Il faudra attendre 1874, avec l’adaptation d’une pièce de MEILHAC et HALÉVY (bah oui, les librettistes de Carmen [1875]), Le Réveillon, pour arriver à un vrai succès avec La Chauve Souris. Son ouverture est devenue un classique des concerts du Nouvel An.

Strauss J Fledermaus OuvertureCliquez sur l’orchestre

Acte I : Dans le salon des Eisenstein, de riches viennois, Adèle, la femme de chambre, a reçu de sa sœur Ida une invitation chez le prince Orlofsky. Mais comment se libérer et se procurer une robe de bal pour se rendre à la fête ? Elle prétexte la mort d’une de ses tantes pour tenter d’obtenir de Rosalinde, sa maîtresse, un jour de congé. Mais Rosalinde refuse, car ce soir son mari Gabriel doit partir en prison pour cinq jours, pour avoir donné une gifle à un gendarme. Alfred, un ténor un peu bête (sic) et amoureux de Rosalinde entre. Rosalinde le repousse. Il accepte de partir à une condition : que quand Gabriel sera en prison, il pourra revenir la voir. Elle accepte pour se débarrasser de lui et il sort. Entrent Gabriel et son avocat, qui est bègue. Gabriel lui reproche d’avoir embrouillé son affaire au tribunal, et aggravé sa condamnation par trois jours de prison supplémentaires. Arrive le docteur Falke, un vieil ami, qui lui suggère d’aller s’amuser à la fête du prince Orlofsky, avant de rejoindre la prison le lendemain matin. Falke lui parle de sa petite montre de femme, que Gabriel promet à toutes celles qu’il veut séduire, mais sans jamais la donner. À la fête d’Orlofsky, il présentera Gabriel comme étant le marquis Renard, un Français. Gabriel finit par accepter, à condition que Rosalinde n’en sache rien. Rosalinde revient, et est étonnée de constater que son mari veuille partir pour la prison en costume et haut-de-forme. Une fois Gabriel sorti avec Falke, Rosalinde donne son congé à Adèle pour recevoir Alfred.

Alfred entre, et Rosalinde se demande comment se débarrasser d’Alfred qui s’installe comme le maître de maison. Arrive Franck, le directeur de la prison, qui vient en personne chercher Gabriel. Rosalinde, prenant Alfred à son propre jeu, le fait alors passer pour son mari. Franck est pressé de le conduire en prison, car il est également invité à la soirée d’Orlofsky.

Strauss J Fledermaus Trinke liebchen trinke schnellCliquez sur Rosalinde et Alfred

Acte II : Chez le prince Orlofsky. Adèle retrouve sa sœur Ida, mais découvre que ce n’est pas elle qui l’a invitée. Ida présente sa sœur au prince, en la faisant passer pour Olga, une artiste. Le docteur Falke annonce au prince qu’il a préparé une petite comédie, qui s’appelle La Vengeance d’une chauve-souris. Le prince fait part de sa philosophie de la vie : si lui s’ennuie toujours, il ne supporte pas que ses invités s’ennuient. Il chassera ceux de ses invités qui s’ennuieraient, ou qui ne le suivraient pas dans ses beuveries.

Strauss J Fledermaus Orlofsky A BaltsaCliquez sur le prince Orlofsky

Falke présente Eisenstein, sous le nom de marquis Renard et Adèle, sous le nom d’Olga, mais ils se reconnaissent. Arrive le directeur de la prison, qui a pris le nom de chevalier Chagrin. Les deux pseudo-Français se parlent dans les bribes de français qu’ils connaissent (ce qui donne du : La quiche lorraine bien au camembert !) avant qu’on ne leur demande de parler en allemand. On attend encore pour le souper une dernière invitée, une comtesse hongroise qui veut garder le secret sur son identité. C’est bien évidemment Rosalinde qui arrive sous le masque de la comtesse. Rosalinde découvre à la fête son époux, qu’elle croyait en prison, et sa femme de chambre, vêtue d’une de ses robes. Eisenstein commence aussitôt à faire la cour à la comtesse inconnue (sa femme). Celle-ci, qui a reconnu son mari, réussit à lui subtiliser sa montre fétiche et compte s’en servir comme pièce à conviction. Tout le monde étant là, on va pouvoir passer à table. Eisenstein raconte une aventure de sa jeunesse, où il avait ridiculisé son ami Falke déguisé en chauve-souris. Au moment des toasts, Eisenstein trinque familièrement avec le directeur de la prison.

Strauss J Fledermaus ChampagneCliquez sur l’image

Plus tard, le champagne aidant, tout le monde tutoie tout le monde.

Strauss J Fledermaus Herr ChevalierCliquez sur la salle de bal

Vient LA valse. Eisenstein cherche à récupérer sa montre, et à démasquer la belle inconnue. Mais six heures (du matin) sonnent, il est temps pour Eisenstein et Franck de partir bras dessus bras dessous, sans se douter qu’ils prennent la même direction, celle de la prison.

Strauss J Fledermaus Genug damit genug (valse 2e acte)Cliquez sur la valse

Acte III : Malgré sa nuit passée en prison, Alfred a toujours envie de chanter. Le geôlier, qui ne partage pas sa passion, essaie de l’en empêcher. Franck, mal remis de sa nuit de libation, essaie d’entamer sa journée. Arrivent Adèle et Ida. Adèle avoue s’être fait passer pour quelqu’un d’autre et lui demande de l’aider dans sa vocation artistique.

Strauss J Fledermaus Spiel ich die UnschuldCliquez sur Adèle, Ida et Franck

On annonce le marquis Renard. Franck et Gabriel en se retrouvant ont du mal à comprendre qui est qui, d’autant que le directeur est persuadé d’avoir déjà un prisonnier du nom d’Eisenstein, qu’il est allé chercher lui-même la veille, et qu’il a trouvé chez lui en robe de chambre avec sa femme. Le geôlier annonce une autre visite, celle de Rosalinde. Albert se déguise en Blind, l’avocat bègue. Rosalinde et Gabriel doivent s’expliquer devant l’avocat s’ils veulent que celui-ci les tire d’affaire. Rosalinde accuse son mari d’être un monstre qui la trompe, alors qu’Eisenstein est lui persuadé que sa femme l’a trompé avec Alfred. Eisenstein s’énerve de plus en plus, mais se calme brusquement quand sa femme lui présente sa montre. Le directeur de la prison demande à tous de s’expliquer, et Gabriel se rend compte qu’en fait, il a été le jouet d’une conspiration où tout était joué, y compris le rôle d’Alfred. Le prince Orlofsky est content, il a enfin retrouvé le rire. Tout le monde célèbre le champagne. 🍾

Strauss J Fledermaus O Fledermaus (final)Cliquez sur le final

Et pour retrouver l’ensemble des opéras chroniqués sur ce blog, c’est ici.

 

 

Mes opéras préférés

ATYS, de LULLY (1676)

Alors que l’on fête ces jours-ci les 40 ans des Arts Florissants de William CHRISTIE, j’ai voulu m’associer à cet hommage avec Atys de LULLY.

Tragédie lyrique créée en 1676, Atys est le quatrième fruit de la collaboration de Lully et QUINAULT. Il a certainement été un des opéras favoris de Louis XIV, qui le fait donner à plusieurs reprises.

Quel choc j’ai rencontré quand j’ai eu l’occasion de le découvrir à l’Opéra comique à la fin des années 80, dans la merveilleuse production des Arts Florissants de William Christie (à l’époque pas encore très connus), de Jean-Marie VILLÉGIER à la mise en scène et de Francine LANCELOT pour la reconstitution des ballets tels qu’on les montait sous le règne de Loulou XIV.

Atys commence par un prologue à la gloire du Roi Soleil, comme il était de coutume à l’époque. Il n’y a pas beaucoup de grands airs, mais surtout des récitatifs et des ensembles, duos, trios, chœurs, le tout soutenu par une orchestration très subtile. Ah les flûtes de l’air du sommeil du second acte !

Prologue : à la gloire du roi Louis XIV, que l’on compare à un dieu.

Lully Atys préludeCliquez sur William Christie

Acte I : Atys invite les Phrygiens à préparer l’arrivée de la déesse Cybèle. Sangaride apparaît, joyeuse, car aujourd’hui on fête son mariage avec le roi de Phrygie, Célénus. Cybèle, reine des dieux, va venir en personne donner du lustre à cette cérémonie. Restée seule avec sa confidente, la joie de Sangaride disparaît : en réalité, c’est « l’indifférent Atys » qu’elle aime. Atys surprend sa détresse, et lui avoue un amour dont on le croyait incapable. Sangaride lui répond qu’elle l’aime en retour. La cour s’avance, Cybèle va désigner son grand prêtre et sacrificateur.

Acte II : Le roi Célénus et Atys se disputent la gloire d’être choisi par Cybèle comme Grand Sacrificateur. Mais derrière leurs propos, c’est bien à Sangaride qu’ils pensent tous les deux. Cybèle vient faire son choix en faveur d’Atys, qu’elle aime en secret. Atys reçoit les honneurs de sa nouvelle charge.

Lully Atys danse des ZéphirsCliquez sur les Zéphirs

Acte III : Face à Idas et sa sœur, envoyés par Sangaride, Atys renonce peu à peu à son amitié d’avec Célénus et se résigne à trahir le roi. À peine sa décision prise, un sommeil profond l’envahit. C’est un artifice que Cybèle a choisi pour lui dévoiler son amour. Les allégories du sommeil chantent les joies de l’amour, mais les songes funestes viennent prévenir l’indifférent des dangers qu’il y a à trahir les dieux (Chœur : « L’amour qu’on outrage ».)

Lully Atys songes funestesCliquez sur les songes funestes

Atys se réveille en sursaut, devant Cybèle qui le rassure. Sangaride arrive et implore Cybèle, elle n’aime pas Célénus et ne veut pas l’épouser. Atys, troublé, intervient auprès de Cybèle, qui finit par deviner la passion qui les anime tous deux. Cybèle donne libre cours à son chagrin (Air : « Espoir si cher ».)

Acte IV : Sangaride voit en Cybèle une rivale heureuse et se lamente sur l’ingratitude d’Atys (Air : « Revenez ma raison ».) Pour se venger d’Atys, elle confirme son amour à Célénus qui veut presser le mariage. Resté seul avec Sangaride, Atys s’explique, et les deux amants se jurent fidélité (Duo : « Aimons en secret »). Le père de Sangaride arrive pour le mariage (Air & chœur : « Que l’on chante ») mais Atys se sert des pouvoirs de sa charge de Grand Sacrificateur pour interrompre la cérémonie nuptiale, déclarant que Cybèle ne veut pas de ce mariage.

Acte V : Célénus vient se plaindre à Cybèle. Comprenant qu’ils ont été trahis tous les deux par Atys, ils décident de se venger. Atys, rendu fou par un charme de Cybèle, croit voir en Sangaride un monstre affreux, et lui plonge son poignard dans le cœur.

Lully Atys Toi qui portes partout et la rage et l'horreurCliquez sur l’image

Libéré de son charme par Cybèle, il découvre que c’est Sangaride qu’il vient de tuer. (Chœur : « Atys lui-même fait périr ce qu’il aime ».) Il se frappe avec son poignard mais Cybèle le métamorphose en pin pour pouvoir l’aimer toujours. La déesse pleure alors celui qu’elle a vaincu, mais qui lui échappe à jamais (Air & chœur : « Que le malheur d’Atys afflige tout le monde »).

Lully Atys que le malheur d'Atys afflige tout le mondeCliquez sur l’image

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