Agenda Ironique, Divers, Fantaisie

UN TEMPS POUR JOUER, ET UN TEMPS POUR VOTER

Tout d’abord, merci de vos participations riches zet variées à l’Agenda Ironique de novembre 2020, pour lequel vous aviez eu l’imprudence (ou l’inconscience) de me confier les clés.

L’heure est venue de vous révéler qui était Anna Peau d’Othon, qui vous a laissé pour la plupart perplexe. Figure marquante de la mythologie scandinave, Anna Peau d’Othon était la belle-sœur du roi du Danemark Harald à la Dent bleue (910 – 986), l’inventeur de la technologie Bluetooth (et ça, ça ne s’invente pas !) Intrigante à la Cour du Danemark, elle a eu la peau d’Othon, son mari et frère d’Harald. Puis se vêtant de cette peau de bête (Othon n’était pas très futé), elle est à l’origine de l’expression : « Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark » que l’on entendait souvent sur son passage. Le grand Bill, SHAKESPEARE, s’en est souvenu quand il a écrit son drame Hamlet !

Thomas Hamlet être ou ne pas êtreCliquez sur un bouleversant Hamlet

Après cette petite explication que je vous devais bien, place aux votes de fin de mois difficiles (ce sont les votes qui sont difficiles, pas les foins de mois [enfin, j’espère]).

C’est l’heure du récapitulatif pour l’Agenda de novembre :

Max-Louis nous propose :

Compréhension toute éberluée, le menton relevé | Le dessous des mots (wordpress.com)

Le Flying bum nous propose:

Un temps pour chaque chose – Le retour du Flying Bum

Victorhugotte trouve le temps de lancer des pierres :

“Un temps pour lancer des pierres…” | Grain de sable (victorhugotte.com)

Tout l’opéra ou presque (c’est moi) s’est penché sur le Destin de Babette :

LE FESTIN DE BABETTE, de Gabriel AXEL (1987) – Tout l’opéra (ou presque) (toutloperaoupresque655890715.com)

Solène nous propose un poème :

Crénom, sœurette !… Suivi par « Un temps pour tout » ‹ LE MONDE DE SOLÈNE ‹ Reader — WordPress.com

Gibulène fait rimer Onésime et anapodoton :

Onésime et l’Anapodoton (Agenda Ironique de Novembre 2020) – Gibulène le Petit Escargot – la suite (wordpress.com)

Laurence nous plonge avec délice dans le monde d’Alice :

Le monde d’Alice | Palette d’expressions-Laurence Délis (wordpress.com)

Jean-Pierre Lacombe nous a écrit un fort joli petit poème :

Des Arts et Des Mots (constantinescu685249153.blog)

Et Carnets Paresseux s’est penché sur le sort d’un petit poussin insouciant :

S’en fiche, le poussin, de l’anapodoton ! – Carnets Paresseux (wordpress.com)

Quant à Vérojardine, elle étire le temps le temps d’un slam :

Poésie de nature (poesie-de-nature.com)

John Duff, qui n’a pas de blog, mais un site extrêmement bien fait sur les drapeaux du monde (à l’adresse tri alphabétique des drapeaux> (touslesdrapeaux.xyz) ), nous propose son texte sous forme de commentaire :

J’aurais aimé participer mais :
Premièrement je ne sais pas ce qu’est un anapodoton
Secundo je ne dis que des jurons du capitaine Haddock, je ne peux donc utiliser « Bretzel liquide »
Enfin si je m’amuse à ces bêtises je n’aurai pas le temps de débarrasser le lave-vaisselle.

Emmanuel nous fait descendre dans l’arène :

L’arène (emmanuelglais.blogspot.com)

Enfin, Photonanie nous propose un texte plein d’humour et d’optimisme :

L’agenda ironique – Photonanie

Et maintenant, place aux votants :

Wagner Die Walküre les adieux de Wotan

Pour voter, c’est cidsous :

Et pour savoir qui hébergera l’Agenda Ironique de décembre 2020 :

Les résultats, c’est là : un temps pour résulter.

Agenda Ironique, Cinéma, Divers, Films

LE FESTIN DE BABETTE, de Gabriel AXEL (1987)

Cet article est ma contribution à l’Agenda Ironique de novembre 2020.

Ce merveilleux film danois de Gabriel Axel se passe à la fin du XIXe siècle, sur les côtes désolées du Jutland. Il fait partie du top 10 de mes films préférés. L’histoire est tirée d’une nouvelle de Karen Blixen.

Ce Bergman optimiste a reçu l’Oscar du meilleur film étranger en 1988.

Le Festin de Babette Bande-annonceCliquez sur Babette

La première partie du film se déroule dans une communauté luthérienne tenue par le pasteur du village, aidé par ses deux jeunes (et jolies) filles. L’une, Martine, est courtisée par Lorens, un officier de l’armée danoise envoyé quelques temps à l’isolement dans ce village perdu pour lui faire réfléchir à l’inanité de sa conduite légère. Il finit par la quitter quand il comprend que dans cette communauté rigoriste, son amour n’a aucune chance. Lors d’une scène de bal à Stockholm (sur une valse de Brahms), on le voit décider de se consacrer désormais à sa carrière militaire afin de prendre sa place dans le monde.

Brahms Valse opus 39 n° 15Cliquez sur la partition

L’autre fille, Philippa, a une voix superbe. Achille Papin, un ténor de l’opéra de Paris qui passait par là, on l’entend dans l’air « Deh vieni alla finestra » du Don Giovanni de Mozart chanté à l’opéra de Stockholm découvre, part en villégiature dans le village et découvre sa voix « de Diva » à l’église.

Mozart Don Giovanni deh vieni alla finestraCliquez sur l’image

Achille se met en devoir de donner des cours de chant à Philippa, espérant la faire un jour triompher à l’opéra de Paris. Après une scène où ils interprètent en duo l’air « La ci darem la mano » de Don Giovanni, la jeune femme, troublée, décide d’interrompre ses leçons de chant, et Achille repart à Paris.

Mozart Don Giovanni la ci darem la manoCliquez sur Zerline et Don Giovanni

Secundo, on voit arriver quelques années plus tard dans le village une jeune femme (Babette) ayant fui la France après la commune de Paris, munie d’une lettre de recommandation de la part d’Achille Papin. Elle se met au service des deux sœurs, qui font vivre la mémoire de leur père décédé auprès de la petite communauté villageoise. On voit Babette s’intégrer petit à petit à cette communauté.

Troisièmement, 14 ans plus tard Babette, dont les seuls liens avec la France sont ceux d’un ami qui lui prend, tous les ans, un billet de la loterie nationale, apprend qu’elle a gagné le prix de 10 000 francs (de l’époque). Elle demande aux deux sœurs qui s’appétaient à célébrer lors d’un repas le centième anniversaire de leur père de la laisser préparer ce repas, par un repas « à la française ». D’abord réticentes, les sœurs finissent par accepter, persuadées que Babette, devenue riche, va ensuite les quitter.

Cette dernière partie, qui fait presque la moitié du film, est consacrée aux préparatifs du festin de Babette, puis à la préparation du repas à la cuisine, alors que les invités, ne sachant trop ce qu’on va leur faire manger (ils se méfient de la cuisine du diable), ont juré de ne commenter aucun des plats qu’on leur servira. Lorens, qui est devenu général, se pose des questions sur le sens de sa vie : a-t-il bien fait de renoncer à son amour de jeunesse pour épouser les vanités de la gloire militaire ? Il se fait inviter au festin et est le seul à se rendre compte de la qualité des mets et des vins qu’on leur sert. Il y a au menu de la soupe de tortue, des « cailles en sarcophage », le tout arrosé des meilleurs vins et du nectar de Bretzel liquide.

À la fin du repas, aidé par les boissons, toutes les dissensions qui existaient dans la communauté se dissolvent et tout le monde se réconcilie. Lorens avoue à Martina qu’il l’a toujours aimée, chaque jour de sa vie. Il a compris qu’il y a un temps pour aimer, un temps pour briller en société, et un temps pour se souvenir.

Le Festin de Babette chanson danoiseCliquez sur l’image

Je terminerai l’évocation de ce film par quelques citations :

Babette, en réponse aux deux sœurs qui déplorent qu’elle ait dépensé tout son argent pour leur repas (maintenant, vous serez toujours pauvre) : Un artiste n’est jamais pauvre.

Lorens, faisant ses adieux à Martine : J’ai appris ce soir que dans notre beau monde, tout est possible.

Les villageois faisant la ronde sous les étoiles au sortir du repas : L’horloge sonne, et le temps passe, l’éternité approche.

Achille Papin : Un cri jailli du cœur de l’artiste retentit dans le monde entier. donnez moi une chance de me surpasser.

Et pour trouver une autre contribution à l’Agenda Ironique, c’est ici : Un voyage en huit étapes.

Agenda Ironique, Divers, Fantaisie, Poésie

L’AGENDA IRONIQUE DE NOVEMBRE 2020

Pisque le jury de l’Agenda Ironique m’a co-proposé pour animer l’Agenda Ironique de novembre, voici ma proposition pour cet intéressant exercice de style.

Votre AI devra être inspiré du thème « Un temps pour chaque chose », comme il est dit dans l’Ecclésiaste III.

Le lien de votre texte pourra être déposé en commentaire ci-dessous jusqu’au 26 novembre. Ensuite, lecture et votes jusqu’au 30 novembre.

Je vous en livre ici quelques extraits, mais vous pouvez piocher dedans, en retirer, en rajouter (surtout en rajouter).

Un temps pour naître et un temps pour mourir…

Un temps pour pleurer et un temps pour rire…

Un bel exemple de participation par anticipation est celui du groupe les Portes, dans leur titre « Prends les choses comme elles viennent ! ».

The Doors Take it as it comesCliquez sur Jim

Mais comme ils ont posté leur participation trop tôt (c’était en 1967), ils sont hors concours.

Comme contrainte, je vous demande de faire un (ou plusieurs) anapodotons, ainsi que d’employer l’expression « Bretzel liquide » !

Laurence m’a suggéré de vous rappeler que l’anapodoton est une variété d’anacoluthe, vous pourrez en trouver la définition à l’adresse suivante: https://www.cnrtl.fr/definition/anapodoton

Vous pouvez aussi aller voir dans le dernier livre de ma femme :  » Marie-France CLAEREBOUT – S’entraîner au Certificat Voltaire », PUF éditions, septembre 2020, page 203 (publicité gratuite)

Voilà, à vous de jouer.

Le formulaire pour le vote est disponible ici :

Un temps pour jouer, et un temps pour voter.

Agenda Ironique, Divers, Fantaisie

UN VOYAGE EN HUIT ÉTAPES

Le billet d’aujourd’hui s’inscrit dans l’Agenda Ironique du mois d’octobre (2020) de Victorhugotte. Les contraintes à respecter sont de raconter un voyage en huit étapes menant vers la source d’une forte odeur, en introduisant les mots suivants : « la escalera », « el paraguas », « el catrin », et « el tambor ».

Je vais donc vous emmener dans un petit voyage en musique

Première étape (mars): Le Paraguay baroque. On le sait peu, mais les jésuites missionnaires en Amérique du Sud ont importé là-bas la musique baroque, et il existe tout un répertoire de musique religieuse indigène. Ainsi de cet ensemble Paraguay Barocco (petit rappel, on dit un Paraguay, des Paraguas, mais ça, peu de gens le savent ! [Note: en vrai, c’est pas vrai 😉])

Paraguay BarrocoCliquez sur la Cathédrale

Deuxième étape (avril): dans le prologue de l’Orient approximatif des Indes galantes de RAMEAU, Bellone, la déesse de la guerre fait résonner les tambours pour attirer les jeunes gens vers la gloire de la guerre, et ainsi les détourner des joies de l’amour que Hébé leur promettait.

Rameau les Indes galantes PrologueCliquez sur l’image

Troisième étape (mai): la Russie, à la cour de El Catrin II de Russie (plus connue sous son nom de Catherine II de Russie).

Amoureuse des livres et de la culture, notamment française, elle entretient une correspondance avec VOLTAIRE et fait venir à sa cour DIDEROT et GRIMM. Grâce à l’ambassadeur de France, le comte de SÉGUR, elle fait venir de Paris sa troupe d’opéra. Le comte de Ségur était lui-même un chansonnier et un goguettier.

Quatrième étape (juin) : L’Italie et plus particulièrement Milan, et son célèbre opéra, la Scala di Milano. On peut y entendre par exemple l’opéra de ROSSINI l’Échelle de soie (la Scala di seta) datant de 1812.

Rossini l'échelle de soieCliquez sur l’image

Cinquième étape (juillet) : Un passage par la France s’impose, avec La Fille du tambour-major (1879), de Jacques OFFENBACH.

Offenbach la fille du tambour-majorCliquez sur Griolet

Sixième étape (août) : Partons à présent en Espagne, et plus particulièrement à Séville, où le Don Giovanni de MOZART est toujours aux aguets de « l’odor di femmina », (« l’odeur de la femme »). Mais non, cette odeur, c’est plus un effluve qu’une forte odeur, continuons notre voyage pour trouver l’origine de cette forte odeur.

Mozart Don Giovanni Air du CatalogueCliquez sur Leporello

Septième étape (septembre) : Passons à présent au Pays des merveilles et contemplons les Borogoves tout flivoreux en train de vaguer.

Talbot Alice's Adventures in WonderlandCliquez sur l’image

Huitième étape (octobre) : Restons en Espagne, près des remparts de Séville, où Don José restera imprégné de la forte odeur de la fleur que Carmen lui avait jetée.

Bizet Carmen La Fleur que tu m'avais jetéeCliquez sur Don José

Agenda Ironique, Fantaisie, Oulipo, Poésie

L’AGENDA IRONIQUE D’AOÛT 2020

Ce mois-ci c’est Max-Louis qui nous donne le thème de l’agenda ironique :

Je vous propose de composer un texte (prose ou poésie – long ou court) avec la plage de votre choix (réelle ou imaginaire) et dans le genre qu’il vous plaira (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique …) le tout … Ironique.

Et pour « faire » bonne mesure, quatre mots imposés :
Flot
Argile
Perche
Monoï
(vous pouvez les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir).

Voici donc ma contribution participative à l’édification de ce monument de la littérature qu’est l’Agenda Ironique, contribution qui sera faite sous la forme de haïkus.

Sur la plage B

De cet ancien disque usé

Carmen a chanté.

Bizet Carmen habanera MigenesCliquez sur Carmen

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Assis sur la plage

Eischenbach songe au destin

La Mort à Venise.

Britten The death in Venice la plageCliquez sur Eischenbach face aux flots

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La plage chauffée,

Au soleil une fille s’est

Mise à danser (Brel)

Brel sur la placeCliquez sur Jacques BREL

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Haïkaï ou haïkus

Poésie en kïmono

Pauvre Cio-Cio-San.

Puccini madama Butterfly Un bel di vedremo CallaCliquez sur le kimono de Cio-Cio-San

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Colosse, pied d’argile

Benvenuto Cellini

Statue de Persée.

Berlioz Benvenuto Cellini Si la terre aux beaux jours se couronneCliquez sur l’image

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Renard et corbeau

Un corbeau perché sur l’arbre

Fable de La Fontaine.

Caplet le Corbeau et le renardCliquez sur l’image

Citations :

Carmen, de BIZET : « L’amour est un oiseau rebelle ».

La Mort à Venise, de BRITTEN.

Sur la place, de Jacques Brel.

Madame Butterfly, de PUCCINI : « Un bel di vedremo ».

Benvenuto Cellini, de BERLIOZ : « Chœur des ciseleurs ».

OFFENBACH, Six fables de la Fontaine, « le Corbeau et le renard ».