Divers, Religion

ILS ONT ÉCRIT DES « AVE MARIA »

À ma maman, qui vient de nous quitter,

et qui a su transmettre l’amour de la musique à ses enfants.

Ave Maria est une prière de la religion catholique adressée à la Vierge Marie. De nombreux compositeurs l’ont mis en musique. Parmi eux, citons :

SCHUBERT dont l’Ave Maria est un « tube » de la musique classique

Schubert Ave MariaCliquez sur l’icône

Autre « tube », l’Ave Maria de GOUNOD, écrit d’après une pièce pour piano de J.S.BACH.

Gounod Ave MariaCliquez sur l’image

Dans son opéra Otello, VERDI fait chanter à la malheureuse Desdémone, victime de la jalousie d’Otello un Ave Maria avant que d’aller se coucher. Elle mourra dans son sommeil étranglée par son mari jaloux.

Verdi Ave MariaCliquez sur Desdémone

Moins connus sont les Ave Maria de DVORAK

dvorak ave mariaCliquez sur l’image

et de RACHMANINOV

Rachmaninoff Ave MariaCliquez sur l’image

Enfin, dans son Dialogue des Carmélites, POULENC nous gratifie d’un très bel Ave Maria.

Poulenc Dialogue des Carmélites METCliquez sur l’image

Et en préparant mon billet sur les compositeurs espagnols, j’ai découvert le superbe Ave Maria de MOMPOU.

Mompou Ave MariaCliquez sur l’image

Retrouvez d’autres chants liturgiques consacrés à la Vierge avec les Magnificat.

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ILS ONT ÉCRIT DES REQUIEMS

Musique funèbre, messe des morts, le Requiem est une forme musicale prisée des compositeurs (ils en ont écrit plus de mille). Parmi eux, les compositeurs d’opéras ne se sont pas privés pour écrire des requiems, comme celui archiconnu de MOZART.

Basés, notamment, sur le très ancien thème grégorien (XIIIe siècle) Dies Irae, Dies illa, les requiems ont vocation à faire peur de l’enfer à ceux qui restent.

Grégorien Dies IraeCliquez sur l’image

Je vous propose ici quelques requiems écrits par des compositeurs d’opéras.

À la mort de BELLINI en 1835, son rival et ami DONIZETTI écrit un requiem à sa mémoire.

Donizetti Requiem dies iraeCliquez sur l’image

En 1837 BERLIOZ écrit sa Grande messe des morts pour l’exécution de laquelle il rêvait de moyens pléthoriques, 200 instrumentistes et 500 ou 600 choristes.

Berlioz requiem tuba mirumCliquez sur l’image

Le requiem de Verdi (1874) est également très théâtral.

Verdi Requiem tuba mirumCliquez sur les trompettistes du jugement dernier

Parmi les requiems devenus classiques, j’ai un gros faible pour le requiem allemand de BRAHMS, avec son ostinato de timbales, et j’en profite pour citer ici ce musicien qui, n’ayant pas composé d’opéra, trouve rarement sa place sur ce blog.

Brahms RequiemCliquez sur l’image

Le requiem de DVORAK date de 1890.

Dvorak requiem

Gabriel FAURÉ, l’auteur de Pénélope, a écrit en 1888 un requiem à la mémoire de sa mère qui, tout en douceur, est à l’opposé de ceux de Berlioz et Verdi. Encore une de mes œuvres préférées, peut-être  parce que c’est la première que j’ai eu l’occasion de chanter.

Fauré Requiem IntroïtCliquez sur l’image

Le War Requiem (1962) de BRITTEN n’est pas une messe des morts. Il s’agit d’une œuvre à double chœur et double orchestre où alternent les parties liturgiques « classiques » et une mise en musique d’un poème d’OWEN, faisant dialoguer entre eux deux soldats morts pendant la guerre de 14 – 18 et dénonçant l’absurdité des guerres.

Britten War Requiem SanctusCliquez sur l’image

Deux ans plus tard, c’est le français Olivier MESSIAEN qui compose un requiem à la mémoire des morts des deux guerres mondiales, son Et expecto resurrectionem mortuorum (et j’attends la résurrection des morts).

messiaen et exspecto resurrectionem mortuorum

J’aurais voulu aussi vous parler de GOUNODSAINT-SAËNS ou DVORAK, mais ce billet aurait pris trop d’ampleur. Je me réserve de parler de leurs requiems dans les billets que j’écrirai à leur sujet.