Animation 1, nature

Ô rage, oh des espoirs…

… que la canicule s’arrête.

Storm and despair !

En dépit de ce titre en forme de jeu de mots, ce n’est pas de CORNEILLE que je vais vous parler aujourd’hui. J’ai parlé dans un autre billet de l’auteur du Cid (adapté par MASSENET), de Polyeucte (adapté par DONIZETTI), et collaborateur de MOLIÈRE sur le livret du Psyché de LULLY.

Non, je ne vous en parlerai pas, mais ce sont des phénomènes atmosphériques appelés orages que je vais parler.

Dans Didon et Énée (1689) de PURCELL, les sorcières qui veulent la perte de la reine Didon font éclater un orage pour isoler le prince Énée.

Une autre scène d’orage intervient dans le Xerxès (1738) de HAENDEL.

Dans Les Boréades (1763) de RAMEAU, le demi-dieu Borée fait éclater une tempête, et le chœur doit le supplier pour arrêter l’orage. On pourra d’ailleurs comparer cet orage à celui de Platée (1745) du même Rameau.

Dans sa reprise du Roland de LULLY, un siècle après lui, l’Italien PICCINNI met le héros Médor aux prises avec l’orage : en butte aux fureurs de l’orage.

Chez les romantiques, l’orage avait une saveur particulière, ne parlons-nous pas de Sturm und Drang (orage et passion) pour cette époque. Dans le Freischütz (1821)  de WEBER, dans la fantastique scène de la gorge aux loups, deux orages se croisent au-dessus des héros en train de fondre leurs balles maudites à minuit.

[Je ne peux résister ici au plaisir de présenter l’orage du 4e mouvement de la Symphonie Pastorale (1808) de Beethoven, interprétée ici par Disney dans Fantasia (1940)].

WAGNER n’est pas en reste, puisqu’à la fin de l’Or du Rhin, Donner provoque un orage pour former l’arc-en-ciel par lequel les dieux vont pouvoir entrer  au Walhalla.

Wagner Rheingold l'orageCliquez sur l’orage

C’est par un orage quedébute La Walkyrie quand Siegmund en fuite doit trouver refuge chez Hunding et Sieglinde.

On trouve un bel air post-orage dans Les Pêcheurs de perles (1863) de BIZET : L’orage s’est calmé.

bizet pêcheurs de perle l orage s est calméCliquez sur Zurga

TCHAIKOVSKY a orchestré un orage dans La Dame de pique (1890) et JANACEK dans Katia Kabanova, un opéra tiré de l’Orage du dramaturge russe Ostrovsky.

Même ROSSINI s’est fendu de son orage dans La Cenerentola (Cendrillon) (1816). C’est un orage qui fait s’arrêter chez Cendrillon les envoyés du roi qui cherchent la jeune femme qui a séduit le prince au bal.

Peut-être connaissez-vous d’autres scènes d’orage ?

3 réflexions au sujet de “Ô rage, oh des espoirs…”

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