
Albert Samain est né le 3 avril 1858 à Lille, dans une famille de commerçants. Son père meurt quand il n’a encore que dix ans, et Albert doit gagner sa vie très tôt.
Vers la vingtaine, Albert Samain part à Paris et en 1883, il obtient un emploi à la Préfecture de la Seine. En dehors de ses travaux alimentaires, il est attiré par la poésie et fréquente le club des Hydropathes (dont faisait partie Alphonse Allais), récitant ses poésies au Chat noir, à Montmartre.
En 1890, sa poésie devient plus élégiaque et son recueil le Jardin de l’Infante (1893) connaît un très grand succès.
En 1899, sa mère meurt et une phtisie se déclare chez Albert Samain. Il meurt le 18 août 1900 à Magny, en Seine-et-Oise, à l’âge de 42 ans.
Ses poèmes, très populaires, ont été mis en musique par les compositeurs et compositrices qui étaient ses contemporains.
Louis Aubert Silence extrait des Crépuscules d’automne
Lili Boulanger Soir sur la plaine
Nadia Boulanger Ilda
Le Breton Jean Cras écrit le rare opéra Polyphème (1914), sur un livret d’Albert Samain.
Emmanuel Chabrier les Symbolistes
Maurice Delage les Colombes
Théodore Dubois Musique sur l’eau
Marcel Dupré Soir sur la plaine pour piano et chœur à quatre voix
Crépuscule pour chœur à trois voix de femmes et orchestre
Gabriel Fauré, Arpège : l’âme d’une flûte soupire.
Florent Schmitt Musique sur l’eau op. 33
Déodat de Séverac : Mélodies françaises du XXe siècle
Outre ses œuvres pour piano comme Flandre ou un Choral qu’elle dédie à Cortot, la Lilloise Jeanne Tieffry met en musique les poètes qu’elle apprécie, Verlaine, Gautier ou Klingsor ou son compatriote Albert Samain.






