On peut très bien être religieux (resp. religieuse) et compositeur (resp. compositrice).
La mère de toutes les compositrices, Hildegarde von Bingen (1098-1179), était abbesse, théologienne, poétesse, herboriste, gemmologue et compositrice.
Quelques siècles après Hildegarde, une religieuse espagnole, Gracia Baptista (XVIe siècle), a été la première compositrice à voir sa musique imprimée.
Isabella Leonarda (1620-1704) est également une religieuse compositrice. Son recueil de sonates publié en 1690 serait le premier recueil de sonates publié par une femme.
Peu de temps après Isabella, on trouve le cas Antonio Vivaldi. Le prêtre roux, comme on le surnommait, était abbé, mais il semblerait qu’il n’ait célébré qu’une seule messe. La composition et l’enseignement de la musique étaient plus importants pour lui que sa charge ecclésiastique.
Sur la fin de sa vie, Franz Liszt, qui avait eu une vie amoureuse intense, s’est fait abbé.
Charles Gounod, lui, était très mystique et, sous l’influence de Lacordaire, il est entré au séminaire. Il n’a toutefois pas poursuivi son chemin jusqu’à la prêtrise, même si en 1848, il portait la soutane et se faisait appeler abbé Gounod.





