Comme beaucoup de grandes œuvres littéraires, la légende arthurienne a suscité son lot d’opéras au travers des siècles.
Arthur, Merlin, Viviane, Morgane, Lancelot. Ces noms font rêver, mais qui se cachaient derrière ces noms ?
Arthur était, au Ve siècle, roi de Bretagne. Une fois par an, il réunissait à sa cour les meilleurs chevaliers de son temps autour d’une table ronde, chacun étant là pour raconter ses exploits.
Le premier et le plus célèbre des opéras sur Arthur est certainement le King Arthur (1691) de Purcell.
En France, Chausson a écrit un Roi Arthus (1886 – 1895).
Marcel Samuel-Rousseau a écrit Le roi Arthur en 1903.
Arthur était marié à Guenièvre, qui le trompait avec Lancelot du lac. Plus tard, sur les conseils de son ami Merlin, Arthur transformera la fameuse table ronde pour en faire celle où les chevaliers, devenus protecteurs du Graal, se réunissaient une fois par an, pour célébrer le mystère pascal.
L’opéra le plus connu sur ce mystère pascal est le Parsifal (1877-1882) de Wagner, avec son préquel Lohengrin (1845-1848).
Isaac ALBENIZ compose l’opéra Merlin en 1909.
Hervé, rival et ami d’Offenbach, a écrit l’opérette Les Chevaliers de la Table ronde (1867).
Arthur avait une sœur, ou une demi-sœur, selon les légendes : la fée Morgane (en italien Fata Morgana). Morgane avait été initiée à la magie par Viviane, une fée dont la beauté avait le pouvoir de déclencher l’amour même chez le plus sage des hommes. Un jour qu’elle se promenait dans la forêt de Brocéliande, elle croisa Merlin, en qui elle reconnut le plus sage des hommes. Elle manœuvra alors de manière à acquérir de celui-ci tous les secrets de sa magie.
À la fin du cycle arthurien, quand Arthur est mortellement blessé, Morgane l’emporte chez elle, sur l’île d’Avalon, une île à la frontière entre la Terre et le monde des morts.
Plus tard, Viviane, encore appelée la Dame du lac, enleva le jeune Lancelot à la mort du père de celui-ci et l’emporta au plus profond de son lac où elle l’éleva en science et en sagesse, faisant de lui un véritable chevalier. La fée Viviane a inspiré, via Walter Scott, La Dona del Lago (La Dame du lac) (1819) de Rossini et on retrouve la fée Morgane (Fata Morgana) dans l’Amour des trois oranges (1919) de Prokofiev.
Dans le Roland furieux de l’Arioste, Morgana est la sœur de la magicienne Alcina et on la trouve naturellement dans la kyrielle d’opéras inspirés par ce roman, comme dans l’Alcina de Haendel.
(Sources principales : Dictionnaire des personnages, éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 1999.)









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