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LES FEUX DE LA SAINT-JEAN

La nuit de la Saint-Jean correspond au solstice d’été, c’est-à-dire au jour le plus long dans l’hémisphère nord.

Il était de tradition d’allumer un grand feu, le feu de la Saint-Jean, autour duquel villageois et villageoises se réunissaient pour danser toute la nuit. Mais qui est ce Saint-Jean que l’on fête le 24 juin, c’est-à-dire six mois avant Noël, date de la naissance du Christ, au solstice d’hiver ? Il ne s’agit pas de Saint-Jean l’évangéliste, mais de Saint-Jean-Baptiste, le prophète qui a baptisé Jésus dans les eaux du Jourdain.

Saint-Jean-Baptiste s’est attiré les foudres d’Hérode pour avoir critiqué sa liaison avec Hérodiade, l’épouse de son demi-frère. Hérode le fait arrêter et jeter en prison. Un jour, au cours d’une fête, Salomé, la fille d’Hérodiade, danse pour Hérode qui pour la remercier lui promet de lui offrir ce qu’elle demandera. Salomé lui demande alors la tête de Saint-Jean-Baptiste et Hérode, obligé d’honorer sa promesse, fait décapiter le prophète. Cette histoire, qui a beaucoup intéressé les symbolistes au milieu du XIXe siècle, a été mise en musique par Richard Strauss dans son opéra sulfureux Salomé.

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Bien avant lui, Stradella a composé l’oratorio San Giovanni Battista (1673) et Louis-Nicolas Clérambault le Motet pour Saint-Jean-Baptiste Vox clamantis in deserto (1733).

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Mais revenons à la thématique « Feux de la Saint-Jean ».

Cécile Chaminade a écrit le chœur pour voix de femmes les Feux de la Saint-Jean.

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En 1901, Richard Strauss écrit un opéra en un acte, Feuersnot, qui se passe autour de la tradition des feux de la Saint-Jean, où les amants se jurent fidélité en sautant au-dessus du feu.

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