Jephté était un des douze juges d’Israël. Avant de combattre les Ammonites, Jephté fait le vœu (imprudent) d’offrir à Dieu la première personne qui viendrait à sa rencontre après la victoire. C’est sa fille Iphise qui se présente à lui, et Jephté se voit obligé de la sacrifier. Cette histoire nous rappelle celle du roi de Crête Idoménée qui, pour se sauver d’une tempête, fait le vœu de sacrifier à Poséidon la première personne qu’il rencontrerait en rentrant chez lui. Las, c’est son propre fils, Idamante, qui vient à sa rencontre, et Idoménée se voit obligé de le sacrifier. Comme pour Jephté, la légende d’Idoménée a été souvent portée à l’opéra, notamment par Campra et par Mozart.
Mais revenons à Jephté. Carissimi écrit en 1648 un oratorio, l’Histoire de Jephté (Historia di Jephte).
Moins connu est l’oratorio de Draghi, Historia di Jephte, créé à Vienne en 1687.
En France, on trouve des traductions musicales chez Élisabeth Jacquet de la Guerre avec sa cantate Jephté (1711).
En 1732, c’est Michel Pignolet de Montéclair qui écrit la tragédie lyrique Jephté, peut-être son chef-d’œuvre dans le domaine de l’opéra.
En 1752, c’est l’inévitable Haendel qui compose l’oratorio Jephta.




